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	<title>Le Hangar - Espace artistique &#187; hangar</title>
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		<title>Mensonges,</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 11:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><a href="http://les-alluvions.over-blog.com/" rel="nofollow">les alluvions</a></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Vos oeuvres Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[acrostiche]]></category>
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		<description><![CDATA[ Aujourd&#8217;hui, nous publions en page d&#8217;accueil un texte que nous a proposé Les alluvions, qui, faisant usage de sombres images, adresse au travers de cette lettre à Elise, un bien subliminal message&#8230; Je suis comme toi Ustensile de cette vie S&#8216;en allant parfois Traîner dans les bas-fonds d&#8217;autres quartiers pourris Entre shérif et hors-la-loi. Tu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em> Aujourd&#8217;hui, nous publions en page d&#8217;accueil un texte que nous a proposé <a href="http://les-alluvions.over-blog.com/">Les alluvions</a>, qui, faisant usage de sombres images, adresse au travers de cette lettre à Elise, un bien subliminal message&#8230;</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>J</strong>e suis comme toi<br />
<strong>U</strong>stensile de cette vie<br />
<strong>S</strong>&#8216;en allant parfois<br />
<strong>T</strong>raîner dans les bas-fonds d&#8217;autres quartiers pourris<br />
<strong>E</strong>ntre shérif et hors-la-loi.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<strong>T</strong>u ne sais rien, de moi, et m&#8217;imagine<br />
<strong>E</strong>n un animal diurne, tu crois ?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<strong>B</strong>ringuebalant juste ses maudits songes<br />
<strong>A</strong>vec des idées bien précises<br />
<strong>I</strong>ncluants, qu&#8217;on se le dise !<br />
<strong>S</strong>avoir-faire et mensonges.<br />
<strong>E</strong>t lorsque les orgies verbales ne suffisent plus, il existe d&#8217;autres manières de s&#8217;aimer.<br />
<strong>R</strong>egarde moi, Elise&#8230; Juste un baiser.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
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		<title>Malaparte &#8211; La Peau</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2011 11:47:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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		<description><![CDATA[Si la Seconde Guerre était véritablement mondiale&#8230; alors dans ce livre il y a toute l&#8217;horreur et toute la beauté du monde. C&#8217;est dur à lire. Non pas à cause du vocabulaire difficile, de l&#8217;histoire impossible à suivre, non, rien de tout cela. Ce livre est dur à lire car c&#8217;est un scandale, c&#8217;est tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/05/peau.jpg"><img class="size-full wp-image-3156 alignleft" style="margin: 5px;" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/05/peau.jpg" alt="" width="260" height="427" /></a>Si la Seconde Guerre était véritablement mondiale&#8230; alors dans ce livre il y a toute l&#8217;horreur et toute la beauté du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dur à lire. Non pas à cause du vocabulaire difficile, de l&#8217;histoire impossible à suivre, non, rien de tout cela. Ce livre est dur à lire car c&#8217;est un scandale, c&#8217;est tout simplement un scandale de parler des cadavres de la guerre en putréfaction, des enfants napolitains de huit ans qui se prostituent pour du chocolat, du marché des esclaves noirs, des Italiens qui se font tuer par des Italiens, des vierges qui exposent leur virginité aux soldats américains pour un malheureux dollar, des hommes crucifiés en Ukraine sur des troncs d&#8217;arbres, de l&#8217;explosion du Vésuve dont les laves engloutissent des hordes entières d&#8217;hommes, d&#8217;enfants et de femmes. C&#8217;est un scandale d&#8217;en parler avec une telle&#8230; beauté.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai englouti les pages, chaque page. J&#8217;ai lu avec un désir avide le malheur de tout un peuple dont l&#8217;âme était morte, un peuple qui mourrait sous les bombardement, d&#8217;un peuple qui se vend pour des cigarettes, d&#8217;un peuple qui a eu le malheur de se voir exterminer par à la fois les fascistes, les nazis, les américains et le volcan. J&#8217;ai lu tout ceci avec un plaisir atroce et immense, parce que c&#8217;était aussi répugnant, honteux, désolant que splendide.