Perec – Les Choses

C’est en 1965 que Les Choses voient le jour. C’est le premier roman de Georges Perec, et l’ont peut dire que ce fut un premier roman à succès puisqu’il reçoit le Prix Renaudot la même année. Dans Les Choses, Perec nous dépeint avec une savante subtilité la société des années soixante à travers une couple, Jérôme et Sylvie, qui vit dans la quête perpétuelle du bonheur, de leur conception du bonheur : l’argent. Ne parvenant pas à vivre pleinement la vie libre qui leur est offerte, ils courent après la richesse sans toutefois décider à se trouver du travail stable, de peur de tomber dans la routine. Fuyant Paris, ils s’installent malgré eux à Sfax, en Tunisie, où il ne trouvent toujours pas un sens à leur vie.
Dans ce roman, les objets, les choses ont autant de valeur que les hommes, si ce n’est pas plus. Le livre ne comporte que deux courts dialogues, ce sont les descriptions des appartements, des vêtements qui sont mises au premier plan. Perec met en évidence à travers ce roman l’influence de la société de consommation; écrit dans les années soixante, ce livre est toujours d’actualité, peut être même plus qu’il y à cinquante ans.
L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?
Exprimez-vous !

Aurélien, c’est l’histoire d’un jeune homme parisien, rentier, brisé par la première guerre, qui ne lui laisse qu’une absence d’identité, une absence de rêves, une absence de vie. Passant ses journées routinières à errer dans le Paris de l’entre deux guerres, Aurélien est mêlé au monde intellectuel flamboyant des années 20, et Aragon nous recompose alors ces années folles, entre Picasso, les dadaïstes, Cocteau et compagnie. Malgré cette activité immobile, Aurélien est poussé malgré lui, à l’amour, qu’il va éprouver pour Bérénice. Mais cet amour est impossible, jeune provinciale, il est plus amoureux de ses apparences, de ses « deux visages » dont il ne connait que la forme et pas le fond. Bérénice, quant à elle, voit dans cet amour impossible, l’apogée de son goût de l’absolu. Mais chemin faisant, elle doit retourner dans sa province, et lui, reste à Paris, amorphe, et plonge dans sa vie de rentier, pauvre en mouvement et riche en habitudes désuettes. Bérénice et Aurélien finiront par se retrouver, dix huit ans plus tard, et ne verront en leur ancien amour le fruit de leurs lubies de jeunesse.
George Orwell est un auteur extraordinaire; il arbore une vie en forme de kaléidoscope : fils d’une famille bourgeoise anglaise, il vit une scolarité mitigée, touchant tantôt à l’excellence, tantôt à la médiocrité ; policier dans les Indes britanniques, il vit ensuite sans-abri à Paris, puis participe à la guerre d’Espagne, et entame une carrière de journaliste à la B.B.C. et ceci n’est encore qu’un faible résumé, tant la liste de ses aventures est pleine de détails que seule une bonne biographie saurait faire croustiller. 1984 paraît en 1948, après le succès de la Ferme aux animaux (1945), fable animalière déjà fortement engagée. Il s’agit d’un roman qu’on peut qualifier de science-fiction, imaginant le monde tel qu’il pourrait l’être selon Orwell en 1984. L’auteur nous expose alors un condensé de Stalinisme et de capitalisme, ayant rendu les hommes esclaves d’un système pré-établi, espionnés de très prêt par le fameux Big Brother, fichés, dans leurs moindres gestes, interdits d’amour et non de procréation, interdits d’accès aux livres et non à la propagande. Le monde dans 1984 n’est plus celui tel que l’a connu Orwell, il est divisé, depuis les grandes guerres nucléaires des années cinquante, en trois grandes régions qui se font continuellement la guerre. Au milieu de cela, le héros Winston Smith, est sans doute le seul à avoir garder une conscience réelle, car toute la population est droguée par la haine que diffuse Big Brother. Le seul ? Pas vraiment, car Winston va rencontrer une femme qui changera sa vie parmi les ovidés et l’histoire d’amour qui en découlera donnera par la suite sa dimension tragique au livre… A lire absolument.
La Chute, publiée en 1956, est le dernier roman achevé de Camus. Ce livre un peu particulier est la confession d’un homme s’appelant Jean-Baptiste Clamence et se qualifiant de juge-pénitent, à un inconnu dans un bar d’Amsterdam. Il est arrivé dans cette ville suite a plusieurs événement qui ont chamboulé sa vie: sa chute débute lorsque, en voyant une femme sur le point de se noyer, il décide de ne lui apporter aucune aide. Dès lors, il commence a se poser des question sur sa vie, et l’inanité de toutes ses actions passées, au point que ça lui en devient insupportable. Il se remémore alors tous ses vices et c’est alors confronté à ses souvenirs qu’il décide de fuir Paris pour s’installer a Amsterdam.



