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	<title>Le Hangar - Espace artistique &#187; lire</title>
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		<title>Oates &#8211; Les chutes</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 11:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gouttesdo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Presque intimidant, le renom de cette romancière… Joyce Carol Oates a conquis l’aura d’un mythe des Lettres Américaines depuis lurette et sa production est foisonnante. C’est dire qu’avant même d’en lire la première ligne, j’attendais beaucoup de ce roman, Les Chutes, paru en 2004 aux USA, et reconnu d’emblée comme son meilleur ouvrage. En France, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/leschutes.jpg"><img class="size-full wp-image-3399 alignleft" style="margin: 5px;" title="leschutes" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/leschutes.jpg" alt="" width="230" height="381" /></a>Presque intimidant, le renom de cette romancière… <strong>Joyce Carol Oates</strong> a conquis l’aura d’un mythe des Lettres Américaines depuis lurette et sa production est foisonnante. C’est dire qu’avant même d’en lire la première ligne, j’attendais beaucoup de ce roman, <span style="text-decoration: underline;">Les Chutes</span>, paru en 2004 aux USA, et reconnu d’emblée comme son meilleur ouvrage. En France, le prix Femina 2005 a salué sa parution , traduction assurée par Claude Seban.</p>
<p style="text-align: justify;">Le roman est dense cependant, et le ton donné dès le début sonne comme morbide. Ami lecteur ne détourne pas les yeux pour autant de l’ouvrage, car l’art de l’écrivaine transforme ce sinistre présage en une matière vivante et tourbillonnante, qui happe l’attention et les sensations jusqu’au bout de ce vertigineux récit.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec un savoir faire étourdissant,   Joyce Carol Oates nous convie à suivre le destin sinueux d’une femme qui se sait « damnée ».<br />
Nous sommes dans les années cinquante d’une Amérique conventionnelle et bien pensante. Sur le point  de devenir  vieille fille, la timide Ariah  Littrell  est mariée par ses parents pasteurs au jeune révérend Erskine, l’un des leurs, jugé prometteur.  Musicienne sensible mais introvertie, Ariah se serait volontiers coulée dans ce moule convenu, si son jeune époux n’avait choisi les Chutes du Niagara pour porte de sortie d’une relation qu’il ne pouvait pas assumer. Frappée de stupeur, Ariah devient la veuve blanche, à la recherche éperdue du corps de son époux.  Tandis qu’un jeune avocat noceur et sans scrupules se joint aux recherches et tente d’assister la pauvre veuve sitôt épousée. Irrationnellement attiré par son contraire, Dirk Burnaby tombe amoureux de ce spectre blanc.</p>
<p style="text-align: justify;">De ce mariage improbable, Ariah se travaille pour en accepter un temps le bonheur et sa réalisation par la naissance des enfants. Le couple s’établit malgré les appréhensions d’Ariah, qui  ne se départit pas de sa prémonition de damnation. Elle attend tellement les semonces du destin qu’elle éduque ses enfants dans la défiance et le repli. Jusqu’au jour où elle se persuade que Dirk la trompe avec la femme en noir…  Drapée dans son orgueil et son fatalisme, elle ne pourra jamais admettre que « cette femme en noir » que défend son mari est à son image, une victime de la société. Tandis que Dirk se lance dans la défense  de la première victime des lobbies industriels à relever la tête et tenter un combat judiciaire contre la pollution et la corruption. Au lieu d’aider son mari dans ce combat qui pourrait être le sien également, Ariah le rejette et interdit à ses enfants de connaître et de reconnaître leur père, même après sa tragique disparition. Ariah pourtant, ne pourra pas empêcher ses garçons adultes de s’émanciper de sa vision restrictive…</p>
<p style="text-align: justify;">Les thèmes forts qu’aborde Joyce Carol Oates  dans ce roman confèrent à l’ouvrage un intérêt qui dépasse le destin de cette femme entêtée et rigide. À priori, Ariah n’a rien de l’héroïne qu’on reconnaît comme une sœur, une amie. Elle peut même apparaître antipathique dans sa rigidité psychologique. Mais l’auteur a pris soin de dépeindre d’abord  son personnage dans sa rébellion contre le sort, contre le rigorisme du milieu étriqué et conventionnel dans lequel elle a été élevée, et dès lors, son évolution nous touche. Nous sommes amusés et enthousiasmés de la découvrir en  amoureuse sensuelle quand elle rencontre  Dirk, par exemple. Puis attristés et peinés quand la suspicion referme son indulgence. L’auteur parvient à  nous attacher à ce caractère revêche mais pugnace. De son affrontement à sa redoutable belle-mère Claudine et ses hypocrites belles-soeurs, autres représentantes d’une société stratifiée par les usages et les codes élitistes, nous ressentons une véritable jubilation sardonique :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>«  Ariah souriait dans une nappe de brouillard qui s’était introduite dans la pièce on ne sait comment. Elle flottait sur les objets, dont elle masquait les formes. Elle avait le goût de la brume humide et froide au pied des Chutes.</em></span><br />
<span style="color: #993300;"><em>- Oh bonté divine ! Dirk n’arrête pas de voir des femmes, Clarisse. Il aurait du mal à faire autrement non ? Avec ses yeux ? Ariah rit, le son que pourrait émettre un poulet dont on tord le cou. «  Qu’est-ce que cela a d’in…in…habituel ? » (extrait p 255)</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Mais le roman ne saurait se limiter à un combat individuel d’une femme contre l’Amérique et ses faux-semblants. Dès que Dirk Burnaby accepte de rencontrer la femme en noir, un second souffle vient renforcer et ouvrir l’intrigue. L’auteur ne fait plus seulement le procès de l’une ou l’autre facette du conformisme, Joyce Carol Oates monte à l’assaut des démons de l’Amérique : politique,   force des lobbies, corruption des institutions autant que des personnes. On en vient à oublier le combat d’Ariah et à rejeter ses arguties sclérosantes.</p>
<p style="text-align: justify;">La bonne surprise vient alors de la génération suivante et l’on découvre avec un intérêt renouvelé que J C Oates n’est pas si pessimiste qu’on l’avait cru… Évidemment, les fils et la fille d’Ariah et de Dirk ne peuvent pas mener une existence sereine, malmenés dès la tendre enfance par la misanthropie de leur mère et la mystérieuse disparition d’un père dont on ne peut même pas prononcer le nom. La dernière partie du roman cependant est consacrée aux forces vives qu’ils vont parvenir à mettre en œuvre pour lutter contre la noirceur du destin, au point qu’on se demande s’il n’y a pas là quelque mystification de bon aloi.</p>
