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Mercredi 24 mars 2010 Par A. dans Actualités, Art pictural, Cinéma

La Rafle, un film de Rose Bosch

La rafle afficheAu pays de l’évènementiel, le cinéma doit sans doute être le président, si ce n’est le dictateur tant il sait effacer les autres formes d’art et d’expression dans ce domaine. L’association évènement cinématographique et seconde guerre mondiale on est sur de plus d’accéder à un respect de circonstance d’une part, et de l’autre faire couler de l’encre. Celui de ce début 2010 a un nom plus qu’évocateur – La Rafle – et a l’ambition de marier toile historique (la rafle du Vel d’hiv) et fiction. Présenté comme unique film traitant de ce fait de l’Histoire « peu connu » (pour les plus de 25 ans il semblerait car il est maintenant au programme d’Histoire en troisième et en terminale) mais aussi comme déchirant, puissant et j’en passe. Il est vrai que des films avec les mêmes ambitions ont rencontré un franc succès et sont restés gravés dans les mémoires comme des films d’une extrême finesse (l’exemple le plus évident étant La Vie est Belle de Benigni). Dans cette tâche difficile, une ligne de conduite à respecter est nécessaire. Ainsi, savoir où arrêter une simple énonciation de faits historiques et où insérer la fiction, dans quelle proportion et par quels procédés est l’essentiel du travail du réalisateur qui alors fait de son film une alchimie savante toujours à la limite du raté et du génie.

La Rafle est-il un exemple de cette alchimie ? Au risque de me faire traiter d’insensible : certainement pas. Il faut dire que sans être persuadé du raté de ce film, je partais avec un sérieux a priori. La bande annonce m’avait semblée chargée d’une émotion dérangeante, non pas par la brutalité des faits qui sont décrit mais par son côté factice.

La vision du film amplifie cette sensation. On assiste à une surenchère de pathos. A la tragédie de la rafle – qui aurait sans nul doute suffit à elle-même – se rajoute les ficelles grossières de toutes les techniques (ou plutôt astuce) possible et imaginables ayant pour but de faire pleurer le quidam : que ce soit le petit garçon plein d’innocence et de phrases naïves, ou encore la gentille (vraiment gentille) infirmière qui se met au même régime que les détenus pour montrer au préfet que c’est très vilain ce qu’ils sont en train de faire les français… L’apothéose reste quand même lorsque le nounours du petit tombe sur le quai de gare alors qu’il est enfourné dans un wagon de déportation. Les acteurs livrent toutefois une prestation convenable. Mélanie Laurent, dans le rôle de l’infirmière, joue… Mélanie Laurent, Gad Elmaleh quant à lui est juste, Jean Réno aussi sans être transcendant et les gamins ne sont pas mauvais, même plutôt crédibles. Mais, cela ne fait rien, on perd le but premier par ces égarements narratifs à la fois faciles et extrêmement lourds.

La rafle en elle-même ne constitue, d’ailleurs, pas l’essentiel du film. Après une longue introduction montrant une certaine douceur de vivre dans un Montmartre des plus pittoresques (dans lequel plane tout de même une certaine peur) entrecoupée de très (trop) courtes scènes de réunions entre le chef de la Gestapo et les Allemands d’un côté et Pétain et Laval de l’autre, planifiant la rafle ; la nuit du 16 au 17 juillet est vite résumée (presque bâclée). S’en suit la captivité dans le vélodrome d’hiver, un peu plus longue mais principalement centrée sur le personnage de Mélanie Laurent et le seul médecin autorisé à officier (Jean Réno). Au final, on ne ressent pas vraiment la longueur de cette captivité et si l’arrivée de l’eau avec les pompiers est montrée comme salutaire, on n’en saisit pas vraiment l’enjeu. Le reste du film se passera dans un camp de déportés dans le Loiret et, en termes de temps, sera aussi important que tous les évènements énumérés.

Face à ce déséquilibre on se demande ce qui est privilégié : l’Histoire ou la portée dramatique que l’on peut en retirer. La légitimité du format film est d’autant plus discutable lorsque l’on ne comprend pas vraiment où la réalisatrice veut en venir montrant Pétain hésitant, même trahit par Laval qui prend la décision de son propre chef de livrer les enfants. Encore plus déroutant : dans les scènes suivantes, Pétain semble agir comme si tout était normalement, du moins sans tromperie. Ce changement d’attitude peu compréhensible, se retrouve dans l’attitude du policier en charge du camp des déportés qui affiche un air affecté, presque défait face à l’ampleur de ce qui se passe dans le vélodrome d’hiver pour se révéler froid, presque tyrannique, à la fin.

