<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le Hangar - Espace artistique &#187; en</title>
	<atom:link href="http://www.le-hangar.com/tag/en/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.le-hangar.com</link>
	<description>(espace artistique)</description>
	<lastBuildDate>Wed, 14 Dec 2011 17:20:50 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	
		<item>
		<title>Maupassant &#8211; Contes de la Bécasse</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/maupassant-contes-de-la-becasse/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/maupassant-contes-de-la-becasse/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 07 May 2011 11:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[antoine]]></category>
		<category><![CDATA[aux]]></category>
		<category><![CDATA[aux champs]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[bécasse]]></category>
		<category><![CDATA[ce]]></category>
		<category><![CDATA[ce cochon de morin]]></category>
		<category><![CDATA[champs]]></category>
		<category><![CDATA[chanta]]></category>
		<category><![CDATA[cochon]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[contes]]></category>
		<category><![CDATA[contes de la becasse]]></category>
		<category><![CDATA[de]]></category>
		<category><![CDATA[en]]></category>
		<category><![CDATA[en mer]]></category>
		<category><![CDATA[farce]]></category>
		<category><![CDATA[farce normande]]></category>
		<category><![CDATA[fils]]></category>
		<category><![CDATA[folle]]></category>
		<category><![CDATA[guy]]></category>
		<category><![CDATA[guy de maupassant]]></category>
		<category><![CDATA[l'aventure de walter schnaffs]]></category>
		<category><![CDATA[la]]></category>
		<category><![CDATA[la folle]]></category>
		<category><![CDATA[la peur]]></category>
		<category><![CDATA[la rempailleuse]]></category>
		<category><![CDATA[le]]></category>
		<category><![CDATA[le testament]]></category>
		<category><![CDATA[Les]]></category>
		<category><![CDATA[les sabots]]></category>
		<category><![CDATA[maupassant]]></category>
		<category><![CDATA[menuet]]></category>
		<category><![CDATA[mer]]></category>
		<category><![CDATA[morin]]></category>
		<category><![CDATA[normand]]></category>
		<category><![CDATA[normande]]></category>
		<category><![CDATA[peur]]></category>
		<category><![CDATA[pierrot]]></category>
		<category><![CDATA[rempailleuse]]></category>
		<category><![CDATA[sabots]]></category>
		<category><![CDATA[saint]]></category>
		<category><![CDATA[saint antoine]]></category>
		<category><![CDATA[schnaffs]]></category>
		<category><![CDATA[testament]]></category>
		<category><![CDATA[un]]></category>
		<category><![CDATA[un coq]]></category>
		<category><![CDATA[un coq chanta]]></category>
		<category><![CDATA[un fils]]></category>
		<category><![CDATA[un norman]]></category>
		<category><![CDATA[walter]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=2991</guid>
		<description><![CDATA[Maupassant, c&#8217;était pour moi ce gros cliché de la vieillotte littérature française, qu&#8217;on ressort à l&#8217;étranger. Je me souviens de ma grand-mère, ukrainienne, qui me vantait Maupassant et Zola, Balzac et Flaubert, des auteurs avec lesquels je ne me sentais pas capable de lier même de très fins liens. Car moi, je préfère éternellement cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/05/contes.gif"><img class="size-full wp-image-2995 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="contes" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/05/contes.gif" alt="" width="285" height="430" /></a>Maupassant, c&#8217;était pour moi ce gros cliché de la vieillotte littérature française, qu&#8217;on ressort à l&#8217;étranger. Je me souviens de ma grand-mère, ukrainienne, qui me vantait Maupassant et Zola, Balzac et Flaubert, des auteurs avec lesquels je ne me sentais pas capable de lier même de très fins liens. Car moi, je préfère éternellement cette littérature légère de mots, lourde de sens, ou bien celle qui ressemble à une fête foraine : dans les magasins de livres je file du côté de Camus ou de Beckett, de Queneau ou de Vian. Alors, quand on me parlait de ces réalistes pompeux et ennuyants, je me taisais après avoir dit &laquo;&nbsp;j&#8217;aime pas&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf que dans ma bibliothèque, j&#8217;ai déniché un vieux bouquin, <span style="text-decoration: underline;">Les Contes de la Bécasse</span> de Guy de Maupassant, que j&#8217;avais vaguement survolé au collège, lorsque je découvrais la littérature. Bien évidemment, à l&#8217;époque je m&#8217;en fichais de l&#8217;exquis de l&#8217;écriture, je m&#8217;ennuyais à mourir devant les deux malheureuses nouvelles de cinq pages que nous avions à lire en sixième. Mais n&#8217;ayant rien à lire je l&#8217;ai sorti. Et je me suis plongée dedans tant et si bien que pour la première fois de ma vie j&#8217;ai raté mon arrêt de bus à force d&#8217;avoir le nez dans les lignes.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce recueil de nouvelles est constitué de 17 courtes histoires aucunement liées si ce n&#8217;est que par la première, que je me permets de vous livrer en version écourtée (par moi) :</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #993300;">&laquo;&nbsp;Le vieux baron des Ravots avait été pendant quarante ans le roi des  chasseurs de sa province. [...]<br />
