<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le Hangar - Espace artistique &#187; le hangar</title>
	<atom:link href="http://www.le-hangar.com/tag/le-hangar/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.le-hangar.com</link>
	<description>(espace artistique)</description>
	<lastBuildDate>Wed, 14 Dec 2011 17:20:50 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	
		<item>
		<title>Clément – Dix mille guitares</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/catherine-clement-dix-mille-guitares/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/catherine-clement-dix-mille-guitares/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 12:37:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gouttesdo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[auteur]]></category>
		<category><![CDATA[catherine]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Clément]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[clément]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[dix]]></category>
		<category><![CDATA[française]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[guitares]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire et romanesque]]></category>
		<category><![CDATA[le hangar]]></category>
		<category><![CDATA[Le seuil]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[mille]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=2110</guid>
		<description><![CDATA[Littérature et Histoire font-elles bon ménage ? Question récurrente, tant il n’apparaît pas évident que l’érudition nourrisse l’inspiration. Cependant, à écouter Catherine Clément présenter son roman en février dernier, je m’étais prise de sympathie pour son phrasé spontané et direct, cette forme d’élocution sans afféterie, manière élégante de ne pas vanter son savoir… Le contraire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 10px; float: left;" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/5/5/0/9782020208055.jpg" alt="" width="220" height="323" />Littérature et Histoire font-elles bon ménage ? Question récurrente, tant il n’apparaît pas évident que l’érudition nourrisse l’inspiration. Cependant, à écouter Catherine Clément présenter son roman en février dernier, je m’étais prise de sympathie pour son phrasé spontané et direct,   cette forme d’élocution  sans afféterie, manière élégante de ne pas vanter son savoir… Le contraire des femmes savantes…</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ainsi que <span style="text-decoration: underline;">Dix mille guitares</span> est venu se ranger dans ma PAL d’été. En file d’attente, bizarrement, le roman m’est apparu moins tentant. Enfin, par scrupule et méthode, je me suis résolue à ouvrir le livre de presque cinq cents pages. Et de fait, j’ai découvert sans effort un roman agréable et vagabond, qui présentait toutes les caractéristiques d’une balade fantaisiste dans un musée à cieux ouverts. En dessinant un nouveau tableau d’une Europe monarchique et familiale entre 1550 et 1689, Catherine Clément nous convie à revoir nos classiques et réviser nos certitudes figées par l’Histoire programmée dans nos écoles. Voilà un premier atout.</p>
<p style="text-align: justify;">Le second attrait du roman réside sans doute dans le point de vue adopté. Comme  Alain Mabankou à l’époque des <span style="text-decoration: underline;">Mémoires du  porc-épic</span>, Catherine Clément confie  le fil directeur de son  récit à un rhinocéros, originaire d’un royaume des Indes nouvellement conquises, offert au souverain du  Portugal en cette fin de XVIe siècle. À partir de cet artifice, le discours se délie et ouvre l’accès à  un ton  fantaisiste et ironique. Le point de vue d’un animal doté d’un organe sexuel impressionnant libère une insolence sans vulgarité, un zeste de trivialité qui donne encore du piquant aux pages de Rabelais, sans recourir à l’érotisme cru et avide dont nous sommes un tantinet saturé.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci posé, me direz-vous, quel est le sujet du roman ? En dehors des tribulations existentielles du Bada, le rhinocéros  promis à l’ornementation des cours européennes,  l’auteure nous intéresse tout d’abord au sort du jeune et fougueux roi du Portugal Sébastien, neveu de Philippe II d’Espagne, petit-fils de Charles-Quint.  Sébastien est présenté comme un souverain décalé, rêvant  de croisade à une époque où ces guerres sont  devenues tellement obsolètes qu’il ne trouve plus de soutien chez ses parents très catholiques. Il y perdra son règne terrestre, mais le mystère de sa disparition permet à Catherine Clément d’imaginer pour lui un destin épuré et magnifié par d’autres accomplissement que le pouvoir.   Le royaume Lusitanien récupéré par Philippe II, le Bada abandonné est transféré à Madrid, où il fait montre d’un si vilain caractère que…</p>
