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	<title>Le Hangar - Espace artistique &#187; à</title>
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		<title>Lagarce – Le voyage à la Haye</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Dec 2010 11:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>non-inscrit</dc:creator>
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		<description><![CDATA[“Le jour suivant, je me suis levé, c’était le jour de mon anniversaire. Cela ne me fit aucune impression. J’avais trente-septs ans, je me suis juste dit ça. Aucun des autres ne m’appela, pas même A. mais je n’en fus pas triste, cela n’avait pas d’importance, de nombreuses années déjà que cela n’en avait plus, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/12/haye.jpg"><img class="size-full wp-image-2660 alignleft" style="margin: 5px;" title="haye" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/12/haye.jpg" alt="" width="237" height="329" /></a>“Le jour suivant, je me suis levé, c’était le jour de mon anniversaire. Cela ne me fit aucune impression. J’avais trente-septs ans, je me suis juste dit ça. Aucun des autres ne m’appela, pas même A. mais je n’en fus pas triste, cela n’avait pas d’importance, de nombreuses années déjà que cela n’en avait plus, j’étais encore enfant, cela ne me concernait pas.”</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le voyage à la Haye est une plongée tranquille d’un instant dans un instant. Le cheminement d’un acteur percé. Aucune fin aucun début dans ce livre, une simple immersion dans la réalité d’un homme, on devient ses yeux, sa conscience, on chemine avec lui le bout d’un instant, un homme détaché, que rien ne semble atteindre et qui est pourtant atteint de tout, vie malade, vie détachée. Ce qui est marquant c’est la simplicité et l’écart entre le ton des paroles et ce qu’il décrit. Le détachement, voilà ce qui est marquant. La beauté de la vie ? Ou simplement peut-être sa simplicité, son effroyable simplicité parfois. Beaucoup du pudeur, aucune complaisance dans le malheur, rien que la réalité décrite avec la simple brutalité de son son œil aiguisé, traquant les situations du quotidien, les malmenant jusqu&#8217;à en détacher la quintessence de l’effroyable, celle de l’absurde. Absurdité de l’existence, des caractères et pourtant beauté, beauté absurde et délicate de cette vie qui s’enfuit qui s’évapore, qui se détache de cette enveloppe malade.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #993300;">“On m’a opéré très vite, le lendemain, entre deux opérations plus graves, glissé là, ce qu’on m’a dit. On a voulu à tout prix que je parte dans un fauteuil roulant, en pyjama malgré le froid, traversant la cour, bringuebalé par un type en blouse blanche. J’ai été abandonné une heure dans un bout de couloir et ensuite, on m’a conduit au bloc opératoire après m’avoir affublé de sacs poubelles bleus et jaunes, les pieds, le corps, la tête, j’avais l’air d’un imbécile, il ne faut pas lutter. Une sorte d’infirmière naine très rieuse est venu et m’a préparé, elle m’a dit ça, je vais vous préparer et lorsque j’ai été bien attaché à la table, sous la lampe, un drap en plastique me cachant la poitrine et se relevant au-dessus de mon visage, le chirurgien est venu, sans même me dire un mot, rien, robot, prenant soin d’atteindre la table par l’autre côté, que je ne puisse même le voir. Je vois juste la naine qui me demandait si ça allait, je répondais que ça allait et je ne voyais rien du type. J’attendais. Je savais qu’il me découpait, qu’il ouvrait ce coin-là de ma poitrine, j’entendais les outils métalliques tomber dans une bassine, j’essayais de deviner où il en était, la progression des scalpels, la grandeur de l’entaille, je ne sentais rien, je restais calme, ce que la naine ne cessait de me dire, de rester calme et je me disais que je l’étais. A partir de ce jour-là, je pensais cela, à partir de ce jour-là, j’aurais en moi ce système, métal et plastique, et la maladie se sera définitivement installée, organisée, là comme chez elle.”</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Peut-être que c’est ça le style Lagarce. Un Lagarce à la mode, on joue ses pièces de théâtre dans les milieux branchés de la boboïtude parisienne. Il fascine encore, Largace murmure, Lagarce plait. Et c&#8217;est peut-être, l’amer, la description détachée, sans implication et pourtant cette dénonciation innocente et simple sans venin, des attitudes, des hypocrisies, des colères sans sens. De la simplicité et du non sens de la condition humaine, de l’existence et du vécu. Tout se déroule comme si cet homme était spectateur de sa propre mort, on ne connait pas son nom, on dérive dans une vie entouré de “A.” de la belle inconnue qu’il rencontre, de ce Bel Antoine et son sourire timoré annonciateur de malheur.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #993300;">“J’ai commandé un couscous royal dont il était évident que je n’arriverais pas à terminer et un dessert à l’orange. Elle a bu du vin. C’était bien. nous avons parlé beaucoup, je lui ai raconté ma semaine, à peu de chose près, en m’arrangeant des détails.”</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Récit marquant, amer qui laisse songeur par sa rapidité et sa force. Style brutale, âpre, dépouillé, empli de récurrence, un récit qui se cherche, une pensée de répétition, de retour arrière. Et la fin qui se glisse souplement, un nouvel épisode du récit, d’une utilité moindre, comme tout, économe, le passage d’une vie, une fin. Et on en reste là, pantois, troublé, abasourdis, désenchanté, accroché au maigre livre comme accroché à cette vie qu’on aurait aimé saisir, bousculer et sauver. La vie de cet homme à la fois l’objet d’un monde qu’il ne maitrise pas et spectateur de cet objet.</p>