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus horrible c&#8217;est que <em>La Peau</em> est un roman autobiographique. Et on se demande comment peut-on vivre à mi-chemin entre l&#8217;abomination de la guerre et ces magnifiques paysages italiens qu&#8217;il ne se lasse jamais de décrire, dans toute leur rage et dans toute leur majesté. Curzio Malaparte est né en 1898 et à seize ans, fuyant son collège, il s&#8217;engagea volontairement dans l&#8217;armée française. Il a vu et subi les deux guerres, et a eu une vie tumultueuse et remplie de fantaisie et d&#8217;épouvante, je vous invite vivement à ce sujet à lire<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Curzio_Malaparte" target="_blank"> l&#8217;article le concernant sur la page Wikipédia</a> qui est relativement court mais qui donne une très bonne vision de ce personnage aux multiples facettes, toutes brillantes les unes plus que les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour en revenir à <em>La Peau</em>, je ne saurais pas vraiment quoi dire. Organisé en une douzaine de chapitres qui ne peuvent former qu&#8217;un puzzle complet dans leur totalité &#8211; bien que pouvant être prises à part, l&#8217;image n&#8217;est complète que lorsqu&#8217;on achève la dernière page &#8211; , le livre raconte à travers des prodigieuses images et métaphores ce que les gens ne voulaient pas entendre de la guerre. Le livre fut publié en 1949, dérangea, indigna et dérange et indigne encore. Parce qu&#8217;on y mange des sirènes, parce que les femmes se font belles et blondes pour se vendre aux soldats noirs des USA, parce que des communistes homosexuels organisent des rituels mimant l&#8217;accouchement.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais conseiller ce roman à tout le monde car il se situe à la frontière de l&#8217;indicible et du merveilleux. C&#8217;est laid et magnifique en même temps et la sensation qui nous est laissée au fil des pages et tout simplement inexprimable, c&#8217;est pour cela donc qu&#8217;il faut le lire à chacun.</p>
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		<title>Edito Février 2011</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Feb 2011 14:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers lecteurs, Comme nous vous l&#8217;avions promis, le Hangar a fleuri de nombreuses nouveautés ! Nous avons beaucoup réfléchi sur le concept communautaire du site et avons pris la décision de le renforcer au maximum. C&#8217;est pourquoi vous pouvez désormais vous inscrire sur le site et partager toutes vos impressions, découvertes culturelles directement. Les articles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers lecteurs,</p>
<p>Comme nous vous l&#8217;avions promis, le Hangar a fleuri de nombreuses nouveautés ! Nous avons beaucoup réfléchi sur le concept communautaire du site et avons pris la décision de le renforcer au maximum. C&#8217;est pourquoi vous pouvez désormais vous inscrire sur le site et partager toutes vos impressions, découvertes culturelles directement. Les articles que vous nous proposerez seront soumis à relecture afin d&#8217;éviter toute mauvaise surprise.</p>
<p>Le compte dont vous disposerez sur le Hangar vous permettra aussi de faire d&#8217;autres petites choses. Vous aurez en effet une messagerie interne, bientôt un forum, et la possibilité d&#8217;ajouter d&#8217;autres membres dans vos amis.</p>
<p>Une autre nouveauté est celle de l&#8217;installation d&#8217;un compte FlickR. Il va rassembler toutes les œuvres picturales que vous nous enverrez et qui passeront en article. Vous les retrouverez donc, à la fois sur le blog, et dans le petit encart &laquo;&nbsp;Vos créations&nbsp;&raquo; sur le menu de gauche !</p>
<p>Pour l&#8217;instant la version du site est encore &laquo;&nbsp;bêta&nbsp;&raquo; c&#8217;est pourquoi vous pourrez parfois rencontrer de petits problèmes, ainsi qu&#8217;un design parfois un peu simpliste ! Mais ne nous décourageons pas, nous continuons à travailler pour optimiser le site !</p>
<p>Merci à tous de nous avoir suivi jusque là, en espérant recevoir bientôt vos premiers articles !</p>
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		<title>Concours Hiver 2010/2011</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Dec 2010 20:53:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours hiver 2010/2011]]></category>