<p style="text-align: justify;">Rien n’arrête cependant le discours d’un Bada réincarnation bavarde d’un Brahmane Bengalais. De sorte qu’à la suite des mémoires du Bada, nous pénétrons la cour de Rodolphe de Habsbourg,  cousin de Sébastien, éphémère  empereur Du Saint Empire Germanique, puis roi de Bohême, obsédé par les  découvertes scientifiques plus que par l’exercice du pouvoir. De Vienne à Prague puis jusqu’à Stockholm, l’auteure nous entraîne dans l’Europe du XVII e siècle et  les remous de l’élaboration des monarchies éclairées. Le portrait de Christine reine de Suède et ses rapports avec Descartes éclairent une période historique tourmentée. Sur fond de guerre de trente ans, Catherine Clément s’attache à démontrer combien les souverains sont déchirés entre leurs devoirs et statuts de despotes et leurs aspirations intellectuelles et spirituelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les anecdotes égaient le propos, il me semble que ce genre de roman n’appartient pas à la tradition romanesque telle que nous l’entendons habituellement. Point d’intrigue tendue ici, de suspens haletant qui pousse  le lecteur à rogner ses nuits …  Ce roman attaché à un contexte historique bien particulier semble davantage destiné à dresser un tableau des idées qui ont forgé une époque, et plus que cela, l’évolution incessante des sociétés, même si le propos se concentre sur quelques  centres d’intérêt particulier : l’opposition entre les royaumes hyper catholiques d’Espagne et du Portugal face à l’ennemi viscéral qui se développe sur la rive opposée de la Méditerranée. Entre ses certitudes de Preux Chevalier  et l’hospitalité charismatique du cheikh Abdallah, Sébastien tranche par défaut. Confronté à l’angoisse des troubles mentaux de son fils unique, Rodolphe roi despote  éclairé s’en remet aux soins du Maharal, Grand Rabbin de Prague, pourtant représentant une tradition honnie. Christine de Suède abdique par fidélité envers les idéaux qu’elle revendique.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de cette balade atypique, le lecteur peut s’interroger sur  la part du véridique, de l’avéré et celle de la fiction ? Catherine Clément s’en est expliquée clairement je crois. <span style="text-decoration: underline;">Dix mille guitares</span> reste un ouvrage amusant et amusé qui ne  prétend ni à la fresque historique ni  à l’émotion romanesque. Mais il véhicule une petite musique humaniste pour nous rappeler que tous les Grands de ce monde ne sont après tout que des humains  comme les autres, habillés de faiblesses et de remords,  en quête de raison de vivre.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une carrière riche, dont la création d’une bonne dizaine de livres,Catherine Clément, érudite très ouverte aux philosophies orientales, est actuellement responsable de l&#8217;Université populaire du musée du Quai Branly.</p>
<div style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous lu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/catherine-clement-dix-mille-guitares/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Terrorisme Poétique</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/chroniques/art-pictural/le-terrorisme-poetique/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/chroniques/art-pictural/le-terrorisme-poetique/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2009 18:25:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chadagova</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art Pictural]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[attentat poétique]]></category>
		<category><![CDATA[aurélien]]></category>
		<category><![CDATA[chadagova]]></category>
		<category><![CDATA[hakim bey]]></category>
		<category><![CDATA[le hangar]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>
		<category><![CDATA[rabary]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme poétique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=597</guid>
		<description><![CDATA[Chers lecteurs, vous avez surement été victimes d&#8217;attentats, plusieurs fois. Des attentats pas comme les autres, certes, des attentats poétiques. Vous avez probablement, habitant ou visitant simplement une métropole, croisé des vers de Baudelaire tagués sur un mur, ou un portrait de Rimbaud fait au pochoir. Tel est le terrorisme poétique, s&#8217;imposer dans la vie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Chers lecteurs, vous avez surement été victimes d&#8217;attentats, plusieurs fois. Des attentats pas comme les autres, certes, des attentats poétiques. Vous avez probablement, habitant ou visitant simplement une métropole, croisé des vers de Baudelaire tagués sur un mur, ou un portrait de Rimbaud fait au pochoir. Tel est le terrorisme poétique, s&#8217;imposer dans la vie des citoyens, leur imposer la poésie, la littérature, les sensibiliser aux mots, en direct. Je me permets de poster ici un texte de Hakim Bey, personnage assez mystérieux en outre, mais grand théoricien du terrorisme poétique </em></p>
