Concours été 2009 – Le résultat final !
Malgré les quelques conflits d’intérêts (à prendre avec humour) qui ont remué le Hangar, le concours se termine tant bien que mal et il est désormais temps de révéler qui des cinq sélectionnés pour la finale a été récompensé par les lecteurs.
Bien que la date du concours ait été avancée au 28 juin, et que par conséquent les votes ne se sont déroulés que sur une semaine, le vote a totalisé 132 voix. Toute l’équipe tient à remercier l’ensemble des lecteurs du Hangar et des votants, ainsi que tous les participants dont vous pouvez retrouver la liste ici.
Voici donc, la grande gagnante :
Azalaïs, (42 voix)
pour son texte « Hommage à Niki de Saint-Phalle »
Les Nanas de Niki
pansues, fessues et dévêtues,
dodues, joufflues, inattendues,
les Nanas de Niki
poupées ventrues et ingénues,
danseuses clowns ou acrobates
elles bullent, elles coulent,
elles roue coulent
dans les fontaines, souveraines,
dans les bassins, en maillot de bain.
Les Nanas de Niki
elles cascadent, cascabellent,
rouletaboulent, rendent maboules
les hippopo qui popotament
devant les dames de Niki
au bikini si bien garni.
Elles voltigent, elles callipygent,
elles dégorjettent, elles fleurifessent,
elles s’enrobent, elles s’enrouent,
pour les courroies et les pistons
du cathartique Tinguely.
Tinguy, Tingué !
Oh ! mon Tinguy, mon Tinguely,
mon roue doudou, mon mécano,
ma dynamique mécanique,
roule moi une pelle
sur le charnu, dans le goulu
de mes lèvres lippues,
roule moi une pelle,
coule moi une bielle,
siphon, siphonne,
moi, je rayonne,
piston, pistonne,
je fanfaronne !
Tourne tourne, Tinguy !
Moi, je suis ta plastique Vénus,
ta Sissi reine baleine,
ton paradizozio,
ton éléphantastique,
ton rhino pas féroce,
ta coquine Arlequine,
ta rondine prâline,
ton bubble gum dans l’aquarium,
ton amuse zizique…
Tourne tourne, Tinguy,
le monde est rond,
le monde est roue,
il est cyclique, cataclysmique,
astrocomique, sismogymnique,
sadophysique,
iconoclastique…
Mais moi, j’m’en fous ,
je m’en bassine,
je chapeau flotte
je barbote
je serpentine, je barbotine,
je jacousine, je dégouline,
je gargouille, je crachouille,
je grenouille, je patouille.
Je montgolfière mes flotteurs,
je mamelonne mes rondeurs,
je pétogonfle mes bombeurs.
J’ondoie, j’ondine, je jardine,
j’ai colorié toutes mes peurs,
rouge est mon cœur !
Son blog ici.
Viennent ensuite A. avec 26 voix, Leena et Véronique Dessaint, avec chacune 24 voix, puis Pierre avec 17 voix.
Merci infiniment à vous quatre pour vos textes !
Azalaïs recevra donc chez elle la récompense du concours : Les correspondances de Franz Kafka à Milena Jesenska.
Merci encore à tous pour vos participations et vos votes ! L’équipe espère que les contestations des votes se feront muettes et que tous les candidats feront preuve de fair-play.
Bien à vous tous !


La Chute, publiée en 1956, est le dernier roman achevé de Camus. Ce livre un peu particulier est la confession d’un homme s’appelant Jean-Baptiste Clamence et se qualifiant de juge-pénitent, à un inconnu dans un bar d’Amsterdam. Il est arrivé dans cette ville suite a plusieurs événement qui ont chamboulé sa vie: sa chute débute lorsque, en voyant une femme sur le point de se noyer, il décide de ne lui apporter aucune aide. Dès lors, il commence a se poser des question sur sa vie, et l’inanité de toutes ses actions passées, au point que ça lui en devient insupportable. Il se remémore alors tous ses vices et c’est alors confronté à ses souvenirs qu’il décide de fuir Paris pour s’installer a Amsterdam.
Le loup des steppes à été pour la première fois publié en 1927. Interdit sous le régime nazi, ce roman est un véritable chef-d’œuvre du XXème siècle. Le personnage principal, Harry Haller, est un homme d’une cinquantaine d’années à double facettes. En effet, il se considère comme possesseur de deux âmes complètement contradictoires, celle de l’homme et celle du loup des steppes, qui se haïssent et s’entretuent sans cesse dans son corps. C’est cette personnalité qui l’a rendu infréquentable et incapable de vivre en société; alors il vit seul. C’est le jour où il rencontre un vieil ami qui l’invite a diner le soir même que Harry songe sérieusement au suicide. Mais voulant retarder le moment ou il rentre chez lui, il décide d’aller se réfugier dans un bar où il fait la connaissance d’une jeune femme, qui va le sauver de son désespoir… pour un temps.



