Posts Tagged “littéraire”

Mardi 26 mai 2009 Par Hazel dans Vos oeuvres

Devant la Piscine, par René Bellaiche

René Bellaiche nous offre ici un poème qu’il a écrit en 1972 et retouché en 1993. Une poésie estivale, car cette fille qui va sauter dans la piscine nous met l’eau à la bouche. C’est seulement en quelques vers qu’on a une rétrospection de la vie, si simple et si fraiche, si triste, parfois.

Devant La Piscine
On n’entend bien qu’avec le cœur.
(SAINT TEX, L’oreille intérieure)

Devant la piscine je cherche dans l’eau des vers
dans les yeux des femmes des histoires
des romans d’amour vécus
ou survécus
des illusions éperdues
et perdues

Les grandes douleurs sont muettes
mais le cœur du poète les entend
L’air vibre des sons et lumières du passé
de la vieille demoiselle triste
qui se raconte à rebours le conte de sa vie
qu’elle revoit
dans les yeux brillants des jeunes filles
dans le regard indifférent des hommes…

Une fillette sur le plongeoir
s’apprête à sauter
Je ne sais pas pourquoi
elle me fait penser à toi
Je me dis que tu as eu son âge
son insouciance
Je me dis qu’elle un jour elle aussi
on l’aimera
elle aimera
et qu’elle perdra son indolence

Un jour cette fillette
sera une jeune fille
puis une femme
puis une dame
puis une vieille
dame ou demoiselle
puis elle ne sera plus

C’est la vie
comme on dit
paradoxalement
de la mort…

par René Bellaiche.

Avis et critiques sont bienvenus.

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Mardi 26 mai 2009 Par Novembre dans Littérature

Kafka – Le Procès

Le Procès fait partie de ces oeuvres qui ont le pouvoir de marquer les esprits, par une histoire à la fois profonde et accessible. L’absurde et la normalité sont d’ailleurs les thèmes principaux de ce livre, fruit de la plume de Franz Kafka et publié en 1925 à titre posthume. Joseph K. se réveille au matin de son anniversaire et se fait arrêter. On lui apprend qu’il est coupable, et qu’il va être jugé. Le formidable de l’histoire c’est que le lecteur n’apprendra jamais le motif de ce Procès, et que bien que K. se révoltera et tentera de prouver qu’il est innocent, la question qui se posera n’est pas « coupable de quoi? » mais « innocent de quoi? ». Bien que l’histoire paraisse invraisemblable, le génie de Kafka est de plonger son lecteur dans ce qui semble être la normalité, mais qui nous parait absurde au possible, car il nous fonde dans la peau de Joseph K. qui lui même adopte des comportements absurdes mais qui semblent coller avec la réalité du roman.
Le Procès peut être interprété de différentes façons : on peut bien sur déceler une grande critique de la société, en particulier envers la justice et la religion, ou bien une tentative de décrire les étapes de la vie comme des procès insurmontables et incompréhensibles, de décrire l’homme comme victime de ce qu’on lui impose. Mais d’autres interprétations sont plus intrigantes : le début du XXème siècle, on le sait, fut en proie à un antisémitisme grandissant et dangereux. L’histoire de Joseph K. et de son procès s’apparente étrangement à un point de vue que le peuple juif aurait pu avoir, alors que les persécutions se multipliaient. D’autre part, on peut voir le procès comme une dénonciation plus profonde de l’absurdité de la vie, et là on peut alors lier Kafka à Albert Camus. L’acharnement contre Joseph K. le laisse seul avec des questions sans réponses, et dénonce cette attitude de l’homme à rester dans les voies qu’on lui impose (on le voit dans le livre, Joseph K. décide de préparer son procès, sans même en comprendre le motif, puisqu’il n’en existe pas).
Au final, il finira par mourir assassiné, « comme un chien ».

En somme, le Procès de Kafka est une œuvre à lire, tant pour les amateurs de philosophie que pour ceux qui souhaitent s’intéresser aux thèmes de l’absurde, très présents au début du XXème, car l’histoire reste très bien écrite et propage d’elle-même son message, intrigue le lecteur, qui même ignorant du thème absurde, aura envie de s’intéresser aux diverses interprétations qu’il pourra comparer à la sienne.