<p style="text-align: center;"><em><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; vertical-align: middle;" src="http://www.20th.ch/poetic_terrorism_small.jpg" alt="" width="394" height="395" /><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hakim Bey :</strong></p>
<div style="text-align: justify;">
<p>C’est une danse étrange et nocturne dans les guichets automatiques des banques. Des feux d’artifice tirés illégalement. L’art-paysager, des travaux de terrassement, ou des objets bizarres dans les Parcs Publics. Rentrez par effractions dans des maisons, mais au lieu de les cambrioler, laissez y des objets de terrorisme poétique. Kidnappez quelqu’un et rendez-le heureux. Prenez une personne au hasard et persuadez la qu’elle vient d’hériter d’une fortune colossale, inutile et surprenante &#8211; 1000 hectares en Antarctique, un éléphant de cirque trop vieux, un orphelinat à Bombay, ou une collection de vieux manuscrits alchimiques. Cette personne réalisera plus tard que durant un moment, elle a cru en quelque chose d’extraordinaire, et elle sera peut-être amenée à rechercher un autre mode de vie, plus intense.</p>
<p>Erigez des plaques commémoratives en cuivre dans les endroits (publics ou privés) où vous avez connu une révélation ou une expérience sexuelle particulièrement satisfaisante&#8230;</p>
<p><em>Go naked for a sign.</em></p>
<p>Organisez une grève dans votre école ou sur votre lieu de travail sous prétexte que vos besoins en indolence et en beauté spirituelle n’y sont pas satisfaits.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" src="http://www.20th.ch/perdu_mes_illusions.jpg" alt="" width="344" height="478" /></p>
<p>Les graffitis apportent une certaine grâce aux métros si laids et aux monuments publics si rigides &#8211; le Terrorisme Poétique peut également servir dans les endroits publiques : des poèmes gribouillés dans les toilettes des palais de justice, de petits fétiches abandonnés dans les parcs et les restaurants, des photocopies artistiques placées sous les essuie-glaces des pare-brise des voitures en stationnement, des Slogans écrits en Caractères Enormes collés sur les murs des cours de récréations ou des aires de jeux, des lettres anonymes postées au hasard ou à des destinataires sélectionnés (fraude postale), des émissions radio pirates, du ciment humide&#8230;.</p>
<p>La réaction du public ou le choc esthétique produit par le Terrorisme Poétique devra être au moins aussi intense que le sentiment de terreur &#8211; de dégoût puissant, de stimulation sexuelle, de crainte superstitieuse, d’une découverte intuitive subite, d’une peur dadaesque &#8211; il n’est pas important que le Terrorisme Poétique soit destiné à une ou plusieurs personnes, qu’il soit « signé » ou anonyme, car s’il ne change pas la vie de quelqu’un (hormis celle de l’artiste), il échoue.</p>
<p>Le Terrorisme Poétique n’est qu’un acte dans un Théâtre de la Cruauté qui n’a ni scène, ni rangées, ni sièges, ni tickets, ni murs. Pour fonctionner, le Terrorisme Poétique doit absolument se séparer de toutes les structures conventionnelles de consommation d’art (galeries, publications, médias). Même les tactiques de guérillas Situationnistes comme le théâtre de rue sont peut-être actuellement trop connues et trop attendues.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" src="http://www.20th.ch/des_actes_desesperes_small.jpg" alt="" width="420" height="232" /></p>
<p>Une séduction raffinée, menée non seulement dans l’optique d’une satisfaction mutuelle, mais également comme un acte conscient dans une existence délibérément belle &#8211; pourrait être l’acte ultime de Terrorisme Poétique.</p>
<p>Le Poète Terroriste se comporte comme un farceur de l’ombre dont le but n’est pas l’argent mais le <em>changement</em>.</p>
<p>Ne pratiquez pas le Terrorisme Poétique pour d’autres artistes, faites le pour des gens qui ne réaliseront pas (du moins durant quelques temps) que ce que vous avez fait est de l’art. Evitez les catégories artistiques identifiables, évitez la politique, ne traînez pas pour éviter de raisonner, ne soyez pas sentimentaux ; soyez sans pitié, prenez des risques, pratiquez le vandalisme uniquement sur ce qui doit être défiguré, faites quelque chose dont les enfants se souviendront toute leur vie &#8211; mais ne soyez pas spontanés à moins que la Muse du Terrorisme Poétique ne vous possède.</p>
