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Mercredi 27 janvier 2010 Par Novembre dans Vos oeuvres

Crépuscule, par Fleur de Plume

Voici un petit texte sympathique et émouvant que nous envoie Fleur de Plume. Comme elle vous pouvez être publié sur le Hangar, en nous envoyant votre texte par la rubrique « Contact »… Nous vous rappelons que vous pouvez nous envoyer tout type d’œuvre d’art numérisée par ailleurs…

Crépuscule

Crépuscule,
pleine lune
ciel d’ancre,
Danse des étoiles
sur la toile de nuit

mythes merveilleux,
histoires d’enfants
rêve d’antan
espoirs présents

je pose un regard sur les astres
petite veilleuse de l’univers
douce lumière,
éclaire l’humanité

je sens, frôlement
caresse du vent
je perçois tes pas,
un mouvement
je sais
J’attends,
un parfum
entêtant,

un souffle au creux de mon oreille
mon éveil,

je ne te vois pas
mais te ressens

m’enlaçant tendrement,
Déposant de tes lèvres
un doux baiser au creux de mon poigné,

instant ensorcelant, désir naissant,
fantasme de mon esprit
d’un cœur bien en vie
espoir vivant …d’un amour veillant…

par Fleur de Plume.

Avis et critiques sont les bienvenus.

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Lundi 28 septembre 2009 Par Novembre dans Vos oeuvres

Sans titre, par Marian

Cela fait bien longtemps que nous n’avons pas reçu de vos textes, chers lecteurs, et enfin un de vous se lance, et c’est avec un beau et doux poème, en accord avec la nouvelle  saison qui arrive et emporte toute l’année passée dans un cafouillis de feuilles et de goutes de pluie, que nous fait valser Marian.

Paris frémit et respire
Un vertige d’automne

Tout est achevé ta nuit
La mienne
Et l’aube transperce les volets
Et mes yeux
Et mon coeur

Car vous déroberez
toi et cet autre, cette effusion
de nous, ce soupçon
de mutuel dégoût

Dans quelques heures,
jours, semaines.
il ne restera que mes pleurs
autant que je ne m’en souvienne

Partez, toi et tes fausses promesses
quittez ce lit pour que d’autres
accaparent votre place au plus vite

Paris frémit et respire
Un vertige

une nausée.

Par Marian.

Avis et critiques sont les bienvenus.

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Mardi 8 septembre 2009 Par Novembre dans Littérature

Voyage au bout de la nuit – Céline

Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline, publie Voyage au bout de la nuit en 1932. Ce livre raconte l’histoire de Ferdinand Bardamu, fortement inspiré par l’auteur lui-même, un jeune homme étudiant en médecine, qui participe à « l’abattoir international » qu’est la guerre 1914-18. Céline lui-même ayant vécu cette guerre exprime à travers son livre tout son dégoût pour le conflit, pour le genre humain conquérant. Du point de vue de l’engagement, Voyage au bout de la nuit est une merveille. Bardamu est un lâche, pour lui, la guerre n’a pas lieu d’être, elle est le fruit de l’absurdité de l’homme, du monde, et pour lui, et c’est d’ailleurs une idée que Céline affirme résolument : pour résister à cette folie, il faut être un lâche. Alors nous voilà face à un personnage débordant de lâcheté, affirmée, revendiquée, puisqu’il va même jusqu’à se faire interner, et qui pourtant nous devient extrêmement vite attachant. On se met dans la peau de Bardamu, qui extirpe toutes nos idées patriotiques stéréotypées sur le courage. Une œuvre antipatriotique donc mais pas seulement, car le périple de Bardamu est long et sinueux, ainsi son passage en Afrique dénonce le colonialisme, son voyage aux Etats-Unis dresse une critique affolante de la société capitaliste et de son fordisme. En plus de ces idées fortement engagées s’ajoute la dimension politique du personnage de Bardamu, qui refuse fermement toute autorité. Un tantinet anar’ le Bardamu.
De par son contenu, Voyage au bout de la nuit est une œuvre extraordinaire, résolument engagée, et extrêmement bien ficelée, mais le style de Céline contribue à l’explosion monumentale que vous procurera la lecture d’un tel ouvrage. Un style qui fit scandale à l’époque, bourré d’argot et d’impolitesses, de sentiments dégoutants exposés crus comme des tripes sur une table de boucherie. Le récit est violent, plein de force, de cris, de langage parlé, et populaire. Mais il peut aussi extrêmement drôle et Céline se sert bien de son humour, de son ironie pour renforcer encore une fois la dimension critique de cet ouvrage écrit à la première personne.
C’est très difficile de s’attaquer à Voyage au bout de la nuit, beaucoup de gens ne l’ont pas terminé, l’ont laissé inachevé, tout simplement par mésentente avec le style de Céline, plus rarement par dégoût du personnage, mais laissez vous plonger, franchissez le cap des cinquante premières pages qui brusqueront vos mœurs littéraires et l’auteur vous entraînera dans les profondeurs abyssales de la nuit.

Voyage au bout de la nuit a obtenu le prix Renaudot de 1932.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?
Exprimez-vous !

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Lundi 18 mai 2009 Par Novembre dans Vos oeuvres

Amour céleste, par Fleurs du Sultan

Elle a commencé son mail par « me voila , je me lance , soyez indulgents , je suis souvent si différente des autres ». Cela m’avait paru étrange de clamer une différence, vis à vis des autres, quels autres ? de quoi parlait-elle ? Puis, j’ai lu. Et effectivement, il y avait une différence. Fleurs du Sultan nous offre un texte magnifique, à la fois très poétique et philosophique, dans un style soigné et qu’on rencontre rarement. J’ai tout de suite pensé au Coran, que j’ai pourtant lu il y a quelques temps déjà. La poésie du Coran est vive, céleste, elle arbore un style aux mille et une nuits, aux mille et une étoiles, une poésie du désert, des contes orientaux. J’ai aussi pensé à certaines de mes lectures mythologiques, particulièrement dans la mythologie du Moyen Orient, que l’on trouve souvent sous forme de vers bien plus poétiques que la prose d’Homère dans l’Iliade par exemple. Je vous laisse donc sur ce texte qui a gagné l’unanimité du jury du Hangar.

