Posts Tagged “2009”

Samedi 8 mai 2010 Par A. dans Musique

La Superbe – Benjamin Biolay

L’idée, c’est de superposer les images tant et tant qu’il ne reste qu’un ensemble ; immense. De l’introduction aux airs de générique de fin, on revient encore et encore au même point. Avec un orgueil en bandoulière, assumé dans le titre. Un voyage, une bande dessinée, une bande son pour faire plus facile. La superbe, superbe (la) – on saura contourner tous les jeux de mots un peu douteux sur le titre et la qualité du disque, la comparaison facile n’a que peu d’intérêt. Parlons d’un album qui commence à dater mais dont on se lasse pas de parler.

La superbe pochette

Autant le dire, je n’aime pas la chanson française mis à part quelques rares exceptions, souvent tirées de l’enfance, souvent des chanteurs morts, ou, bien trop vieux. Non, la chanson française, pour moi, ça se résumait pendant des années aux morceaux de rap que j’écoutais (on pourra toujours discuter de la légitimité ou non de considérer ce mouvement comme héritier de cette scène, mais là n’est pas le propos). La chanson française ? Du « beurk », de la franche rigolade, souvent teintée de parodie pour, généralement, faire enrager ma mère. Au comble du dégoût, il suffisait d’accoler l’adjectif « nouvelle » pour qu’elle me fasse venir des boutons cette chanson française. Très peu pour moi les chansonnettes, les rimes un peu faciles de paroliers qui ont écrit tellement de chansons que tout devient pareil, et de faux poètes qui font des chansons sur des aires d’autoroute.

Benjamin Biolay ? Il y a 6 mois, j’aurais juste dit que c’était un prétentieux. Oh, j’aurais ajouté qu’il ressemble à Benicio Del Toro avec un micro, oui, ça aurait été ça. J’avais tendance à zapper lorsque sur MCM il y avait son clip full black & white Dans la Merco Benz. Non vraiment, Benjamin Biolay très peu pour moi. Puis, on a glissé un morceau comme ça, dans une playlist que j’avais demandé, et, finalement, j’ai trouvé ça accrocheur. Ca s’appelait Ton héritage. Ça murmurait, bien sur, mais bon, en fait, ça allait.

Il est assez difficile d’avouer que l’on s’est trompé. Surtout lorsque comme moi on passe son temps à se moquer d’une chose à laquelle finalement on adhère. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ? Peut-être… Mais ce serait trop simple de dire ça. Non, comme j’ai su le faire (à tort parfois si on prend l’exemple de mes visionnages de Twilight afin d’être sur que c’était vraiment nul), j’ai juste pris la peine d’écouter pour une fois. C’est vrai, c’était un après midi pourri, et puis quoi, j’avais plus rien à écouter.

Je dois dire que, je n’étais pas vraiment rassuré face au disque… Une pochette à l’écriture moche et ultra kitsch, façon nuage ayant rencontré une tapisserie baroque, la photo de la tête du Benjamin de profil – genre je me la raconte – collée par dessus, noir et blanc de surcroit… Ça sentait la supercherie pour midinette. Ça sentait la drague facile. Puis, plus terrorisant, c’était un double album. J’ai un léger problème face à ce concept, j’estime que, la plupart du temps, un choix plus restrictif de chansons aboutirait sur un album simple plus facile à digérer pour l’auditeur : il ne faut pas se leurrer, rester concentré sur un album pendant plus d’une heure relève de l’exploit, même pour les plus grands mélomanes, même lors d’un après midi d’ennui intense.

Mais, je me décidais tout de même à sauter le pas, ne pas me raviser en si bon chemin. Je me lançais, donc, installé dans mon lit ou je ne sais où. C’était peut-être novembre ou décembre. Je m’attendais à tout, pourtant, cet album a eu la gentillesse de me surprendre.

Tout commence par des violons, et puis le murmure (« oui, mais ça va » comme je l’ai dit). C’est vrai, ça fait sucré, et puis en tant que garçon parfois on pourra trouver cela lassant. Mais de toute façon il faudra faire abstraction. Les paroles sont douces. 6 minutes et quelques d’introduction. Un morceau éponyme. Oui, une introduction qui sent ces génériques de fin quand la caméra s’enfuit des héros, et puis survole la scène, et que tout s’envole, quand il y a un fondu au noir. C’est osé, c’est surtout réussi ; Peut-être au point de se demander l’intérêt du reste de l’album à la première écoute, tant la sensation procurée par ce premier morceau est intense. Tant tout semble brossé et plus, sublimé.