<p style="text-align: justify;">Déguisez-vous. Laissez un faux nom. Soyez mythique. Le meilleur Terrorisme Poétique va contre la loi, mais ne vous faites pas prendre. L’art est un crime ; le crime est un art.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" src="http://www.20th.ch/des_mots_des_mots_des_mots.jpg" alt="" width="437" height="246" /></p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/chroniques/art-pictural/le-terrorisme-poetique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Céline &#8211; Voyage au bout de la nuit</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/voyage-au-bout-de-la-nuit-celine/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/voyage-au-bout-de-la-nuit-celine/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2009 11:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[anarchisme]]></category>
		<category><![CDATA[anticapitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[anticolonialisme]]></category>
		<category><![CDATA[antipatriotisme]]></category>
		<category><![CDATA[bardamu]]></category>
		<category><![CDATA[céline]]></category>
		<category><![CDATA[céline hôpital psychiatrique]]></category>
		<category><![CDATA[destouches]]></category>
		<category><![CDATA[etats unis]]></category>
		<category><![CDATA[ferdinand]]></category>
		<category><![CDATA[grande guerre]]></category>
		<category><![CDATA[guerre 1914 1918]]></category>
		<category><![CDATA[internement]]></category>
		<category><![CDATA[lâche]]></category>
		<category><![CDATA[lâcheté]]></category>
		<category><![CDATA[lacheté pendant la guerre]]></category>
		<category><![CDATA[le hangar]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[louis-ferdinand]]></category>
		<category><![CDATA[nuit]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>
		<category><![CDATA[voyage au bout de la nuit]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=572</guid>
		<description><![CDATA[Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline, publie Voyage au bout de la nuit en 1932 et il obtient le Prix Renaudot la même année. Ce livre raconte l&#8217;histoire de Ferdinand Bardamu, fortement inspiré par l&#8217;auteur lui-même, un jeune homme étudiant en médecine, qui participe à &#171;&#160;l&#8217;abattoir international&#160;&#187; qu&#8217;est la guerre de 14-18. Céline lui-même ayant vécu cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="border: 1px solid black; margin: 5px; float: right;" src="http://cherea.files.wordpress.com/2009/10/voyage-au-bout-de-la-nuit.jpg" alt="" width="218" height="360" />Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline, publie <span style="text-decoration: underline;">Voyage au bout de la nuit</span> en 1932 et il obtient le Prix Renaudot la même année. Ce livre raconte l&#8217;histoire de Ferdinand Bardamu, fortement inspiré par l&#8217;auteur lui-même, un jeune homme étudiant en médecine, qui participe à &laquo;&nbsp;l&#8217;abattoir international&nbsp;&raquo; qu&#8217;est la guerre de 14-18. Céline lui-même ayant vécu cette guerre exprime à travers son livre tout son dégoût pour le conflit, pour le genre humain conquérant. Du point de vue de l&#8217;engagement, <span style="text-decoration: underline;">Voyage au bout de la nuit</span> est une merveille. Bardamu est un lâche, pour lui, la guerre n&#8217;a pas lieu d&#8217;être, elle est le fruit de l&#8217;absurdité de l&#8217;homme, du monde, et pour lui, et c&#8217;est d&#8217;ailleurs une idée que Céline affirme résolument : pour résister à cette folie, il faut être un lâche. Alors nous voilà face à un personnage débordant de lâcheté, affirmée, revendiquée &#8211; puisqu&#8217;il va même jusqu&#8217;à se faire interner &#8211; et qui pourtant nous devient extrêmement vite attachant. On se met dans la peau de Bardamu, qui extirpe toutes nos idées patriotiques stéréotypées sur le courage. Une œuvre antipatriotique<strong> </strong>donc, mais pas seulement, car le périple de Bardamu est long et sinueux, ainsi son passage en Afrique dénonce le colonialisme, son voyage aux Etats-Unis dresse une critique affolante de<strong> </strong>la société capitaliste et de son fordisme. En plus de ces idées fortement engagées s&#8217;ajoute la dimension politique du personnage de Bardamu, qui refuse fermement toute autorité. Un tantinet anar&#8217; le Bardamu.</p>