<p style="text-align: justify;">Un ovni dans le cru Lagarce.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par </strong><strong>Matta</strong></p>
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		<title>Concours Hiver 2010/2011</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Dec 2010 20:53:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours hiver 2010/2011]]></category>
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		<description><![CDATA[ENFIN ! Durant la période de fêtes, pour célébrer l'arrivée d'une nouvelle année, et surtout d'une nouvelle décénie, Le Hangar organise un DOUBLE CONCOURS sur le thème de "La Naissance", avec d'une part un concours littéraire (poésie, nouvelles, théâtre), et d'autre part un concours d'art pictural (photos, peinture). Des lots sont à la clé !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Hangar n&#8217;avait plus organisé de concours <strong>depuis l&#8217;été 2009</strong> &#8211; cette longue période de disette est enfin <strong>terminée</strong>, chers lecteurs. Et c&#8217;est <strong>dès à présent</strong> que vous allez pouvoir nous envoyer vos créations.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous les internautes peuvent participer, le principe reste le même : correspondre au thème imposé. Le jury sera composé des membres de l&#8217;équipe du site <em>(vous ne pouvez pas les soudoyer)</em>. Les participations sont gratuites et cette année, le concours récompensera deux gagnants pour deux catégories : <strong>Littérature</strong>, et <strong>Art Pictural</strong> (photographie ou peinture).</p>
<p style="text-align: justify;">Le thème de cette année, pour les deux catégories est : <span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: medium;"><strong>La Naissance</strong></span></span>.</p>
<p style="text-align: justify;">Aucun sens du mot n&#8217;est exclu. Plus votre création collera à ce thème, plus vous aurez de chance d&#8217;être sélectionné dans les cinq meilleurs, pour lesquels voteront ensuite nos lecteurs. Vous pouvez ainsi traiter de la naissance d&#8217;un être humain ou d&#8217;un animal, de la naissance ou l&#8217;origine de quelque chose, de ce que cela peut symboliser, de tout et n&#8217;importe quoi qui s&#8217;en approche, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Catégorie Littérature :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Chaque participant de ce concours doit nous envoyer un texte, poème, extrait théâtral, essai ou nouvelle d&#8217;un maximum de 40 lignes (sur traitement de texte format A4). <strong>N&#8217;oubliez pas de préciser dans votre mail que le texte est destiné au concours </strong>(autrement il sera mis de côté en attendant la fin des festivités).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Catégorie Art Pictural :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Chaque participant de ce concours doit nous envoyer une image de bonne qualité, soit une photographie, soit une photographie d&#8217;un tableau de sa création, répondant au thème. Il n&#8217;y a pas de limite de taille, les images seront redimensionnées par l&#8217;équipe afin de correspondre aux dimensions du site. Vous devez illustrer le thème imposé par le jury. <strong>N&#8217;oubliez pas de préciser dans votre mail que la photographie est destiné au concours. Vous devez, par ailleurs, nous laisser un court texte expliquant un peu votre image, le concept qui se cache derrière et si possible, la méthode de travail utilisée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium;"><strong>Le déroulement :</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">A compter d&#8217;aujourd&#8217;hui, vous avez jusqu&#8217;au <span style="color: #ff0000;"><strong>mercredi 29 décembre</strong></span>, à minuit, pour nous envoyer vos créations (<strong><a href="http://le-hangar.com/contact">en cliquant ici</a> ou à l&#8217;adresse contact@le-hangar.com</strong>). Celles-ci seront ensuite sélectionnées par le jury, qui après délibération, publiera la liste des cinq sélectionnés par catégorie le <span style="color: #ff0000;"><strong>mardi</strong></span><span style="color: #ff0000;"><strong> 4 janvier</strong></span>. A partir de cette date, les lecteurs du Hangar et les participants eux-mêmes pourront voter pour l&#8217;œuvre qu&#8217;ils préfèrent (un système permet de prévenir tout risque de triche). Les résultats de ce vote seront publiés le <span style="color: #ff0000;"><strong>vendredi 14 janvier</strong></span> ! Vous pouvez participer aux deux concours, mais pas participer aux deux finales <img src='http://www.le-hangar.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  ! En attendant voici les lots qui attendront les vainqueurs :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Catégorie littérature :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/12/naissance_d_un_pont1.jpg"><img class="size-full wp-image-2625 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="naissance_d_un_pont" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/12/naissance_d_un_pont1.jpg" alt="" width="250" height="366" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Maylis de Kerangal &#8211; Naissance d&#8217;un pont<br />
éditions Cales &#8211; Prix Médicis 2010</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Catégorie picturale :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/12/robert-doisneau-1912-1994.jpg"><img class="size-full wp-image-2626 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="robert-doisneau-1912-1994" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/12/robert-doisneau-1912-1994.jpg" alt="" width="260" height="361" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Robert Doisneau &#8211; Taschen<br />
