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Lundi 8 juin 2009 Par Hazel dans Littérature

Zweig – Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782253060222.jpgCette courte nouvelle de Stefan Zweig à été publiée en 1927. L’histoire se passe dans un pensionnat de la côte d’Azur au début des années 1900. Une jeune pensionnaire, mariée et mère de deux enfant s’enfuit avec un jeune homme rencontré sur place la veille. Cette fuite suscite de nombreux débats entre les pensionnaires, et seul le narrateur défend et justifie avec bouillonnement ce geste immoral de la jeune fille. Son discours fervent séduit une vieille et distinguée dame anglaise, qui pendant plusieurs jours discute avec lui de la jeune femme insensée. Et c’est l’obstination du jeune homme à justifier l’acte de cette mère qui a tout quitté pour un inconnu, qui pousse la dame à raconter au narrateur une journée de sa vie qui, des années après, la ronge toujours de l’intérieur.
Vingt-quatre heures de la vie d’une femme est un bel aveu d’une femme d’âge mur à un inconnu. Une histoire de 24 heures, à dévorer en autant de temps, embrasée de sentiments et de passion.

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Samedi 6 juin 2009 Par Novembre dans Vos oeuvres

Coucher de soleil n° 987654321.000, par Fantôme de Lune

Des couchers de soleils en poésie, on en a vu par milliers, et pourtant celui là a quelque chose de plus, un brin moqueur, un peu plus coloré que les précédents. Ici, les mots s’allient à la vision pour nous entrainer à la rencontre d’un soleil couchant pas comme les autres.

Coucher de soleil n° 987654321,000

Il est un peu ridicule, ce ciel layette bleu et rose,
sur les dignes façades haussmanniennes.
Il est souriant clin d’œil, aussi.

Crépuscule rieur,
entre la normalité morne du jour
et le flamboiement qui s’amorce.
Puis le rouge d’une brûlure
souillé de branches tétanisées.

Rêve de l’impermanence
un cercle qui se résout en carré.

par Fantôme de Lune.

Avis et critiques sont bienvenus.

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Jeudi 4 juin 2009 Par Hazel dans Littérature

Beckett – En attendant Godot

http://www.4u2books.ch/images/godot.jpg

En attendant Godot, écrite par Samuel Beckett entre 1948 et 1949, et publiée en 1952 est une pièce de théâtre en deux actes s’inscrivant dans le courant du théâtre de l’absurde. C’est l’œuvre la plus célèbre de l’écrivain. Vladimir et Estragon, deux vagabonds, attendent un certain Godot, un homme qui a promis de leur aider, mais qui ne vient pas. Les deux amis se demandent s’ils sont au bon endroit et au bon moment du rendez-vous. Derrière ce Godot, qui tarde à venir, nous pouvons voir God, Dieu, ce dieu qu’ils attendent sans trop d’espoir; cependant Beckett s’est toujours opposé à cette interprétation, « Si j’avais voulu faire entendre cela, je l’aurais appelé Dieu, pas Godot ». A sa sortie, la pièce fut l’objet d’un véritable scandale. Lors des premières représentations, la moitié du public quittait la salle à la fin du premier acte. L’autre moitié huait les comédiens. Et c’est grâce à cela que la pièce est devenue célèbre, les gens allaient voir le scandale.

En attendant Godot occupe la 12ème place dans le classement des 100 meilleures œuvres littéraires du XXème siècle établi par la Fnac et le monde en 1999. Sur la quatrième de couverture, qui est une lettre de Beckett adressée a Michel Polac (critique, romancier et cinéaste français) nous pouvons lire ceci : « Je n’ai pas d’idées sur le théâtre. Je n’y connais rien. je n’y vais pas. [...] Je ne sais pas plus sur la pièce que celui qui arrive à la lire avec attention. [...] Je ne sais pas plus sur les personnages que ce qu’ils disent, ce qu’ils font et ce qui leur arrive. [...] Je ne sais pas qui est Godot. Je ne sais même pas, surtout pas, s’il existe. »

Voilà un extrait de la pièce :