<p style="text-align: justify;">Les intrigues solidement établies et les personnages suffisamment intrigants, voilà déjà posés les ressorts essentiels d’un Bon Roman.  Mais il me semble que l’Art de Joyce Carol Oates se sublime par la manière exceptionnelle dont elle convoque la Nature pour traduire la confusion des sentiments. Les Chutes deviennent indispensables à traduire le bouillonnement dangereux des frustrations, l’attrait irrésistible de l’abîme  qui happe les désespoirs et la noirceur des crimes, telle cette  présentation lyrique et étourdissante dressée dans les premières pages du récit (p 19 de l’édition points) :</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #993300;">« À bout de souffle, au bord de l’étourdissement, le gardien courut, boitant, criant après l’inconnu qui se dirigeait sans hésitation vers la pointe sud de la petite île, Terrapin Point, à la verticale des Horseshoe Falls. L’endroit le plus dangereux de Goat Island, en même temps que le plus beau et le plus envoûtant. Là, les rapides sont pris de frénésie. Une eau bouillonnante, écumeuse, fuse à cinq mètres dans les airs.  Aucune visibilité, ou presque. Un chaos de cauchemar. Les Horseshoe Falls sont une gigantesque cataracte de huit cents mètres de long, trois mille tonnes d’eau se précipitent chaque seconde dans les gorges. L’air gronde, vibre. Le sol tremble sous vos pieds. Comme si la terre même commençait à se fendre, à se désintégrer, jusqu’à son centre de fusion. Comme si le temps avait cessé d’être. Qu’il ait explosé. Comme si vous vous étiez approché de trop près du cœur furieux, battant, rayonnant, de toute existence. Là, vos veines, vos artères, la précision et la perfection minutieuses de vos nerfs se désintégreront en un instant. Votre cerveau, dans lequel vous résidez, ce réceptacle unique de votre moi, sera martelé jusqu’à être réduit à ses composants chimiques : cellules grises, molécules, atomes. Toute ombre et tout écho de souvenir abolis. »</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Remarquable chef d’œuvre qui donne le vertige et  dont le lecteur s’arrache à grand peine…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les Chutes , Joyce Carol Oates</em><br />
<em>Éditions Points.</em><br />
<em>Prix Femina étranger 2005</em><br />
<em>ISBN : 978.2.7578.0089.8</em><br />
<em>Note : 9/10</em></p>
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		<title>Mazetti – Le mec de la tombe d’à côté</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Oct 2010 21:05:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gouttesdo</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 10px; float: right;" src="http://4.bp.blogspot.com/_O8djOon5Fxg/TIc7PRjderI/AAAAAAAAAPw/2mcO0GlVJDo/s1600/tomebdacot%C3%A9.jpg" alt="" width="220" height="353" />Cette fois, je dois ma découverte à la charmante libraire du <em>Jardin des Lettres</em>… La couverture choisie par l’éditeur présage du charme rafraîchissant et romantique de ce cœur  rouge franc se détachant  sur le turquoise à fronces de la robe bleue. Promesse tenue… Avec ce titre étrange et intrigant,   le roman de Katarina Mazetti est charmant, attendrissant, et parfois même désopilant… Il est  surtout humain, explorant avec finesse et tendresse les arcanes de nos  attirances amoureuses.</p>
<p style="text-align: justify;">Désirée a été mariée avec Örjan Wallin, et si elle se rend si fréquemment au cimetière, c’est surtout pour exprimer à son défunt époux les sentiments que lui inspire sa disparition trop précoce :</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #993300;">«  La vérité, et elle est pénible, c’est que la moitié du temps, je suis furieuse contre lui. Foutu lâcheur, tu aurais quand même pu faire plus attention avec ton vélo. Et le reste du temps, je ressens probablement la même chose qu’un enfant quand son vieux canari malade finit par rendre l’âme… »</span></em> (p 8, édition Babel)</p>
<p style="text-align: justify;">Désirée est honnête avec elle-même, et d’une réflexion à l’autre, elle s’avoue bien vite que si son compagnon était vraiment un mari irréprochable, leur mariage a tourné un peu vite à la routine.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>« </em></span><em><span style="color: #993300;">Nous sommes restés mariés cinq ans et pendant ce temps-là, nous ne nous sommes pratiquement pas disputés (…)<br />
Ce n’était pas grâce à moi. Örjan ne se disputait avec personne. Il expliquait aimablement et inlassablement son point de vue jusqu’à ce qu’on baisse pavillon par pur épuisement. »</span> </em>(p 18, édition Babel)</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques lignes (page 10) composent sous une apparente lucidité  un état des lieux sarcastique:</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>«  Quelque part me taraude aussi un petit sentiment de pure déconfiture. Je suis tout simplement dépitée qu’Örjan soit allé mourir bêtement comme ça.<br />
Nous avions tout planifié, pour notre avenir proche comme pour le lointain ! Vacances en canoë-kayak dans le Värmland et chacun sa confortable retraite complémentaire.<br />
Örjan aussi devrait être dépité. Tout ce tai-chi,   ces pommes de terre bios et ces acides gras polysaturés. Qu’est-ce que ça lui a rapporté en fin de compte ?<br />
(…)<br />
J</em><em>e ressens aussi  parfois un léger frémissement impatient entre les jambes, après cinq mois de célibat. Ça me donne l’impression d’être nécrophile.&nbsp;&raquo; </em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement aux réflexions douces-amères de Désirée, Katarina Mazetti expose régulièrement  les pensées du &laquo;&nbsp;Mec de la tombe d’à côté&nbsp;&raquo;. Observant scrupuleusement l’alternance  de leurs voix un chapitre sur deux, l’auteure donne la parole à deux êtres radicalement  aussi dissemblables que le sont les tombes de leur proche.  Le voisin de cimetière, Benny, très vite rebaptisé « <em>Le Forestier</em> » par Désirée vient rendre compte à sa mère de ses difficultés à tenir seul sa ferme. Il remarque également  sa voisine de tombe et traduit à sa façon le malaise que lui inspire cette femme trop fade :<em></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>« Putain, je ne peux pas la blairer, je ne peux vraiment pas la blairer !<br />
Pourquoi elle est tout le temps assise là ?<br />
(…)<br />
Décolorée comme une vieille photo couleur qui a trôné dans une vitrine pendant des années. Des cheveux blonds fanés, le teint pâle, des cils et sourcils blancs, des vêtements ternes et délavés, toujours un truc ciel ou sable. Une femme beige.… » </em></span>(p 12-13, édition Babel)</p>
<p style="text-align: justify;">Comment imaginer dès lors qu’un lien puisse peu à peu se tisser entre deux personnes aussi dissemblables ? C’est à ce point que réside la finesse de l’observation que mène Katarina Mazetti : les rejets que ressentent ces deux personnages l’un envers l’autre leur permettront, par la magie d’un sourire échangé, autre malentendu finaud, d’ouvrir la porte de la curiosité, avant-garde d’un étrange désir qu’ils ne comprennent ni l’un ni l’autre. Notre bibliothécaire, citadine cultivée,  exprime ses émotions par référence à la poésie, le lecteur repérera rapidement la citation en exergue des  chapitres consacrés à son point de vue. Katarina Mazetti veille à pourvoir ses deux personnages d’un ton propre, ce qui rend aisée la pratique de l’alternance des voix.</p>