petit format</p>
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		<title>Hallucinations matinales en gueule de bois majeure, par Raspoutine</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/vos-oeuvres/hallucinations-matinales-en-gueule-de-bois-majeure-par-raspoutine/</link>
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		<pubDate>Sat, 06 Feb 2010 11:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raspoutine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je crois que ces lignes vacillantes et poignantes écrites par une inconnue se passent de commentaires; je vous laisse donc plonger dans le texte, et vous invite à le relire plus d&#8217;un fois car cette &#171;&#160;chute du corps&#160;&#187; nous entraine avec tant de douceur qu&#8217;il est bien agréable d&#8217;y replonger encore et encore. Hallucinations matinales [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #888888;"><em><br />
Je crois que ces lignes vacillantes et poignantes écrites par une inconnue se passent de commentaires; je vous laisse donc plonger dans le texte, et vous invite à le relire plus d&#8217;un fois car cette &laquo;&nbsp;chute du corps&nbsp;&raquo; nous entraine avec tant de douceur qu&#8217;il est bien agréable d&#8217;y replonger encore et encore.</em></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Hallucinations matinales en gueule de bois majeure </strong></span></p>
<p>Des bouteilles vides et des cendriers pleins<br />
Un corps pâle et tremblotant en travers du sol<br />
Se relève, un pas, deux, trois, quatre<br />
Une tentative de chute du corps<br />
Deux autres pas et s’effondrant<br />
Des couleurs passent devant les yeux clos<br />
Elles s’assemblent et prennent la forme d’un visage<br />
Qui m’allonge sur le dos.<br />
Un corps comme liquide se répand sur le mien<br />
Je tente de le saisir il se dérobe<br />
J’abandonne il se presse plus fort contre moi<br />
Un frisson<br />
Comme un ressac qui m’emporte<br />
Un va et vient incessant<br />
De l’écume au bord des lèvres<br />
Le ressac me retient<br />
Il se dévoile, me dévoile et nous traversons<br />
J’ouvre les yeux<br />
Seul<br />
Un goût de sel sous la langue.<br />
Je me relève : deux pas.</p>
<p style="text-align: right;">par Raspoutine.</p>
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		<title>Fante &#8211; Demande à la poussière</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 21:06:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>A.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<description><![CDATA[Demande à la poussière n’est pas le genre de choses que l’on calcule. Il est ce genre de livres dont on n’entend rien que l’on choisit dans le rayon d’une librairie puis qu’on ouvre une fois chez soi. Il est un livre dont on n’attend rien. Juste un peu d’évasion, quelques courses improbables dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignleft" style="border: 1px solid black; margin: 5px;" src="http://photo.bookona.org/demande-poussiere.jpg" alt="Demande à la poussière couverture" width="203" height="333" /></em><span style="text-decoration: underline;">Demande à la poussière</span> n’est pas le genre de choses que l’on calcule. Il est ce genre de livres dont on n’entend rien que l’on choisit dans le rayon d’une librairie puis qu’on ouvre une fois chez soi. Il est un livre dont on n’attend rien. Juste un peu d’évasion, quelques courses improbables dans un autre bout du monde qui peut être attachant, en plein hiver. Un ailleurs chaud, un duvet, une soupape. Pourquoi lui ? Le titre sans doute, si énonciateur, on aimerait penser qu’il nous interpelle, qu’il est un clin d’œil ironique. C’est le magnétisme. Il est de ces livres que, un jour, on trouve dans sa boîte aux lettres, que l’on ne sait pas de la part de qui c’est. Le cœur bat, la montée des marches jusqu’à la chambre est fébrile. On a reçu un livre par la poste, d’un inconnu, il a un titre, c’est tout un monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Entendons-nous bien, avant d’ouvrir le livre, on est quelqu’un et puis à la première ligne on est quelqu’un d’autre. Marqué par la virtuosité simple des mots que l’on lit. <em>Demande à la poussière</em> devient alors, au-delà d’un livre, une évidence dans laquelle on finit par s’identifier porté par l’atmosphère lourde que met en place l’auteur. Ce livre est un fantasme à lui tout seul. Il est un résultat. Une vision neuve d’un Big Bang littéraire. Charles Bukowski, qui préface l’œuvre, déclare :</p>
<p><span style="color: #993300;"><em>« Un jour j’ai sorti un livre, je l’ai ouvert et c’était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l’or à la décharge publique. J’ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d’une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin l’homme qui n’avait pas peur de l’émotion. »</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Demande à la poussière</span> ? Une idée alternative de ces quelques lettres : CQFD. Après tout, si l’on se penche sur le titre, que demander de plus à la poussière que l’histoire du monde. Que de nous raconter la vie, la vraie, celle que l’on ne connait pas que l’immobilisme terriens sait et ne révèle jamais.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette espèce de grâce, d’absolu, se retrouve dans ce que raconte <span style="text-decoration: underline;">Demande à la poussière</span>. S’il est dur de résumer un livre aussi touchant de simplicité, on peut dire qu’au travers des pages, on suit un homme – Arturo Bandini – aux prises avec son rêve : être écrivain. L’histoire est conté sur fond d’Ouest sauvage, de poussière et de sècheresse dans un Los Angeles qui n’a rien d’accueillant loin du clinquant qu’on peut lui reconnaître. On suit le héros, véritable alter ego de l’auteur lui même, errer dans les rues de Los Angeles où il s’est réfugié après s’être échappé de chez lui. On y voit son amour pour une serveuse mexicaine naître et le manger, et la première page de son roman rester désespérément blanche, à la recherche d’une quelconque idée. Les souvenirs du héros servent de second plan permanent dans lesquels Bandini (ou Fante) évacue l’aigreur de son enfance difficile dans le Colorado ; celle d’un fils d’immigré italien.</p>