ESTRAGON. – Je suis fatigué. (Un temps.) Allons-nous-en.
VLADIMIR. – On ne peut pas.
ESTRAGON. – Pourquoi ?
VLADIMIR. – On attend Godot.
ESTRAGON. – C’est vrai. (Un temps.) Alors comment faire ?
VLADIMIR. – Il n’y a rien à faire.
ESTRAGON. – Mais moi je n’en peux plus.
VLADIMIR. – Veux-tu un radis ?
ESTRAGON. – C’est tout ce qu’il y a ?
VLADIMIR. – Il y a des radis et des navets.
ESTRAGON. – Il n’y a plus de carottes ?
VLADIMIR. – Non. D’ailleurs tu exagères avec les carottes.
ESTRAGON. – Alors donne-moi un radis (Vladimir fouille dans ses poches, ne trouve que des navets, sort finalement un radis qu’il donne à Estragon qui l’examine, le renifle.) Il est noir !
VLADIMIR. – C’est un radis.
ESTRAGON. – Je n’aime que les roses, tu le sais bien !
VLADIMIR. – Alors tu n’en veux pas ?
ESTRAGON. – Je n’aime que les roses !
VLADIMIR. – Alors rends-le-moi.
Estragon le lui rend.
ESTRAGON. – Je vais chercher une carotte.
Il ne bouge pas.
VLADIMIR. – Ceci devient vraiment insignifiant.
ESTRAGON. – Pas encore assez.
Silence.
VLADIMIR. – Si tu les essayais ?
ESTRAGON. – J’ai tout essayé.
VLADIMIR. – Je veux dire, les chaussures.
ESTRAGON. – Tu crois ?
VLADIMIR. – Ca fera passer le temps. (Estragon hésite.) Je t’assure, ce sera une diversion.
ESTRAGON. – Un délassement.
VLADIMIR. – Une distraction.
ESTRAGON. – Un délassement.
VLADIMIR. – Essaie.
ESTRAGON. – Tu m’aideras ?
VLADIMIR. – Bien sûr.
ESTRAGON. – On ne se débrouille pas trop mal, hein, Didi, tous les deux ensemble ?
VLADIMIR. – Mais oui, mais oui. Allez on va essayer la gauche d’abord.
ESTRAGON. – On trouve toujours quelque chose, hein, Didi, pour nous donner l’impression d’exister?
VLADIMIR (impatiemment). – Mais oui, mais oui, on est des magiciens. Mais ne nous laissont pas détourner de ce que nous avons résolu. (Il ramasse une chaussure.) Viens, donne ton pied. (Estragon s’approche de lui, lève le pied.) L’autre, porc ! (Estragon lève l’autre pied.) Plus haut ! (Les corps emmêlés ils titubent à travers la scène. Vladimir réussit finalement à lui mettre la chaussure.) Essaie de marcher. (Estragon marche.) Alors ?
ESTRAGON. – Elle me va.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?
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Mardi 26 mai 2009 Par Hazel dans Cinéma

Etreintes Brisées, un film de Pédro Almodovar

Los Ambrazos Rotos (les Etreintes Brisées), est le nouveau film de Pedro Almodovar sorti en France le 20 mai. Il a été présenté au festival de Cannes 2009.

Acteurs : Penelope Cruz (Lena), Lluis Homar (Matheo Blanco alias Harry Caine), Blanca Portillo (Judit Garcia), Tamar Novas (Diego).

Durée : 2h07

Synopsis : C’est un homme aveugle qui se présente à l’écran : un écrivain de scénarios et romans, qui publie ses œuvres sous le nom de Harry Caine, un pseudonyme qu’il a adopté depuis quatorze ans. Il y a quatorze ans, cet homme s’appelait encore Mateo Blanco, réalisateur de films. C’est lors d’un casting pour sa première comédie qu’il rencontre la sublime Lena, une femme mariée à un homme jaloux et possessif, de laquelle il tomba amoureux. Il la perd dans un accident de voiture, où il se sépare aussi de sa vue. C’est cet amour passionné et pur que raconte Harry-Mateo à Diego, le fils de Judit, sa directrice de production qui est une amie très proche.
Ce n’est pas une simple histoire d’amour que nous offre cette fois-ci Almodovar, c’est un éventail de couleurs et de sentiments, une histoire facile a comprendre mais profonde, et remplie de passion inouïe, dont la flamme n’est toujours pas éteinte.

Pedro Almodovar, grand cinéaste espagnol reconnu mondialement, a utilisé dans ce magnifique film le thème de la vision, les premières secondes sont un gros plan sur un œil, l’œil d’une inconnue qui ne restera par plus de cinq minutes à l’écran. mais cet œil n’est qu’un bref aperçu de cette histoire qui va vivre et danses dans les pupilles pendant un peu plus de deux heures, entre l’objectif d’une caméra perverse, le héros non voyant, et la beauté incontestable de Penelope Cruz.

Malheureusement ce film n’a pas eu beaucoup de succès au festival de Cannes 2009, et cependant, débarrassé de la plupart de ses clichés (mis à part sa muse, Penelope), Almodovar nous fait découvrir une histoire bien plus vraisemblable que dans ses autres films, et à mon avis, l’une des meilleures.

Ici, le site officiel du film.

Votre avis est le bienvenu.

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