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		<description><![CDATA[ENFIN ! Durant la période de fêtes, pour célébrer l'arrivée d'une nouvelle année, et surtout d'une nouvelle décénie, Le Hangar organise un DOUBLE CONCOURS sur le thème de "La Naissance", avec d'une part un concours littéraire (poésie, nouvelles, théâtre), et d'autre part un concours d'art pictural (photos, peinture). Des lots sont à la clé !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Hangar n&#8217;avait plus organisé de concours <strong>depuis l&#8217;été 2009</strong> &#8211; cette longue période de disette est enfin <strong>terminée</strong>, chers lecteurs. Et c&#8217;est <strong>dès à présent</strong> que vous allez pouvoir nous envoyer vos créations.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les internautes peuvent participer, le principe reste le même : correspondre au thème imposé. Le jury sera composé des membres de l&#8217;équipe du site <em>(vous ne pouvez pas les soudoyer)</em>. Les participations sont gratuites et cette année, le concours récompensera deux gagnants pour deux catégories : <strong>Littérature</strong>, et <strong>Art Pictural</strong> (photographie ou peinture).</p>
<p style="text-align: justify;">Le thème de cette année, pour les deux catégories est : <span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: medium;"><strong>La Naissance</strong></span></span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Aucun sens du mot n&#8217;est exclu. Plus votre création collera à ce thème, plus vous aurez de chance d&#8217;être sélectionné dans les cinq meilleurs, pour lesquels voteront ensuite nos lecteurs. Vous pouvez ainsi traiter de la naissance d&#8217;un être humain ou d&#8217;un animal, de la naissance ou l&#8217;origine de quelque chose, de ce que cela peut symboliser, de tout et n&#8217;importe quoi qui s&#8217;en approche, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Catégorie Littérature :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Chaque participant de ce concours doit nous envoyer un texte, poème, extrait théâtral, essai ou nouvelle d&#8217;un maximum de 40 lignes (sur traitement de texte format A4). <strong>N&#8217;oubliez pas de préciser dans votre mail que le texte est destiné au concours </strong>(autrement il sera mis de côté en attendant la fin des festivités).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Catégorie Art Pictural :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Chaque participant de ce concours doit nous envoyer une image de bonne qualité, soit une photographie, soit une photographie d&#8217;un tableau de sa création, répondant au thème. Il n&#8217;y a pas de limite de taille, les images seront redimensionnées par l&#8217;équipe afin de correspondre aux dimensions du site. Vous devez illustrer le thème imposé par le jury. <strong>N&#8217;oubliez pas de préciser dans votre mail que la photographie est destiné au concours. Vous devez, par ailleurs, nous laisser un court texte expliquant un peu votre image, le concept qui se cache derrière et si possible, la méthode de travail utilisée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Le déroulement :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">A compter d&#8217;aujourd&#8217;hui, vous avez jusqu&#8217;au <span style="color: #ff0000;"><strong>mercredi 29 décembre</strong></span>, à minuit, pour nous envoyer vos créations (<strong><a href="http://le-hangar.com/contact">en cliquant ici</a> ou à l&#8217;adresse contact@le-hangar.com</strong>). Celles-ci seront ensuite sélectionnées par le jury, qui après délibération, publiera la liste des cinq sélectionnés par catégorie le <span style="color: #ff0000;"><strong>mardi</strong></span><span style="color: #ff0000;"><strong> 4 janvier</strong></span>. A partir de cette date, les lecteurs du Hangar et les participants eux-mêmes pourront voter pour l&#8217;œuvre qu&#8217;ils préfèrent (un système permet de prévenir tout risque de triche). Les résultats de ce vote seront publiés le <span style="color: #ff0000;"><strong>vendredi 14 janvier</strong></span> ! Vous pouvez participer aux deux concours, mais pas participer aux deux finales <img src='http://www.le-hangar.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  ! En attendant voici les lots qui attendront les vainqueurs :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catégorie littérature :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/12/naissance_d_un_pont1.jpg"><img class="size-full wp-image-2625 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="naissance_d_un_pont" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/12/naissance_d_un_pont1.jpg" alt="" width="250" height="366" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Maylis de Kerangal &#8211; Naissance d&#8217;un pont<br />