À l’automne, au moment des chasses, il invitait, comme à l’ancien  temps, ses amis, et il aimait entendre au loin les détonations. Il les  comptait, heureux quand elles se précipitaient. Et, le soir, il exigeait  de chacun le récit fidèle de sa journée.<br />
Et on restait trois heures à table en racontant des coups de fusil. [...]<br />
Mais il existait dans la maison une vieille coutume, appelée le « conte de la Bécasse ».<br />
Au moment du passage de cette reine des gibiers, la même cérémonie recommençait à chaque dîner.<br />
Comme ils adoraient l’incomparable oiseau, on en mangeait tous les  soirs un par convive ; mais on avait soin de laisser dans un plat toutes  les têtes.<br />
Alors le baron, officiant comme un évêque, se faisait apporter sur  une assiette un peu de graisse, oignait avec soin les têtes précieuses  en les tenant par le bout de la mince aiguille qui leur sert le bec. Une  chandelle allumée était posée près de lui, et tout le monde se taisait, dans l’anxiété de l’attente.<br />
Puis il saisissait un des crânes ainsi préparés, le fixait sur une  épingle, piquait l’épingle sur un bouchon, maintenait le tout en  équilibre au moyen de petits bâtons croisés comme des balanciers, et  plantait délicatement cet appareil sur un goulot de bouteille en manière  de tourniquet.<br />
Tous les convives comptaient ensemble, d’une voix forte :<br />
— Une, — deux, — trois.<br />
Et le baron, d’un coup de doigt, faisait vivement pivoter ce joujou.<br />
Celui des invités que désignait, en s’arrêtant, le long bec pointu  devenait maître de toutes les têtes, régal exquis qui faisait loucher  ses voisins. [...]<br />
Puis, quand il avait achevé le dernier, il devait, sur l’ordre du baron, conter une histoire pour indemniser les déshérités.<br />
Voici quelques-uns de ces récits :&nbsp;&raquo;</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S</em>&#8216;en suivent seize histoires, qu&#8217;on imagine racontées au coin du feu après un délicieux et abondant repas. Nous avons affaire dans ce recueil au style réaliste de l&#8217;auteur, qui nous dépeint, à travers ces courts bouts de vie qui s&#8217;enchaînent, un paysage, celui de la Normandie natale de Guy de Maupassant, avec un décor tout à fait paysan, complété par des dialogues incompréhensibles qui nous dévoilent ce qu&#8217;était l&#8217;accent des gens simples de l&#8217;époque.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #993300;">&laquo;&nbsp;Charlot, debout sur le seuil de sa chaumière,le regardait passer.<br />
Le soir, au souper, il dit aux vieux :<br />
- Faut-i qu&#8217;vous ayez été sots pour laisser prendre le p&#8217;tit aux Vallin !<br />
Sa mère répondit obstinément :<br />
- J&#8217;voulions point vendre not&#8217; éfant !&nbsp;&raquo;</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">La chasse, l&#8217;argent, la beuverie, l&#8217;amour, sont le train-train quotidien de ce monde à la fois lugubre et tumultueux que Maupassant parvient à poétiser en quelques paragraphes. Leur vie si banale nous semble presque exotique. On s&#8217;étonne de trouver que la majorité des contes, publiés entre 1882 et 1883 dans &laquo;&nbsp;Gil Blas&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Le Gaulois&nbsp;&raquo; (deux quotidiens de l&#8217;époque), comporte des liens, des ressemblances avec la vie campagnarde de nos jours. Certes, toutes ces histoires de trahison et de crime ne sont plus d&#8217;actualité mais l&#8217;atmosphère qui y règne nous rend parfois nostalgique de la petite maison de village où certains passaient leurs étés enfantins et où nos parents, au coin du feu nous racontaient des histories après le repas&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/maupassant-contes-de-la-becasse/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jean-Auguste Dominique Ingres – Œdipe et le Sphinx</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/chroniques/art-pictural/jean-auguste-dominique-ingres-oedipe-et-le-sphinx/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/chroniques/art-pictural/jean-auguste-dominique-ingres-oedipe-et-le-sphinx/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 17:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bloody Lucy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art Pictural]]></category>
		<category><![CDATA[1801]]></category>
		<category><![CDATA[1804]]></category>
		<category><![CDATA[1808]]></category>
		<category><![CDATA[Achille]]></category>
		<category><![CDATA[Achille recevant les ambassadeurs d’Agamemnon]]></category>
		<category><![CDATA[Agamemnon]]></category>
		<category><![CDATA[ambassadeurs]]></category>