<p style="text-align: justify;">De par son contenu, <span style="text-decoration: underline;">Voyage au bout de la nuit</span><em> </em>est une œuvre extraordinaire, résolument engagée, et extrêmement bien ficelée, mais le style de Céline contribue à l&#8217;explosion monumentale que vous procurera la lecture d&#8217;un tel ouvrage. Un style qui fit scandale à l&#8217;époque, bourré d&#8217;argot et d&#8217;impolitesses, de sentiments dégoutants exposés crus comme des tripes sur une table de boucherie. Le récit est violent, plein de force, de cris, de langage parlé, et populaire. Mais il peut aussi extrêmement drôle et Céline se sert bien de son humour, de son ironie pour renforcer encore une fois la dimension critique de cet ouvrage écrit à la première personne.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est très difficile de s&#8217;attaquer à <span style="text-decoration: underline;">Voyage au bout de la nuit</span>, beaucoup de gens ne l&#8217;ont pas terminé, l&#8217;ont laissé inachevé, tout simplement par mésentente avec le style de Céline, plus rarement par dégoût du personnage, mais laissez vous plonger, franchissez le cap des cinquante premières pages qui brusqueront vos mœurs littéraires et l&#8217;auteur vous entraînera dans les profondeurs abyssales de la nuit.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous lu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/voyage-au-bout-de-la-nuit-celine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Art Brut</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/chroniques/art-pictural/chronique-lart-brut/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/chroniques/art-pictural/chronique-lart-brut/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2009 09:19:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art Pictural]]></category>
		<category><![CDATA[adolf wolfli]]></category>
		<category><![CDATA[art brut]]></category>
		<category><![CDATA[augustin lesage]]></category>
		<category><![CDATA[brut]]></category>
		<category><![CDATA[carlo zinelli]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[collection]]></category>
		<category><![CDATA[jakic]]></category>
		<category><![CDATA[lausanne]]></category>
		<category><![CDATA[le hangar]]></category>
		<category><![CDATA[madge gill]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=496</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;Art Brut est un terme inventé par le peintre français Jean Dubuffet, désignant les œuvres produites par des personnes &#171;&#160;indemnes de culture artistique&#160;&#187;. Dubuffet recherche ce genre d&#8217;artistes dans des hôpitaux psychiatriques ou des prisons, et regroupe leurs oeuvres dans La Collection de l&#8217;Art Brut qui est rassemblée dans un musée en Suisse, à Lausanne. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<div style="text-align: justify;"><em><span style="font-size: larger;">L&#8217;Art Brut est un terme inventé par le peintre français Jean Dubuffet, désignant les œuvres produites par des personnes &laquo;&nbsp;indemnes de culture artistique&nbsp;&raquo;. Dubuffet recherche ce genre d&#8217;artistes dans des hôpitaux psychiatriques ou des prisons, et regroupe leurs oeuvres dans La Collection de l&#8217;Art Brut qui est rassemblée dans un musée en Suisse, à Lausanne.</span></em><em><span style="font-size: smaller;"><br />
</span></em></div>
<div><em><br />
</em></div>
<div style="text-align: center;">
<p><img style="margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://hazel.cowblog.fr/images/1gillmadgevisagemisterieux2.jpg" alt="http://hazel.cowblog.fr/images/1gillmadgevisagemisterieux2.jpg" /><span style="font-size: smaller;"><em>Madge Gill &#8211; Visage Mystèrieux</em></span></p>
</div>
<div style="text-align: justify;">Enfant illégitime née à Londres en 1882, Madge Gill est placée à l&#8217;orphelinat à 9 ans. Après le Canada, où elle travaille dans une ferme, à 19 ans elle revient travailler à Londres où elle habite avec sa tante qui l&#8217;initie au spiritisme. En 1907, elle épouse son cousin avec qui elle aura trois fils et une fille mort-née, ce qui manque de l&#8217;emporter elle aussi : elle reste alitée plusieurs mois et perd l&#8217;usage de son oeil gauche. A la fin de sa convalescence, elle se plonge dans une oeuvre médiumnique remarquable. En 1958, à la mort de son premier fils, elle se met à boire et arrête totalement le dessin.<br />
Ce n&#8217;est qu&#8217;après son décès en 1961, que l&#8217;on découvre l&#8217;ampleur de son travail : des centaines de dessins (dont certains de plusieurs mètres de long) sont retrouvés dans sa maison. Madge Gill se disait guidée par un esprit du nom de &laquo;&nbsp;Myrninerest&nbsp;&raquo; (transcription probable de &laquo;&nbsp;My Inner Rest&nbsp;&raquo; [Self] : Mon Moi Profond). Elle travaillait la nuit, très faiblement éclairée, rapidement, de manière quasiment hallucinée, au crayon noir ou de couleur. Sa manière consiste en un enchevêtrement vertigineux d&#8217;ornementations instinctives et proliférantes parsemé de visages féminins (que l&#8217;on a pu interpréter comme des autoportraits ou des représentations de sa fille disparue).<em> </em>&nbsp;</p>
</div>
<div style="text-align: center;"><em><img style="margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://hazel.cowblog.fr/images/darger6.jpg" alt="http://hazel.cowblog.fr/images/darger6.jpg" /><span style="font-size: smaller;">Henry Darger &#8211; ?</span></em></div>
<div style="text-align: center;"><em><span style="font-size: smaller;"><br />