<p style="text-align: justify;">- Alors, me direz-vous, comment ces deux-là vont-ils  s’aborder et entamer le face à face amoureux que nous attendons forcément ?<br />
- Tout doux, ami lecteur, je ne vais pas déflorer si vite cette pavane lente et savante à laquelle même les humains les plus primitifs ne sauraient échapper quand Éros frappe à la porte… D’autant que l’intérêt du roman ne réside pas vraiment dans cette romance improbable. La finesse du sujet, vous confiais-je en introduction, repose davantage sur la manière de rapporter, avec lucidité et pragmatisme les  différentes phases du désir, la bonne volonté avec laquelle chacun d’eux consent à creuser dans son  cœur une place pour l’autre, et le constat obligé des écueils qui se présentent inévitablement dans la mise en place du vécu. Même si Désiré et Benny ont passé l’âge des amours absolues, l’un et l’autre aimeraient construire une relation viable…Sans renier ses choix préalables.  Benny rêve d’une femme à la ferme, solide pourvoyeuse de plats cuisinés revigorants et chaleureux, il attend une aide concrète et espère que Désirée se fonde dans son monde… Celle-ci se rend  à la campagne parce que Benny ne peut disposer de son temps, mais elle s’y sent totalement étrangère et ne parvient pas à entendre ce que Benny attend d’elle. Le couple n’échappe pas à l’impasse que l’on pressent dès le premier sourire échangé…</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré cette apparente banalité, ou à cause de cela justement, le charme du roman tient au ton adopté. D’abord, le croisement des points de vue est intéressant. Dans la vraie vie, combien de pièges éviterions-nous si nous pouvions suivre  nos débats en accordant à l’autre  une oreille objective ?  Katarina  Mazetti propose ce jeu de ping-pong sentimental avec humour et second degré :</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #993300;">«  &#8211; Tu m’autorises à fouiller  dans tes tiroirs ? a-t-elle demandé ?<br />
Je me suis dit que je n’avais rien à cacher, à part peut-être un vieux magazine porno, et je l’assumerai sans problème.<br />
Mais elle a trouvé quelque chose de bien pire.<br />
Mon dernier bulletin de notes du collège.<br />
Elle a encaissé tous mes quatre et cinq sur cinq pendant que son menton tombait de plus en plus vers ses petites prunes de seins. Puis elle a commencé à bégayer d’excitation en disant que si on lui permettait d’exprimer son opinion, alors c’était honteux de la part de mes parents de ne pas m’avoir fait faire d’études. (…)<br />
C’est la première fois que je me suis mis  dans une colère noire et aveugle contre elle. J’avais envie de lui en coller une en plein sur sa figure coquille d’œuf pâle et  faire gicler le sang du nez. Mais dans ma famille, c’est simple, on ne frappe pas les femmes. Pas parce qu’on est particulièrement chevaleresque, j’imagine, plutôt parce qu’on ne veut pas gâcher une main d’œuvre précieuse.<br />
Mais  elle, là, j’avais envie de la frapper, et on ne pouvait pas vraiment parler de main d’œuvre dans son cas. »</span> </em>(p 158 &#8211; 159, édition Babel)</p>
<p style="text-align: justify;">Le second intérêt de ce roman me semble plus personnel, car à bien y regarder, chacun se reconnaîtra  plus ou moins dans la coexistence entêtée que les couples vivent, ou supportent selon les cas. Le sujet  est vieux comme le monde, la fameuse  disparité masculine-féminine et  la volonté d’imposer son point de vue.  Cette petite guerre intestine,   secret  des couples, qui stimule d’abord  les sens avant d’user les sentiments… C’est là le thème réel que l’auteur expose à travers l’idylle inattendue du <em>Forestier</em> et de la <em>bibliothécaire beige</em>. Sans prétention, le livre offre le mérite de sa sincérité. Bien entendu Katarina Mazetti réserve un dernier rebondissement à ses deux personnages en quête « d’amour mode d’emploi », mais sur ce point, il vous faudra d’abord vous résoudre à suivre les cheminements labyrinthiques de ces jeux de l’amour et du hasard contemporains  cuisinés à la sauce suédoise.</p>
<div style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous lu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></div>
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		<title>Ruiz Zafon &#8211; Le jeu de L’ange</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 15:52:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gouttesdo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À observer la couverture de l’édition Robert Laffont, le lecteur sait déjà que l’atmosphère embrumée de Barcelone sera au cœur du roman, la ville oppressante à l’instar du roman précédent de Carlos Ruiz Zafon, l’Ombre du vent. Nous étions nombreux, je pense, à attendre la traduction de ce second roman de Carlos Ruiz Zafon, victimes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="border: 1px solid black; margin: 5px; float: left;" src="http://a6.idata.over-blog.com/1/33/87/02/Images-6/jeu-de-l-ange.gif" alt="" width="248" height="386" />À observer la couverture de l’édition Robert Laffont, le lecteur sait déjà que l’atmosphère embrumée de Barcelone sera au cœur du roman, la ville oppressante à l’instar du roman précédent de Carlos Ruiz Zafon, <span style="text-decoration: underline;">l’Ombre du vent</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous étions nombreux, je pense, à attendre la traduction de ce second roman de Carlos Ruiz Zafon, victimes d’une addiction à l’univers  fascinant mis en scène dans l’ouvrage précédent. Le jeu de l’Ange nous permet de plonger  à nouveau dans Barcelone, et d’y retrouver maints repères qui accrochent les deux romans comme deux wagons d’un même train dévalant les voies pentues et tortueuses de la même ville… Sauf que Carlos Ruiz Zafon nous surprend en remontant le temps. <span style="text-decoration: underline;"> L’Ombre du vent</span> nous emmenait sur les traces de Daniel Sempere dans l’atmosphère suspicieuse du franquisme des années 1950, alors que le spectre de la guerre civile empoisonnait par la défiance et la  terreur les investigations du jeune homme.   Le jeu de l’Ange   se situe dans une période largement antérieure, le roman s’ouvre en 1917, où le narrateur a alors 17 ans. David Martin, orphelin miséreux, bénéficie d’une première chance grâce à l’amitié d’un dandy fortuné Pedro Vidal, journaliste à « la Voz de la Industria ». L’influence de Pedro Vidal lui vaut sa première expérience d’écrivain, et sera déterminante tout au long du récit.