		<category><![CDATA[auguste]]></category>
		<category><![CDATA[bonaparte]]></category>
		<category><![CDATA[consul]]></category>
		<category><![CDATA[dominique]]></category>
		<category><![CDATA[dominique ingres]]></category>
		<category><![CDATA[d’Agamemnon]]></category>
		<category><![CDATA[en]]></category>
		<category><![CDATA[et]]></category>
		<category><![CDATA[eyck]]></category>
		<category><![CDATA[ingres]]></category>
		<category><![CDATA[jean]]></category>
		<category><![CDATA[jean auguste dominique ingres]]></category>
		<category><![CDATA[jean-auguste]]></category>
		<category><![CDATA[le]]></category>
		<category><![CDATA[Les]]></category>
		<category><![CDATA[louvre]]></category>
		<category><![CDATA[musée]]></category>
		<category><![CDATA[mythologie]]></category>
		<category><![CDATA[napoléon]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon Bonaparte en premier consul]]></category>
		<category><![CDATA[oeuvres]]></category>
		<category><![CDATA[peintre]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>
		<category><![CDATA[premier]]></category>
		<category><![CDATA[recevant]]></category>
		<category><![CDATA[Sphinx]]></category>
		<category><![CDATA[van]]></category>
		<category><![CDATA[van eyck]]></category>
		<category><![CDATA[Œdipe]]></category>
		<category><![CDATA[Œdipe et le Sphinx]]></category>
		<category><![CDATA[œuvre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=1668</guid>
		<description><![CDATA[Pour ce premier article que je poste ici, je vais vous parler de ce que j&#8217;étudie au quotidien et plus particulièrement aujourd&#8217;hui de Jean-Auguste Dominique Ingres. Qui peut bien être cet homme au nom si long ? Et bien M. Ingres était un peintre dont l&#8217;appartenance à un mouvement est soumis à l&#8217;hésitation. Il fut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour ce premier article que je poste ici, je vais vous parler de ce que j&#8217;étudie au quotidien et plus particulièrement aujourd&#8217;hui de <strong>Jean-Auguste Dominique Ingres</strong>.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Qui peut bien être cet homme au nom si long ? Et bien M. Ingres était un peintre dont l&#8217;appartenance à un mouvement est soumis à l&#8217;hésitation. Il fut l&#8217;élève du <em>maître</em> de l&#8217;école néo-classique, Jacques-Louis David, mais il a finalement cherché à s&#8217;éloigner du travail de celui-ci, inscrivant ses toiles dans le courant romantique.<br />
Ingres est né à Montauban en 1780. Son père, Jean-Marie-Joseph Ingres, était également un artiste dont il suit les traces. Il étudie à l&#8217;Académie de Toulouse, puis apprend son métier en reproduisant les formes du corps humain grâce à David. Il obtient le prix de Rome en 1801 avec <a title="Achille recevant les ambassadeurs d'Agamemnon" href="http://www.repro-tableaux.com/kunst/jean_auguste_dominique_ingres_30/xir128674.jpg" target="_blank"><em>Achille recevant les ambassadeurs d&#8217;Agamemnon</em></a> (conservé à l&#8217;Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris) seulement cette même année, la villa Médicis étant fermée, Ingres ne peut pas se rendre à la capitale italienne pour recevoir son dû. En compensation, il reçoit toutefois un certain nombre de commandes et c&#8217;est le portrait de <a title="Napoléon Bonaparte en premier consul" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/43/Jean_Auguste_Dominique_Ingres,_Portrait_de_Napol%C3%A9on_Bonaparte_en_premier_consul.jpg" target="_blank"><em>Napoléon Bonaparte en premier consul</em></a> de 1804 (musée d&#8217;Art Moderne) qui anime la critique.  On reproche à Ingres de régresser :  ce tableau est politique, il est destiné aux Pays-Bas et Ingres prend donc exemple sur le travail de Van Eyck, peintre flamand du XVe siècle. De plus, ce portrait a un problème chromatique, le rouge de la tenue de Napoléon est éclatant alors que dans la formation classique, la couleur doit être strictement subordonnée au dessin.<br />
Ingres trace sa route mais lorsqu&#8217;il expose au Salon, les critiques le traitent de <em>chinois égaré dans Athènes</em>, on dit de lui qu&#8217;il veut retarder la peinture de quatre siècles. Au même moment, il entretient une rivalité avec Eugène Delacroix. Ingres doit attendre l&#8217;âge de 40 ans pour être vraiment reconnu en tant que tel.  L&#8217;incompris devient alors professeur à l&#8217;école des Beaux-Arts et membre de l&#8217;Académie des Beaux-Arts, il est couvert de décorations.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><span style="background-color: #ffff99;"><strong>Etude rapide d&#8217;oeuvre :</strong></span><br />