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Mardi 26 mai 2009 Par Novembre dans Littérature

Süskind – Le Parfum

Traduit en une quarantaine de langues et vendu à plus de vingt millions d’exemplaires, le Parfum, histoire d’un meurtrier, œuvre de l’écrivain et dramaturge allemand Patrick Süskind, est, cela ne fait plus de doute, une des œuvres marquantes de la littératures du XXème siècle. Paru en 1985, ce livre conte l’histoire de Jean-Baptiste Grenouille, né en 1738 à Paris, au milieu des odeurs dégoûtantes du marché, sous un étal de poissonnerie. On fait vite connaissance avec la particularité de Grenouille, qui deviendra alors pièce maîtresse du livre : son nez. Effectivement, s’il ne possède pas d’odeur, le héros a reçu pour don un odorat hors du commun. Cet odorat, qu’il apprendra à maîtriser, lui sera comme une vue, le guidera où il veut, le prévenant plusieurs kilomètres à l’avance des dangers éventuels. Jean-Baptiste est amoureux des parfums, de ces odeurs suprêmes que porte la noblesse, les fontaines emparfumées des grands jardins. Mais Grenouille est égoïste et déteste l’être humain qu’il juge indélicat et puant. Le lecteur suivra son épopée, à la recherche du parfum suprême, qu’il confectionnera d’une manière toute particulière : en assassinant des jeunes filles, pour leur voler leurs odeurs…

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Mardi 26 mai 2009 Par Hazel dans Cinéma

Etreintes Brisées, un film de Pédro Almodovar

Los Ambrazos Rotos (les Etreintes Brisées), est le nouveau film de Pedro Almodovar sorti en France le 20 mai. Il a été présenté au festival de Cannes 2009.

Acteurs : Penelope Cruz (Lena), Lluis Homar (Matheo Blanco alias Harry Caine), Blanca Portillo (Judit Garcia), Tamar Novas (Diego).

Durée : 2h07

Synopsis : C’est un homme aveugle qui se présente à l’écran : un écrivain de scénarios et romans, qui publie ses œuvres sous le nom de Harry Caine, un pseudonyme qu’il a adopté depuis quatorze ans. Il y a quatorze ans, cet homme s’appelait encore Mateo Blanco, réalisateur de films. C’est lors d’un casting pour sa première comédie qu’il rencontre la sublime Lena, une femme mariée à un homme jaloux et possessif, de laquelle il tomba amoureux. Il la perd dans un accident de voiture, où il se sépare aussi de sa vue. C’est cet amour passionné et pur que raconte Harry-Mateo à Diego, le fils de Judit, sa directrice de production qui est une amie très proche.
Ce n’est pas une simple histoire d’amour que nous offre cette fois-ci Almodovar, c’est un éventail de couleurs et de sentiments, une histoire facile a comprendre mais profonde, et remplie de passion inouïe, dont la flamme n’est toujours pas éteinte.

Pedro Almodovar, grand cinéaste espagnol reconnu mondialement, a utilisé dans ce magnifique film le thème de la vision, les premières secondes sont un gros plan sur un œil, l’œil d’une inconnue qui ne restera par plus de cinq minutes à l’écran. mais cet œil n’est qu’un bref aperçu de cette histoire qui va vivre et danses dans les pupilles pendant un peu plus de deux heures, entre l’objectif d’une caméra perverse, le héros non voyant, et la beauté incontestable de Penelope Cruz.

Malheureusement ce film n’a pas eu beaucoup de succès au festival de Cannes 2009, et cependant, débarrassé de la plupart de ses clichés (mis à part sa muse, Penelope), Almodovar nous fait découvrir une histoire bien plus vraisemblable que dans ses autres films, et à mon avis, l’une des meilleures.

Ici, le site officiel du film.

Votre avis est le bienvenu.

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Samedi 23 mai 2009 Par Novembre dans Vos oeuvres

Téloroscope, par Capharnahomme

Un titre en néologisme, des mots recherchés, aux sonorités soignées, l’homme nous emporte dans un capharnahomme organisé, au milieu des étoiles…

Téloroscope
Dans les étoiles

Étoiles si belles liées
En cristaux rotatifs,
Gemmes hautes en couleur
En décans serrés,
Brillent de folies ondulées.
Nos envies errent jetées au ciel,
Des ébats lents se déroulent,
Et ce corps, pion isolé, qui
S’agite, erre dans la voie lactée
De Capri, corne vers le ciel,
Se renverse aux yeux de la terre
Où les poids sont lourds à porter.

par Sebfou31.

Avis et critiques sont bienvenus.

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