éditions Cales &#8211; Prix Médicis 2010</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Catégorie picturale :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/12/robert-doisneau-1912-1994.jpg"><img class="size-full wp-image-2626 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="robert-doisneau-1912-1994" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/12/robert-doisneau-1912-1994.jpg" alt="" width="260" height="361" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Robert Doisneau &#8211; Taschen<br />
petit format</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Quand sert au logis, par Loran</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Dec 2010 11:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>non-inscrit</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quand sert au logis Quand sert au logis Le froid mordant de l&#8217;hiver, Que le vieux poêle s&#8217;époumone d&#8217;une buche encore verte crachant sa sève mousseuse aux flammes chancelantes, Les corps se resserrent à la chaleur des jours qu&#8217;on a laissés fuir et prolifèrent des mots qui ne se diront plus. Des mots en trop [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Quand sert au logis</strong></p>
<p style="text-align: center;">Quand sert au logis<br />
Le froid mordant de l&#8217;hiver,<br />
Que le vieux poêle s&#8217;époumone<br />
d&#8217;une buche encore verte<br />
crachant sa sève mousseuse<br />
aux flammes chancelantes,<br />
Les corps se resserrent<br />
à la chaleur des jours<br />
qu&#8217;on a laissés fuir<br />
et prolifèrent des mots<br />
qui ne se diront plus.<br />
Des mots en trop<br />
des moribonds<br />
à couvrir le silence<br />
qu&#8217;enserrent déjà<br />
les ombres des jours<br />
sans partage.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par <a href="http://www.lezardes-et-murmures.com" target="_blank">Loran﻿</a></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Diablog : ça déménage ! par Jean-Pierre</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Nov 2010 15:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>non-inscrit</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un texte qui marque la réouverture du Hangar. Il est signé Jean-Pierre, qui fait preuve devant nous d&#8217;un certain talent à jouer sur les mots afin d&#8217;en faire une cacophonie absurde, un déménagement d&#8217;esprits dérangés. Merci à lui, n&#8217;hésitez surtout pas à donner vos avis, à la fois car c&#8217;est enrichissant pour l&#8217;auteur de ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #999999;"><em>Un texte qui marque la réouverture du Hangar. Il est signé <a href="http://mes-ecrits-vains.over-blog.net/" target="_blank">Jean-Pierre</a>, qui fait preuve devant nous d&#8217;un certain talent à jouer sur les mots afin d&#8217;en faire une cacophonie absurde, un déménagement d&#8217;esprits dérangés. Merci à lui, n&#8217;hésitez surtout pas à donner vos avis, à la fois car c&#8217;est enrichissant pour l&#8217;auteur de ces mots, mais aussi, peut-être pour vous décider aussi à nous envoyer vos textes à votre tour.</em></span></p>
<p>Un: Toc, Toc&#8230;<br />
Deux: &#8211; Tiens, c&#8217;est le marteau qui frappe.<br />
Un: &#8211; Pourquoi n&#8217;avez-vous pas sonné ?<br />
Deux: &#8211; Parce que je le suis.<br />
Un: &#8211; Entrez vite, avec ce froid dehors, vous risquez d&#8217;être givré.<br />
Deux: &#8211; Oh, je le suis déjà. Excusez-moi de vous déranger.<br />
Un: &#8211; Je le suis déjà, j&#8217;ai perdu la boussole.<br />
Deux: &#8211; Pourquoi, vous êtes à l&#8217;Ouest ?<br />
Un: &#8211; Non, j&#8217;ai perdu le Nord.<br />
Deux: &#8211; Tout se perd&#8230;Moi, j&#8217;ai perdu la tête.<br />
Un: &#8211; Vous débloquez ?<br />
Deux- Non, je déconne !<br />
Un: C&#8217;est pour ça que vous êtes bizarre?<br />
Deux:- Non, j&#8217;ai une case en moins..<br />
Un: On vous l&#8217;a piquée ?<br />
Deux:- Non, j&#8217;ai été monté à l&#8217;envers.<br />
Un: &#8211; Et ça vous déséquilibre&#8230;<br />
Deux: &#8211; Tout à fait, c&#8217;est pour ça que l&#8217;autre fois à la gare, j&#8217;ai déraillé.<br />
Un: Qu&#8217;est-ce que vous faisiez à la gare ?<br />
Deux: &#8211; Je déménageais&#8230;Enfin, j&#8217;étais entrain &#8230;<br />
Un: &#8211; Pour aller où ?<br />
Deux:- Comment voulez-vous que je vous le dise, je ne sais plus où j&#8217;habite !<br />
Un: &#8211; Et vous déménagez souvent ?<br />
Deux: &#8211; Tous les jours !<br />
Un: &#8211; C&#8217;est de la folie !<br />
Deux-: &#8211; Pas du tout, c&#8217;est pour vider les lieux.<br />
Un: &#8211; Comment faites-vous ?<br />
Deux: &#8211; Et bien, j&#8217;inventorie, je range, je classe, je trie, j&#8217;élimine, je jette. Bref je fais place nette.<br />
Un: &#8211; Et le plancher ?<br />
Deux- Je le débarrasse aussi .<br />
Un: &#8211; Et vous ne perdez rien à force de déménager ?<br />