<em>Œdipe et le Sphinx</em>, 1808, musée du Louvre, Paris.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Cette œuvre existe en deux versions. La première, soit celle-ci, date de 1808 puis Ingres a repris ce même thème en 1864. Cette toile est destinée à l&#8217;Académie des Beaux-Arts qui a souvent été féroce vis-à-vis des envois du peintre. Ici, Œdipe est représenté comme un beau jeune homme athlétique (comme le veulent les représentations classiques à cette époque) <em> </em>en pleine réflexion placé en pleine lumière. On remarque en arrière-plan la ville de Thèbes. Le sphinx, d&#8217;allure féminine, est tapi dans l&#8217;ombre, il représente les forces obscures. Ces deux choix ont une signification relativement simple : l&#8217;homme est du côté de la lumière, donc de la raison, tandis que la femme est du côté sombre. Cependant, ce corps humain ne respecte ni la vérité anatomique, le corps d&#8217;Œdipe est &laquo;&nbsp;bancal&nbsp;&raquo;, ni la beauté idéale, il n&#8217;y a pas cette fiction d&#8217;une vérité autonome et on reproche à Ingres la physionomie pas suffisamment idéaliste d&#8217;Œdipe. Le peintre préfère sa propre logique pour sa beauté. Ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas un modèle de héros antique qui est utilisé mais un jeune homme italien venu poser dans l&#8217;atelier d&#8217;Ingres.<br />
Ainsi, Ingres teste ses professeurs en soumettant un nouvel idéal.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Point mythologique :</strong><br />
Le mythe d&#8217;Œdipe est avant tout conté dans la tradition orale.<br />
Œdipe est le fils de Laïos et Jocaste, roi et reine de Thèbes, une cité grecque, qui, après avoir consulté la Pythie (l&#8217;oracle d&#8217;Apollon), apprennent que leur fils tuerait son père et épouserait sa mère. A la naissance dudit Œdipe, on abandonne l&#8217;enfant sur une montagne, pieds liés. Il est cependant retrouvé et confié au roi de Corinthe qui l&#8217;élève comme son propre fils. En grandissant, Œdipe apprend qu&#8217;il est victime d&#8217;une malédiction et veut alors échapper à son destin en s&#8217;enfuyant. Sur la route, Œdipe tue Laïos, le prenant pour un voleur alors qu&#8217;il s&#8217;agit en réalité de son père biologique. Une fois à Thèbes, Œdipe se trouve confronté au Sphinx qui assiège la ville. Il lui pose une énigme : &laquo;&nbsp;<em>Qu&#8217;est-ce qui marche à quatre pattes le matin, à deux le midi et à trois le soir ?</em>&nbsp;&raquo; Œdipe répond juste : &laquo;&nbsp;<em>C&#8217;est l&#8217;homme qui au matin de sa vie se déplace à quatre pattes, qui au midi de sa vie se déplace sur ses deux jambes et qui au soir de sa vie s&#8217;aide d&#8217;une canne, marchant ainsi sur trois pattes.</em>&nbsp;&raquo; C&#8217;est ainsi qu&#8217;Œdipe se débarrasse du Sphinx et pour le remercier, les habitants de Thèbes le nomme roi et lui donnent la main de la reine veuve. La prédiction de l&#8217;oracle s&#8217;accomplit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour en savoir plus, quelques lectures :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>*</strong><em>Œdipe</em>, de Corneille (1659)<br />
<strong>*</strong><em>Œdipe</em>, de Voltaire (1718)<br />
<strong>*</strong><em>Œdipe</em>, d&#8217;André Gide (1930)<br />
<strong>*</strong><em>La Machine Infernale</em>, de Jean Cocteau (1934)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/chroniques/art-pictural/jean-auguste-dominique-ingres-oedipe-et-le-sphinx/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Hallucinations matinales en gueule de bois majeure, par Raspoutine</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/vos-oeuvres/hallucinations-matinales-en-gueule-de-bois-majeure-par-raspoutine/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/vos-oeuvres/hallucinations-matinales-en-gueule-de-bois-majeure-par-raspoutine/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 06 Feb 2010 11:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raspoutine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vos créations]]></category>
		<category><![CDATA[Vos oeuvres Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[à]]></category>
		<category><![CDATA[bois]]></category>
		<category><![CDATA[court]]></category>
		<category><![CDATA[de]]></category>
		<category><![CDATA[en]]></category>
		<category><![CDATA[envolée]]></category>
		<category><![CDATA[gueule]]></category>
		<category><![CDATA[hallucinations]]></category>
		<category><![CDATA[hangar]]></category>
		<category><![CDATA[le]]></category>
		<category><![CDATA[majeure]]></category>
		<category><![CDATA[matinales]]></category>
		<category><![CDATA[oeuvres]]></category>
		<category><![CDATA[poème]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[publication]]></category>
		<category><![CDATA[publier]]></category>
		<category><![CDATA[terme]]></category>
		<category><![CDATA[vos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=1483</guid>
		<description><![CDATA[Je crois que ces lignes vacillantes et poignantes écrites par une inconnue se passent de commentaires; je vous laisse donc plonger dans le texte, et vous invite à le relire plus d&#8217;un fois car cette &#171;&#160;chute du corps&#160;&#187; nous entraine avec tant de douceur qu&#8217;il est bien agréable d&#8217;y replonger encore et encore. Hallucinations matinales [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #888888;"><em><br />