Amour céleste

La nuit tombée, sur un ciel étoilé, une brume d’un mois de juillet.
Un parfum de jasmin, une musique au loin.
La vie est un calme, un soudain accord entre les âmes est né.
A chaque avènement de la lune dans cette toile décorée, les souffles de la vie se rencontrent dans la quiétude de la nuit.
Voici un dialogue entre deux esprits virilité et sensualité rencontrés dans leurs sommeils de vie et leurs accords de destinée :
- La virilité :
C’est étrange, en te voyant j’ai l’impression de me regarder dans un miroir !
- La sensualité :
C’est de l’étrange qu’on soit assis sur la même étoile !
- La virilité :
Ta couleur est mienne, ta fragilité est sensuelle, ton sourire est allégresse.
- La sensualité :
Je suis comme toi dans ton regard je me vois, et je me trouve nue devant toi.
- La virilité :
Oh ! Pudeur tu deviens hyménée, je te reconnais dans ton sourire coquin et je me lie à toi.
Depuis si longtemps que je viens ici, comment n’avoir jamais pu te rencontrer ?
- La sensualité :
C’est vrai que cela fait un temps de vie que je viens me reposer chaque nuit sur cette toile étoilée.
- La virilité :
Tu es si douce au touché, j’ai envie de t’enlacer et ne plus jamais te quitter.
- La sensualité :
Je te trouve espiègle, vite dans tes avancées mais assuré dans ta destinée.
- La virilité :
Je ne cache pas ma frilosité devant ta nudité, tu es la beauté tant recherchée, tu combles ma puérilité, tu nourris mon appétit, tu remplis ma viduité.
- La sensualité :
Tu es un réconfort pour ma spiritualité, tu épouses si bien mon gabarit, tu me cajoles en amour dulcinée.
- La virilité :
Dis-moi- mais on vient de se rencontrer et j’ai dans l’idée de t’avoir toujours connue.
- La sensualité :
Je suis si bien en ta compagnie, que je me suis déshabillée, plus d’artifices, plus de feu et flamme pour me faire aimer, je suis endormie dans ton amativité.
- La virilité :
Repose-toi en moi et dis-moi ce que tu vois ?
- La sensualité :
Je vois le ciel sourire de notre amour, en or il se décore, il est sage devant nos déboires, il est attentif à nos regards et tapisse l’air pour nous revoir. Et toi que vois tu mon bien aimé ?
- La virilité :
Je vois une lune de toute beauté, elle égaye notre destinée, elle savoure nos baisers, et nous chante les plus savoureuses des mélodies, je te vois avec moi, toi en moi à tout jamais unis, faisant Un.
- La sensualité :
Je te sens vibrer dans mon cœur toi âme solitaire cherchant espoir, je sens le tonnerre passer par tes entrailles pour faire de toi un esprit rebelle et fier, je sens tes nuances avec la femme qui te sert de mer, ses vagues t’emportent dans les louanges d’un divin, tu plonges comme un chérubin pour retrouver l’innocence de cette âme.
- La virilité :
Je trouve ta main dans les fonds de mon immersion, sirène tu m’emportes vers le palais de ton univers, je découvre la folie et la sagesse de l’amour perpétuel, je m’habille en marin, en fou, en jobard, en malin pour te prendre dans mes mais et danser toute la vie avec toi, je me fais chaste pour être ton roi, je me mets à tes pieds ton sourire m’a donné la vie.
- La sensualité :
Inouïe est notre rencontre, on ne se lasse pas de se caresser, on dort dans notre nudité, frilosité est notre déhanchée, complicité est notre pensée.
- La virilité :
Est-ce vrai, que nous sommes faits l’un pour l’autre ?
- La sensualité :
Je dis un mot et dis moi à quoi tu penses.
- La virilité :
D’accord vas y :
- Amour
- Ivresse
- Confiance
- Forteresse
- Querelles
- Ténèbres
- A ton tour maintenant :
- Désir
- Fusion
- Union
- Doublement
- Dévouement
- Amoureusement
- La virilité :
Tu es bien mon portrait.
- La sensualité :
Je le pense aussi.
Et voila que le soleil reprend ses droits sur la toile et chaque âme doit retrouver son corps, nos deux amoureux avaient de la peine à se dire au revoir :
- Il est temps de revenir sur terre, mon corps m’appelle.
- Moi aussi, le réveil m’interpelle.
- On se verra la bas, dans le monde d’en bas, on est si bien ensemble.
- Je vais t’appeler chaque jour avec mon cœur et t’attendre chaque nuit sur notre étoile jusqu’à l’infinie du temps.
- Je te chercherai parmi toutes les autres, je sais que je vais te reconnaître par ton parfum, ton corps sera mon repère, ton sourire saura me ramener vers toi.
- Je t’aime autre moitié de mon âme.
- Je t’aime aussi épouse de mon esprit.
Et c’est ainsi que les grandes âmes se rencontrent dans leurs sommeils et passe la vie à chercher l’autre moitié, parfois on se trompe de voix et de partie et chacun dans sa frénésie tend l’oreille pour entendre le sourire de son aimé, et la vie est toute une destinée.

par Fleurs du Sultan.

Avis et critiques sont bienvenus.

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