A. comme Alexis, poète, philosophe à ses heures, écrivain, photographe et fin mélomane nous propose ce poème en prose riche en jeux de mots, de sonorités, de sens, toute l’expression d’une virtuosité à la Mozart, facile appropriation du texte, A. dévoile ses talents de poètes pour notre plus grand plaisir…Que penserez-vous de la folie libertine teintée de fin du monde qu’il nous offre ?
I. Folie
Libido libertine louvoyant les limites lubriques de la littérature ludique. Liqueur libre dans larynx ivre. Lueur lyrique entre lignes, laideur maligne. Lymphatique, l’intelligence lâchera sa rime : au loin l’idée s’animera. Lasso lent : l’assaut plus long. Lourd litre d’huile sans lipides et lances liquides longeant le ciel vide. Brûlures, luxures et larges débats métalliques : simple flics de l’idée et de l’envie. L’ivoire large louant les mérite de l’ivraie. Violons violents et l’acouphène en enclise.
II. Apocalypse
Accolés aux litanies maladives des lions qu’ils sont, elle est lui, lui en elle ; rien : il l’est sans elle. Ailes de l’ange léchant ses hanches. Lisant, de fait, les préceptes qui nous lient à la vie — Ainsi nul l’ignore : la loi du plus faible est celle que l’on arbore. L’animal qui l’habite tremble blanc dans son pelage noir. L’orange éclair de l’orage sombre, simple lanterne ; triste retour à la terre.
Autre texte de cet auteur : The Jimmy Jim’s rise and fall
Avis et critiques sont bienvenus.


C’est magnifique, ça danse sur les lèvres, ça danse dans la bouche. Il y a du rythme, de la vie, ou du moins c’est que je ressens. C’est tout ce que j’aime dans la poésie, donc merci beaucoup
C’est vrai qu’il y a plusieurs styles de poésie, celui qui joue sur les mots est particulièrement attirant, et là manhattan-blues nous en montre un parfait exemple. J’adhère aussi !
Poésie prophétique lascive et lancinante, je lévite.