<p style="text-align: justify;">De la lecture ressort une étrange impression d’humanité. Comme si Fante, par l’intermédiaire de Bandini cherchant en vain quoi écrire, espérait trouver le sens de la vie sur terre. La fin brutale apparaît comme une nouvelle respiration tant l’ambiance mise en place par l’auteur est pesante, presque poisseuse. Cette fin nous donne la possibilité de relativiser sur l’importance des “épreuves” de la vie. Sur le fait même de les nommer ainsi, alors qu’ils ne restent en fin de compte qu’une série d’évènements. Au final, la puissance des mots, porté par un style baignant dans une fausse familiarité d’usage, de Fante et l’espoir qui en ressort restent dans l’atmosphère et planent au dessus de tout ; même de la chaleur oppressante du désert du Mojave dans laquelle vient mourir le livre sans réellement avoir réussi à pousser le héros hors de l’immobilisme flamboyant de l’errance. Le cœur au bord des lèvres, il faut le dire, bien sûr ce livre se ferme comme n’importe quel livre. Bien sûr qu’on meurt tous, même les héros, même les héros les plus célestes. Et pourtant, en chacun de nous qui voulons tant, qui souhaitons tant, écrire et être lu, il y a un Arturo Bandini, qui pousse et pousse à embrasser une vie qui n’est pas la débauche d’un Kerouac, d’un Ellis, mais qui pourtant est aussi percutant dans les images.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #993300;">Le silence dure longtemps, j’ai la tête de la bonne femme sur les genoux, mes doigts jouent dans son nid, je compte les cheveux blancs. Remue-toi, Arturo ! Si Camillia Lopez te voyait comme ça, elle et ses grands yeux noirs, ton seul amour, ta princesse Maya… Oh, bon Dieu Arturo, qu’est ce que tu trimbales ! T’as peut-être écrit Le Petit Chien Qui Riait, mais c’est pour sûr que t’écriras jamais les Mémoires de Casanova. Qu’est ce que tu fabriques, planté là ? Tu nous couves un chef-d’œuvre ? Comme crétin tu te poses un peu là, Bandini !<br />
Elle a levé les yeux et comme j’avais les yeux fermés elle ne pouvait pas lire mes pensées. Mais peut-être que si, justement. Peut-être que c’est pour ça qu’elle a dit : « T’es fatigué. Tu devrais faire un somme. » Peut-être que c’est pour ça aussi qu’elle a tiré le lit Murphy escamotable et insisté pour que je m’allonge dessus à côté d’elle, sa tête entre mes bras. Peut-être que c’est pour ça qu’elle a demandé, en étudiant mon expression :<br />
« T’en aimes une autre c’est ça ? »<br />
« Oui. Je suis amoureux d’une fille à Los Angeles. »<br />
Elle m’a touché la figure.<br />
« Je sais », elle a dit. « Je comprends. »<br />
« Non, tu peux pas. »</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
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		<title>Aragon &#8211; Les cloches de Bâle</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 19:08:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les cloches de Bâle, roman écrit par Louis Aragon en 1934, premier tome du cycle du Monde Réel, dresse le portrait de trois femmes, Diane de Nettencourt, Catherine Simonidzé et Clara Zetkin, à travers l&#8217;œil desquels le lecteur verra l&#8217;envergure des bouleversements que connut le début du XXème siècle, tant dans son organisation sociale, sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong><img style="border: 1px solid black; margin: 5px; width: 200px; float: left;" title="cloches de bale" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/02/cloches-de-bale.jpg" alt="" /></strong></em><span style="text-decoration: underline;">Les cloches de Bâle</span>, roman écrit par Louis Aragon en 1934, premier tome du cycle du <a href="http://www.le-hangar.com/le-monde-reel/" target="_blank">Monde Réel</a>, dresse le portrait de trois femmes, Diane de Nettencourt, Catherine Simonidzé et Clara Zetkin, à travers l&#8217;œil desquels le lecteur verra l&#8217;envergure des bouleversements que connut le début du XXème siècle, tant dans son organisation sociale, sur le plan Français, que dans ses relations internationales, sur le plan mondial.</p>
<p style="text-align: justify;">Diane de Nettencourt naît de la petite noblesse, ruinée au cours du XIXème siècle, par la prise de pouvoir bourgeoise et industrielle; cependant, c&#8217;est par les hommes et son extrême beauté alliée à sa vivacité d&#8217;esprit qu&#8217;elle va réussir son ascension sociale la menant tout au haut de l&#8217;aristocratie, alors que la particule même de son nom de famille ne valait alors plus grand chose. C&#8217;est une nouvelle femme du XXème siècle, elle choisit elle-même ses fiancés, se démarquant des habitudes de la noblesse et assure à elle seule la remontée sociale de toute sa famille. Très bien entourée, maîtresse du grand industriel Wisner, elle ne sera donc pas même inquiétée lorsque l&#8217;activité honteuse de son mari, Georges, un usurier, sera dévoilée au grand jour et qu&#8217;elle devra, par &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo;, le quitter.</p>
