D’où me vient le verbe ?
C’aurait pu commencer comme ça
Dégoupille-moi la bouche.
De mes gencives, de mes dents, de mes lèvres
Je broie
les prémices de la fin des mois
des mois sans matière à faire
toi pour tous
tu colonialises mes fureurs.
Mars 2010.
Autre texte de cet auteur : Mon Leviathan domestique

