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	<title>Le Hangar - Espace artistique &#187; amour</title>
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		<title>Buten &#8211; Le coeur sous le rouleau compresseur</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 11:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le coeur sur le rouleau compresseur est un livre difficile à lire si l&#8217;on a vécu une malheureuse histoire d&#8217;amour. Parce que ses pages regorgent de sincérité, l&#8217;écriture franche et brute &#8211; parfois brtuale &#8211; nous va droit au coeur. L&#8217;histoire est une histoire d&#8217;amour, qui existe depuis toujours et dont les plaies sont enfouies [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/9782020826396FS.png"><img class="size-full wp-image-3338 alignleft" style="margin: 5px;" title="lecoeursouslerouleau" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/9782020826396FS.png" alt="" width="283" height="475" /></a>Le coeur sur le rouleau compresseur</em> est un livre difficile à lire si l&#8217;on a vécu une malheureuse histoire d&#8217;amour. Parce que ses pages regorgent de sincérité, l&#8217;écriture franche et brute &#8211; parfois brtuale &#8211; nous va droit au coeur. L&#8217;histoire est une histoire d&#8217;amour, qui existe depuis toujours et dont les plaies sont enfouies et irrefermables. Même lors des quelques dizaines de pages de bonheur on sent la mélancolie, le &laquo;&nbsp;truc&nbsp;&raquo; qui cloche, on apréhende la fin. Non, je ne vous dévoilerai rien mais dès les premières pages vous pourez vous faire votre propre idée sur ce que peut être la dernière page.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est triste et beau à lire. Le narrateur nous livre son journal, tenu par bribes : quelques pages à neuf ans, puis la suivante quand il en a dix sept. Seulement, on n&#8217;a pas l&#8217;impression de lire un journal, mais d&#8217;entendre un aveu qui nous est raconté, comme on raconte tout à un meilleur ami. A tel point qu&#8217;on se lie rapidement d&#8217;affinités avec le personnage, et l&#8217;on endure son histoire avec lui. Parfois c&#8217;est pénible, car il ne se passe rien ; parfois c&#8217;est pénible car les aveux poignants auxquels on a droit nous destabilisent. Au début, c&#8217;est un enfant qui nous parle d&#8217;amour, et on rit un peu car on trouve ça mignon, mais très vite cet enfant devient adulte et il est toujours le même, à aimer la même personne, du coup, on rigole moins, on ne rit même plus du tout, on imagine que cela pourrait nous arriver et alors, on a peur.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>&laquo;&nbsp;Il m&#8217;arrive de penser que mon cerveau est comme un œuf cru. Tant qu&#8217;il est dans mon crâne bien au sommet, tout va bien. Et puis il se met à couler, à rouler lentement de côté. Je peux bouger la tête juste à temps pour le remettre en place et bientôt il se met à couler vers l&#8217;autre côté. Il faut que je le remette en place à chaque seconde, que je l&#8217;aie perpétuellement à l&#8217;oeil. SI je relâche mon attention et que je laisse couler je serait fou. Je ne suis tranquille que quand je dors. Et le matin, ça recommence.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
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		<title>Dumas fils &#8211; La Dame aux Camélias</title>
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		<pubDate>Tue, 17 May 2011 11:00:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Quand on pense à ce titre, La Dame aux Camélias, il nous vient un parfum de romantisme planplan, de film en noir et blanc, d’opéra lyrique et je ne sais quels autres clichés désuets. C’est en tout cas ce que j’avais dans l’idée en ouvrant ce roman, polluée en plus par la grande admiration que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Quand on pense à ce titre, <span style="text-decoration: underline;"><em>La Dame aux Camélias</em></span>, il nous vient un parfum de romantisme planplan, de film en noir et blanc, d’opéra lyrique et je ne sais quels autres clichés désuets. C’est en tout cas ce que j’avais dans l’idée en ouvrant ce roman, polluée en plus par la grande admiration que j’avais pour Alexandre Dumas père, auteur romantique s’il en est. Ce à quoi je n’avais pas pensé, c’est qu’entre Dumas père et Dumas fils, il y a une génération d’écart, le temps de perdre pas mal d’illusions, et surtout, entre eux, c’est loin d’être le grand amour.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/05/dumaspere.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3145" title="dumaspere" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/05/dumaspere.jpg" alt="" width="436" height="281" /></a><em><span style="font-size: x-small;">Les Dumas père et fils&#8230; </span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut dire que le petit Alexandre est le fils illégitime du grand. D’abord « né de parents inconnus » (on n’allait pas dire tout haut que le célèbre Dumas avait fricoté avec sa voisine de palier !), il est reconnu à sept ans par son illustre père qui obtient sa garde mais est placé très tôt en pension. Difficile dans ce cas de se sentir son héritier.