Je crois que ces lignes vacillantes et poignantes écrites par une inconnue se passent de commentaires; je vous laisse donc plonger dans le texte, et vous invite à le relire plus d&#8217;un fois car cette &laquo;&nbsp;chute du corps&nbsp;&raquo; nous entraine avec tant de douceur qu&#8217;il est bien agréable d&#8217;y replonger encore et encore.</em></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Hallucinations matinales en gueule de bois majeure </strong></span></p>
<p>Des bouteilles vides et des cendriers pleins<br />
Un corps pâle et tremblotant en travers du sol<br />
Se relève, un pas, deux, trois, quatre<br />
Une tentative de chute du corps<br />
Deux autres pas et s’effondrant<br />
Des couleurs passent devant les yeux clos<br />
Elles s’assemblent et prennent la forme d’un visage<br />
Qui m’allonge sur le dos.<br />
Un corps comme liquide se répand sur le mien<br />
Je tente de le saisir il se dérobe<br />
J’abandonne il se presse plus fort contre moi<br />
Un frisson<br />
Comme un ressac qui m’emporte<br />
Un va et vient incessant<br />
De l’écume au bord des lèvres<br />
Le ressac me retient<br />
Il se dévoile, me dévoile et nous traversons<br />
J’ouvre les yeux<br />
Seul<br />
Un goût de sel sous la langue.<br />
Je me relève : deux pas.</p>
<p style="text-align: right;">par Raspoutine.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/vos-oeuvres/hallucinations-matinales-en-gueule-de-bois-majeure-par-raspoutine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Baudelaire &#8211; Spleen de Paris</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/spleen-de-paris-baudelaire/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/spleen-de-paris-baudelaire/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 28 Aug 2009 11:51:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[baudelaire]]></category>
		<category><![CDATA[c.]]></category>
		<category><![CDATA[charles]]></category>
		<category><![CDATA[de]]></category>
		<category><![CDATA[en]]></category>
		<category><![CDATA[frederic]]></category>
		<category><![CDATA[marcotte]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>
		<category><![CDATA[petits]]></category>
		<category><![CDATA[poème]]></category>
		<category><![CDATA[poèmes]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[prose]]></category>
		<category><![CDATA[recueil]]></category>
		<category><![CDATA[spleen]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=504</guid>
		<description><![CDATA[Le Spleen de Paris est un recueil auquel Baudelaire consacre les dernières années de sa vie et qui sera publié intégralement deux ans après sa mort , en 1869 (NDLR). Il faut d’abord éclaircir une chose : ces poèmes ne sont pas écrits en mode poésie comme les textes de St-John-Perse, Macé, et plusieurs autres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" style="border: 1px solid black; margin: 5px;" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/2/0/2/9782253161202.jpg" alt="" width="221" height="328" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le <span style="text-decoration: underline;">Spleen de Paris</span> est un recueil auquel Baudelaire consacre les dernières années de sa vie et qui sera publié intégralement deux ans après sa mort , en 1869 (NDLR).</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut d’abord éclaircir une chose : ces poèmes ne sont pas écrits en mode poésie comme les textes de St-John-Perse, Macé, et plusieurs autres le sont. Ce sont des sujets qui, à travers les cinquante textes, ont interpelés l’auteur par leur singularité — beauté, laideur, cynisme, étrangeté, etc. — et ont justifiés leurs places dans ce recueil, qui traite donc poétiquement ou comme les sujets d’un poème classique les thèmes retenus, mais avec une écriture prosaïque. Donc, ces textes sont un format rétréci de la nouvelle et même du roman, et on peut leur conférer le titre de poèmes pour leur densité et l’impression qu’ils laissent. Sinon, il faudrait se poser la question : comment appelle-t-on ces courts textes, qui deviendront si personnels et poétiques avec les<em> </em><span style="text-decoration: underline;">Illuminations</span><em> (</em>recueil de 54 poèmes composés par Arthur Rimbaud entre 1872 et 1875, NDLR), si ce n’est qu’ils sont des poèmes en étant l’ancêtre des poésies en prose, voire le germe et la première racine? Baudelaire n’a-t-il pas été le premier à donner le titre de <span style="text-decoration: underline;">Petits Poèmes en Prose</span> à cette même œuvre qui fut la première à oser cette forme de textes et de poésie ?</p>
<p style="text-align: justify;">C’est toute la définition de la prose poétique qui s’éclaire à la lecture de ces textes. Oui, il y a une certaine densité, mais nous sommes loin des successeurs. Il y a, avec ces textes, une base à laquelle nous pouvons revenir : une prose plus détendue et moins poétique, mais qui rappelle que l’important est de bien choisir son sujet, puisque l’on lui confère l’étiquette de poésie d’emblée.</p>