Puis le rythme s’accélère un peu, ralentit. Les fluctuations musicales restent toutefois dans un même thème, une espèce de réflexion sur l’amour avec quelques rares écarts – salutaires – pour ce qui est de la première partie donnant naissance à d’excellents morceaux tel que Ton héritage, Night shop… Fluctuations entre clair et obscur ; sans être dancefloor le rythme sait se faire pesant, et les sons un peu plus disco comme dans le morceau Si tu suis mon regard, permettant ainsi de ne pas sombrer dans l’ennui. Les paroles sont travaillées, un peu dépressives mais sans faire dans l’abus. Il semblerait qu’on recolle quelque part avec ce bonheur d’être triste si propre au romantisme sans pour autant s’abandonner à du nian nian. Volontairement érotisées, on pourra noter un besoin lassant, parfois, de parler un peu sexe là où ce n’est pas forcément nécessaire. Malgré ces quelques défauts qui tiennent plus du tic d’écriture que de vrais lacunes, une espèce d’imagerie se tisse au fil des morceaux. Bande son ou bande dessinées comme je l’ai dit en introduction, on ne sait pas vraiment choisir. Les descriptions légères mais précises laissent le cerveau libre d’interprétations, développent l’imagination. Benjamin Biolay décrit un univers parisien un peu gris souvent arrosé, sûrement camé plus que raison les nuits d’ennuis : un panorama romantique au sens littéraire du terme : pas trash, juste touchant, dans lequel il est facile de voyager.

Si cela réussi souvent, on pourra noter quelques longueurs qui sont tout à fait subjective. La toxicomanie, ou Miss Catastrophe sont un peu monotones même si le texte de cette dernière sauve les meubles. Cependant, on peut reconnaître la première partie comme extrêmement dense et parfaitement calibrée avec comme acmé l’envoutant Brandt Rhapsodie, sorte de dialogue sur post-it d’un couple de sa naissance à sa mort. La partie se conclut avec ironie par le morceau L’espoir fait vivre, soulignant toutefois cette volonté de ne pas faire du sombre à tout prix. Cette partie évoque la demi-teinte : le gris plutôt que de l’excès. Les nuances que l’on peut retrouver dans Night Shop notamment – espèce d’hommage à Bashung, sous couvert de description nocturne et vision d’un Biolay plus oui moins sobre où l’illumination mélodique du refrain, et les élancements de la voix sauront réveiller l’auditeur – est le parfait exemple de cette sensation de musique grise.

Autre détail, les sons souvent kitsch comme annoncés par la pochette, à base de synthés vieillots, de cuivres sentant bon les bandes originales américaines des films des années 90 renforcent à la fois le côté bande son et lumineux. Les dérives du côté sud américain sont appréciables et donnent cette douce impression de voyage. Parfois la musique peut sembler dissonante d’un texte tout en image, pourtant elle participe à la création nuançant les textes, ou plus précisément en les ambiançant plutôt qu’en les accompagnant.

La deuxième partie, quant à elle, s’ouvre sur Prenons le large, comme s’il fallait dépasser la vision d’un album clos sur lui-même que donne la première partie. S’ouvre un volet plus osé moins en demi-teinte. Ici les morceaux clairs s’expriment puissamment, notamment Lyon Presqu’île, Prenons le large, Reviens mon amour (qui trouve la force d’être entrainant dans une thématique dépressive), et comme pendant naturel, la noirceur désespérée d’un morceau tel que Tout ça me tourmente ou Jaloux de tout ne fait que renforcer le côté sombre évident de cette partie. Moins structuré en tant qu’un ensemble, la seconde partie livre une ouverture possible, une suite envisageable du premier volet. 15 septembre qui clos l’album (si on ne compte pas le morceau caché) est un écho au morceau 15 Août présent dans le premier album, le morceau s’achevant par une variation des paroles du morceau La superbe.

La prise de risque au niveau musical est évidente, du très rock Buenos Aires à l’électro de Jaloux de tout ; Biolay force les traits d’ambiances et d’inspirations qui l’habitent. Naturellement, j’ai très peu écouté cette partie en premier lieu avant de m’intéresser de plus en plus. Il faut dire que je n’en voyais pas l’intérêt, tout d’abord, tant je la trouvais caricaturale de la première. Pourtant, on ne peut que reconnaître la puissance des morceaux qui au contraire de la première partie se découpent de l’ensemble, prennent de l’importance et dépassent l’entité de l’album.

