Silence, patience…
Par la grâce des silences
Patience, patience…
On ne meurt que deux fois
Au cœur des draps de soie
De l’absence
Contre soi.
Et quand vient le silence
Patience, patience…
On entend les abois
Des sorcières au trépas
Qui dansent
Le Sabbat.
Et puis les heures avancent
Silence, silence…
Tout au centre de soi
L’étranger se déploie
Dans la démence
De nos émois.
Sur le pont d’innocence
Silence, patience…
Vos élans d’autrefois
Se souviendront de moi
Dans l’arrogance
D’un toujours là.
Par Betty Gini