<p style="text-align: justify;">Catherine Simonidzé est l&#8217;incarnation du féminisme dans le livre. Elle vit, comme sa mère, sur l&#8217;argent que leur envoie son père, resté en Géorgie où il gère ses puits de pétroles. Madame Simonidzé a élevé Catherine, mais non pas sa grande soeur Hélène &#8211; envoyée dans un pensionnat -, dans la haine du capitalisme et la ferveur donnée, de façon spirituelle en tout cas, au peuple ouvrier. Lors d&#8217;un voyage en Suisse, Catherine assiste à la mort d&#8217;un ouvrier d&#8217;à peine son âge, assassiné par ses patrons assaillis par la grève ; sa haine du patronat n&#8217;en sera que plus intensifiée et sa compassion pour le prolétariat en deviendra à ses yeux absolument pur. Mais, lorsqu&#8217;à Paris, elle sera directement en contact avec les milieux anarchiste, socialiste, communiste ouvriers, incarnés par Victor ou encore l&#8217;anarchiste Albert Libertad, elle ne pourra que constater qu&#8217;un fossé la sépare irrémédiablement de ceux qu&#8217;elle défend corps et âme : la pension du puits de Bakou, envoyée chaque mois par ce père dont elle ne sait quasiment rien.</p>
<p style="text-align: justify;">Clara Zetkin apparaît comme l&#8217;incarnation d&#8217;un socialisme féministe et pacifique, intelligent et engagé. Cependant, si Aragon en fait, de par son regard externe sur son oeuvre, comme un des personnages majeurs des <span style="text-decoration: underline;">Cloches de Bâle</span>, il n&#8217;en reste pas moins que la partie la concernant ne contient que trente pages et surtout juste une ébauche de ce qu&#8217;est le héros Clara Zetkin, femme politique allemande des XIXème et XXème siècles, fermement engagée contre la première guerre mondiale et pour la place des femmes dans l&#8217;organisation de la société.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est intéressant dans ce roman, c&#8217;est la trame de l&#8217;histoire, extrêmement bien ficelée par Aragon pour chacune de ses héroïnes : se mêlent volontiers personnages imaginaires et réels, faits inventés et faits historiques, au milieu d&#8217;explications très poussées sur les contextes économiques et sociaux de la période du début du siècle. Le romancier réussit par ailleurs à donner à ses personnages des âmes et des parcours très complexes, très réalistes, mais aussi passionnants, puis il les fait tous se rejoindre indirectement, à la fin de son livre, lors du Congrès de Bâle, en 1912.</p>
<p style="text-align: justify;">Autres livres d&#8217;Aragon sur le Hangar : <a href="http://www.le-hangar.com/livres/aurelien-louis-aragon"><span style="text-decoration: underline;">Aurélien</span></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
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		<title>Barbey d’Aurevilly &#8211; Les Diaboliques</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 22:03:02 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="border: 1px solid black; margin: 5px; float: left;" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/8/4/5/9782253036548.jpg" alt="" width="162" height="262" /></p>
<p style="text-align: justify;">Parues en 1874, <span style="text-decoration: underline;">Les Diaboliques</span> de Barbey d&#8217;Aurevilly sont le fruit de plus de 25 ans de travail. C&#8217;est un recueil de six nouvelles (dans l&#8217;ordre :<em> Le rideau cramoisi, Le plus bel amour de Don Juan, Le bonheur dans le crime, Le dessous de cartes d&#8217;une partie de whist, A un diner d&#8217;athées, La vengeance d&#8217;une femme</em>), qui nous racontent chacune une incroyable histoire où la femme tient le rôle de Diable, où l&#8217;amour est le fruit voire la victime de la vengeance, de l&#8217;adultère ou bien du meurtre. Toutes ces histoires diaboliques, sont racontées par un autre personnage que le principal de l&#8217;histoire (exceptée la dernière, <em>La vengeance d&#8217;une femme</em>), ce qui les rend encore plus enivrantes. Chaque fin, est inattendue et brusque; les femmes de ces nouvelles &#8211; contées comme à voix basse, telles des secrets &#8211; ont soif d&#8217;aimer pour le meilleur et surtout pour le pire. Le monde de la noblesse, qui règne dans ces récits est décadent, inactuel, ce qui les place dans un contexte passé de mode. Ce sont des mythes, des légendes, savamment écrit par une plume qui fait durer le suspens jusqu&#8217;à la dernière phrase tout en vous plongeant dans le magnifiquement sombre langage du romantisme noir.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce recueil, son plus célèbre, lui à valu de se voir accusé d&#8217;immoraliste, cependant Barbey d&#8217;Aurevilly s&#8217;est défendu en disant que c&#8217;est un roman catholique (en effet, il se considère comme romancier catholique, voir préface d&#8217;<span style="text-decoration: underline;">Une vieille maitresse</span>, 1866), que «le catholicisme est la science du bien et du mal» et qu&#8217;il a tenté de montrer dans <span style="text-decoration: underline;">Les Diaboliques</span> «non seulement les ivresses de la passion mais ses esclavages». Pourtant, quatre jours après la parution de ce recueil, il a été retiré de la ventre pour cause d&#8217;atteinte à la morale publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce recueil de nouvelles devait avoir une suite, nous pouvons lire dans sa préface : <span style="color: #993300;"><em>« Voici les six premières ! Si le public y mord, et les trouve à son goût, on publiera prochainement les six autres ; car elles sont douze, comme une douzaine de pêches, — ces pécheresses ! »</em></span>, mais ce projet n&#8217;a pas abouti &#8211; et nous en sommes bien malheureux ! &#8211; et les six nouvelles devant faire partie du deuxième recueil n&#8217;ont jamais vu le jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Le style à la fois impeccable et macabre, l&#8217;imagination fantastique et effrayante de l&#8217;auteur, ont fait de ce livre un de mes préférés.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