Autre point reprochable, les scènes avec Hitler qui sont simplement inutiles. Si l’on peut pressentir la volonté d’afficher son inhumanité (qui n’a aucun besoin d’être montrée) en opposant sa villégiature et la captivité du groupe de juifs que l’on suit, ces scènes sont totalement ratées, molles, vaines et font se perdre encore plus le film.

A la sortie de la salle, et suite à la fin honteuse – dont je ne souhaite pas dévoiler le secret tellement elle vous fera bondir de votre fauteuil – je me suis demandé dans quelle mesure n’aurait-il pas été préférable, ou judicieux, d’adopter le format du documentaire, ou du moins du docu-fiction pour traiter d’un évènement tel ?

Lorsque je vois en interview Sylvie Testud (qui joue un très court rôle) défendre le film en disant que c’est le premier film traitant de cet évènement, j’en suis tout à fait convaincu : ce film ne nous montre pas ce qu’à été la rafle du Vel d’hiv ; il en résume les tenants et les aboutissants, brosse très largement sa mise en application et noue le tout d’une fiction des plus caricaturales et ainsi ne réussi pas à livrer un témoignage de ce qu’a été cette rafle. Et, de fait, cette espèce de supercherie historique échoue précisément là où elle pense réussir.

Peut-on romancer l’histoire ? La question est légitime. Il faudrait visionner à nouveau des films comme La Vie est Belle pour savoir. Mais si l’on reconsidère, avec du recul, le parti pris par Tarantino avec Inglorious Basterds, décidant d’ignorer toute trace historique dans son film, on peut l’estimer plus pertinent car ne se perdant pas à la recherche d’une ligne de conduite, ou, du moins, à la recherche de légitimité.

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Vendredi 19 mars 2010 Par Hazel dans Actualités, Art pictural, Cinéma

Van Gogh, un film de Maurice Pialat

Il y a voilà quelques jours, nous avons décidé, avec Novembre et des amis, d’aller au cinéma où l’on repassait un vieux film sur Van Gogh. On s’est dit que cela pourrait être intéressant car nous aimons tous ce peintre.

Van Gogh est sorti en 1991, c’est un film dont le scénario et la réalisation ont été entièrement élaborés par Maurice Pialat. Ce réalisateur était un provocateur anticonformiste, qui avait la réputation de mettre parfois ses collaborateurs – que ce soit ses acteurs ou ses techniciens – à bout.  Mal-aimé en France, il a néanmoins reçu un César du meilleur film pour A nos amours (1983) et la Palme d’or pour Sous le soleil de Satan (1987). Bien qu’en vingt-huit ans de carrière il n’a réalisé que onze films son oeuvre reste très marquant dans l’historie du cinéma français.

C’est au début des années 80, dix ans avant sa sortie, que vient à Pialat l’idée de faire un film sur Van Gogh; lors d’un entretien avec Catherie Breillat (scénariste de son film Police sorti en 1985) il déclame : « Ce soir j’ai trouvé le sujet de mon film sur Van Gogh : c’est un type, il est sur le quai d’une gare, il prend le train pour Auvers. il a cent tableaux à peindre, trois mois à vivre, il s’appelle Van Gogh et il n’en a rien à foutre. »

Vincent Van Gogh est un peintre néerlandais peu connu de son vivant; mélangeant dans ses œuvres l’impressionnisme, le pointillisme et le naturalisme, il fut le prédécesseur du cubisme, de l’expressionnisme et même du fauvisme. Très solitaire, Vincent vécut de nombreux échecs dans sa vie sentimentale ainsi que dans les relations humaines. Souffrant de maux intérieurs, il se tire le 27 juillet 1890 une balle dans le ventre et meurt deux jours plus tard à la suite de ses blessures. Incompris de son vivant, il est aujourd’hui exposé dans les plus grands musées du monde.

Nous avons eu droit, avant la séance, à une demi-heure de discours d’un proffesseur de CAv de la fac de la ville. Il nous a dit que ceci est un film unique en son genre, et je me souviens avoir rigolé, parce que je n’y croyais pas.

Pialat a cherché, à travers ce film, à retracer les deux derniers mois de la vie de Van Gogh en négligeant complètement son oeuvre et en insistant sur la personnalité du peintre et ses relations avec l’entourage. Van Gogh arrive à Auvers-sur-Oise et se retrouve sous la surveillance de Paul Gachet, un docteur collectionneur d’art et peintre qui sympathise vite avec lui. Vincent, lui, se rapproche de sa fille, ou plutôt, c’est elle qui en tombe amoureuse. Je ne saurais décrire la suite. Ce n’est tout simplement pas une historie d’amour. C’est une douce et mélancolique déchéance.

