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Lundi 28 septembre 2009 Par Novembre dans Vos oeuvres

Sans titre, par Marian

Cela fait bien longtemps que nous n’avons pas reçu de vos textes, chers lecteurs, et enfin un de vous se lance, et c’est avec un beau et doux poème, en accord avec la nouvelle  saison qui arrive et emporte toute l’année passée dans un cafouillis de feuilles et de goutes de pluie, que nous fait valser Marian.

Paris frémit et respire
Un vertige d’automne

Tout est achevé ta nuit
La mienne
Et l’aube transperce les volets
Et mes yeux
Et mon coeur

Car vous déroberez
toi et cet autre, cette effusion
de nous, ce soupçon
de mutuel dégoût

Dans quelques heures,
jours, semaines.
il ne restera que mes pleurs
autant que je ne m’en souvienne

Partez, toi et tes fausses promesses
quittez ce lit pour que d’autres
accaparent votre place au plus vite

Paris frémit et respire
Un vertige

une nausée.

Par Marian.

Avis et critiques sont les bienvenus.

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Samedi 6 juin 2009 Par Novembre dans Vos oeuvres

Coucher de soleil n° 987654321,000, par Fantôme de Lune

Des couchers de soleils en poésie, on en a vu par milliers, et pourtant celui là a quelque chose de plus, un brin moqueur, un peu plus coloré que les précédents. Ici, les mots s’allient à la vision pour nous entrainer à la rencontre d’un soleil couchant pas comme les autres.

Coucher de soleil n° 987654321,000

Il est un peu ridicule, ce ciel layette bleu et rose,
sur les dignes façades haussmanniennes.
Il est souriant clin d’œil, aussi.

Crépuscule rieur,
entre la normalité morne du jour
et le flamboiement qui s’amorce.
Puis le rouge d’une brûlure
souillé de branches tétanisées.

Rêve de l’impermanence
un cercle qui se résout en carré.

par Fantôme de Lune.

Avis et critiques sont bienvenus.

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Mardi 5 mai 2009 Par Kapitolina dans Vos oeuvres

Mon Léviathan domestique, par Kapitolina

Cette reine des oiseaux, longtemps anonyme, nous offre un aperçu de son esprit d’artiste.

Mon Léviathan domestique
(Poème introspectif solidaire à la situation de A. aux environs de 14H ou 14H30.)

Peur sourde au bourdonnement silencieux
Niche le long de mon échine
Et les mains moites,
Dont les vapeurs dessinent
Les premiers hexagones ovoïdes
Secousses que l’on étouffe
Entre deux bouffées de chaleur
Tout se décolle comme, les timbres des lettres que l’on poste
J’ai des collections sérieuses des osselets dans les poches
Et des poches, trouées
Des jours, désarticulés
Prononcez : ster-no-cla-vi-cu-laire.
Mobile de membres démantelés
Carillon d’os grelottants
Du vent, du vent
Les chevilles des portes centenaires grinçant…
CLAC.

Avis et critiques sont bienvenus.

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