Deux: &#8211; Si l&#8217;autre jour, j&#8217;ai perdu les pédales !<br />
Un: &#8211; Et comment vous en sortez-vous?<br />
Deux- Je ne m&#8217;en sors pas&#8230;.Je pédale dans la choucroute !<br />
Un: &#8211; Et vous arrivez à faire place nette ?<br />
Deux- Pas tout de suite. Il faut d&#8217;abord que je décloute, que je décolle, que je débranche&#8230;<br />
Un:- Moi, en déménageant, j&#8217;ai pété un câble !<br />
Deux: &#8211; Et moi une durite !<br />
Un: &#8211; C&#8217;est dingue !<br />
Deux: &#8211; C&#8217;est fou !<br />
Un: &#8211; Du coup j&#8217;ai disjoncté !<br />
Deux:- Et  moi, j&#8217;ai pété les plombs !<br />
Un: &#8211; C&#8217;est insensé!<br />
Deux: &#8211; Au fait, puisqu&#8217;on déménage, fermons la porte !<br />
Un:- Pourquoi ?<br />
Deux: &#8211; Parce qu&#8217;on est bon à enfermer !</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par <a href="http://mes-ecrits-vains.over-blog.net/" target="_blank">Jean-Pierre</a></strong></p>
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		<title>Joy Division – Unknown Pleasure</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Nov 2010 11:09:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>A.</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://moustach.files.wordpress.com/2009/12/joy.gif" alt="Joy Division" width="250" height="250" /></div>
<div style="text-align: justify;">Je rentre à la maison, me jette dans ma chambre allume ma chaine hifi. Qu’est ce que c’est que vivre de la musique, pour de la musique, par la musique ? J’allume pas la radio, je me garde de tout ça, je pioche un album dans la discothèque ; c’est déjà peut-être pas mal. Je déballe mon sac, sort le courrier international « Avoir 20 ans en 2010 », voilà ce qu’on lit sur la couverture. Comme s’il y avait une réponse.</div>
<div style="text-align: justify;">Instinctivement mes doigts se sont repliés sur un album, un seul. Un album qui caractérise ce gros titre. <em>Unknown Pleasure</em>, Joy Division.</div>
<div style="text-align: justify;">Avoir 20 ans en 2010 ? C’est avoir des jeans troués, des chemises à carreaux, des cheveux longs. Je crois que je parle pour moi. En fin de compte, c’est ne pas être original, c’est se déclarer rock’n’roll. C’est, monter le son, fermer les volets, attendre la nuit, la pluie. Fermer les volets, allumer des bougies et bouger la tête doucement au rythme froid de ce groupe. Et le froid n’a jamais paru aussi brûlant, et les guitares n’ont jamais parues aussi langoureuses.</div>
<div style="text-align: justify;"><em>I&#8217;ve been waiting for a guide to come and take me by the hand. </em>Tout un programme en perspective. Une perspective sans joie, juste dix morceaux, tous aussi sombre les uns que les autres. Et cette voix caverneuse, ces textes abyssaux. <em>Disorder</em> passe vitesse grand v, et ainsi les autres morceaux semblent plus longs, plus mous. Distordus en même temps que la guitare. Le larsen du micro sur <em>Candidate</em> agresse l’oreille. Tant pis, les morceaux se trainent. Se prélassent. Il y a quelque chose, un mysticisme, un ensemble d’odeurs, de nuits pâles, de la cigarette, des joints, des nuits de concert, de la transpiration. Où est l’amour ? Partout ailleurs, mais pas ici. Pas dans ces morceaux ; dans ces chansons, il y a autre chose.  Et ces punchlines qui accrochent l’oreille, qui restent en mémoire comme un goût amer en bouche qui persiste. Celui de la cuite sans doute.</div>
<div style="text-align: justify;"><em>She’s lost control, again.</em> Le rythme s’accélère à nouveau, réveillé peu à peu depuis <em>Insight</em> – <em>Remember when we were young</em>. Mais là c’est bon, on replonge dans la transe, la vraie, la pure. On s’imagine aux prises à l’épilepsie. On s’imagine dormir à même le sol.</div>
<div style="text-align: justify;">Dix morceaux, c’est trois fois rien certains diraient. Enchainé par les bruitages kitsch un peu. Cette basse qui prend aux tripes, et ce rythme, juste ce rythme qui tient plus de la machine que de l’humain. Dix morceaux, c’est trois fois rien.</div>
<div style="text-align: justify;">Sur le lit traine toujours le courrier international, toujours la même question, l’écho de la voix. A vivre dans un passé dont on ne sait rien (vintage à tous les étages) à imaginer un futur de crise économique. Plaisirs inconnues, que ce titre est évocateur, plus qu’un titre d’ailleurs, c’est tout un voyage proposé. Un concentré intense de crasse. Presque un album concept, presque un scénario à suivre. Assurément assourdissant, assurément froid, assurément 80s.</div>