<p style="text-align: justify;">La préface et l’introduction, qui font ensemble 100 pages, tentent de retracer les origines premières des poèmes en prose ou de la prose poétique et, en éludant Nerval, par exemple, passe droit à côté du but. Déjà, jadis, certains romans affectionnaient un style affecté, comme<em> </em><span style="text-decoration: underline;">À rebours</span><em> (</em>roman de Joris-Karl Huysmans paru en 1884, NDLR), mais Baudelaire fut un des premiers à casser ou former le moule pour les générations suivantes. Voilà un des intérêts indéniables de ce livre. Baudelaire était un créateur hors-pair. Et la suprême pertinence des valeurs romantiques gardent ce livre d’une actualité cuisante. En sont témoins les poèmes sur Paris, sur la société, sur l’art, sur la vie pauvre ou riche, etc, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Les amateurs de prose narrative seront servis, comme avec le tome de la Pléiade contenant tous les courts textes de Kafka, mais pour la poésie, il faut aimer le Romantisme ou aller vers des formules plus métaphoriques des <span style="text-decoration: underline;">Fleurs du mal</span><em> </em>(recueil de poèmes de Baudelaire, publié en 1857, NDLR). C’est en quelque sorte la poésie mise à nue, sans carcan ou corset, et la prose qui danse entre prosaïsme et poésie. Baudelaire a le mérite d’avoir le premier découvert cette forme dont on ne peut maintenant se passer.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>par <a href="mailto:fredericma@sympatico.ca" target="_blank">Frédéric Marcotte</a></strong></p>
<p style="text-align: right;">Autres critiques de Frédéric Marcotte sur le Hangar: <a href="http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/amers-saint-john-perse/" target="_blank">Perse &#8211; <span style="text-decoration: underline;">Amers</span></a><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous lu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/spleen-de-paris-baudelaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Beckett &#8211; En attendant Godot</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/en-attendant-godot-samuel-beckett/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/en-attendant-godot-samuel-beckett/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2009 11:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[attendant]]></category>
		<category><![CDATA[beckett]]></category>
		<category><![CDATA[blog]]></category>
		<category><![CDATA[clochard]]></category>
		<category><![CDATA[clochards]]></category>
		<category><![CDATA[clodo]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[de]]></category>
		<category><![CDATA[en]]></category>
		<category><![CDATA[estragon]]></category>
		<category><![CDATA[godot]]></category>
		<category><![CDATA[hangar]]></category>
		<category><![CDATA[le]]></category>
		<category><![CDATA[lire]]></category>
		<category><![CDATA[littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[pièce]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>
		<category><![CDATA[samuel]]></category>
		<category><![CDATA[sdf]]></category>
		<category><![CDATA[theatre]]></category>
		<category><![CDATA[vladimir]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://the-hopes-killers.com/wordpress/?p=69</guid>
		<description><![CDATA[En attendant Godot, écrite par Samuel Beckett entre 1948 et 1949, et publiée en 1952 est une pièce de théâtre en deux actes s&#8217;inscrivant dans le courant du théâtre de l&#8217;absurde. C&#8217;est l&#8217;œuvre la plus célèbre de l&#8217;écrivain. Vladimir et Estragon, deux vagabonds, attendent un certain Godot, un homme qui a promis de leur aider, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" style="border: 1px solid black; margin: 5px; width: 201px; height: 320px;" src="http://www.4u2books.ch/images/godot.jpg" alt="http://www.4u2books.ch/images/godot.jpg" width="299" height="475" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">En attendant Godot</span>, écrite par Samuel Beckett entre 1948 et 1949, et publiée en 1952 est une pièce de théâtre en deux actes s&#8217;inscrivant dans le courant du théâtre de l&#8217;absurde. C&#8217;est l&#8217;œuvre la plus célèbre de l&#8217;écrivain. Vladimir et Estragon, deux vagabonds, attendent un certain Godot, un homme qui a promis de leur aider, mais qui ne vient pas. Les deux amis se demandent s&#8217;ils sont au bon endroit et au bon moment pour ce rendez-vous. Derrière ce Godot, qui tarde à venir, nous pouvons voir God, Dieu, ce dieu qu&#8217;ils attendent sans trop d&#8217;espoir; cependant Beckett s&#8217;est toujours opposé à cette interprétation, <span style="color: #993300;"><em>« Si j&#8217;avais voulu faire entendre cela, je l&#8217;aurais appelé Dieu, pas Godot »</em></span>. A sa sortie, la pièce fut l&#8217;objet d&#8217;un véritable scandale. Lors des premières représentations, la moitié du public quittait la salle à la fin du premier acte. L&#8217;autre moitié huait les comédiens. Et c&#8217;est grâce à cela que la pièce est devenue célèbre : les gens allaient voir le scandale.