Diderot – La Religieuse

Dans La Religieuse, parue en 1796, Diderot dépeint la vie monastique de son époque à travers le personnage de Suzanne, une jeune femme que ses parents forcent à se faire religieuse par manque d’argent (et d’amour). Elle cherche tout au long du roman à échapper à cette vie pour laquelle elle est convaincue de n’avoir aucune vocation, aucun attrait. Elle est croyante mais estime que le choix de s’enfermer pour toujours dans un couvent devrait lui appartenir et c’est cette conception de l’état de religieuse qui va lui faire endurer bien des souffrances, des humiliations incessantes et de cruelles mortifications.
C’est une critique extrêmement violente des institutions religieuses coercitives que présente en fait Diderot, les dérives presque inhumaines qui peuvent surgir quand on laisse enfermées ensemble des dizaines de jeunes filles rongées par l’oisiveté, le sentiment d’inutilité sociale et la promiscuité. En cherchant à échapper à cette vie Suzanne ne fait que renforcer la haine des autres pensionnaires et quand elle parvient à changer de couvent c’est pour retrouver, à peu de choses près, la même ambiance d’intrigues, de cruauté et de perversité.
A travers une mise en abime qui englobe tout le roman et le présente comme une lettre de Suzanne au marquis de Croismare, Diderot s’ingénie à faire paraître les persécutions plus cruelles qu’elles ne l’étaient peut-être et cela pour servir le premier but de cette lettre. C’était à l’origine une simple plaisanterie pour faire revenir un de ses amis de Normandie, celui-ci était particulièrement sensible au sort d’une jeune fille cloîtrée contre son gré dans un couvent et cette immense lettre devait le convaincre de revenir à Paris.
L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?
Exprimez-vous !



Aurélien, c’est l’histoire d’un jeune homme parisien, rentier, brisé par la première guerre, qui ne lui laisse qu’une absence d’identité, une absence de rêves, une absence de vie. Passant ses journées routinières à errer dans le Paris de l’entre deux guerres, Aurélien est mêlé au monde intellectuel flamboyant des années 20, et Aragon nous recompose alors ces années folles, entre Picasso, les dadaïstes, Cocteau et compagnie. Malgré cette activité immobile, Aurélien est poussé malgré lui, à l’amour, qu’il va éprouver pour Bérénice. Mais cet amour est impossible, jeune provinciale, il est plus amoureux de ses apparences, de ses « deux visages » dont il ne connait que la forme et pas le fond. Bérénice, quant à elle, voit dans cet amour impossible, l’apogée de son goût de l’absolu. Mais chemin faisant, elle doit retourner dans sa province, et lui, reste à Paris, amorphe, et plonge dans sa vie de rentier, pauvre en mouvement et riche en habitudes désuettes. Bérénice et Aurélien finiront par se retrouver, dix huit ans plus tard, et ne verront en leur ancien amour le fruit de leurs lubies de jeunesse.
Rien n’est plus incontestable dans la littérature française que le chef-d’œuvre paru en 1678 qu’est la Princesse de Clèves. Étudié au lycée ou en classes préparatoires littéraires, 