A la fin de ce long – très long, périple – on pourra toujours dire qu’on a été largué en route. Je dois avouer qu’il m’a fallu deux mois d’écoutes avant d’écouter tous les morceaux suffisamment pour en avoir un avis. Les morceaux peuvent paraître longs mais on notera cette qualité rare qu’à Benjamin Biolay de trouver au moins une idée originale par morceau.

Je sais que si je me suis laissé convaincre, beaucoup de gens resteront réfractaire à sa musique car il faut l’avouer, certains de ses tics peuvent se révéler agaçant – que ce soit le murmure, ou cette impression d’essoufflement tel qu’il en oublie le rythme… Mais, si l’on arrive à passer outre, alors il y a cette sensation douce, cette impression de planer qui s’empare de nous. On pourra tenter de comparer Biolay à des milliers d’artistes, mais je ne pense pas que le rapprocher à Gainsbourg, pour n’en citer qu’un, soit pertinent. Inspiré par lui, certes, cela ne reste, cependant, pas une bonne entrée en matière ni une vraie piste d’écoute

La superbe ne fait pas forcément partie de ces albums qu’on se presse de remettre une fois terminé. Trop long et éprouvant sans doute. Toutefois, il a les capacités hypnotiques de ces albums sortis de nulle part, qui nous tombent au coin de la tête sans qu’on sache comment et auxquels on s’attache. Moment de grâce, moment d’orgueil surtout ; pour le titre, pour la défense un peut vaine de Biolay souvent dans ses paroles. Orgueilleux, et juste magnétique.

« Je savais bien, bébé, que c’était pas simple, que j’étais couard, c’est vrai, et plein d’absinthe. Qu’il était tard, je sais, quand vint ta plainte, mais, qu’à moi comparée, t’étais une sainte. Je savais bien, bébé, que t’étais trop belle lorsque tu t’effeuillais dans la nuit pâle ; jaloux du moindre pédé, du moindre cheval que tu montais, bébé, j’avais trop mal. Kétamine et cachets de Gardénal, je te mens pas, bébé, je te trouvais sale. J’étais noué, j’avais un goût de sel : le bonheur s’use, c’est vrai, dès qu’on l’appelle. » Jaloux de tout.

« J’ai même pas vu que j’étais nul, que j’étais plus que ridicule : crétin crâneur, cassant crédule. J’ai même pas vu que t’étais braque, que t’étais comme une porte qui claque. Que ce soir là, sur le tarmac tu voulais tant vider ton sac. » Tout ça me tourmente.

« On Reste Dieu Merci à la merci d’un engrenage, d’un verre de Campari, du bon vouloir de l’équipage. Paris est si petit quand on le regagne à la nage : quelle aventure, quelle aventure… » La superbe.

1 commentaire
Lundi 29 juin 2009 Par Novembre dans Concours

Concours été 2009 – Le résultat final !

Malgré les quelques conflits d’intérêts (à prendre avec humour) qui ont remué le Hangar, le concours se termine tant bien que mal et il est désormais temps de révéler qui des cinq sélectionnés pour la finale a été récompensé par les lecteurs.
Bien que la date du concours ait été avancée au 28 juin, et que par conséquent les votes ne se sont déroulés que sur une semaine, le vote a totalisé 132 voix. Toute l’équipe tient à remercier l’ensemble des lecteurs du Hangar et des votants, ainsi que tous les participants dont vous pouvez retrouver la liste ici.

Voici donc, la grande gagnante :

Azalaïs, (42 voix)
pour son texte « Hommage à Niki de Saint-Phalle »

Les Nanas de Niki
pansues, fessues et dévêtues,
dodues, joufflues, inattendues,
les Nanas de Niki
poupées ventrues et ingénues,
danseuses clowns ou acrobates
elles bullent, elles coulent,
elles roue coulent
dans les fontaines, souveraines,
dans les bassins, en maillot de bain.

Les Nanas de Niki
elles cascadent, cascabellent,
rouletaboulent, rendent maboules
les hippopo qui popotament
devant les dames de Niki
au bikini si bien garni.

Elles voltigent, elles callipygent,
elles dégorjettent, elles fleurifessent,
elles s’enrobent, elles s’enrouent,
pour les courroies et les pistons
du cathartique Tinguely.