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		<title>Alfons Mucha</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Sep 2009 22:07:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">D&#8217;origine tchèque, Alfons Mucha (1860 &#8211; 1939) est un artiste de la Belle Époque  qui est considéré comme le maître de l&#8217;Art nouveau. Refusé à l&#8217;age de dix-huit ans à l&#8217;Académie des Beaux-Arts de Prague, il est pris sous l&#8217;aile d&#8217;un compte qui le charge de décorer les murs d&#8217;un château et qui, impressionné par le talent évident de l&#8217;artiste, lui paye des études à l&#8217;Académie des Beaux-Art de Munich. C&#8217;est après avoir fini ses études en 1890, à 30 ans, que Mucha  s&#8217;installe à Paris et commence à travailler en tant qu&#8217;illustrateur et à graver son nom sur la grande muraille de l&#8217;histoire de l&#8217;Art.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: xx-small;"><em><img class="aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; vertical-align: middle;" src="http://scienceblogs.com/aardvarchaeology/upload/2007/02/mucha_job.jpg" alt="" width="300" height="397" /><br />
Alfons Mucha &#8211; Affiche publicitaire pour le papier à cigarettes Job<br />
</em></span></p>
<p style="text-align: justify;">La majorité de ses œuvres ce sont des affiches de théâtre (qu&#8217;il réalise pour Sarah Bernhardt, grande comédienne française, ce qui assure sa réputation) ou publicitaires (notamment pour le papier à cig<span style="font-size: small;">arettes </span>Job, mais aussi pour le champagne Moët, Nestlé&#8230;), mais il peint également des tableaux, dont une série connue intitulée <em>L&#8217;épopée des Slaves</em>, comportant 20 tableaux de 6m sur 8 représentant des scènes religieuses mystiques qu&#8217;il mit 18 ans à réaliser. Alfons Mucha, à travers ces tableaux, exprime son fort attachement à ses origines et met son talent au service de sa dévotion à la gloire des peuples slaves.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" src="http://static.ulike.net/img/01_Apothesis_of_the_Slavs.jpg" alt="" width="296" height="351" /></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: xx-small;">Alfons Mucha &#8211; L&#8217;apothéose des Slaves<br />
(dernier tableau de la série L&#8217;Epopée des Slaves) </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: small;">Il reçoit en 1900 la médaille d&#8217;argent pour le décor du pavillon de la Bosnie-Herzegovine pour l&#8217;Exposition Universelle. Il s&#8217;occupe aussi de l&#8217;illustration de livres, de la création de bijoux et de meubles et objets d&#8217;art ainsi que de billets de banque. Il est également engagé pour la cause religieuse, il crée notamment un vitrail (en 1931 pour une cathédrale de Prague) et illustre Notre Père.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: small;">Alfons Mucha, cet artiste au talent multiforme à marqué l&#8217;histoire de l&#8217;Art avec l&#8217;originalité, la diversité et l&#8217;engagement de ses œuvres.</span></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: small;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; vertical-align: middle;" src="http://www.cab.u-szeged.hu/cgfa/m/mucha2.jpg" alt="" width="194" height="477" /></span></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: small;"><span style="font-size: xx-small;">Alfons Mucha &#8211; The Emerald</span><br />
</span></span></p>
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		<title>The Jimy Jim’s rise and fall, par A.</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2009 12:25:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>A.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Une bière sur fond d&#8217;Arctic Monkeys&#160;&#187;, voilà l&#8217;accompagnement qui a permis à A. d&#8217;écrire ce texte original aux tendances américaines. C&#8217;est son deuxième texte sur le Hangar (vous retrouverez le lien vers le premier en bas de l&#8217;article), et le jury a été séduit une fois de plus par ces mots aux couleurs tristement chaudes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #999999;"><em>&laquo;&nbsp;Une bière sur fond d&#8217;Arctic Monkeys&nbsp;&raquo;, voilà l&#8217;accompagnement qui a permis à A. d&#8217;écrire ce texte original aux tendances américaines. C&#8217;est son deuxième texte sur le Hangar (vous retrouverez le lien vers le premier en bas de l&#8217;article), et le jury a été séduit une fois de plus par ces mots aux couleurs tristement chaudes et estivales.</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>The Jimmy Jim’s rise and fall.</strong></span><br />
<strong><em>(Just another western road movie)</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Y a comme des échos de vide dans ce bar plein de fumée. Et le vide, que dit-il ? Il raconte sans doute l’histoire de quelques putes venues trainer un soir d’Août brûlant, un whisky sec, et des clients bavards. Le comptoir, le même qu’aujourd’hui était là, il a tout vu. Le pleutre. Il n’a pas crié. Il s’est rincé l’œil. Être le comptoir d’un bordel, ça c’est du cas de conscience !<br />
La morale brûle en même temps que la cigarette du barman. Son sourire, on dirait les portes de l’enfer qui s’ouvrent : il a les dents qui se déchaussent. Mes chaussures trouées, mes chaînes aux pieds. La strip-teaseuse montre sa poitrine, et les joyaux de la reine d’Angleterre ne m’avaient pas autant fasciné que ces tétons qui s’agitent devant mes yeux d’ivrogne.<br />