<div style="text-align: justify;">Et être jeune en 2010 ? L’album se finit comme il a débuté, tiré vers l’avant par la voix, puis la guitare, sur <em>Interzone</em> notamment. Et puis le voyage s’achève. <em>I remember nothing</em>. Comme une fin de soirée, un pote qui te dépose devant ta porte. Comme ce que nous sommes. Être jeune en 2010 c’est joli parfois, et il y a des jours où ça ressemble à ça. Alors, prophète ou juste que rien ne se crée, que tout se transforme ? On n’en était pas encore aux baladeurs-cassettes, c’était 1979, c’est une pochette qui a traumatisé des générations entières, jusqu’à aujourd’hui. Est-ce que la jeunesse se transforme ?</div>
<div style="text-align: justify;">Alors que tout s’écroule à la fin de l’album, le trip a été bon. Je ne sais toujours pas ce que c’est, d’avoir mon âge à ce moment même. Mais c’est peut-être éviter les cris de groupies des putes à franches, et monter le volume. Chanter à tue tête « I’ve lost control again ».</div>
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		<title>Ghost Writer, un film de Roman Polanski</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 22:07:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A voir en VO, les voix françaises sont dignes d&#8217;une série B&#8230; C&#8217;est le 3 mars 2010 qu&#8217;est sorti en France le dernier film de Roman Polanski, tiré du roman de Robert Harris (The Ghost) :  Ghost Writer. L&#8217;histoire est intéressante : un ancien Premier ministre britannique, Adam Lang (Pierce Brosnan) veut publier son autobiographie. [...]]]></description>
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<div id="allocine_blog" style="margin: auto; width: 420px; height: 335px; text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100%" height="100%" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.allocine.fr/blogvision/18945885" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="100%" src="http://www.allocine.fr/blogvision/18945885" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<div style="margin: auto; text-align: center;"><em>A voir en VO, les voix françaises sont dignes d&#8217;une série B&#8230;</em></div>
<div style="margin: auto; text-align: center;"><em><br />
</em></div>
<div>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est le 3 mars 2010 qu&#8217;est sorti en France le dernier film de <strong>Roman Polanski</strong>, tiré du roman de Robert Harris (The Ghost) :  <strong>Ghost Writer</strong>. L&#8217;histoire est intéressante : un ancien Premier ministre britannique, Adam Lang (<strong>Pierce Brosnan</strong>) veut publier son autobiographie. Mais naturellement, comme tout bon homme politique, il n&#8217;a pas un passé totalement blanc et fait appel à un nègre littéraire (<strong>Ewan McGregor</strong>) pour enjoliver son passé et son parcours politique. Ce dernier, découvre avec stupeur les tréfonds de tout personnage politique et s&#8217;aperçoit vite qu&#8217;il s&#8217;est engagé dans plus compliqué qu&#8217;il ne le pensait, malgré la belle prime de 250 000£ promise. En effet, le manuscrit semble vouloir sans cesse échapper à ses mains, et il marche sur les pas de son prédécesseur, Mike McAra, mystérieusement suicidé en laissant un mauvais texte. S&#8217;ensuivent des scènes d&#8217;action et d&#8217;investigation poussées pour notre héros, qui se fera à vite à l&#8217;idée que son chemin compliqué va vite tourner au vinaigre&#8230;</p>
</div>
<div>
<p>Polanski nous livre <strong>une réalisation parfaite</strong>, de très beaux plans filmés sur une île américaine, dans des lieux privilégiés comme cette maison magnifique posée quelque part sur la plage où vont loger les personnages pendant une bonne partie de l&#8217;histoire. Pas de grand défaut pour ce très bon film, sinon une intrigue un peu tirée par les cheveux, une naïveté du personnage principal parfois un peu excessive, et surtout l&#8217;enchaînement de six coïncidences qui vont brusquer le déroulement de l&#8217;histoire (je ne révèle pas lesquelles pour ne pas vous gâcher le plaisir du film) mais que l&#8217;on doit sans douter plus au texte de base qu&#8217;au choix de Polanski.</p>
<p>On découvre un <strong>Pierce Brosnan</strong> parfait dans le rôle de l&#8217;homme politique bellâtre mais un peu idiot, dont la femme, Ruth (jouée par <strong>Olivia Williams</strong>) se fait la manipulatrice caractérielle, maîtresse de son cheminement politique à sa propre insu. Le personnage principal joué par <strong>Ewan McGregor</strong> reste néanmoins le plus intéressant. L&#8217;acteur nous livre un bon jeu, ni excessif ni pauvre, simplement bien ancré dans son rôle et conservant une bonne crédibilité.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">Un film à voir, car je pense important dans la fin de carrière imposée de Roman Polanski, malgré ses deux heures qui peuvent parfois paraître longues dans les moments d&#8217;inactivité de l&#8217;intrigue.</div>