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin: 5px;" src="http://www.decitre.fr/gi/47/9782070367047FS.gif" alt="La Dame aux Camélias" width="229" height="380" />Alors avec cette <span style="text-decoration: underline;">Dame aux Camélias</span>, ne vous attendez pas à trouver une jeune fille fleurie comme dans les romans de son père. Ce surnom poétique cache Marguerite Gautier, une femme que l’on découvre au début du récit lors de… sa mort. Ou plus exactement, lors d’une vente ayant lieu dans son appartement. Le narrateur de cette histoire a en effet connu Marguerite. Comme beaucoup d’autres hommes. Marguerite est ce que l’on appelait une demi-mondaine, une de ces filles entretenues qui ne fréquentaient que des hommes extrêmement riches et qui en retiraient de grosses sommes d’argents et de coûteux cadeaux. Une forme de prostitution de luxe. Et comme toute femme vénale qui se respecte, cet argent ne lui suffisait pas, puisque c’est criblée de dettes et poursuivies par les huissiers qu’elle est morte, recluse dans son appartement où maintenant, ces derniers s’en donnent à cœur joie pour vendre toutes ses affaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Plutôt glauque, me direz-vous ? Vous n’avez rien vu. Apparaît très vite le personnage d’Armand Duval, inconsolable amoureux de Mademoiselle Gautier. Le voici qui demande ni plus ni moins que l’exhumation du corps de Marguerite. Et sous vos yeux ébahis, chers lecteurs, s’étale le cadavre en putréfaction, rongé par les vers, révélant les traces de la maladie qui a emporté Marguerite. Elégant n’est-ce pas ? Le ton est donné : à bas le romantisme, la femme fleur sur un piédestal, belle en toute occasion. Bonjour la nature qui vous rattrape, les plus viles et les plus basses choses sur terre. Plus que de son père, c’est de Zola ou de Maupassant, de leur réalisme, de leur naturalisme, de leur cynisme sur le monde, qu’Alexandre Dumas fils se rapproche.</p>
<p style="text-align: justify;">Et voici qu’Armand va maintenant nous raconter comment il a eu la malchance de tomber amoureux de celle qui était la femme de tout le monde. Comment il s’est ridiculisé en voulant traiter comme une princesse celle qui n’était pour tous qu’une putain. Comment il se vantait d’avoir conquis son cœur tout en vivant dans la hantise qu’elle ne le trompe. Car Marguerite la fille perdue répond à son amour, mais échappe-t-on réellement à une réputation durement acquise qui éclabousse tous ceux qui vous entoure ? Ce serait trop simple. <em>Pretty Woman</em> avant l’heure ? Pas vraiment… Car dans la vraie vie, Marguerite est rongée jusqu’à la moelle par la vie effarante de fête et d’amants dans laquelle elle s’est toujours complu, et l’amour inconditionnel qu’on lui porte, pas plus que son dévouement à son amant, ne suffiront à la guérir de ce poison mondain.</p>
<p style="text-align: justify;">Pessimiste, touchant, ce roman parvient à échapper au cliché disant qu’une histoire d’amour impossible doit être tragiquement belle. Ici, elle est tragiquement normale : soumise à la norme. Les putains restent des putains, elles payent sur leur lit de mort l’argent qu’elles ont soutirés aux honnêtes gens. Et les gentils garçons doivent épouser des jeunes filles convenables et ne peuvent les aimer que mortes. C’est triste, oui. Mais malgré ça, c’est beau. Et c’est peut-être ça aussi que j’aime au XIXème siècle. La beauté, il ne faut pas la chercher dans le monde, mais dans le cœur de certains personnages. Pour tout le reste, vous serez forcément déçus.</p>
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		<title>Balzac &#8211; Le Lys dans la Vallée</title>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2011 11:00:38 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Une chose que j’aime au XIXème siècle, c’est que les romanciers cherchent à être à la fois populaires en bons post-révolutionnaires qui revendiquent leur statuts de petites gens, et à la fois nobles en nouveaux représentants de la société française. Et comme je suis une littéraire et pas une historienne, c’est surtout la manière dont cela se voit dans le langage et les intrigues romanesques qui me font sourire.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin: 5px;" src="http://www.decitre.fr/gi/48/9782253004448FS.gif" alt="valzac" width="230" height="380" />Prenez le <span style="text-decoration: underline;">Lys dans la Vallée</span>. Honoré de Balzac est dans une des périodes les plus productives de sa vie, puisqu’il est lancé dans sa colossale <span style="text-decoration: underline;">Comédie Humaine</span>, lorsqu’il l’écrit. Ce roman s’inscrit pourtant un peu en marge. Roman épistolaire, il s’ouvre sur une lettre d’un certain Félix de Vandenesse à une jeune femme, Natalie, qui, dit-il, le pressait de connaître son passé. Il lui adresse donc un long récit de son enfance : se sentant peu désiré, voir haï, à l’écart dans une famille qui le regarde à peine, il reste longtemps un enfant chétif en mal d’amour, même à l’adolescence. Soudain, à  