Les acteurs incarnent leur rôle à merveille, mieux ! ils ne jouent pas : il vivent. Pialat n’a pas fait de son film un beau tableau plein d’esthétisme, il a, au contraire, voulu faire un film supernaturaliste. Il n’a pas cherché à remplacer les voix nasillardes des jeunes filles, il n’a pas cherché des dialogues débordants de belles paroles, il n’a pas cherché à montrer les personnages sous leurs meilleurs angles : toutes les fillettes du film sont des cruches aux voix niaises, Vincent les remballe à coups de répliques dignes d’une cour d’école : « j’m'en fous ». Quant aux paysages, ce sont ceux qu’a peint Cézanne et Van Gogh lui-même, leur beauté et leur simplicité nous transportent.

C’est un film sur Van Gogh et on n’y voit pourtant presque aucun de ses tableaux, alors on se dit que c’est un film psychologique et on ne comprend même pas le personnage, alors on se dit que finalement il n’y a à comprendre que ce que nous cherchons à savoir sur cet homme. C’est un hommage à la vie de celui dont ne connait que l’œuvre. Peut-être, est-ce mon film préféré.

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Dimanche 7 mars 2010 Par Novembre dans Actualités, Art pictural, Cinéma

Ghost Writer, un film de Roman Polanski

A voir en VO, les voix françaises sont dignes d’une série B…

C’est le 3 mars 2010 qu’est sorti en France le dernier film de Roman Polanski, tiré du roman de Robert Harris (The Ghost) :  Ghost Writer. L’histoire est intéressante : un ancien Premier ministre britannique, Adam Lang (Pierce Brosnan) veut publier son autobiographie. Mais naturellement, comme tout bon homme politique, il n’a pas un passé totalement blanc et fait appel à un nègre littéraire (Ewan McGregor) pour enjoliver son passé et son parcours politique. Ce dernier, découvre avec stupeur les tréfonds de tout personnage politique et s’aperçoit vite qu’il s’est engagé dans plus compliqué qu’il ne le pensait, malgré la belle prime de 250 000£ promise. En effet, le manuscrit semble vouloir sans cesse échapper à ses mains, et il marche sur les pas de son prédécesseur, Mike McAra, mystérieusement suicidé en laissant un mauvais texte. S’ensuivent des scènes d’action et d’investigation poussées pour notre héros, qui se fera à vite à l’idée que son chemin compliqué va vite tourner au vinaigre…

Polanski nous livre une réalisation parfaite, de très beaux plans filmés sur une île américaine, dans des lieux privilégiés comme cette maison magnifique posée quelque part sur la plage où vont loger les personnages pendant une bonne partie de l’histoire. Pas de grand défaut pour ce très bon film, sinon une intrigue un peu tirée par les cheveux, une naïveté du personnage principal parfois un peu excessive, et surtout l’enchaînement de six coïncidences qui vont brusquer le déroulement de l’histoire (je ne révèle pas lesquelles pour ne pas vous gâcher le plaisir du film) mais que l’on doit sans douter plus au texte de base qu’au choix de Polanski.

On découvre un Pierce Brosnan parfait dans le rôle de l’homme politique bellâtre mais un peu idiot, dont la femme, Ruth (jouée par Olivia Williams) se fait la manipulatrice caractérielle, maîtresse de son cheminement politique à sa propre insu. Le personnage principal joué par Ewan McGregor reste néanmoins le plus intéressant. L’acteur nous livre un bon jeu, ni excessif ni pauvre, simplement bien ancré dans son rôle et conservant une bonne crédibilité.

Un film à voir, car je pense important dans la fin de carrière imposée de Roman Polanski, malgré ses deux heures qui peuvent parfois paraître longues dans les moments d’inactivité de l’intrigue.

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Jeudi 11 février 2010 Par Hazel dans Actualités, Art pictural, Cinéma

Gainsbourg vie héroique, un film de Joann Sfar

Par Novembre :

J’ai découvert Gainsbourg vers 13 ou 14 ans. Au départ, c’était plutôt le Gainsbarre des années 80 qui prédominait dans mon esprit, celui qu’on voyait en train de brûler son billet de 100 balles à la télévision. Puis, j’ai peu à peu appris sa vie, son parcours. Je me suis intéressé à ses travaux de paroliers, de poète. Enfin, je suis allé voir le film dont on vante les mérites partout : Gainsbourg, vie héroïque, réalisé par Joann Sfar.