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fil des souvenirs qu’ordonne David, nous sommes invités à retrouver le cimetière des livres oubliés et son atmosphère étrange. Devinez qui intronise le jeune garçon dans le labyrinthe mythique de la culture universelle ? Mais oui, vous pressentez bien,    il s’agit d’un généreux libraire nomme Sempere ! Je ne connais pas l’Espagnol, mais mes souvenirs  de latin me ramènent à l’étymologie de « semper =toujours »  et  je ne peux pas imaginer que ce patronyme n’y trouve pas sa source… Le lecteur  avisé se livrera donc à une petite gymnastique salutaire pour découvrir que cet humaniste ne peut-être que le grand-père du Daniel Sempere de <span style="text-decoration: underline;">l’Ombre du vent</span>… Voilà bien la construction d’un univers qui met en place une généalogie romanesque sans pour autant créer des ponts qui gêneraient l&#8217;accès à un ouvrage faute d’avoir lu le précédent. Je ne sais si Zafon a l’intention de créer une saga, mais ces deux romans peuvent fonctionner indépendamment.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enfance misérable de David s’est construite à travers le prisme fondateur des Grandes espérances de Dickens. Il est en droit de s’attendre à la réalisation de son rêve. Hélas, la misère et la mesquinerie humaines lui collent à la peau. <span style="color: #993300;"><em>«  Dans le monde où je vivais, les espérances, grandes et petites, devenaient rarement réalités. »</em></span> Il est le personnage que le destin englue inévitablement dans la noirceur ; par ailleurs, son attirance pour le fantasme mélodramatique  lui permet de trouver le moyen de survivre et même de concrétiser un  de ses nombreux rêves. Sous le pseudonyme d’Ignatius B. Samson, David écrit des romans à deux sous pour des éditeurs à la moralité douteuse. Ce succès peu glorieux offre en compensation les moyens d’habiter une demeure aussi  mystérieuse qu’imposante, où il s’isole alors, inconscient de la destruction personnelle qui le gagne…  David et Pedro Vidal conservent leurs liens d’amitié, fondés sur une estime réciproque, et si le lecteur ignore encore les raisons de l’intérêt que le dandy fortuné lui voue, nous n’ignorons pas que le luxe dans lequel il vit stimule l’ambition du narrateur. D’autant que  sans oser y donner libre cours, David et Cristina, la fille du chauffeur de Pedro, ressentent une forte attirance. La destinée de notre narrateur s’assombrit encore quand il se découvre malade et condamné. Pourtant, il croise à plusieurs reprises un étrange personnage insaisissable, Andréas Corelli, éditeur à Paris, qui lui laisse entrevoir une possibilité de collaboration pleine de promesses… Corelli lui adresse des missives ornées d’un ange, mais ses apparitions se nimbent d’un sentiment tenace de malaise, malgré la guérison soudaine de notre écrivain…</p>
<p style="text-align: justify;">Carlos Ruiz Zafon mène sans repos ses lecteurs dans les dédales d’une intrigue qui se resserre de plus en plus. L’atmosphère du décor urbain, les brumes polluées émanant du port autant que  des usines,    les quartiers sinistres ou luxueux juxtaposés sur le relief de la cité en un labyrinthe morbide, l’omniprésence de la nuit dans laquelle évolue le plus souvent le narrateur, tous ces éléments créent un monde à la limite du rationnel. La comparaison avec l’ouvrage précédent s’impose encore, dans les scènes d’obscurité ambiante où suinte la noirceur des âmes. David n’est pas un « bon jeune homme », il s’oublie dans les arcanes des passions qui le dévorent. Quand il rencontre une bonne fée en la personne de la jeune Isabella, son premier réflexe est de la repousser, malgré l’intervention du bon libraire Sempere, qui  continue de veiller sur David comme sur un filleul. Celui-ci semble doué pour refuser le bonheur, et quand il passe enfin à portée de main… D’autres événements étranges, apparemment fortuits, dressent alors autour du personnage une spirale d’inquisition, un  maillage  de doutes  insidieux sur la nature humaine, une suspicion infernale plus qu’angélique sur la tournure des péripéties.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ce roman étrange où la narration navigue entre confession néoréaliste et intrigue occulte,    Carlos Ruiz Zafon confirme son talent de conteur fascinant à l’univers très personnel. En quelques phrases, dès le premier chapitre du roman, il établit un univers précis et cohérent, il donne vie à des personnages englués dans leur fatum, scellés aux trottoirs de la ville omniprésente. Impossible d’échapper à la cité tentaculaire, si ce n’est pour mieux se heurter à la cruauté du destin. Si vous n’êtes pas d’humeur romanesque, sans doute cet univers vampirisant vous semblera parfois  lourd, et le flirt ambigu que l’auteur mène avec le fantastique peut vous déranger. Mais si vous acceptez les règles du jeu, vous suivrez avec délices l’ensorcelante  partie qui livre le narrateur aux forces de l’Ange.</p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment, l’homme qui confère à Barcelone une telle intensité dramatique est catalan. Carlos Ruiz Zafon est né  en 1964. Il se lance très tôt en écriture, puisque son premier roman voit le jour quand il n’a que 14 ans… Après un passage dans la publicité,  Carlos Ruiz Zafon connaît un premier succès en 1993 avec son quatrième roman, <span style="text-decoration: underline;">El principe de la niebla</span> (<em>Le prince du brouillard</em>) qui remporte en 2000 le prix de la jeunesse d’Édebé. Une nouvelle carrière de scénariste s’ouvre alors pour Carlos Ruiz Zafon, qui émigre à Los Angeles, d’où il poursuit en parallèle son œuvre personnelle. Le considérable succès de <span style="text-decoration: underline;">l’Ombre du Vent</span>, couronné du prix Planeta en 2004, vaut au roman d’être traduit du Castillan en Anglais, français, allemand et …Catalan !</p>
<div style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous lu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></div>
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		<title>Les bigoudis, par Charlotte Monégier</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jul 2009 11:00:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Et voilà, le concours est fini, et nous reprenons les publication des textes des internautes. Nous inaugurons ce début avec un texte de Charlotte, qui nous amène dans un bistrot à une heure du matin. Le personnage, une femme sans age, nous raconte une heure passée dans ce bar; ses réactions, sa situation, nous sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #999999;"><em>Et voilà, le concours est fini, et nous reprenons les publication des textes des internautes. Nous inaugurons ce début avec un texte de Charlotte, qui nous amène dans un bistrot à une heure du matin. Le personnage, une femme sans age, nous raconte une heure passée dans ce bar; ses réactions, sa situation, nous sont expliquées dans le troisième paragraphe. Je vous laisse vivre, ces quelques instants avec elle&#8230;</em></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Les Bigoudis</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Une heure.</p>