</span></em></div>
<div style="text-align: justify;">Henry J. Darger. (1892 &#8211; 1973) est un écrivain et peintre américain. Sa principale œuvre, composée tout au long de sa vie solitaire, est un récit épique illustré (15 143 pages) appelé &laquo;&nbsp;<em>The Story of the Vivian Girls, in What is known as the Realms of the Unreal, of the Glandeco-Angelinnian War Storm, Caused by the Child Slave Rebellion&nbsp;&raquo;</em>. Il y raconte la violente guerre glandéco-angelinienne. Plus de 300 compositions (aquarelle, dessins, collages) l&#8217;accompagnent et le complètent, donnant naissance à une œuvre graphique unique et originale<span style="font-weight: bold;">.</span><br />
Son œuvre raconte les aventures des royaumes Abbieannia et Glandelia qui se font la guerre. Ses personnages sont des jeunes filles souvent nues et pourvues d&#8217;organes génitaux masculins. Elles sont souvent éviscérées, étranglées ou pendues.Certains passages descriptifs de son livre sont très crus. Ses capacités de dessinateur étant limitées, Darger s&#8217;inspire et copie les comics américains qu&#8217;il découpe, et fait agrandir et démultiplier. Après ça, il les décalque pour former des compositions souvent très complexes qu&#8217;il colorie ensuite. Il manie les contrastes, sachant rehausser des palettes de tons fades, à certains endroits, par des couleurs éclatantes, des rouges sang ou des jaunes vifs.</div>
<div style="text-align: center;"><img style="margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://hazel.cowblog.fr/images/CarloZinellisanstitre19041968.jpg" alt="http://hazel.cowblog.fr/images/CarloZinellisanstitre19041968.jpg" /><span style="font-size: smaller;"><em>Carlo Zinelli &#8211; Sans titre</em></span></div>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: smaller;"><em><br />
</em></span></div>
<div style="text-align: justify;">Carlo Zinelli (1916 &#8211; 1974) était un artiste-peintre italien. Il élabora son œuvre, riche de quelques 2000 peintures, les 15 dernières années de sa vie, interné en hôpital psychiatrique pour schizophrénie.<br />
Ses peintures sont immédiatement reconnaissables, avec leurs silhouettes humaines ou animales percées de trous ou d’étoiles se détachant sur un fond uni. Elles font inévitablement penser aux dessins d’enfants par leur apparente naïveté, les perspectives et les détails. Les spécialistes en psychiatrie ne manquent pas d’y relever nombre d’éléments qu’ils estiment propres à la schizophrénie. Mais il est également intéressant de noter la parenté des peintures de Carlo avec les dessins préhistoriques. Elles peuvent même aller parfois jusqu’à l’abstraction et on peut aussi les voir comme une tentative audacieuse de retranscrire un langage « musical » sur le plan pictural.</div>
<div style="text-align: center;"><img style="margin-left: auto; margin-right: auto; " src="http://hazel.cowblog.fr/images/thumbnailNx600AugustinLesage19501182962800.jpg" alt="http://hazel.cowblog.fr/images/thumbnailNx600AugustinLesage19501182962800.jpg" /><span style="font-size: smaller;"><em>Augustin Lesage &#8211; ?</em></span></div>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: smaller;"><em><br />
</em></span></div>
<div style="text-align: justify;">Les tableaux d&#8217;Augustin Lesage lui furent dictés par une voix spirituelle qui lui dit &laquo;&nbsp;un jour tu seras peintre&nbsp;&raquo;. Un an après cette apparition, Augustin prend des cours de spiritisme, et la voix lui revient. Il l&#8217;écoute et commande une petite toile, mais en reçois une de trois mètres sur trois. Toujours guidé par sa voix, il ne se décourage pas par la taille et comment sa première œuvre monumentale qu&#8217;il peindra pendant deux ans.<br />
Ses tableaux son caractérisés par un symétrie parfaite tant au niveau des formes que des couleurs. À partir de 1913, Augustin interrompt son travail à la mine pour se consacrer à des activités de guérisseur. Des dizaines de malades affirment avoir été guéris par lui. Il est ensuite mobilisé pour la guerre entre 1914 et 1916, où il continue à dessiner des cartes postales. Dès son retour, il reprend la peinture qui ne la quittera désormais plus jusqu’à sa mort.</div>
<div style="text-align: center;">
<p><img style="margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://hazel.cowblog.fr/images/AdolfWolfliGeneralviewoftheislandNeveranger1911.jpg" alt="http://hazel.cowblog.fr/images/AdolfWolfliGeneralviewoftheislandNeveranger1911.jpg" /><span style="font-size: smaller;"><em>Adolf &#8211; Wölfli </em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">Adolf Wölfli (1864 &#8211; 1930) est un artiste suisse. Son père alcoolique devient malfaiteur et finit en prison, puis retourne dans son pays natal où il meurt en abandonnant sa famille. Adolf Wölfli prétend, dans sa biographie imaginaire, que ses parents eurent sept fils dont il était le cadet.<br />