une soirée, tout s’éclaire : il rencontre une femme qui éveille d’un seul coup ses sens. Il se jette donc sur elle pour l’embrasser dans le cou. Quelle audace, quelle impudeur pour l’époque, rendez-vous compte ! Non point de le faire, (on imagine bien une réalité moins galante que les romans veulent le faire croire), mais de le mettre en scène. Car dorénavant, ce qui poussera Félix auprès d’Henriette de Mortsauf, c’est bien le désir qu’il a d’elle : il languit, il se lamente, il la veut. En témoignent la célèbre composition de ses bouquets, véritable langage érotique qu’il crée pour sa belle :</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>&laquo;&nbsp;Autour du col évasé de la porcelaine, supposez une forte marge uniquement composée des touffes blanches particulières au sédum des vignes en Touraine ; vague image des formes souhaitées, roulées comme celles d’une esclave soumise. De cette assise sortent les spirales des liserons à cloches blanches, les brindilles de la bugrane rose, mêlées de quelques fougères, de quelques jeunes pousses de chêne aux feuilles magnifiquement colorées et lustrées ; toutes s’avancent prosternées, humbles comme des saules pleureurs, timides et suppliantes comme des prières. Au-dessus, voyez les fibrilles déliées, fleuries, sans cesse agitées de l’amourette purpurine qui verse à flots ses anthères presque jaunes  […] Du sein de ce prolixe torrent d’amour qui déborde, s’élance un magnifique double pavot rouge accompagné de ses glands prêts à s’ouvrir, déployant les flammèches de son incendie au-dessus des jasmins étoilés et dominant la pluie incessante du pollen, beau nuage qui papillote dans l’air en reflétant le jour dans ses mille parcelles luisantes ! Quelle femme enivrée par la senteur d’Aphrodise cachée dans la flouve, ne comprendra ce luxe d’idées soumises, cette blanche tendresse troublée par des mouvements indomptés, et ce rouge désir de l’amour qui demande un bonheur refusé dans les luttes cent fois recommencées de la passion contenue, infatigable, éternelle ?&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">En vain cependant. Car sa belle est aussi une madonne. Sortie d’une enfance aussi malheureuse que celle de notre mal nommé Félix, elle est maintenant prisonnière d’un mariage avec un fantasque époux parfois colérique et violent, et auquel elle est retenue par son sacro-saint rôle d’épouse et de mère, dévouée corps et âme à deux enfants chétifs et maladifs, comme… Félix lui-même. Et oui, cette Henriette aimée a quelques paires d’années de plus que Félix, et cette mère débordante d’amour n’envisagera jamais d’aimer Félix autrement que comme une mère, une sœur, une tante, mais restera inaccessible comme amante, trop pure, telle le lys blanc qui lui donne son surnom. Voilà un bel Œdipe qui se dessine.</p>
<p style="text-align: justify;">A défaut d’être sa maîtresse, Henriette de Mortsauf sera son guide. Avec elle, il va terminer de grandir, mais surtout, elle va lui fournir tous ses conseils pour réussir dans le monde et devenir un homme habile, respecté, un vrai dandy comme il y en a tant chez Balzac, Maupassant et les autres. En un mot, elle va faire de lui un homme, de toutes les façons… sauf celle qu’il voudrait. Et lorsque le garçon, lassé des années de chasteté imposées, va enfin s’encanailler avec une Anglaise moins farouche, elle est la première à en mourir de chagrin façon héroïne tragique.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce roman, c’est donc la sublimation des frustrations sexuelles de ses deux protagonistes. Mais on est chez Balzac. Et on est au XIXème siècle, époque où la littérature rime encore avec poésie. Alors, en ciselant ses descriptions comme des petits bijoux, Balzac va dissimuler cette sensualité bien trop basse encore (Zola et sa <span style="text-decoration: underline;">Nana</span> vont bientôt arriver…) derrière des métaphores et des ornements, et faire de ses descriptions de véritables tableaux impressionnistes, qui correspondent mieux à sa réputation de romancier descriptif.</p>
<p style="text-align: justify;">Soyons bas et populaires, mais ne le disons pas trop fort : nous sommes de nobles poètes, que diable !</p>
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		<title>Ouverture du choeur rebelle (Opéra lucide) par Rebelle Cohen, par François Fontaine</title>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2011 11:00:39 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ouverture du choeur rebelle (Opéra lucide) par Rebelle Cohen, Raccrocher ses sentiments sur la pôle d’un espoir vain. Tes mots assassins, ressentis, non-prémédités Achèvent l’animal atteint de rage Tu ne disparais pas de ma vie, L’amitié naît de l&#8217;amour en folie. Ça marchera sûrement pas avec Miss Terre, Je n’ai pas besoin d’un amour de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Ouverture du choeur rebelle (Opéra lucide) par Rebelle Cohen,</strong></p>
<p style="text-align: center;">Raccrocher ses sentiments<br />
sur la pôle d’un espoir vain.<br />
Tes mots assassins,<br />
ressentis, non-prémédités<br />
Achèvent l’animal atteint de rage</p>