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">En attendant Godot</span> occupe la 12ème place dans le classement des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_100_livres_du_si%C3%A8cle">100 meilleures œuvres littéraires du XXème siècle</a> établi par la Fnac et Le Monde en 1999. Sur la quatrième de couverture, qui est une lettre de Beckett<strong> </strong>adressée à Michel Polac (critique, romancier et cinéaste français) nous pouvons lire ceci : <span style="color: #993300;"><em>« Je n&#8217;ai pas d&#8217;idées sur le théâtre. Je n&#8217;y connais rien. je n&#8217;y vais pas. [...] Je ne sais pas plus sur la pièce que celui qui arrive à la lire avec attention. [...] Je ne sais pas plus sur les personnages que ce qu&#8217;ils disent, ce qu&#8217;ils font et ce qui leur arrive. [...] Je ne sais pas qui est Godot. Je ne sais même pas, surtout pas, s&#8217;il existe. »</em></span>. Voilà un extrait de la pièce :</p>
<p><span style="color: #993300;">ESTRAGON. &#8211; Je suis fatigué. <em>(Un temps.)</em> Allons-nous-en.<br />
VLADIMIR. &#8211; On ne peut pas.<br />
ESTRAGON. &#8211; Pourquoi ?<br />
VLADIMIR. &#8211; On attend Godot.<br />
ESTRAGON. &#8211; C&#8217;est vrai. <em>(Un temps.)</em> Alors comment faire ?<br />
VLADIMIR. &#8211; Il n&#8217;y a rien à faire.<br />
ESTRAGON. &#8211; Mais moi je n&#8217;en peux plus.<br />
VLADIMIR. &#8211; Veux-tu un radis ?<br />
ESTRAGON. &#8211; C&#8217;est tout ce qu&#8217;il y a ?<br />
VLADIMIR. &#8211; Il y a des radis et des navets.<br />
ESTRAGON. &#8211; Il n&#8217;y a plus de carottes ?<br />
VLADIMIR. &#8211; Non. D&#8217;ailleurs tu exagères avec les carottes.<br />
ESTRAGON. &#8211; Alors donne-moi un radis<em> (Vladimir fouille dans ses poches, ne trouve que des navets, sort finalement un radis qu&#8217;il donne à Estragon qui l&#8217;examine, le renifle.)</em> Il est noir !<br />
VLADIMIR. &#8211; C&#8217;est un radis.<br />
ESTRAGON. &#8211; Je n&#8217;aime que les roses, tu le sais bien !<br />
VLADIMIR. &#8211; Alors tu n&#8217;en veux pas ?<br />
ESTRAGON. &#8211; Je n&#8217;aime que les roses !<br />
VLADIMIR. &#8211; Alors rends-le-moi.<br />
<em>Estragon le lui rend.</em><br />
ESTRAGON. &#8211; Je vais chercher une carotte.<br />
<em>Il ne bouge pas.</em><br />
VLADIMIR. &#8211; Ceci devient vraiment insignifiant.<br />
ESTRAGON. &#8211; Pas encore assez.<br />
<em>Silence.</em><br />
VLADIMIR. &#8211; Si tu les essayais ?<br />
ESTRAGON. &#8211; J&#8217;ai tout essayé.<br />
VLADIMIR. &#8211; Je veux dire, les chaussures.<br />
ESTRAGON. &#8211; Tu crois ?<br />
VLADIMIR. &#8211; Ca fera passer le temps. <em>(Estragon hésite.)</em> Je t&#8217;assure, ce sera une diversion.<br />
ESTRAGON. &#8211; Un délassement.<br />
VLADIMIR. &#8211; Une distraction.<br />
ESTRAGON. &#8211; Un délassement.<br />
VLADIMIR. &#8211; Essaie.<br />
ESTRAGON. &#8211; Tu m&#8217;aideras ?<br />
VLADIMIR. &#8211; Bien sûr.<br />
ESTRAGON. &#8211; On ne se débrouille pas trop mal, hein, Didi, tous les deux ensemble ?<br />
VLADIMIR. &#8211; Mais oui, mais oui. Allez on va essayer la gauche d&#8217;abord.<br />
ESTRAGON. &#8211; On trouve toujours quelque chose, hein, Didi, pour nous donner l&#8217;impression d&#8217;exister?<br />
VLADIMIR <em>(impatiemment)</em>. &#8211; Mais oui, mais oui, on est des magiciens. Mais ne nous laissont pas détourner de ce que nous avons résolu. <em>(Il ramasse une chaussure.)</em> Viens, donne ton pied. <em>(Estragon s&#8217;approche de lui, lève le pied.) </em>L&#8217;autre, porc ! <em>(Estragon lève l&#8217;autre pied.) </em>Plus haut ! <em>(Les corps emmêlés ils titubent à travers la scène. Vladimir réussit finalement à lui mettre la chaussure.) </em>Essaie de marcher. <em>(Estragon marche.)</em> Alors ?<br />
ESTRAGON. &#8211; Elle me va.</span></p>
<p style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous lu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/en-attendant-godot-samuel-beckett/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Maïakovski – Le Nuage en pantalon</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/le-nuage-en-pantalon-vladimir-maiakovski/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/le-nuage-en-pantalon-vladimir-maiakovski/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 13 May 2009 21:51:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[bébé]]></category>
		<category><![CDATA[blog]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[en]]></category>
		<category><![CDATA[hangar]]></category>
		<category><![CDATA[le]]></category>
		<category><![CDATA[lire]]></category>
		<category><![CDATA[littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[maïakovski]]></category>
		<category><![CDATA[nuage]]></category>
		<category><![CDATA[pantalon]]></category>
		<category><![CDATA[pantalons]]></category>