En 1872, la famille installée à Bern meurt de faim. En octobre, après que tout ait été vendu, la famille arrive dans sa commune d&#8217;origine. L&#8217;assemblée communale, place Adolf et sa mère chez un paysan, ils seront séparés en janvier 1873, et sa mère mourra. Adolf vit de ferme en ferme.<br />
Après plusieurs tentatives de viol sur de très jeunes filles, il est emprisonné en 1890, puis, après une dernière récidive, il est déclaré irresponsable et interné en 1895 à l&#8217;asile d&#8217;aliénés de la Waldau, près de Bern où il demeure jusqu&#8217;à sa mort. En 1899, il commence à dessiner, écrire et composer de la musique. Pendant trente ans, Adolf Wölfli accumule 1 300 dessins, 44 cahiers où sont exposées ses nombreuses théories scientifiques et religieuses, au travers de longues anaphases où les mots sont déformés ou créés, l&#8217;orthographe transformée, les voyelles et les consonnes doublées ou triplées pour accentuer le rythme des phrases et sa biographie imaginaire de 25 000 pages, « La Légende de Saint Adolf », dans laquelle il affirme une connaissance nouvelle, quasi encyclopédique.</div>
<div style="text-align: right;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Courier New;">Collection de l&#8217;Art Brut<br />
Lausanne, Suisse.<br />
<a href="http://www.artbrut.ch/" target="_blank">www.artbrut.ch/</a></span></span></div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/chroniques/art-pictural/chronique-lart-brut/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Faites de la musique, par Mémé Nénette</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/vos-oeuvres/faites-de-la-musique-par-meme-nenette/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/vos-oeuvres/faites-de-la-musique-par-meme-nenette/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2009 20:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>non-inscrit</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vos créations]]></category>
		<category><![CDATA[Vos oeuvres Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[de]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[faites]]></category>
		<category><![CDATA[la]]></category>
		<category><![CDATA[le hangar]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[mémé]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[nénette]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>
		<category><![CDATA[publier]]></category>
		<category><![CDATA[textes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=491</guid>
		<description><![CDATA[Et voilà, le grand retour du Hangar est sonné avec ce texte de Mémé Nénette qui a convaincu le jury ! Nous vous rappelons que vous pouvez nous envoyer vos textes, comme Mémé Nénette, afin de les voir publier sur le Hangar; pour avoir plus d&#8217;informations rendez vous sur Comment publier dans le Hangar ?. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #999999;"><em>Et voilà, le grand retour du Hangar est sonné avec ce texte de Mémé Nénette qui a convaincu le jury ! Nous vous rappelons que vous pouvez nous envoyer vos textes, comme Mémé Nénette, afin de les voir publier sur le Hangar; pour avoir plus d&#8217;informations rendez vous sur <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=105">Comment publier dans le Hangar ?</a>. N&#8217;oubliez pas que vous pouvez aussi nous envoyer vos critiques de livres ainsi que vos chroniques s&#8217;étendant sur tous types d&#8217;arts. Si vous souhaitez nous contacter afin de nous envoyer un texte ou pour nous poser une question, rendez-vous sur le <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=140">formulaire de contact</a>.</em></span></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Faites de la musique</strong></span></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">L&#8217;avantage des anniversaires, c&#8217;est que l&#8217;on peut picoler sans compter les verres. On a le droit. C&#8217;est le seul jour de l&#8217;année où je peux l&#8217;avouer. J&#8217;ai terminé la bouteille de Suze, mais je ne me sentais pas assez saoule, alors, j&#8217;ai entamé la bouteille de Calvados. Elle va en faire une tête, Marinette, mon aide-ménagère, quand elle verra ça! Je vais avoir droit à la grande morale. &laquo;&nbsp;A votre âge, c&#8217;est pas raisonnable, et puis avec vos problèmes de hanches&#8230;&nbsp;&raquo; A chaque fois, j&#8217;ai envie de lui répondre que je ne bois pas avec mes hanches, mais j&#8217;aurais droit à d&#8217;interminables remontrances. Elle est tellement tarte, qu&#8217;elle ne soupçonnerait même pas que je me fous de sa gueule. Elle m&#8217;expliquerai par A+B, le lien lointain de cause à effet de ma bouteille de Suze, aux hanches qui s&#8217;usent.</p>