<p style="text-align: center;">Tu ne disparais pas de ma vie,<br />
L’amitié naît de l&#8217;amour en folie.</p>
<p style="text-align: center;">Ça marchera sûrement pas avec Miss Terre,<br />
Je n’ai pas besoin d’un amour de rechange<br />
Lui too je l’accroche à la paterre</p>
<p style="text-align: center;">J’ai vraiment des problèmes émotionnels<br />
Mais je n’ai pas peur d’être seul<br />
Je le suis depuis 8 ans genre</p>
<p style="text-align: center;">Alors que tu revenais<br />
et que j&#8217;espérais encore<br />
Je flirtais ailleurs<br />
Séducteur à 10 cennes<br />
Pseudo Docteur StrangeLove<br />
Dans les mains une bombe<br />
qui fait des siennes</p>
<p style="text-align: center;">L&#8217;amour qui devient<br />
un suspense sans intrigue<br />
une comédie médiocre<br />
Un divertissement facile</p>
<p style="text-align: center;">T’aurais pu dire ça avant<br />
Comment peut-on dire<br />
ce que la pudeur<br />
se rebelle à sortir ?</p>
<p style="text-align: center;">J&#8217;établis le diagnostique<br />
Moi Dr. Psycho Frank</p>
<p style="text-align: center;">T’é aux 1ères loges tu entends<br />
L’ouverture du chœur rebelle<br />
Qui prend conscience<br />
De tous ses non-sens</p>
<p style="text-align: center;">A capella un refrain  errant<br />
Dans le labyrinthique esprit<br />
Je ne briserai plus de cœurs<br />
Ne les perdrai pus dans le néant</p>
<p style="text-align: center;">Je vais la vivre intense<br />
la Passion pour l&#8217;existence<br />
sans ce si petit amour d&#8217;la mer<br />
qui enchaîne plutôt que libère</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par François Fontaine</strong></p>
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		<title>Molière &#8211; Le Misanthrope</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 11:00:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une brève recherche sur le Hangar m’a confirmé une impression très troublante : Molière en est absent. Curieux pour celui dont les œuvres littéraires et scéniques ont tellement marqué notre culture qu’il a donné son nom à notre langue. Culpabilité pour moi : j’ai oublié Molière. Réparons cela immédiatement. Jean-Baptiste Poquelin (1622-1673) débute humblement par des tournées [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" style="margin: 5px;" src="http://www.latrappe-theatre.com/spectacles/george-dandin/photos/moliere2.jpg" alt="Molière" width="180" height="228" /></p>
<p style="text-align: justify;">Une brève recherche sur le Hangar m’a confirmé une impression très troublante : Molière en est absent. Curieux pour celui dont les œuvres littéraires et scéniques ont tellement marqué notre culture qu’il a donné son nom à notre langue. Culpabilité pour moi : j’ai oublié Molière. Réparons cela immédiatement.</p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Baptiste Poquelin (1622-1673) débute humblement par des tournées en province avec une troupe de théâtre pendant lesquelles il se fait appeler Molière. Dès le départ, il est donc moins un homme de lettres qu’un homme de scène : il se réserve toujours un rôle dans ses pièces. Et comme homme de scène, il n’a qu’un idéal : la tragédie, la référence absolue. Malheureusement pour lui, la tragédie ne l’aime pas. Par contre, il sait faire rire. Il fera donc rire. Avec un succès inattendu pour un genre considéré comme bas et grossier, ses comédies l’amènent à jouer devant le Roi Soleil en personne. Molière a réussi : il a fait de la comédie un genre aussi noble que la tragédie. Elle devient <em>classique</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Molière a aussi fait scandale. Parce que derrière ses apparences farcesques, on a bien senti qu’il était capable de raconter autre chose que des bouffonneries, et de se saisir de sujets aussi profonds que dérangeants. Au point que dans certaines pièces, le rire innocent à gorge déployée n’est pas franchement au rendez-vous. C’est le cas des très controversés <span style="text-decoration: underline;">Tartuffe</span> ou <span style="text-decoration: underline;">Dom Juan</span>. Ou, moins polémique, mais tout aussi troublant, du <span style="text-decoration: underline;">Misanthrope</span>.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/LGFLIVREDEPOCHE/2010/9782253037927-G.jpg" alt="Le Misanthrope" width="200" height="323" />L’intrigue en est assez simple : Alceste est ce misanthrope, cet homme dégoûté du monde et de son hypocrisie. Il se répand en invectives contre les hommes et leurs traitrises:</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><em>&laquo;&nbsp;Et je ne hais rien tant, que les contorsions<br />
De tous ces grands faiseurs de protestations,<br />
Ces affables donneurs d&#8217;embrassades frivoles,<br />
Ces obligeants diseurs d&#8217;inutiles paroles,<br />
Qui de civilités, avec tous, font combat,<br />
Et traitent du même air l&#8217;honnête homme, et le fat.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Oui mais Alceste a un problème. Il est amoureux. Il s’est épris de Célimène, une jeune veuve très jolie qui adore rassembler ses admirateurs dans son salon et médire tant qu’elle peut sur tout un chacun. Pour Alceste, toute la pièce va donc consister à essayer d’approcher sa belle et de lui faire entendre raison quant à son comportement. Mais il est sans cesse interrompu pour des bagatelles qui finiront par le mener au tribunal.</p>
