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Devant la Piscine, par René Bellaiche

Par non-inscrit, le 26 mai 2009

René Bellaiche nous offre ici un poème qu’il a écrit en 1972 et retouché en 1993. Une poésie estivale, car cette fille qui va sauter dans la piscine nous met l’eau à la bouche. C’est seulement en quelques vers qu’on a une rétrospection de la vie, si simple et si fraiche, si triste, parfois.

Devant La Piscine
On n’entend bien qu’avec le cœur.
(SAINT TEX, L’oreille intérieure)

Devant la piscine je cherche dans l’eau des vers
dans les yeux des femmes des histoires
des romans d’amour vécus
ou survécus
des illusions éperdues
et perdues

Les grandes douleurs sont muettes
mais le cœur du poète les entend
L’air vibre des sons et lumières du passé
de la vieille demoiselle triste
qui se raconte à rebours le conte de sa vie
qu’elle revoit
dans les yeux brillants des jeunes filles
dans le regard indifférent des hommes…

Une fillette sur le plongeoir
s’apprête à sauter
Je ne sais pas pourquoi
elle me fait penser à toi
Je me dis que tu as eu son âge
son insouciance
Je me dis qu’elle un jour elle aussi
on l’aimera
elle aimera
et qu’elle perdra son indolence

Un jour cette fillette
sera une jeune fille
puis une femme
puis une dame
puis une vieille
dame ou demoiselle
puis elle ne sera plus

C’est la vie
comme on dit
paradoxalement
de la mort…

Par René Bellaiche

Avis et critiques sont bienvenus.

2 réponses à “Devant la Piscine, par René Bellaiche”

  1. Cocquet S dit :

    Je me doutais bien que vous êtiez pôéte ….
    s

  2. Bernard Bluteau dit :

    « la vieille demoiselle triste qui se raconte à rebours le conte de sa vie »…j’aime beaucoup ce passage.

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