<p style="text-align: justify;">En tout cas, c&#8217;est vrai que j&#8217;étais bien éméchée! Je ne me souviens même pas m&#8217;être couchée. Et comme à chaque anniversaire, toute seule, j&#8217;ai parlé, je me suis raconté mon passé. J&#8217;ai mis un vieux disque de Joe Dassin, mais ça m&#8217;a fait pleurer, alors je l&#8217;ai rangé. La chanson: Les petits Pains au Chocolat, me fait pleurer. Cette chanson passait à la radio quand j&#8217;ai appris la mort d&#8217;Henri. Henri, c&#8217;est celui avec qui j&#8217;aurais dû passer ma vie&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Après la guerre, j&#8217;ai épousé Marcel. J&#8217;avais vingt-trois ans, il fallait se dépêcher. Henri était dans la Résistance, il ne revenait pas, tout le monde disait qu&#8217;il était mort. Il est revenu, j&#8217;étais engagée. Il a épousé Coralie, la voisine d&#8217;en face. Lui et moi, on se voyait par la fenêtre, on se souriait. Depuis tout jeunes, on s&#8217;aimait&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin! C&#8217;est loin tout ça! J&#8217;ai donc arrêté d&#8217;écouter Les petits Pains au Chocolat et j&#8217;ai mis un disque de Barbara: Il pleut sur Nantes. J&#8217;ai le sens de la mise en scène, tout de même. On ne pleure pas sur Les petits Pains au Chocolat, mais sur du Barbara, on a le droit.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: right;"><strong>Par <a href="http://memenenette.centerblog.net/ " target="_blank">Mémé Nénette</a></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><strong>Avis et critiques sont bienvenus.</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/vos-oeuvres/faites-de-la-musique-par-meme-nenette/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Camus &#8211; La Chute</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/la-chute-albert-camus/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/la-chute-albert-camus/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2009 11:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[albert camus]]></category>
		<category><![CDATA[blog]]></category>
		<category><![CDATA[camus]]></category>
		<category><![CDATA[hangar]]></category>
		<category><![CDATA[introspective]]></category>
		<category><![CDATA[la chute]]></category>
		<category><![CDATA[le]]></category>
		<category><![CDATA[le hangar]]></category>
		<category><![CDATA[lire]]></category>
		<category><![CDATA[littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=350</guid>
		<description><![CDATA[La Chute, publiée en 1956, est le dernier roman achevé d&#8217;Albert Camus. Ce livre un peu particulier est la confession d&#8217;un homme s&#8217;appelant Jean-Baptiste Clamence et se qualifiant de juge-pénitent, à un inconnu dans un bar d&#8217;Amsterdam. Il est arrivé dans cette ville suite à plusieurs événement qui ont chamboulé sa vie: sa chute débute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" style="border: 1px solid black; margin: 5px;" src="http://www.decitre.fr/gi/09/9782070360109FS.gif" alt="" width="229" height="380" /><span style="text-decoration: underline;">La Chute</span>, publiée en 1956, est le dernier roman achevé d&#8217;Albert Camus. Ce livre un peu particulier est la confession d&#8217;un homme s&#8217;appelant Jean-Baptiste Clamence et se qualifiant de<em> </em>juge-pénitent, à un inconnu dans un bar d&#8217;Amsterdam. Il est arrivé dans cette ville suite à plusieurs événement qui ont chamboulé sa vie: sa <em>chute</em> débute lorsque, en voyant une femme sur le point de se noyer, il décide de ne lui apporter aucune aide. Dès lors, il commence à se poser des question sur sa vie, et l&#8217;inanité de toutes ses actions passées, au point que ça lui en devient insupportable. Il se remémore alors tous ses vices et c&#8217;est alors confronté à ses souvenirs qu&#8217;il décide de fuir Paris pour s&#8217;installer à Amsterdam.</p>
<p style="text-align: justify;">A travers <span style="text-decoration: underline;">La Chute</span>, c&#8217;est une vraie prise de conscience que nous enseigne l&#8217;auteur de tant de romans exemplaires. Le monologue du personnage principal, jamais interrompu par une focalisation externe du narrateur, ou même une description quelconque, ne rend la lecture que plus entrainante. Jean-Baptiste est aussi tout les hommes, et ses péchés sont les péchés de toute l&#8217;humanité, et ce livre est une petite merveille.</p>
<p>Autres livres de Camus sur le Hangar : <a href="http://www.le-hangar.com/?p=55" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">Le Premier Homme</span></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous lu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/la-chute-albert-camus/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
<!-- WP Super Cache is installed but broken. The path to wp-cache-phase1.php in wp-content/advanced-cache.php must be fixed! -->