<p style="text-align: justify;">Les nerfs de notre misanthrope sont donc mis à rude épreuve ! La situation en elle-même est risible: comment celui qui déteste le monde entier peut-il être tombé amoureux ? Et d’une telle greluche, en plus ! (à l’époque, on appelait cela une coquette). Grotesque, non ? Ainsi Alceste trépigne et s’impatiente alors que Célimène se plait à se donner en spectacle et à débiter des méchancetés sur les autres pour amuser la galerie. Elle se voit en héroïne  précieuse de comédie romantique alors qu&#8217;il débite ses tirades de tragédies qui semblent complètement décalées:</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #993300;">&laquo;&nbsp;<em>J&#8217;ai ce que sans mourir je ne puis concevoir,<br />
Et le déchaînement de toute la nature,<br />
Ne m&#8217;accablerait pas comme cette aventure.<br />
C&#8217;en est fait&#8230; mon amour&#8230; Je ne saurais parler</em>&laquo;&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;">Il ronge son frein devant des courtisans qui multiplient les simagrées et les courbettes. Tous les clichés des personnages de cour sont là, et ils ne sont pas épargnés. Car en plus de s&#8217;être trompé de genre théâtral, Alceste s&#8217;est trompé d&#8217;époque. A la cour, tout est paraître. Et tout ce que veut Alceste, c’est un peu de sincérité.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #993300;">&laquo;&nbsp;<em>Je veux qu&#8217;on soit sincère, et qu&#8217;en homme d&#8217;honneur,<br />
On ne lâche aucun mot qui ne parte du coeur&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est là où la comédie s’assombrit. Certes, Alceste est ridicule, dans son rôle d’inadapté social dans une époque où l’on ne vit que par son image, que par les autres. Mais après tout, ses intentions ne sont-elles pas louables ? Honnêteté et vérité, voilà ce qu’il réclame. Et d’ailleurs, le sous-titre le présente comme « atrabilaire », c&#8217;est-à-dire celui qui souffre d’un excès de bile noire. Le mélancolique, le saturnien, l’artiste, le spleenétique, le type même du poète qui ne comprend plus le monde dans lequel il vit et qui sera si fréquent et si productif au XIXème siècle. Alors oui, notre conscience sociale s’amuse de ce maladroit qui se prend dans les filets de la société courtisane du paraître, et de voir tourner en ridicule ces flatteurs, ces fâcheux, ces coquettes. Mais notre moi profond quasi-freudien ne peut pas se s’empêcher de se demander si ce n’est pas Alceste qui a raison et s’il n’est pas avant tout victime de sa trop bonne nature.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #993300;"><em>&laquo;&nbsp;Trahi de toutes parts, accablé d&#8217;injustices,<br />
Je vais sortir d&#8217;un gouffre où triomphent les vices;<br />
Et chercher sur la terre un endroit écarté<br />
Où d&#8217;être homme d&#8217;honneur on ait la liberté&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Rire et pleurer. Tout cela en même temps. C’est Molière qui l’a inventé. Merci, Jean-Baptiste.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Van Gogh, un film de Maurice Pialat</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 12:52:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a voilà quelques jours, nous avons décidé, avec Novembre et des amis, d&#8217;aller au cinéma où l&#8217;on repassait un vieux film sur Van Gogh. On s&#8217;est dit que cela pourrait être intéressant car nous aimons tous ce peintre. Van Gogh est sorti en 1991, c&#8217;est un film dont le scénario et la réalisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a voilà quelques jours, nous avons décidé, avec Novembre et des amis, d&#8217;aller au cinéma où l&#8217;on repassait un vieux film sur Van Gogh. On s&#8217;est dit que cela pourrait être intéressant car nous aimons tous ce peintre.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; vertical-align: middle;" src="http://www.mediafilm.ca/multimedias//1Van_Gogh.jpg" alt="" width="218" height="302" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Van Gogh</strong> est sorti en 1991, c&#8217;est un film dont le scénario et la réalisation ont été entièrement élaborés par Maurice Pialat. Ce réalisateur était un provocateur anticonformiste, qui avait la réputation de mettre parfois ses collaborateurs &#8211; que ce soit ses acteurs ou ses techniciens &#8211; à bout.  Mal-aimé en France, il a néanmoins reçu un César du meilleur film pour <em>A nos amours</em> (1983) et la Palme d&#8217;or pour <em>Sous le soleil de Satan</em> (1987). Bien qu&#8217;en vingt-huit ans de carrière il n&#8217;a réalisé que onze films son oeuvre reste très marquant dans l&#8217;historie du cinéma français.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est au début des années 80, dix ans avant sa sortie, que vient à Pialat l&#8217;idée de faire un film sur Van Gogh; lors d&#8217;un entretien avec Catherie Breillat (scénariste de son film <em>Police</em> sorti en 1985) il déclame :<em> «                        Ce soir j&#8217;ai trouvé le sujet de mon film sur Van                        Gogh : c&#8217;est un type, il est sur le quai d&#8217;une gare, il                        prend le train pour Auvers. il a cent tableaux à                        peindre, trois mois à vivre, il s&#8217;appelle Van Gogh                        et il n&#8217;en a rien à foutre.</em> »</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; border: 1px solid black;" src="http://img34.imageshack.us/img34/3947/vangogh199112g.jpg" alt="" width="431" height="306" /></p>
