Eluard et Man Ray – Les Mains Libres
Issu de la collaboration du célèbre photographe et dessinateur Man Ray et du poète Paul Eluard, Les Mains Libres paraît initialement en 1937, mais je profite de sa réédition toute récente en collection nrf gallimard pour vous mettre au parfum.
Dans ce recueil, figure parfaite de la recherche et du travail surréaliste dont font partie les deux artistes, ce sont les poèmes d’Eluard qui illustrent les dessins de Man Ray. Ces croquis ont été réalisés pendant deux ans par l’illustrateur, et font souvent référence au rêve, mais encore à des travaux d’autres surréalistes (on pense par exemple à Dali ou Chirico). Ils renferment une atmosphère étrange, quelque chose de prenant et parfois désappointant, voir glauque. Les dessins en eux-mêmes illustrent bon nombre de réflexions sur le temps ou l’amour par exemple, et la force des poèmes d’Eluard est de leur donner une interprétation relativement fidèle tout en restant poétique. Nous ne sommes pas dans un long exposé, parfois quelques mots suffisent au poète pour accompagner l’image. Pour les adeptes du surréalisme, livre conseillé, d’autant que son tirage n’a jamais été très important et qu’il est maintenant possible d’en profiter dans une édition de qualité.
L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?
Exprimez-vous !







Je ne suis pas un passionné de la poésie d’Eluard, j’aime énormément les œuvres et la personnalité de Man Ray ; alors malgré ce et grâce à, je commanderai ce livre.
D’autant plus que le travail de dessinateur de Ray est trop souvent relégué au second plan et que l’investigation d’un poète dans l’âme d’un autre artiste me parait être des plus intéressantes.
Une fois le livre acquis et lu, je vous dirai mes pensées.
Sans transition, j’apprécie infiniment votre nouveau positionnement quant à cette association poétique.
Une fine dynamique se met en place… et je songe également à ma participation.
A bientôt Vous.
Seulement voilà, j’ai la fâcheuse habitude de pondre mon texte comme il me vient et de ne rien y changer si ce n’est deux ou trois mots.
Je vomis mes textes, ils me viennent tel quel et ne changent en aucun point. J’ai bien parfois tenté de les changer de telle ou telle manière, car souvent le travail mérite salaire et je pensais que ça vaudrait le coup. Mais ce n’était jamais ça. On ne peut jamais expliquer comment, quand ou pourquoi un texte est achevé, on le sait, c’est tout. J’ai commencé sans rimes, je finirai avec, avec des quatrains composés comme ils le sont car ils sont sortis comme ça.
Mais je t’avouerai que j’ai un peu mis la poésie de côté ces temps-ci pour me concentrer sur une nouvelle forme d’écriture à tendances plus critiques et philosophiques. Je pense que la période noire de mes rimes est révolue, ou simplement qu’elle nécessite un petit break car pour l’instant, elle n’évolue plus et stagne tristement. Ca me rend malade, donc je m’essaye à d’autres tentatives.
Quand aux éditeurs, éditions ou éventuelles publications, pour l’instant, je m’en fous. Je vais déjà le publier une fois, pour moi, en un seul et unique exemplaire afin d’avoir ma petite histoire reliée à moi, une façon d’une fois de plus flatter mon orgueil démesuré et de dire pouvoir répondre « Mon livre de chevet en ce moment ? Auto-psy, par moi-même ! ».
Je m’égare, humour vaseux.
Bref, tout cela pour dire que non, jamais, jamais et ce même sous la torture, je n’écrirai comme il convient d’écrire pour une reconnaissance. JAMAIS. Les pseudo-écrivains qui font ça ne sont même pas dignes d’une rubrique littéraire. Quand on perd sa plume pour plaire alors que l’on savait s’en servir, c’est comme jeter un morceau de son âme aux porcs publicitaires-capitalistes.
Je m’y refuse amèrement.
Par contre, j’aimerai volontiers connaître quelques revues poétiques marginales, cela m’intéresse. Pas forcément pour publier mais au moins pour voir à quoi cela ressemble et lire un peu de « content-pour-rien », de « con-ceptuel » ou de « classique », qui sait…
Je te remercie une fois de plus pour ton looooong commentaire (je pense avoir fait un pavé aussi et je m’en excuse platement) et aussi je re-re-re-confirme ma participation à ce blog qui me semble des plus plaisants.
Au plaisir d’écrire encore par ici…
PS : concernant les nouveaux textes, j’en ai mis quelques uns en ligne ici : http://tsuiokuhen.skyblog.com ils portent tous le titre « Réflexions (qui n’ont pas la prétention d’être philosophiques) » et crachent un petit peu sur des phénomènes personnels ou de notre société, parce qu’il y a beaucoup trop de choses à dire.
je ne l’ai jamais lu mais je connais d’autres livres de cet auteur *-*. Il écrit d’ailleur très bien.
HAHAHA ! merde –’. J’ai écrit « livre », je voulais poème…. excuse moi pour cette connerie impressionante.
Je trie dans mes textes et étrangement il m’est difficile d’en choisir un afin de vous l’envoyer… mais je vais y arriver…
Je vous tiens au courant sous peu.
Bien à vous.
Je l’ai lu, il y a très longtemps, et je suis contente d’apprendre ici qu’il y a eu une publication plus abordable.
J’avais adoré les dessins de Man Ray.
Merci d’être passé en Quichottinie, mais pour des raisons que j’ignore, je n’ai eu de votre message que votre adresse.
J’espère qu’il n’y avait rien là d’important.
Bon dimanche.