Des cowboys rient fort ; un autre monde derrière quelques portes. Un monde aux yeux injectés de sang et où les seuls levés de soleil que l’on trouve sont dans des verres déjà plein de téquila.<br />
Il n’y a plus de piano, l’échine brisée il a expiré il y a des années déjà. Le jukebox ronfle. Non, quelque chose cloche décidément.</p>
<p style="text-align: center;">//</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis un certain temps déjà, on a goudronné les rues et on a fermé les bordels. Alors maintenant, la nuit faut arpenter les nuits pour voir des filles, et il faut faire semblant de ne pas être dérangé pour pas qu’elles fuient. C’est un jeu épuisant, c’est pas un jeu, c’est une connerie.<br />
J’ai des lunettes noires en pleine nuit, alors bien sûr j’ai l’air dérangé, et les filles fuient. Mais, moi, j’veux pas voir le visage de ces hôtels crades où tout craque, j’aurais envie de dégueuler, et – c’est ma politique – je me l’interdis devant les dames.</p>
<p style="text-align: center;">//</p>
<p style="text-align: justify;">Je mets une pièce dans le jukebox. Et y a un silence. Des années qu’ils ont pas vu un Frenchie dans leur bar qui pue. Et l’dernier n’en était pas vraiment un, c’était un gars du New Jersey. Un certain Jack. Un illuminé. Ils me regardent.<br />
La guitare, moi je danse, danse, danse. Ils me regardent. Dans ma folie je mime la guitare. Je crie, je chante, je crie, oui je crie :</p>
<p>« Whisky, sec ! »</p>
<p>J’frape dans une chaise et elle vole, et on m’applaudit pour ça.</p>
<p style="text-align: center;">//</p>
<p style="text-align: justify;">Les lendemains sont toujours rudes. Généralement, la belle est partie parce que c’est son travail de venir et repartir, mais quand je paye pour la nuit, j’aime rester dans des draps salis par des étreintes brèves.<br />
Sûr que si ma mère me voyait dans cet état là elle me filerait deux ou trois baffes : histoire de connaître le son de sa main sur ma joue grasse et sale. Première bouffée d’air forcément viciée par la cigarette. Un jour, avec ma barbe de trois jours, j’lui ai dit : « j’veux être une rockstar ». Je n’ai réussi qu’à copier leur hygiène de vie. Je trempe ma tête sous le filet d’eau. A la lumière du jour cette chambre est encore pire que de nuit. Tout tangue. Je plaque mes cheveux en arrière. La glace me montre un gars : sûr que c’est pas moi. Un rail, et ça r’part. Plus rien ne bouge.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais j’m’en fous, ici pour dire « s’enfuir » on dit « run away ». Moi ça me suffit. I run away.</p>
<p style="text-align: center;">//</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à la fin du solo qu’il a tiré. Parce que je le méritais. On fricote pas avec la femme du barman, surtout dans un pays où « the right to bear arms » est écrit blanc sur noir dans la constitution. Moi qui pensais que les cowboys n’existaient plus.</p>
<p style="text-align: justify;">J’monte en voiture, allume une clope, démarre la voiture et quand je file dans Main Street de cette ville fantôme tout est fixe dans le rétroviseur. Il n’y a que des bouts de vie et de vide qui se débattent dans les nuages de poussière.</p>
<p>Autre texte de cet auteur : <a href="http://www.le-hangar.com/?p=98">Sans titre</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Avis et critiques sont bienvenus.</strong></p>
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		<title>Concours Eté 2009 – Sélection finale</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/concours/ccete2009/selection-finale-concours-ete-2009/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Jun 2009 18:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours été 2009]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous les attendiez tous avec impatience : voici les résultats des sélections du concours de l&#8217;Eté 2009 organisé par le Hangar. Mais nous tenons tout d&#8217;abord à remercier les 59 plumes qui ont participé à notre concours et dont vous retrouverez la liste exhaustive à la fin de cet article. Nous avons, pendant ces deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Vous les attendiez tous avec impatience : voici les résultats des sélections du<strong> concours de l&#8217;Eté 2009</strong> organisé par <strong>le Hangar</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais nous tenons tout d&#8217;abord à remercier les<span style="color: #ff0000;"><strong> 59</strong></span> plumes qui ont participé à notre concours et dont vous retrouverez la liste exhaustive à la fin de cet article. Nous avons, pendant ces deux semaines, examinés avec attention tous les textes reçus, nous avons débattu, réfléchi longuement, pour en arriver à cette sélection de cinq textes, que vous allez enfin pouvoir découvrir. Ils sont ici classés par date de réception. Cliquez dessus pour les découvrir.<br />
Mais nous tenons tout d&#8217;abord à  féliciter &laquo;&nbsp;green_little_angel&nbsp;&raquo; (pas de pseudonyme précis), pour sa participation au concours, reçue dans notre boîte le <strong>18 juin à 23h59 et 36 secondes</strong>. Bien joué, mais peut-être une prochaine fois pour la sélection  <img src='http://www.le-hangar.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />     !</p>
<p style="text-align: left;">
<p><strong>1) <span style="font-size: medium;">Veronique Dessaint </span>(www.paracelsicart.com)<br />
pour son texte <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=207" target="_blank">&laquo;&nbsp;Corps&nbsp;&raquo;</a></strong></p>
<p><strong>2) <span style="font-size: medium;">Azalaïs</span> (www.marge-ou-greve.over-blog.com)<br />
pour son <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=209" target="_blank">&laquo;&nbsp;Hommage à Niki de saint-Phalle&nbsp;&raquo;</a> </strong></p>