<p style="text-align: justify;">Le serveur passe mollement son chiffon sur le comptoir. Je le regarde discrètement en savourant ma dernière Gitane. Les ronds de fumée se dispersent dans la pièce avec volupté. Leurs formes s’allongent et se rétrécissent, bougent paresseusement en fonction de l’oxygène et de la force de mon souffle. Puis s’évanouissent sur un bras de chaise, comme si elles n’avaient jamais existé. Le garçon essuie toujours. Il a l’air de s’appliquer au mieux. C’est son travail, à cette heure-là : effacer tout passage de clients, imbibés d’alcool, sombres et soucieux de trouver un peu de compagnie le temps d’une soirée. C’est pour ça qu’on vient tous ici. Vaincre une solitude, celle de l’enfermement dans un F2 étroit, à contempler des conneries sur le petit écran. Manger des pâtes pas chères et dormir quinze heures par jour, tant on n’a rien d’autre à faire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les sourcils du garçon de café marquent un angle aigu. Sa bouche est serrée – par le poids de la concentration, sans doute. Je lui demande : Tu veux de l’aide ? Il agite la tête, sans m’observer, de gauche à droite, ce qui signifie : Non. Il se tourne un instant, trempe sa serpillère dans un liquide transparent posé à sa droite, puis revient à son bar, droit comme une barre de fer, et poursuit son grand nettoyage. Au rythme de ses mains, le zinc s’éclaircit. Il y a des tâches grises qui deviennent blanches, et d’autres, marron, qui tombent peu à peu dans le beige clair. La couleur la plus triste qui soit. Beige clair. Au plafond, les néons jaunes ressemblent à de petites lunes virtuelles fixées sur un ciel de crépi. Leur lumière apparaît dans ses ronds d’eau de javel, puis disparaît lorsque la propreté reprend ses repères.</p>
<p style="text-align: justify;">A mes côtés, Serge. Toujours aussi chauve. Quelques poils lui poussent encore au-dessus des oreilles. Mais ils sont gris et abîmés, ses poils, et je pense que ce seront les derniers. Lorsqu’ils seront tombés, au printemps prochain, son crâne sera aussi lisse que le verre énorme qui trône devant moi.</p>
<p style="text-align: justify;">Serge me prend par la taille. Mais je le repousse. D’un regard insistant, je lui fais comprendre que cette nuit, il la passera sans moi. Il me lance des yeux méchants et le store s’abaisse. Son bruit métallique transperce mes tympans. Je déteste ce bruit. Serge finit par partir, à reculons, sans quitter ma bouche de ses deux iris, étonnamment réduits. C’est moi qui baisse la tête la première. Il pousse la porte et disparaît dans la nuit.. J’aperçois une dernière fois son imper gris voler au vent. Il prend sur la gauche. J’entends la portière de sa voiture claquer, puis le moteur démarrer. Je suis seule, ça y est..</p>
<p style="text-align: justify;">Deux heures.</p>
<p style="text-align: justify;">Le serveur est occupé à aligner les dernières chaises sur les tables. C’est comme à l’usine. Les sons sont réguliers, vifs. Ils viennent par à-coups heurter mes souvenirs, quand je me levais tôt le matin pour mettre des piles dans des téléviseurs, ou des raviolis dans des conserves. Quand il fallait que j’obéisse au chef, avec son sifflet qui hurlait en permanence, ses insultes et ses ordres mal dits. Les déjeuners à la cantine, avec les autres ouvriers. Toutes ces entrées, tous ces plats que je n’ai jamais pu me payer tant mon salaire était dérisoire. C’était il y a dix ans et c’était mon dernier emploi.</p>
<p style="text-align: justify;">Par terre, des traces de pas fuient vers les toilettes. Le garçon les a négligées. C’est pas grave. Je vais les suivre. Je prends mon sac de faux cuir rouge et mon portefeuille, puis me dirige vers les sanitaires. Pas pour pisser, non, mais pour voir la gueule que j’ai ce soir.</p>
<p style="text-align: justify;">Devant la glace, mes cheveux ne veulent pas rester en place. Des mèches rousses s’envolent dans tous les sens. On dirait qu’elles sont devenues folles. Ça fait quatre mois que je ne suis pas allée chez le coiffeur. Pour ma mise en plis. Ça coûte bien trop cher. Je sors mon rouge à lèvre, j’en dépose une couche épaisse et coruscante sur mon muscle triangulaire, puis m’occupe de mes cils fatigués. Un coup de Rimmel, un peu d’ombre à paupière. Et du parfum, pour camoufler l’odeur de cigarette qui imprègne mon manteau et mon cou.</p>
<p style="text-align: justify;">Me voilà de retour derrière le zinc. Je n’ai pas voulu de Serge. Je l’ai trop eu en moi ces derniers temps. Trop eu au point de croire qu’il pourrait peut-être m’aimer. Les désillusions, ce n’est plus pour moi. Alors cette nuit, j’essaierai le serveur. Il vient d’enfiler son blouson et d’éteindre le dernier néon. Avec son argent, je m’achèterai enfin des bigoudis.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par <a href="mailto:cmonegier@hotmail.fr">Charlotte Monégier</a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Avis et critiques sont bienvenus.</strong></p>
<p style="text-align: right;">
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: x-small;"><strong> </strong></p>
<p></span></div>
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		<title>Concours été 2009 – Le résultat final !</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Jun 2009 11:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Malgré les quelques conflits d&#8217;intérêts (à prendre avec humour) qui ont remué le Hangar, le concours se termine tant bien que mal et il est désormais temps de révéler qui des cinq sélectionnés pour la finale a été récompensé par les lecteurs.<br />
Bien que la date du concours ait été avancée au 28 juin, et que par conséquent les votes ne se sont déroulés que sur une semaine, le vote a totalisé 132 voix. Toute l&#8217;équipe tient à remercier l&#8217;ensemble des lecteurs du Hangar et des votants, ainsi que tous les participants dont vous pouvez retrouver la liste <a href="http://www.le-hangar.com/?p=203" target="_blank">ici</a>.</p>
<p>Voici donc, la grande gagnante :</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: x-large;"><strong>Azalaïs,</strong></span> (42 voix)<br />
pour son texte <em>&laquo;&nbsp;Hommage à Niki de Saint-Phalle&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;">Les Nanas de Niki<br />
pansues, fessues et dévêtues,<br />
dodues, joufflues, inattendues,<br />
les Nanas de Niki<br />
poupées ventrues et ingénues,<br />
danseuses clowns ou acrobates<br />
elles bullent, elles coulent,<br />
elles roue coulent<br />
dans les fontaines, souveraines,<br />
dans les bassins, en maillot de bain.</p>
<p style="text-align: center;">Les Nanas de Niki<br />
elles cascadent, cascabellent,<br />
rouletaboulent, rendent maboules<br />
les hippopo qui popotament<br />
devant les dames de Niki<br />
au bikini si bien garni.</p>
<p style="text-align: center;">Elles voltigent, elles callipygent,<br />
elles dégorjettent, elles fleurifessent,<br />
elles s’enrobent, elles s’enrouent,<br />
pour les courroies et les pistons<br />
du cathartique Tinguely.</p>
<p style="text-align: center;">Tinguy, Tingué !<br />
Oh ! mon Tinguy, mon Tinguely,<br />
mon roue doudou, mon mécano,<br />
ma dynamique mécanique,<br />
roule moi une pelle<br />
sur le charnu, dans le goulu<br />
de mes lèvres lippues,<br />
roule moi une pelle,<br />
coule moi une bielle,<br />
siphon, siphonne,<br />
moi, je rayonne,<br />
piston, pistonne,<br />
je fanfaronne !</p>
<p style="text-align: center;">Tourne tourne, Tinguy !<br />
Moi, je suis ta plastique Vénus,<br />