		<category><![CDATA[poème]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[poétique]]></category>
		<category><![CDATA[taureau]]></category>
		<category><![CDATA[vladimir]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://the-hopes-killers.com/wordpress/?p=41</guid>
		<description><![CDATA[Vladimir Maïakovski, si loin de cette postérité qu&#8217;ont les Hugo, Eluard et autres Aragon, et pourtant, une telle initiative poétique, une telle révolution dans le style, l&#8217;expression et surtout la vision si originale de ces choses qu&#8217;on a mille fois vues et revues en poésie ! Il est le fondateur de ce qu&#8217;on appelle le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="border: 1px solid black; margin: 5px;" src="http://le-hangar.cowblog.fr/images/vladimirmaiakovskilenuageenpantalon.jpg" alt="http://le-hangar.cowblog.fr/images/vladimirmaiakovskilenuageenpantalon.jpg" width="150" height="216" />Vladimir Maïakovski, si loin de cette postérité qu&#8217;ont les Hugo, Eluard et autres Aragon, et pourtant, une telle initiative poétique, une telle révolution dans le style, l&#8217;expression et surtout la vision si originale de ces choses qu&#8217;on a mille fois vues et revues en poésie ! Il est le fondateur de ce qu&#8217;on appelle le cubo-futurisme (futurisme russe), non pas un courant mais une attitude poétique, un rejet des traditions esthétiques en littérature. Maïakovski sait dire amour et femmes, religiosité et incrédulité, art et hypocrisie, société et individualité, en même temps. Son style est très particulier, très oral, et élévateur sans forcément aller chercher de magnifiques mots tout droit sortis d&#8217;un dictionnaire des synonymes. Et bien que ce monsieur écrivit en russe, sa traduction française est remarquable et le style oral (pas de rimes, même en langue d&#8217;origine, et des vers déstructurés comme je les aime) passe tout à fait bien en français, et je pense dans toutes les langues. Ici, dans <span style="text-decoration: underline;">Le nuage en pantalon</span>, Maïakovski pousse un cri retentissant contre la société, l&#8217;art, la religion, l&#8217;amour. En quelque sorte, ce recueil est considéré comme le manifeste du futurisme : contestation de toutes les impositions dans l&#8217;art, mais aussi donc au point de vue social, religieux ou les stéréotypes amoureux, remplacement de la nature par la ville bruyante et agressive. Je tenais, pour illustrer mes propos, à citer quelques vers&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&#8217;abord, voici dans son prologue, les tous premiers vers :</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><em>Votre pensée,<br />
qui rêvasse sur votre cervelle ramollie,<br />
tel un laquais obèse sur une banquette graisseuse,<br />
je m&#8217;en vais l&#8217;agacer<br />
d&#8217;une loque de mon coeur sanguinolent<br />
et me repaître à vous persifler, insolent et caustique.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Maïakovski commence fort, en précisant implicitement à qui les mots de ses poèmes devront profiter. On sait, qu&#8217;à son époque, et en 1910 en particulier (<span style="text-decoration: underline;">Le nuage en pantalon</span> parait en 1914), le symbolisme russe, courant alors mille fois prôné et imposant ses propres directives à la poésie comme étant celles à suivre pour faire de l&#8217;art, tend à s&#8217;essouffler et est sévèrement remis en cause par toute la nouvelle génération littéraire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, dans le quatrième poème :</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><em>Bébé !<br />
N&#8217;aie donc pas peur<br />
si mon cou de taureau<br />
porte un monceau humide de femmes au ventre en sueur<br />
- c&#8217;est que je traîne dans ma vie<br />
d&#8217;énormes amours propres par millions<br />
et un milliard de sales amortons.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em><br />
</em><span style="color: #000000;">Drôle de façon de déclarer sa flamme&#8230;</span></span> En somme, Maïakovski résume lui même son <span style="text-decoration: underline;">Nuage en pantalon</span> ainsi : « À bas votre amour, à bas votre art, à bas votre société, à bas votre religion ». Je vous conseille et re-conseille ce recueil que vous trouverez pour un prix ridicule dans toutes les bonnes libraires et qui est vraiment ce qu&#8217;il y a de mieux pour s&#8217;initier à cette poésie déstructurée, changeante, en un mot : futuriste.</p>
<p style="text-align: justify;">PS : Pour les russophones, vous pouvez lire le recueil en cyrillique <a href="http://lib.ru/POEZIQ/MAYAKOWSKIJ/oblako.txt" target="_blank">en cliquant ici</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous lu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/chroniques/livres/le-nuage-en-pantalon-vladimir-maiakovski/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
<!-- WP Super Cache is installed but broken. The path to wp-cache-phase1.php in wp-content/advanced-cache.php must be fixed! -->