</div>
<p></p>
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		<title>Diderot &#8211; Jacques le Fataliste et son maître</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 12:43:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélusine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et s’il me plaisait, moi, chers internautes, de ne pas vous parler du roman de Diderot, et de vous raconter plutôt ma journée d’aujourd’hui ?  Que vous importe, après tout ? Bienvenue dans l’anti-roman par excellence. Denis Diderot le commence en 1765 et le poursuivra jusqu’à sa mort en 1784. Et ce n&#8217;est que douze ans après [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" style="margin: 5px;" src="http://www.devoir-de-philosophie.com/images_fiches_de_lecture/5239.jpg" alt="jacques le fataliste" width="221" height="367" />Et s’il me plaisait, moi, chers internautes, de ne pas vous parler du roman de Diderot, et de vous raconter plutôt ma journée d’aujourd’hui ?  Que vous importe, après tout ? Bienvenue dans l’anti-roman par excellence. Denis Diderot le commence en 1765 et le poursuivra jusqu’à sa mort en 1784. Et ce n&#8217;est que douze ans après sa mort qu&#8217;il sera publié. Curieux parcours&#8230; Déroutant du début à la fin, voici son incipit :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>« Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. »</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Et l’histoire n’ira pas beaucoup plus loin. Le maitre et le valet marchent et Jacques propose de raconter ses aventures amoureuses pour passer le temps, mais jamais ils n’arriveront au terme de ce récit. Au fil de leur voyage, une multitude de récits annexes, eux-mêmes sans cesse interrompus, repris, ne respectant pas de chronologie, vont venir s’intercaler avec l’histoire de Jacques et de son maître. Et dans chacune de ces parenthèses, Diderot saisit une occasion d’exprimer ses idées sur différents sujets chers aux Lumières : matérialisme, anticléricalisme, mais aussi sexualité vont trouver leur place. La critique sociale de Diderot est évidente : c’est bien évidemment le valet qui surpasse le maître. La philosophie de Jacques : le monde est régi par le fatalisme qui détermine chaque être humain de mille et une manières.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Diderot ne veut pas faire de traité philosophique sous couvert d’un roman. L’ironie de Diderot sur son époque est mordante, notamment sur les ecclésiastiques, débauchés et fourbes. Les situations rocambolesques et absurdes s’accumulent, sans parler de croustillantes maximes (<span style="color: #993300;"><em>« Je ne sais ce que c’est des principes, sinon des règles qu’on prescrit aux autres pour soi »</em></span>). Ainsi notre Jacques, blessé, ne se soignera jamais mieux qu’à coup de bouteilles de vin. Sans parler de la manière dont il tombe amoureux, alors que la jolie servante frotte et frotte encore sa blessure sur sa cuisse… Diderot se permet d’ailleurs un bel éloge de la lascivité en littérature, une manière d’égratigner au passage les convenances hypocrites de la bonne société. Mais surtout, régulièrement, le narrateur intervient dans sa propre histoire, pour y faire des commentaires sur l’action, sur les discours des personnages, sur leur morale ou même sur un sujet parallèle. Une manière pour Diderot de briser l’illusion romanesque : non lecteur, tu ne t’installeras pas confortablement dans une reproduction de ton petit monde en mieux, où les décors, les actions et les personnages sont tous en rapport les uns avec les autres pour faire ce que Flaubert appellera « la pyramide », une construction bien cohérente, avec un début, un milieu et une fin. Non, ici, l’auteur peut décider de ne pas finir son histoire, ou d’en raconter une autre, tiens, pourquoi pas :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>« Vous voyez, lecteur, que je suis en beau chemin, et qu&#8217;il ne tiendrait qu&#8217;à moi de vous faire attendre un an, deux ans, trois ans, le récit des amours de Jacques, en le séparant de son maître et en leur faisant courir à chacun tous les hasards qu&#8217;il me plairait »</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Roman polyphonique, roman rhapsodique, qui rassemble artificiellement et emprunte un peu de partout, tant à la comédie qu’au roman picaresque, ce livre est un patchwork, un ovni de la littérature française. Et pourtant ce n’est rien comparé à la <span style="text-decoration: underline;">Vie et aventure de Tristram Shandy</span> de l’anglais Lawrence Sterne, dont il s’est largement inspiré. Digression tentante, mais je vous en fais grâce !</p>