ta Sissi reine baleine,<br />
ton paradizozio,<br />
ton éléphantastique,<br />
ton rhino pas féroce,<br />
ta coquine Arlequine,<br />
ta rondine prâline,<br />
ton bubble gum dans l’aquarium,<br />
ton amuse zizique…</p>
<p style="text-align: center;">Tourne tourne, Tinguy,<br />
le monde est rond,<br />
le monde est roue,<br />
il est cyclique, cataclysmique,<br />
astrocomique, sismogymnique,<br />
sadophysique,<br />
iconoclastique…</p>
<p style="text-align: center;">Mais moi, j’m’en fous ,<br />
je m’en bassine,<br />
je chapeau flotte<br />
je barbote<br />
je serpentine, je barbotine,<br />
je jacousine, je dégouline,<br />
je gargouille, je crachouille,<br />
je grenouille, je patouille.</p>
<p style="text-align: center;">Je montgolfière mes flotteurs,<br />
je mamelonne mes rondeurs,<br />
je pétogonfle mes bombeurs.<br />
J’ondoie, j’ondine, je jardine,<br />
j’ai colorié toutes mes peurs,<br />
rouge est mon cœur !</p>
<p style="text-align: center;">Son blog <a href="http://marge-ou-greve.over-blog.com/" target="_blank">ici</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Viennent ensuite <a href="http://letters-from-jericho.cowblog.fr/">A.</a> avec 26 voix, <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=296" target="_blank">Leena</a> et <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=207" target="_blank">Véronique Dessaint</a>, avec chacune 24 voix, puis <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=213" target="_blank">Pierre</a> avec 17 voix.<br />
Merci infiniment à vous quatre pour vos textes !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Azalaïs</strong> recevra donc chez elle la <strong>récompense du concours : Les correspondances de Franz Kafka à Milena Jesenska</strong>.<br />
Merci encore à tous pour vos participations et vos votes ! L&#8217;équipe espère que les contestations des votes se feront muettes et que tous les candidats feront preuve de fair-play.</p>
<p style="text-align: left;">Bien à vous tous !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Queneau &#8211; Exercices de style</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2009 11:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà un livre qui a été écrit pour les amoureux de l&#8217;écriture plus que pour les amoureux de la lecture. En effet, le titre &#8211; Exercices de Style &#8211; n&#8217;est pas un jeu de mots même si Raymond Queneau aime parfois en abuser pour notre plus grand bonheur ; au contraire, il est à prendre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" style="border: 1px solid black; margin: 5px;" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/5/3/6/9782070373635.jpg" alt="" width="173" height="286" /></p>
<p style="text-align: justify;">Voilà un livre qui a été écrit pour les amoureux de l&#8217;écriture plus que pour les amoureux de la lecture. En effet, le titre &#8211; <span style="text-decoration: underline;">Exercices de Style</span> &#8211; n&#8217;est pas un jeu de mots même si Raymond Queneau aime parfois en abuser pour notre plus grand bonheur ; au contraire, il est à prendre au sens propre. Cet ouvrage, paru en 1947 est l&#8217;un des plus célèbres de l&#8217;auteur, il retrace de 99 façons différentes une seule et même histoire très simpliste et sans péripéties d&#8217;environ une page. Parmi elles, <em>Récit</em> (façon roman), <em>Comédie</em> (façon théâtre), <em>Anagramme</em> (en mélangeant les lettres de chaque mot), <em>Italianisme</em> (en écrivant chaque mot avec l&#8217;accent italien)&#8230; et 95 autres façons, plus faramineuses et rocambolesques les unes que les autres. Ce livre est un excellent exemple précurseur du mouvement <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oulipo" target="_blank">Oulipo</a> (<span style="text-decoration: underline;">Ou</span>vroir de <span style="text-decoration: underline;">Li</span>ttérature <span style="text-decoration: underline;">Po</span>tentielle, fondé en 1960) donc Queneau sera l&#8217;un des fondateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne peux que vous conseiller ce livre, qui m&#8217;a permis de découvrir des styles que je ne connaissais pas, et qui libère l&#8217;imagination et laisse place à la fusion d&#8217;idées que ce soit en matière d&#8217;écriture ou de tout autre type de création. Vous verrez par vous même.</p>
<p>Autres livres de Queneau sur le Hangar : <a href="http://www.le-hangar.com/?p=63" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Pierrot mon Ami</span></a><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous lu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Concours Eté 2009 – Sélection finale</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Jun 2009 18:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours été 2009]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous les attendiez tous avec impatience : voici les résultats des sélections du concours de l&#8217;Eté 2009 organisé par le Hangar. Mais nous tenons tout d&#8217;abord à remercier les 59 plumes qui ont participé à notre concours et dont vous retrouverez la liste exhaustive à la fin de cet article. Nous avons, pendant ces deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vous les attendiez tous avec impatience : voici les résultats des sélections du<strong> concours de l&#8217;Eté 2009</strong> organisé par <strong>le Hangar</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais nous tenons tout d&#8217;abord à remercier les<span style="color: #ff0000;"><strong> 59</strong></span> plumes qui ont participé à notre concours et dont vous retrouverez la liste exhaustive à la fin de cet article. Nous avons, pendant ces deux semaines, examinés avec attention tous les textes reçus, nous avons débattu, réfléchi longuement, pour en arriver à cette sélection de cinq textes, que vous allez enfin pouvoir découvrir. Ils sont ici classés par date de réception. Cliquez dessus pour les découvrir.<br />
Mais nous tenons tout d&#8217;abord à  féliciter &laquo;&nbsp;green_little_angel&nbsp;&raquo; (pas de pseudonyme précis), pour sa participation au concours, reçue dans notre boîte le <strong>18 juin à 23h59 et 36 secondes</strong>. Bien joué, mais peut-être une prochaine fois pour la sélection  <img src='http://www.le-hangar.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />     !</p>
<p style="text-align: left;">
<p><strong>1) <span style="font-size: medium;">Veronique Dessaint </span>(www.paracelsicart.com)<br />
pour son texte <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=207" target="_blank">&laquo;&nbsp;Corps&nbsp;&raquo;</a></strong></p>
<p><strong>2) <span style="font-size: medium;">Azalaïs</span> (www.marge-ou-greve.over-blog.com)<br />
pour son <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=209" target="_blank">&laquo;&nbsp;Hommage à Niki de saint-Phalle&nbsp;&raquo;</a> </strong></p>
<p><strong>3) <span style="font-size: medium;">A.</span> (www.letters-from-jericho.cowblog.fr</strong><strong>)<br />
pour ses <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=211" target="_blank">&laquo;&nbsp;Secrets.&nbsp;&raquo;</a></strong></p>
