Samedi 6 février 2010 Par Hazel dans Vos oeuvres

Hallucinations matinales en gueule de bois majeure, par Envolée à court terme


Je crois que ces lignes vacillantes et poignantes écrites par une inconnue se passent de commentaires; je vous laisse donc plonger dans le texte, et vous invite à le relire plus d’un fois car cette « chute du corps » nous entraine avec tant de douceur qu’il est bien agréable d’y replonger encore et encore.

Hallucinations matinales en gueule de bois majeure

Des bouteilles vides et des cendriers pleins
Un corps pâle et tremblotant en travers du sol
Se relève, un pas, deux, trois, quatre
Une tentative de chute du corps
Deux autres pas et s’effondrant
Des couleurs passent devant les yeux clos
Elles s’assemblent et prennent la forme d’un visage
Qui m’allonge sur le dos.
Un corps comme liquide se répand sur le mien
Je tente de le saisir il se dérobe
J’abandonne il se presse plus fort contre moi
Un frisson
Comme un ressac qui m’emporte
Un va et vient incessant
De l’écume au bord des lèvres
Le ressac me retient
Il se dévoile, me dévoile et nous traversons
J’ouvre les yeux
Seul
Un goût de sel sous la langue.
Je me relève : deux pas.

par Envolée à court terme.

Avis et critiques sont bienvenus.

1 commentaire 

Un avis sur “Hallucinations matinales en gueule de bois majeure, par Envolée à court terme”

  1. on ressent une émotion vive, forte pressante en lisant ses lignes/
    les mots nous accrochent, prennent notre atention.
    Nous montre la détresse, l’indiniation, la douleur.

    ces quelques ligne sont puissantes.

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