<p style="text-align: justify;">Vincent Van Gogh est un peintre néerlandais peu connu de son vivant; mélangeant dans ses œuvres l&#8217;impressionnisme, le pointillisme et le naturalisme, il fut le prédécesseur du cubisme, de l&#8217;expressionnisme et même du fauvisme. Très solitaire, Vincent vécut de nombreux échecs dans sa vie sentimentale ainsi que dans les relations humaines. Souffrant de maux intérieurs, il se tire le 27 juillet 1890 une balle dans le ventre et meurt deux jours plus tard à la suite de ses blessures. Incompris de son vivant, il est aujourd&#8217;hui exposé dans les plus grands musées du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons eu droit, avant la séance, à une demi-heure de discours d&#8217;un proffesseur de CAv de la fac de la ville. Il nous a dit que ceci est un film unique en son genre, et je me souviens avoir rigolé, parce que je n&#8217;y croyais pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Pialat a cherché, à travers ce film, à retracer les deux derniers mois de la vie de Van Gogh en négligeant complètement son oeuvre et en insistant sur la personnalité du peintre et ses relations avec l&#8217;entourage. Van Gogh arrive à Auvers-sur-Oise et se retrouve sous la surveillance de Paul Gachet, un docteur collectionneur d&#8217;art et peintre qui sympathise vite avec lui. Vincent, lui, se rapproche de sa fille, ou plutôt, c&#8217;est elle qui en tombe amoureuse. Je ne saurais décrire la suite. Ce n&#8217;est tout simplement pas une historie d&#8217;amour. C&#8217;est une douce et mélancolique déchéance.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; border: 1px solid black;" src="http://www.dvdbeaver.com/film2/DVDReviews27/a%20van%20gogh%20region%201/van%20gogh%20r1Van_Gogh-2.jpg" alt="" width="353" height="213" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs incarnent leur rôle à merveille, mieux ! ils ne jouent pas : il vivent. Pialat n&#8217;a pas fait de son film un beau tableau plein d&#8217;esthétisme, il a, au contraire, voulu faire un film supernaturaliste. Il n&#8217;a pas cherché à remplacer les voix nasillardes des jeunes filles, il n&#8217;a pas cherché des dialogues débordants de belles paroles, il n&#8217;a pas cherché à montrer les personnages sous leurs meilleurs angles : toutes les fillettes du film sont des cruches aux voix niaises, Vincent les remballe à coups de répliques dignes d&#8217;une cour d&#8217;école :<em> &laquo;&nbsp;j&#8217;m'en fous&nbsp;&raquo;</em>. Quant aux paysages, ce sont ceux qu&#8217;a peint Cézanne et Van Gogh lui-même, leur beauté et leur simplicité nous transportent.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un film sur Van Gogh et on n&#8217;y voit pourtant presque aucun de ses tableaux, alors on se dit que c&#8217;est un film psychologique et on ne comprend même pas le personnage, alors on se dit que finalement il n&#8217;y a à comprendre que ce que nous cherchons à savoir sur cet homme. C&#8217;est un hommage à la vie de celui dont ne connait que l&#8217;œuvre. Peut-être, est-ce mon film préféré.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; border: 1px solid black;" src="http://img34.imageshack.us/img34/3653/vangogh199113g.jpg" alt="" width="325" height="452" /></p>
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		<title>Alain-Fournier &#8211; Le Grand Meaulnes</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 11:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélusine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[«Un homme qui a fait une fois un bond dans le Paradis, comment pourrait-il s&#8217;accommoder ensuite de la vie de tout le monde ?» Cet homme, c’est Augustin Meaulnes, surnommé le Grand Meaulnes par ses camarades à l’école. C’est le héros de l’unique roman écrit par Henri-Alban Fournier, dit Alain-Fournier, avant que la Grande Guerre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><img style="float: left; margin: 5px; border: 1px solid black;" src="http://www.fabula.org/actualites/documents/25151.jpg" alt="Couverture" width="217" height="350" /><span style="color: #993300;">«</span></em></strong><span style="color: #993300;"><em>Un homme qui a fait une fois un bond dans le Paradis, comment pourrait-il s&#8217;accommoder ensuite de la vie de tout le monde ?<strong>»</strong></em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Cet homme, c’est Augustin Meaulnes, surnommé <span style="text-decoration: underline;">le Grand Meaulnes</span> par ses camarades à l’école. C’est le héros de l’unique roman écrit par Henri-Alban Fournier, dit Alain-Fournier, avant que la Grande Guerre ne le fasse disparaître en 1914, à vingt-huit ans.</p>