<p><strong>4) <span style="font-size: medium;">Pierre</span> (www.artywall.canalblog.com)<br />
pour ses <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=213" target="_blank">&laquo;&nbsp;Phases.&nbsp;&raquo;</a></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>5) <span style="font-size: medium;">Leena</span> (www.texte.over-blog.com)<br />
pour ses <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=296" target="_blank">&laquo;&nbsp;Fleurs de braise.&nbsp;&raquo;</a><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: justify;">Comme prévu, vous êtes maintenant tous conviés, sélectionnés ou pas, participants ou simples lecteurs, habitués ou nouveaux, à voter pour le texte qui vous aura le plus plu, le plus ému, en somme, pour celui que vous préférez.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: x-small;"> </span><span style="text-decoration: underline;">Règlement du sondage :</span></p>
<ul>
<li>A la fin du sondage, la régularité des votes sera contrôlée afin de détecter toute triche éventuelle.</li>
<li>Les votes en trop (plusieurs par votant) seront effacés pour qu&#8217;il n&#8217;en reste qu&#8217;un par personne.</li>
<li>Si l&#8217;un des participants au concours est coupable de triche, il sera disqualifié.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez aussi voir le texte de Novembre, hors concours naturellement !</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Le Corps est une guitare </span></em></p>
<p><em>flamenco;<br />
catin comme une guitare<br />
elle se laisse prendre<br />
sur mille genoux<br />
flattée, que malgré son<br />
bois craquelé,<br />
l&#8217;on puisse encore<br />
aimer ses cris.</em></p>
<p><em>l&#8217;homme, au toucher habile<br />
déplace ses doigts<br />
entre les frettes, au creux du dos,<br />
et consomme péniblement<br />
son chat dans la gorge.</em></p>
<p><em>déçue de n&#8217;avoir pu chanter à deux<br />
elle somnole,<br />
désaccordée,<br />
rosace béante, attendant<br />
qu&#8217;à nouveau on la couvre<br />
de sueur.</em></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Merci à tous de votre participation, et rendez-vous le<strong><span style="color: #ff0000;"> Dimanche 28 juin </span></strong>pour le résultat définitif du concours.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">Liste des participants au concours (merci à eux) :</span> <em><a href="http://mademoisellegaufrette.blogspot.com/ " target="_blank">Nesrine Boudhmine</a>, <a href="http://ju-lia.cowblog.fr" target="_blank">Ju-lia</a>, Littlestarintheskin, <a href="http://www.emora8.canalblog.com" target="_blank">Emora</a>, <a href="Http://www.paracelsicart.com " target="_blank">Veronique Dessaint</a>, Didier Jullien, <a href="http://www.kerfon-le-celte.net" target="_blank">Kerfon le Celte</a>, Bernard, Alis, <a href="http://mes-ecrits-vains.over-blog.net/ " target="_blank">Jean-Pierre</a>, <a href=" http://le.bigorneau.over-blog.fr/" target="_blank">Bigornette</a>, <a href="http://ouestchristinefarel.centerblog.net " target="_blank">Óðínn-Hermóðr de Warenghien</a>,<a href="http://capharnahomme.over-blog.com/ " target="_blank">Sebfou31</a>, <a href="http://marge-ou-greve.over-blog.com" target="_blank">Azalaïs</a>, Maurice Druguet, <a href="http://www.murmures.biz " target="_blank">Penny</a>, <a href="http://chant-happy.over-blog.com/ " target="_blank">Chantal Champ</a>, Didier Buffet, <a href="http://chimeres.centerblog.net/ " target="_blank">Chimères</a>, <a href="http://gressouillais.over-blog.com " target="_blank">Beignetcaramel</a>, <a href="http://www.sanka.cowblog.fr" target="_blank">Jude</a>, <a href="http://cahierscotentin.centerblog.net " target="_blank">Cédric Lebonnois</a>, <a href="http://plumeacide.over-blog.com/ " target="_blank">Plumeacide</a>, <a href="http://etoilesdemesnuits.over-blog.com " target="_blank">Paloma</a>, Dubruel, <a href="http://monslam.centerblog.net/ " target="_blank">Pépé</a>, <a href="http://manhattan-blues.cowblog.fr" target="_blank">Manhattan-blues</a>, <a href="http://artywall.canalblog.com " target="_blank">Pierre</a>, <a href="http://squishee.cowblog.fr/" target="_blank">Squishee</a>, Christian Wacrenier, Kasimir, <a href="http://Toystory.cowblog.fr" target="_blank">Natasha Salazar</a>, <a href="http://lilaluz.net" target="_blank">Lila</a>, <a href="http://iougenaie.cowblog.fr/" target="_blank">Iougenaie</a>, Arlie Caelan Poe, Naftaline, <a href="http://insupportable.cowblog.fr " target="_blank">Insupportable</a>, <a href="http://ile-des-poetes.over-blog.com " target="_blank">Samia Nasr</a>, Mikaël, Pernot Mathilde,</em><em> <a href="http://lunatiquebleue.over-blog.com/" target="_blank">Sido</a>, <a href="http://sn0w-white.cowblog.fr/" target="_blank">M. Choiset</a>, <a href="http://caliope.over-blog.com/" target="_blank">Caliope</a>, <a href="http://grey-mushroom.cowblog.fr/" target="_blank">Mendy Maï</a>,</em><em> <a href="http://gentle13.boosterblog.com/" target="_blank">gentle 13</a>, Monia Bousselmi, Fleur de Plume, Nath Deygas, Leena, Gauthier, Anjimu, Birdyumi</em></span><em><span style="font-size: x-small;">, Christian Warenghien, Solange Aussiette, <a href="http://bagatelles.cowblog.Fr" target="_blank">Célia Roser</a>, Vespertine, </span></em><em><span style="font-size: x-small;">Joe, Liedlich.</span><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Camus &#8211; La Chute</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 11:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Chute, publiée en 1956, est le dernier roman achevé d&#8217;Albert Camus. Ce livre un peu particulier est la confession d&#8217;un homme s&#8217;appelant Jean-Baptiste Clamence et se qualifiant de juge-pénitent, à un inconnu dans un bar d&#8217;Amsterdam. Il est arrivé dans cette ville suite à plusieurs événement qui ont chamboulé sa vie: sa chute débute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" style="border: 1px solid black; margin: 5px;" src="http://www.decitre.fr/gi/09/9782070360109FS.gif" alt="" width="229" height="380" /><span style="text-decoration: underline;">La Chute</span>, publiée en 1956, est le dernier roman achevé d&#8217;Albert Camus. Ce livre un peu particulier est la confession d&#8217;un homme s&#8217;appelant Jean-Baptiste Clamence et se qualifiant de<em> </em>juge-pénitent, à un inconnu dans un bar d&#8217;Amsterdam. Il est arrivé dans cette ville suite à plusieurs événement qui ont chamboulé sa vie: sa <em>chute</em> débute lorsque, en voyant une femme sur le point de se noyer, il décide de ne lui apporter aucune aide. Dès lors, il commence à se poser des question sur sa vie, et l&#8217;inanité de toutes ses actions passées, au point que ça lui en devient insupportable. Il se remémore alors tous ses vices et c&#8217;est alors confronté à ses souvenirs qu&#8217;il décide de fuir Paris pour s&#8217;installer à Amsterdam.</p>