Tinguy, Tingué !
Oh ! mon Tinguy, mon Tinguely,
mon roue doudou, mon mécano,
ma dynamique mécanique,
roule moi une pelle
sur le charnu, dans le goulu
de mes lèvres lippues,
roule moi une pelle,
coule moi une bielle,
siphon, siphonne,
moi, je rayonne,
piston, pistonne,
je fanfaronne !

Tourne tourne, Tinguy !
Moi, je suis ta plastique Vénus,
ta Sissi reine baleine,
ton paradizozio,
ton éléphantastique,
ton rhino pas féroce,
ta coquine Arlequine,
ta rondine prâline,
ton bubble gum dans l’aquarium,
ton amuse zizique…

Tourne tourne, Tinguy,
le monde est rond,
le monde est roue,
il est cyclique, cataclysmique,
astrocomique, sismogymnique,
sadophysique,
iconoclastique…

Mais moi, j’m’en fous ,
je m’en bassine,
je chapeau flotte
je barbote
je serpentine, je barbotine,
je jacousine, je dégouline,
je gargouille, je crachouille,
je grenouille, je patouille.

Je montgolfière mes flotteurs,
je mamelonne mes rondeurs,
je pétogonfle mes bombeurs.
J’ondoie, j’ondine, je jardine,
j’ai colorié toutes mes peurs,
rouge est mon cœur !

Son blog ici.

Viennent ensuite A. avec 26 voix, Leena et Véronique Dessaint, avec chacune 24 voix, puis Pierre avec 17 voix.
Merci infiniment à vous quatre pour vos textes !

Azalaïs recevra donc chez elle la récompense du concours : Les correspondances de Franz Kafka à Milena Jesenska.
Merci encore à tous pour vos participations et vos votes ! L’équipe espère que les contestations des votes se feront muettes et que tous les candidats feront preuve de fair-play.

Bien à vous tous !

9 commentaires
Dimanche 14 juin 2009 Par Novembre dans Concours

Concours Eté 2009

Nous ne vous en avions pas parlé, nous voulions, à vrai dire, créer l’événement en faisant la surprise ! Le Hangar organise un concours, auquel tous les internautes peuvent participer ! Pour cela, lisez attentivement les modalités d’inscription ci-dessous. Naturellement les participations sont totalement gratuites et un lot est à gagner !

Règlement :

Chaque participant au concours doit écrire un texte, poème, pièce de théâtre ou nouvelle de maximum 40 lignes répondant au thème suivant : «Le corps». Aucun sens du mot n’est exclu : nous pouvons parler du corps humain, du corps d’un texte, d’un corps d’armée… peu importe, vous avez les clés en main.

Précisions :

Merci de spécifier dans votre mail que votre texte nous est envoyé dans le but de participer au concours !

Tous les textes reçus pendant la durée du concours et ne répondant pas au thème imposé, ne seront pas pris en compte. Vous pourrez toutefois nous les envoyer une fois le concours terminé.

Le déroulement :

A compter d’aujourd’hui, vous avez jusqu’au Jeudi 18 juin 23h pour nous envoyer vos œuvres (pour cela consultez la rubrique « contactez-nous »). Vos écrits seront sélectionnés par le jury du Hangar, et les cinq meilleurs textes apparaîtront sur le blog le Samedi 20 juin. Les lecteurs du Hangar pourront à partir de cette date, voter, pour le texte qui leur plaira le plus dans les commentaires de l’article comportant les textes. Les résultats du concours seront connus le Dimanche 28 juin.

Et comme chaque gagnant mérite une récompense, l’auteur du meilleur texte, sera non seulement publié sur le hangar dans un article dédié, mais recevra aussi chez lui (par colis) le lot suivant :

kafka lettres à milena

Lettres de Franz Kafka à Milena Jesenska
aux éditions L’Imaginaire de Gallimard

Bonne chance à tous ! Nous attendons avec impatience vos textes !

38 commentaires
Mardi 26 mai 2009 Par Hazel dans Cinéma

Etreintes Brisées, un film de Pédro Almodovar

Los Ambrazos Rotos (les Etreintes Brisées), est le nouveau film de Pedro Almodovar sorti en France le 20 mai. Il a été présenté au festival de Cannes 2009.

Acteurs : Penelope Cruz (Lena), Lluis Homar (Matheo Blanco alias Harry Caine), Blanca Portillo (Judit Garcia), Tamar Novas (Diego).

