Nothomb – Ni d’Eve ni d’Adam

Ni d’Eve ni d’Adam, paru en 2007, est un roman autobiographique de l’écrivaine belge Amélie Nothomb, dont l’histoire est parallèle à celle de Stupeurs et Tremblements (1999), au Japon. Si dans ce dernier opus, l’auteur nous dévoilait sa vie stressée et chaotique d’employée dans une entreprise japonaise, elle parle ici des événements qui sont survenus avant, pendant et après son passage dans le monde du travail nippon, notamment de sa vie amoureuse.
Nothomb relate, servie par sa plume à l’humour tranchant – et un grand sens de l’auto-dérision -, son retour au Japon après des années d’absence et surtout sa rencontre avec Rinri, un Tokyoïte très particulier. C’est ainsi qu’Amélie Nothomb se retrouvera à manger de la fondue plastifiée, à passer la nuit dans un refuge solitaire du Kumotori Yama, une célèbre montagne japonaise, pour cause de tempête de neige, ou encore avec un poulpe pas encore tout à fait mort accroché à sa langue, lors d’un tranquille voyage en amoureux…
C’est le style percutant de l’auteur et sa facilité à jouer avec les mots qui fait de Ni d’Eve ni d’Adam un roman très plaisant à lire, drôle et captivant. Un livre finalement très typique d’Amélie Nothomb, que je conseille sans hésiter à ceux qui désirent découvrir cet écrivain unique en son genre, ainsi qu’à ceux qui hésitent à entamer l’avant-dernier ouvrage de la romancière . Car finalement, Ni d’Eve ni d’Adam c’est cela : une lecture fluide et plaisante alliée à un humour sans faille, le tout pour retranscrire les déboires de la singulière Amélie la Belge dans ce pays tout aussi singulier qu’est le Japon…
Par Lumellia.
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Je l’ai lu, et effectivement c’est typiquement du Nothomb, mais je n’aime pas vraiment. Je m’ennuie vite à sa lecture, on retombe dans les mêmes choses d’un livre à un autre. Mais, j’ai profondément aimé « acide sulfurique » pour son réalisme, et sa valeur de futur possible.
j’ai lu beaucoup de livre de Nothomb, mais pas celui-ci.Le premier que j’ai lu était « Métaphysique des tubes » qui m’a beaucoup plu. Mais mon préféré reste quand même » Hygiene de l’assassin » pour sont humour noir et ces mots crus et tranchants, avec lesquels elles joue avec nos nerfs.
N’ai pas lu celui ci, mais ai adoré « stupeur et tremblements ».
Je l’ai lu et je n’aime point peut-être même celui qui me plait le moins dans tout ses livres. »Stupeur et tremblement » dans le même genre était plus drôle.
Je pense aussi, comme les autres commentateurs, qu’il ne s’agit pas du meilleur ouvrage d’Amélie Nothomb, mais je trouve aussi qu’il n’est pas le pire. J’ai beaucoup aimé ce récit qui m’a semblé très bien maîtrisé. J’avais vraiment l’impression de ressentir la même gène que la narratrice quand elle vivait des situations cocasses de chocs culturels. Par contre, quelques passages m’ont surpris, en particulier celui où elle explique son plaisir de « faire ses besoins » sur ou en face, je ne sais plus, du Fuji-Yama. J’avoue ne pas avoir compris où elle voulait en venir, et ce chapitre, qui me semblait une tentative rock’n roll, underground, ou en tout cas, volontairement surprenante, m’a laissé sans voix. J’ai eu l’impression que ce souvenir avait été rédigé par ailleurs et avait été glissé à l’intérieur du livre. Néanmoins, comme tous les livres d’Amélie Nothomb, je l’ai dévoré avec beaucoup de plaisir.
Je l’ai préféré à Stupeur et tremblements; j’ai adhéré au personnage, en fait.