L’intéressant dans ce film, et c’est ce que rappelle le réalisateur, c’est l’exposition d’un point de vue personnel sur l’œuvre et le personnage de Serge Gainsbourg. On le suit dans son périple, jeune garçon juif parti pour être peintre, puis que la musique a détourné, un peu par hasard, au fil des rencontres, vers la voie du succès. L’intrigue se tourne aussi vers les femmes : Levitsky, Bardot, Birkin, Bambou. On redécouvre à travers elles les plus grands succès de Gainsbourg, mais aussi son personnage poétique, mêlé à une double personnalité démoniaque, formidablement imaginée par Joann Sfar.

Le casting est tout simplement surprenant : Eric Elmosnino dans le rôle de Gainsbourg est absolument excellent, dans toutes les périodes de l’artiste il a su adopter un jeu extrêmement fidèle et réaliste. On trouve aussi une Brigitte Bardot éblouissante à travers Lætitia Casta, une Jane Birkin amusante jouée par Lucy Gordon, et une Gréco quasi-ressemblante, dont la voix grave est très fidèlement reproduite. Même la petite Charlotte Gainsbourg a été judicieusement choisie. On peut voir apparaître brièvement un Georges Brassens encore jeune et très ressemblant. Le seul petit reproche, et il ne tient qu’à moi, à faire au niveau du casting, est le choix de Philippe Katerine, dans le rôle de Boris Vian, qui était pourtant très grand et très maigre, et sans doute un peu moins « fofolle » que celui qui adooooore faire danser les gens.

Je crois qu’on a avec ce film, une excellente occasion de redécouvrir un des maîtres de la chanson française, un véritable poète, dont la vie, tantôt héroïque, poétique, érotique, n’a cessé d’obséder ses contemporains. Un très bon film, très agréable à voir, dans lequel on se plonge très rapidement et dont seule la fin peut nous sortir avec regret. A voir.

Par Hazel :

Je ne connaissais ce personnage que de nom. Gainsbourg était pour moi comme tous ces artistes de la chansons française donc on n’entend plus parler depuis des années, de plus n’étant arrivée en France qu’en 1999 je n’ai jamais eu l’occasion d’être bercée par certaines de ses chansons que tout le monde connait par coeur et que j’ai du entendre seulement une ou deux fois. En deux mots, je ne connaissais rien de Gainsbourg. Ce biopic, qui m’a énormément appris sur la vie de ce chanteur, a une particularité : le réalisateur nous a livré dans ce film une vision du personnage qui lui est propre, il ne s’est pas fidèlement référé à toutes les étapes de sa vie année par année, mais surtout il a donné à ce film une touche de fantaisie tout à fait nouvelle… Lorsqu’on observe l’affiche  plus attentivement, avant de rentrer dans la salle de cinéma, on voit marqué en bas « un conte de Joann Sfar »… Un conte ? A quoi devons nous nous attendre ? Eh bien Sfar nous a livré une dimension originale et poétique de la vie de Gainsbourg en lui créant un double imaginaire antipathique qui le poursuit partout en lui rappelant sans cesse ses origines juives et en lui dictant ce qu’il doit faire… Cette entreprise de la part du réalisateur donne au film ce coté attachant puisque nous nous retrouvons confrontés avec Gainsbourg à ce monstre intérieur duquel il veut sans cesse se décharger. Cela permet, selon moi, de rentrer dans la peau du personnage plus que dans tous les autres films biographiques que j’ai vu.

Site officiel du film ici.

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Lundi 27 juillet 2009 Par Novembre dans Cinéma

The Reader, un film de Stephen Daldry

Scenario adapté du Best Seller de l’allemand Bernhard Schlink, paru en 1995.
(réalisé par Stephen Daldry
avec Kate Winslet et Ralph Fiennes
)

L’histoire d’amour bouleversante d’un garçon et d’une femme plus agée dans les années 50. L’envers du décor nous apprend que  celle-ci est une ancienne garde nazie d’Auschwitz. On ne connaissait alors que la partie sensible de son être. Poignant. Comment a-t-elle pu transmettre autant de bonheur par la suite ? Autant de bonheur à un jeune garçon, hanté toute sa vie par un sublime été avec l’ ex-meurtrière.

L’opposition scénaristique: « The reader »(le lecteur), passionné de lecture, à l’illettrée nazie, symbolise la frontière entre deux mondes, deux morales différentes. C’est une rencontre amoureuse au fondement littéraire (« L’Odyssée » de Homère, « La dame au petit chien » d’Anton Tchekhov…).

Au delà de l’univers sentimental, restreint et parfois gênant par son impudeur sont traité les « procès exemples » de l’Allemagne d’après guerre. La mise en scène est classique et efficace.

Après tant de film sur la shoah, comment tourner la caméra vers l’autre camp, comment tout simplement filmer l’ennemi ? En oubliant les défauts techniques et scénaristiques: a échelle humaine ce film bouleverse par son audace, notre aperçu de l’amour.

par Lucas Butticè.

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