<p style="text-align: justify;">François Seurel est le narrateur de cette curieuse histoire : il voit arriver dans sa vie Augustin Meaulnes, dix-sept ans, avec qui il se lie d’amitié. Les autres écoliers sont turbulents : le grand Meaulnes est calme et sombre. Et puis un jour, au détour d’un sentier, Meaulnes s’offre une escapade : il ne revient pas en classe. Tous les élèves guettent son retour, le nez collé à la vitre, pendant plusieurs jours. Et lorsqu’enfin il réapparaît, il est plus distant et plus distrait que jamais, et porte sous sa blouse d’écolier un mystérieux gilet de soie. François presse son ami de lui expliquer, et il raconte : perdu dans la forêt, il a assisté à une étrange fête organisée dans un immense domaine. Les enfants courent, les discours n’ont ni queue ni tête, tout le monde se déguise, mais Meaulnes comprend que l’on doit marier un certain Franz. Son regard croise celui d’Yvonne de Galais : il en tombe fou amoureux. « Croise », le mot est bien choisi car ils ne font que s’entrevoir pendant une soirée qui s’achève brutalement : la fiancée s’enfuit, la fête tourne court, Meaulnes doit quitter les lieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Après cette aventure, revenir à sa vie d’écolier lui est insupportable. Avec l’aide du loyal François, il se lance dans une quête éperdue : celle du domaine mystérieux et de la belle Yvonne. Mais impossible de se rappeler le chemin.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce roman, je l’avais eu entre les mains au lycée. Je l’avais écarté sans même le lire: trop austère pour moi. Quelle erreur ! Il nous entraîne dans une structure vertigineuse où l’on remet en place un par un les éléments d’une étrange aventure qui conjugue la fraicheur d’une escapade buissonnière, la magie d’un coup de foudre, l’impression déroutante d’être passé de l’autre côté du miroir et le réalisme nostalgique des pupitres en bois et des tableaux à craie. La force de ce roman est de tourner et tourner encore autour de sa propre histoire, qui prend forme dans les récits des différents personnages qui disparaissent et réapparaissent les uns après les autres. C’est aussi dans cet onirisme de cette fête carnavalesque, qui peut dérouter parce qu’elle oblige à rester sur sa faim et à accepter un monde absurde, mais qui moi m’a enchantée : ne surtout pas chercher le sens, c’est une fête bohème qui n’en a pas. C’est l’histoire d’une amitié tellement fidèle que François suit Meaulnes dans la recherche de ses rencontres fantômes. C’est l’histoire d’un amour entrevu comme dans un rêve et qui ne peut que pâtir d’être ramené à la réalité. C’est aussi l’histoire d’un garçon à qui il manque quelque chose sans que lui-même sache vraiment quoi. C’est un livre qui ne donne pas de certitude.</p>
<p>Le roman a été récemment adapté au cinéma par Jean-Daniel Verhaeghe, avec Clémence Poésy, Nicolas Duvauchelle et Jean-Baptiste Maunier. Je me languis de voir cela…</p>
<p style="text-align: center;"><strong>L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
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		<title>Bona &#8211; Argentina</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 23:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je me suis emparée d&#8217;un bouquin de Dominique Bona car j&#8217;ai découvert cet auteur par hasard : ma mère lisait un bouquin d&#8217;elle  &#8211; Gala, une biographie de la femme de Salvador Dali &#8211; et m&#8217;a dit qu&#8217;il était extrêmement bien écrit. Du coup, le lendemain, voyant un livre d&#8217;elle à Gibert Joseph &#8211; un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="border: 1px solid black; margin: 5px; float: right;" src="http://www.decitre.fr/gi/43/9782070377343FS.gif" alt="" width="215" height="355" /></p>
<p style="text-align: justify;">Je me suis emparée d&#8217;un bouquin de Dominique Bona car j&#8217;ai découvert cet auteur par hasard : ma mère lisait un bouquin d&#8217;elle  &#8211; <span style="text-decoration: underline;">Gala</span>, une biographie de la femme de Salvador Dali &#8211; et m&#8217;a dit qu&#8217;il était extrêmement bien écrit. Du coup, le lendemain, voyant un livre d&#8217;elle à Gibert Joseph &#8211; un roman cette fois-ci &#8211; j&#8217;ai sauté dessus sans savoir du tout ce qui m&#8217;attendait. Étant plutôt axée sur des livres assez classiques, je me suis dit qu&#8217;il serait intéressant de lire pour une fois quelque chose de plus frais, qui n&#8217;est pas au programme scolaire et qui à l&#8217;air attrayant (Domique Bona fait tout de même partie du Jury du prix Renaudot, qu&#8217;elle a elle-même reçu en 1998).</p>