Durée : 2h07

Synopsis : C’est un homme aveugle qui se présente à l’écran : un écrivain de scénarios et romans, qui publie ses œuvres sous le nom de Harry Caine, un pseudonyme qu’il a adopté depuis quatorze ans. Il y a quatorze ans, cet homme s’appelait encore Mateo Blanco, réalisateur de films. C’est lors d’un casting pour sa première comédie qu’il rencontre la sublime Lena, une femme mariée à un homme jaloux et possessif, de laquelle il tomba amoureux. Il la perd dans un accident de voiture, où il se sépare aussi de sa vue. C’est cet amour passionné et pur que raconte Harry-Mateo à Diego, le fils de Judit, sa directrice de production qui est une amie très proche.
Ce n’est pas une simple histoire d’amour que nous offre cette fois-ci Almodovar, c’est un éventail de couleurs et de sentiments, une histoire facile a comprendre mais profonde, et remplie de passion inouïe, dont la flamme n’est toujours pas éteinte.

Pedro Almodovar, grand cinéaste espagnol reconnu mondialement, a utilisé dans ce magnifique film le thème de la vision, les premières secondes sont un gros plan sur un œil, l’œil d’une inconnue qui ne restera par plus de cinq minutes à l’écran. mais cet œil n’est qu’un bref aperçu de cette histoire qui va vivre et danses dans les pupilles pendant un peu plus de deux heures, entre l’objectif d’une caméra perverse, le héros non voyant, et la beauté incontestable de Penelope Cruz.

Malheureusement ce film n’a pas eu beaucoup de succès au festival de Cannes 2009, et cependant, débarrassé de la plupart de ses clichés (mis à part sa muse, Penelope), Almodovar nous fait découvrir une histoire bien plus vraisemblable que dans ses autres films, et à mon avis, l’une des meilleures.

Ici, le site officiel du film.

Votre avis est le bienvenu.

3 commentaires
Jeudi 21 mai 2009 Par Novembre dans Actualités

Evenement : La Comédie du Livre – 22, 23, 24 mai 2009

http://le-hangar.cowblog.fr/images/plaquette09.jpg

La Comédie du Livre est une grande fête du livre organisée à Montpellier, sur la place de la Comédie, le centre du centre de la ville. Elle se déroule tous les ans, à la fin du mois de mai. Cette année, la littérature espagnole est à l’honneur !Ainsi, près de 400 écrivains seront invités, pour des séances de dédicaces et de discussions. On peut noter la présence espagnole de Carmen Posadas, Eduardo Mendoza, Jorge Semprun. Et pour les français : Bernard Werber, Isabelle Alonso, Pierre Assouline, François Bégaudeau, le peintre Vincent Bioulès, Richard Bohringer, le chanteur Cali, Boris Cyrulnik, Geneviève de Fontenay (!), Jean- Baptiste Del Amo, Danièle Evenou et Sophie Favier (!) (!), Jean Joubert, Jean-Luc Reichmann,  et même les frères Bogdanov si vous rêvez de les voir en vrai ! Plus sérieusement, il y a donc près de 400 auteurs invités, venus pour présenter leurs livres et donc beaucoup de chance que vous puissiez rencontrer quelqu’un que vous avez lu ! De nombreuses animations seront proposées autour de l’Espagne et de sa littérature, mais aussi de sa culture. Des rencontres auront lieu dans la grande salle du Corum, mais aussi dans les libraires du centre ville telles que la librairie Sauramps.

http://le-hangar.cowblog.fr/images/Sanstitre1.jpg

Mais à côté de l’Espagne, la Comédie du Livre reste ce qu’elle était et exposera aussi des dizaines d’auteurs francophones, de philosophes, et d’auteurs de BD ou de livres pour enfants. Les librairies installeront leurs stands sur la place, stands qui abriteront donc les auteurs en dédicaces à qui vous pourrez acheter des livres ! C’est l’occasion idéale pour rencontrer ceux que vous idolâtrez, à qui vous rêvez de parler. Chaque année on retrouve des visages habituels, les auteurs vous parlent et vous reconnaissent, vous reprenez la discussion de l’an passé comme si vous ne l’aviez jamais quittée. Une belle expérience que de rencontrer ceux que vous lisez, surtout si vous aimez les lettres ou vous destinez à une carrière littéraire.

En somme, c’est l’événement à ne pas rater si vous êtes de passage à Montpellier, ou si vous habitez la région.

Cette année, cela se déroule les 22, 23 et 24 mai !

Vous pouvez consulter la liste complète des auteurs présents en cliquant ici, et le programme officiel de la Comédie du Livre en cliquant là.

2 commentaires