<p style="text-align: justify;">A travers <span style="text-decoration: underline;">La Chute</span>, c&#8217;est une vraie prise de conscience que nous enseigne l&#8217;auteur de tant de romans exemplaires. Le monologue du personnage principal, jamais interrompu par une focalisation externe du narrateur, ou même une description quelconque, ne rend la lecture que plus entrainante. Jean-Baptiste est aussi tout les hommes, et ses péchés sont les péchés de toute l&#8217;humanité, et ce livre est une petite merveille.</p>
<p>Autres livres de Camus sur le Hangar : <a href="http://www.le-hangar.com/?p=55" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Le Premier Homme</span></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous lu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Hesse &#8211; Le Loup des Steppes</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/le-loup-des-steppes-hermann-hesse/</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Jun 2009 14:52:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le loup des steppes à été pour la première fois publié en 1927. Interdit sous le régime nazi, ce roman est un véritable chef-d&#8217;œuvre du XXème siècle. Le personnage principal, Harry Haller, est un homme d&#8217;une cinquantaine d&#8217;années à double facettes. En effet, il se considère comme possesseur de deux âmes complètement contradictoires, celle de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" style="border: 1px solid black; margin: 5px;" src="http://www.decitre.fr/gi/32/9782253002932FS.gif" alt="" width="202" height="334" /><span style="text-decoration: underline;">Le loup des steppes</span> à été pour la première fois publié en 1927. Interdit sous le régime nazi, ce roman est un véritable chef-d&#8217;œuvre du XXème siècle. Le personnage principal, Harry Haller, est un homme d&#8217;une cinquantaine d&#8217;années à double facettes. En effet, il se considère comme possesseur de deux âmes complètement contradictoires, celle de l&#8217;homme et celle du loup des steppes, qui se haïssent et s&#8217;entretuent sans cesse dans son corps. C&#8217;est cette personnalité qui l&#8217;a rendu infréquentable et incapable de vivre en société; alors il vit seul. C&#8217;est le jour où il rencontre un vieil ami qui l&#8217;invite à diner le soir même que Harry songe sérieusement au suicide. Mais voulant retarder le moment où il rentre chez lui, il décide d&#8217;aller se réfugier dans un bar où il fait la connaissance d&#8217;une jeune femme, qui va le sauver de son désespoir&#8230; pour un temps.</p>
<p style="text-align: justify;">A travers ce roman psychologique, très riche en réflexions sur la vision de la vie, nous découvrons aussi la personnalité de l&#8217;auteur. En effet, les noms semblables de Hermann Hesse et de Harry Haller, ainsi que l&#8217;age (Hesse avait environ 50 ans lorsqu&#8217;il écrivit ce livre) et des traits de caractère du personnage principal tels que les idées suicidaires, ou un état d&#8217;esprit dépressif sont autant de points communs entre l&#8217;auteur et son personnage. Hermann Hesse expose ici, dans son plus célèbre roman sa philosophie : son personnage maitrise la vie qu&#8217;il mène sans pour autant la vivre en tant que tel. C&#8217;est un roman riche d&#8217;enseignements qui nous montre à quel point la quête d&#8217;une harmonie entre l&#8217;esprit et le corps est importante pour l&#8217;intégralité d&#8217;un homme.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous lu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Concours Eté 2009</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Jun 2009 17:05:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous ne vous en avions pas parlé, nous voulions, à vrai dire, créer l&#8217;événement en faisant la surprise ! Le Hangar organise un concours, auquel tous les internautes peuvent participer ! Pour cela, lisez attentivement les modalités d&#8217;inscription ci-dessous. Naturellement les participations sont totalement gratuites et un lot est à gagner ! Règlement : Chaque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">Nous ne vous en avions pas parlé, nous voulions, à vrai dire, créer l&#8217;événement en faisant la surprise ! <strong>Le Hangar </strong>organise un concours, auquel <strong>tous les internautes</strong> peuvent participer ! Pour cela, lisez attentivement les modalités d&#8217;inscription ci-dessous. Naturellement les participations sont totalement gratuites et <em><strong>un lot est à gagner </strong></em>!</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Règlement :</span></p>
<p>Chaque participant au concours <strong>doit écrire un texte, poème, pièce de théâtre ou nouvelle</strong> de <span style="color: #993300;"><strong>maximum 40 lignes</strong></span> répondant au thème suivant : <strong>«</strong><span style="font-size: 18px;"><strong>Le corps</strong></span><strong>»</strong>. Aucun sens du mot n&#8217;est exclu : nous pouvons parler du corps humain, du corps d&#8217;un texte, d&#8217;un corps d&#8217;armée&#8230; peu importe, vous avez les clés en main.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Précisions :</span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>Merci de spécifier dans votre mail que votre texte nous est envoyé dans le but de participer au concours !</strong></span></p>
<p><span style="color: #993300;">Tous les textes reçus pendant la durée du concours et ne répondant pas au thème imposé, ne seront pas pris en compte. Vous pourrez toutefois nous les envoyer une fois le concours terminé.</span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;">Le déroulement :</span></p>
<p>A compter d&#8217;aujourd&#8217;hui, vous avez jusqu&#8217;au <span style="color: #ff0000;"><strong>Jeudi 18 juin</strong></span> <span style="color: #ff0000;"><strong>23h</strong></span> pour nous envoyer vos œuvres (pour cela consultez <span style="color: #000000;">la rubrique &laquo;&nbsp;contactez-nous&nbsp;&raquo;</span>). Vos écrits seront sélectionnés par le jury du Hangar, et les cinq meilleurs textes apparaîtront sur le blog le <strong><span style="color: #ff0000;">Samedi 20 juin</span></strong>. Les lecteurs du Hangar pourront à partir de cette date, <strong>voter</strong>, pour le texte qui leur plaira le plus dans les commentaires de l&#8217;article comportant les textes. Les résultats du concours seront connus le <span style="color: #ff0000;"><strong>Dimanche 28 juin</strong></span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et comme chaque gagnant mérite une récompense, l&#8217;auteur du meilleur texte, sera non seulement publié sur le hangar dans un article dédié, mais recevra aussi chez lui (par colis) le lot suivant :</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="kafka lettres à milena" src="http://le-hangar.cowblog.fr/images/kafkalettresamilenacopie2.jpg" alt="kafka lettres à milena" width="200" height="305" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Lettres de Franz Kafka à Milena Jesenska<br />
aux éditions L&#8217;Imaginaire de Gallimard</em></p>
<p><strong>Bonne chance à tous ! Nous attendons avec impatience vos textes !</strong></p>
</div>
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