<p style="text-align: justify;">Autres livres de Diderot sur le Hangar : <a href="http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/la-religieuse-diderot/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;">La religieuse</span></a></p>
<div style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous lu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></div>
]]></content:encoded>
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		<title>Sans titre, par Aurore</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 11:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>non-inscrit</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Coupe la tête. Écrase, écrase, écrase. Sens, appuie, explose, détruis, crache. Secouer le prunier, faire tomber les fruits. Exterminer. Je ne sais pas où je vais. J&#8217;ai bien peur de perdre tout contrôle. Aspire. La sève est en ébullition, les pores sont hypersensibles. Peur panique. Qu&#8217;il est doux de ne rien faire de sa journée. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Coupe la tête. Écrase, écrase, écrase. Sens, appuie, explose, détruis, crache.<br />
Secouer le prunier, faire tomber les fruits. Exterminer.<br />
Je ne sais pas où je vais. J&#8217;ai bien peur de perdre tout contrôle. Aspire. La sève est en ébullition, les pores sont hypersensibles. Peur panique.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;il est doux de ne rien faire de sa journée. S&#8217;entasser sur son lit avec sa guitare, son dioxyde en boîte de 20 et son sacraliseur d&#8217;images&#8230; Save me. Scratch. Poum poum. Poum poum. Poum&#8230; Poum.<br />
Et renaître. Encore une fois, réapparaître le sourire aux lèvres et les pensées amères.</p>
<p style="text-align: justify;">Entrée dans l&#8217;imperméable sollicitude que l&#8217;on attend de moi. Tiraillée entre des désirs insupportables et des centaines de milliards de litres de ressentiments. Pas le temps de perdre une minute de sa vie à apaiser un venin maléfique. Vient-il de moi ou des autres ? Vivre en société n&#8217;est pas si facile qu&#8217;on ne le croit. Vomir le contact physique. Je ne peux toucher ce que je répugne à regarder. Aimer toujours. Aimer encore. Absorber la dernière lettre d&#8217;un mot pour en pervertir son sens. Le commencement se rattache à une fin. C&#8217;est la fin, c&#8217;est le début, c&#8217;est le fruit de mon imagination. Tropisme. Comment peut-on à ce point s&#8217;éloigner de la réalité sans pourtant en perdre une miette. Perpétuelle spectatrice du plaisir ou de la douleur d&#8217;autrui. Et lorsque c&#8217;est moi qui suis en scène, je suinte, je fuis, je goûte, je perds, je scande et cri ce qui ne m&#8217;appartient pas. Tergiverse. Accable. Évince. Envie. Tu n&#8217;as que ça à faire. Que ça à montrer. L&#8217;être le plus accrocheur, marque son territoire et n&#8217;y fait entrer les autres que pour combler son ennuie et décorer son quotidien. Étiquetter les uns et les autres, sans jamais lire ce qu&#8217;il y a de plus profond. Tout n&#8217;est que surface. Se dire esthet là où le regard ne décèle qu&#8217;apparence. Révoltante cécité. Absolutisme de la clairvoyance. Horreur de ne pas voir les aspirations se réaliser. Horreur de voir les siennes prendre corps et s&#8217;en aller, loin, loin, loin, très loin de moi. Être le spectateur de sa propre vie, de ses propres désirs.. Se faire violer chaque nuit par soi-même. Soi-même. Je suis, ce que je veux paraître, je suis, ce que je ne veux que cacher, je suis, ce que la nature a fait de moi, je suis, ce que je parviens à la force de mes dents à extirper du monde, je suis, ce que vous faites de moi, je suis, ce que vous voulez bien voir, je suis, ce que vous souhaitez que je sois, je suis, à votre image, ou votre exact opposé. La détermination n&#8217;a rien à voir là-dedans.<br />
Le destin te rattrape toujours.<br />
Cours et cours et cours jusqu&#8217;à en perdre haleine, toute la journée, toute la nuit, toute la vie.<br />
Don&#8217;t tuche me please I can&#8217;t stay away from you. Prendre à part. Expliquer pourquoi. Paumes de ses mains. Animal. Murmurer. Sourire. Toisé de loin. Se leurrer. Ignorance opposée à ostentation de toutes faiblesses. Jamais oublier. Stupide méprise. Accrue. Prouver. Abandonner. Épuisement. Parler. Dévoiler. Imbécil(e).</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par Aurore</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em> Merci à Aurore, pour ce texte, qui est le 100ème article publié sur le Hangar.</em></p>
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