<p style="text-align: justify;">Et je ne me suis pas trompée. <span style="text-decoration: underline;">Argentina</span> est une saga merveilleuse publiée en 1984, qui retrace l&#8217;histoire de Jean Flamant, un jeune homme de 20 ans sans avenir qui s&#8217;échappe de la France détruite par la Première Guerre Mondiale en Argentine, une terre de richesses, de rêves et de promesses. Quelques dizaines d&#8217;années de sa vie sont contées dans ces pages à travers lesquelles Dominique Bona nous captive par sa façon originale de raconter l&#8217;avancée de Jean, tant sa vie privée que son élévation sociale : le livre est en effet truffé d&#8217;ellipses temporelles de quelques années qui ne gâchent en rien l&#8217;histoire. Bona nous dévoile souvent Jean à travers les personnages qui l&#8217;entourent, sa femme, ses maitresses, ses collègues d&#8217;affaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Rien à voir avec une simple récit de vie monotone, Argentina nous emmène aux quatre coins d&#8217;un pays en plein âge d&#8217;or, un pays aux mille paysages et aux mille nations, que l&#8217;on découvre et qu&#8217;on s&#8217;approprie avec le même émerveillement que le héros. C&#8217;est un livre de voyages, d&#8217;évasions, d&#8217;aventures, de rêves et de sensations.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
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		<title>Gautier &#8211; Arria Marcella</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 20:49:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="float: left; margin-right: 10px; border: 1px solid black;" title="Gautier-ArriaMarcella" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2009/12/9782253136453.jpg" alt="Arria Marcella de Théophile Gautier" width="178" height="264" /></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Arria Marcella</span> est une très courte nouvelle fantastique de Théophile Gautier, publiée en 1852. Elle raconte l&#8217;histoire de trois amis partis visiter les vestiges de Pompéi, ville détruite par le volcan du Vésuve; le plus jeune des trois personnages, Octavien, tombe amoureux de l&#8217;empreinte d&#8217;une silhouette de femme laissée dans la lave du volcan. La nuit suivante il se retrouve dans le Pompéi d&#8217;il y a 2000 ans à la recherche de cette inconnue dont il est  devenu fou sans même la voir ni la connaître. Le fantastique, ici, est mélangé très savamment à la réalité, on ne sait pas si Octavien, qui porte plusieurs traits de caractère d&#8217;un personnage romantique, noyé dans la mélancolie qui émane de son voyage énigmatique à la découverte de son amour.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est une nouvelle très brève, qui se lit en à peu près une heure, remplie d&#8217;une certaine poésie et de douceur. Elle est également dotée d&#8217;une sorte de mysticité romaine, l&#8217;auteur nous contraint avec sa plume à nous souvenir d&#8217;une époque que l&#8217;on n&#8217;a pas connu en nous laissant une pointe de nostalgie dans le cœur&#8230; On s&#8217;attache avec facilité aux rêves irréalisables d&#8217;Octavien, et c&#8217;est ce qui nous donne envie de réaliser les nôtres.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré l&#8217;histoire brève improbable, cette nouvelle a eu un certain effet à la fois dérangeant et attrayant sur moi que je ne saurais expliquer plus que ça. Je suis rentrée dans l&#8217;histoire tout en sachant que celle-ci n&#8217;avait ni queue ni tête, peut être parce que l&#8217;écriture de Gauthier, remplie en elle même de fantastique, me l&#8217;a permis avec tant de facilité et tant d&#8217;attachement.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
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		<title>Sans Palabres, par Webert</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 20:09:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>non-inscrit</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un court poème nous dévoilant en quelques lignes une facette de l&#8217;amour que certains ne connaissent pas et que d&#8217;autres tachent de dissimuler : l&#8217;amour machinal, &#171;&#160;automatique&#160;&#187;. Sans palabres Te souviens tu On s’aimait par mot de passe Nos cœur codés Comme des machines Mais la route intermédiaire était trop loin de nous Vieux fil [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #999999;"><em>Un court poème nous dévoilant en quelques lignes une facette de l&#8217;amour que certains ne connaissent pas et que d&#8217;autres tachent de dissimuler : l&#8217;amour machinal, &laquo;&nbsp;automatique&nbsp;&raquo;.</em></span></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sans palabres</strong></span></p>
<p style="text-align: center;">Te souviens tu<br />
On s’aimait par mot de passe<br />
Nos cœur codés<br />
Comme des machines<br />
Mais la route intermédiaire était trop loin de nous<br />
Vieux fil distant<br />
Mains superposées<br />
Gestes fragiles</p>
<p style="text-align: center;">On s’aimait comme on va à la banque<br />
Sans rien dire<br />
Sans mots-clés<br />
Sans palabres.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par <a href="http://webert.canalblog.com" target="_blank">Webert</a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Avis et critiques sont les bienvenus.</strong></p>
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