<p><strong>3) <span style="font-size: medium;">A.</span> (www.letters-from-jericho.cowblog.fr</strong><strong>)<br />
pour ses <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=211" target="_blank">&laquo;&nbsp;Secrets.&nbsp;&raquo;</a></strong></p>
<p><strong>4) <span style="font-size: medium;">Pierre</span> (www.artywall.canalblog.com)<br />
pour ses <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=213" target="_blank">&laquo;&nbsp;Phases.&nbsp;&raquo;</a></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>5) <span style="font-size: medium;">Leena</span> (www.texte.over-blog.com)<br />
pour ses <a href="http://www.le-hangar.com/?page_id=296" target="_blank">&laquo;&nbsp;Fleurs de braise.&nbsp;&raquo;</a><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: justify;">Comme prévu, vous êtes maintenant tous conviés, sélectionnés ou pas, participants ou simples lecteurs, habitués ou nouveaux, à voter pour le texte qui vous aura le plus plu, le plus ému, en somme, pour celui que vous préférez.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: x-small;"> </span><span style="text-decoration: underline;">Règlement du sondage :</span></p>
<ul>
<li>A la fin du sondage, la régularité des votes sera contrôlée afin de détecter toute triche éventuelle.</li>
<li>Les votes en trop (plusieurs par votant) seront effacés pour qu&#8217;il n&#8217;en reste qu&#8217;un par personne.</li>
<li>Si l&#8217;un des participants au concours est coupable de triche, il sera disqualifié.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez aussi voir le texte de Novembre, hors concours naturellement !</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Le Corps est une guitare </span></em></p>
<p><em>flamenco;<br />
catin comme une guitare<br />
elle se laisse prendre<br />
sur mille genoux<br />
flattée, que malgré son<br />
bois craquelé,<br />
l&#8217;on puisse encore<br />
aimer ses cris.</em></p>
<p><em>l&#8217;homme, au toucher habile<br />
déplace ses doigts<br />
entre les frettes, au creux du dos,<br />
et consomme péniblement<br />
son chat dans la gorge.</em></p>
<p><em>déçue de n&#8217;avoir pu chanter à deux<br />
elle somnole,<br />
désaccordée,<br />
rosace béante, attendant<br />
qu&#8217;à nouveau on la couvre<br />
de sueur.</em></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Merci à tous de votre participation, et rendez-vous le<strong><span style="color: #ff0000;"> Dimanche 28 juin </span></strong>pour le résultat définitif du concours.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;"><span style="text-decoration: underline;">Liste des participants au concours (merci à eux) :</span> <em><a href="http://mademoisellegaufrette.blogspot.com/ " target="_blank">Nesrine Boudhmine</a>, <a href="http://ju-lia.cowblog.fr" target="_blank">Ju-lia</a>, Littlestarintheskin, <a href="http://www.emora8.canalblog.com" target="_blank">Emora</a>, <a href="Http://www.paracelsicart.com " target="_blank">Veronique Dessaint</a>, Didier Jullien, <a href="http://www.kerfon-le-celte.net" target="_blank">Kerfon le Celte</a>, Bernard, Alis, <a href="http://mes-ecrits-vains.over-blog.net/ " target="_blank">Jean-Pierre</a>, <a href=" http://le.bigorneau.over-blog.fr/" target="_blank">Bigornette</a>, <a href="http://ouestchristinefarel.centerblog.net " target="_blank">Óðínn-Hermóðr de Warenghien</a>,<a href="http://capharnahomme.over-blog.com/ " target="_blank">Sebfou31</a>, <a href="http://marge-ou-greve.over-blog.com" target="_blank">Azalaïs</a>, Maurice Druguet, <a href="http://www.murmures.biz " target="_blank">Penny</a>, <a href="http://chant-happy.over-blog.com/ " target="_blank">Chantal Champ</a>, Didier Buffet, <a href="http://chimeres.centerblog.net/ " target="_blank">Chimères</a>, <a href="http://gressouillais.over-blog.com " target="_blank">Beignetcaramel</a>, <a href="http://www.sanka.cowblog.fr" target="_blank">Jude</a>, <a href="http://cahierscotentin.centerblog.net " target="_blank">Cédric Lebonnois</a>, <a href="http://plumeacide.over-blog.com/ " target="_blank">Plumeacide</a>, <a href="http://etoilesdemesnuits.over-blog.com " target="_blank">Paloma</a>, Dubruel, <a href="http://monslam.centerblog.net/ " target="_blank">Pépé</a>, <a href="http://manhattan-blues.cowblog.fr" target="_blank">Manhattan-blues</a>, <a href="http://artywall.canalblog.com " target="_blank">Pierre</a>, <a href="http://squishee.cowblog.fr/" target="_blank">Squishee</a>, Christian Wacrenier, Kasimir, <a href="http://Toystory.cowblog.fr" target="_blank">Natasha Salazar</a>, <a href="http://lilaluz.net" target="_blank">Lila</a>, <a href="http://iougenaie.cowblog.fr/" target="_blank">Iougenaie</a>, Arlie Caelan Poe, Naftaline, <a href="http://insupportable.cowblog.fr " target="_blank">Insupportable</a>, <a href="http://ile-des-poetes.over-blog.com " target="_blank">Samia Nasr</a>, Mikaël, Pernot Mathilde,</em><em> <a href="http://lunatiquebleue.over-blog.com/" target="_blank">Sido</a>, <a href="http://sn0w-white.cowblog.fr/" target="_blank">M. Choiset</a>, <a href="http://caliope.over-blog.com/" target="_blank">Caliope</a>, <a href="http://grey-mushroom.cowblog.fr/" target="_blank">Mendy Maï</a>,</em><em> <a href="http://gentle13.boosterblog.com/" target="_blank">gentle 13</a>, Monia Bousselmi, Fleur de Plume, Nath Deygas, Leena, Gauthier, Anjimu, Birdyumi</em></span><em><span style="font-size: x-small;">, Christian Warenghien, Solange Aussiette, <a href="http://bagatelles.cowblog.Fr" target="_blank">Célia Roser</a>, Vespertine, </span></em><em><span style="font-size: x-small;">Joe, Liedlich.</span><br />
</em></p>
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