Bienvenue sur le mur des Créations

Ici, vous pouvez poster librement toutes vos créations littéraires et picturales, et ainsi attendre du public du Hangar des retours dans les commentaires qu'ils laisseront. Si une de vos créations plait particulièrement au jury, qui passe régulièrement dans le coin, elle sera retenue et publiée sur la page d'accueil du site, dans la catégorie Vos Créations.

Merci de votre participation !
(Ps: postez les images sous forme de liens hébergés seulement)



Cliquez ici pour proposer une création !



M.

Proposé par Anne Diaz le 21 mai 2011 0 Commentaires »

I

M. au ciel noir entre les cils
M. aux omoplates de plein champ
et aux saisons carnassières
M. de tourbe et bruyère belliqueuses
le canon le fusil des jours renait
M. de pain de bure et de bière musqués
M. le suc et le germe
la pulpe punk toujours refusée
M. palomino et galop sur les crêtes
M. saveur amère de hêtraie
récolte l’odeur de l’averse sur les terres interdites
M. de sillon et d’araire
et de pluies serpentines
M. semé planté germé
M. debout

 

II

Il y avaitamis de mes nuits de cire
Mynyddawg Mwynfawr et Yscolan

Il y avait
la grise solitude d’Helez
pleurant dans la grande salle désertée
la mort de son frère Kenzelan
et la plainte de Llywarch Hen,
risée de la vieillesse taquine,
sur l’immense gâchis des jeunes cuisses de Gwen
pleines de feu et sauvages au combat

Des rêves de plantes et de grand vent
dans l’ombre des barricades

Pour moi
les Heures
au cadran

les Heures

me consumant dans ta proximité insolente
avant l’impardonnable cloche
fin de l’enchantement

 

III

Chasseur
chancre sur mon arbre grand
tes chiens de ferme me mordent les mollets

Entre les pierres dressées
tu tues ma louve dans la nuit de l’esprit

Quand tu ouvres les yeux
les miens ne voient plus rien

Tu me rampes tu me grouilles tu m’infestes
mais tu ne m’oublies pas :
je n’existe pas
mais j’erre dans les sargasses assassines

Ton empreinte
entaille dans les illusions moelleuses
les petits rêves enfeuillés de parme
endeuillés d’eau salée

Ton empreinte
tes longues jambes vagabondes
et ce dont rêvent les étalons

Doux naseaux de sauvagine
dans la tanière bien protégée
abri du regard limpide
soigneusement étiquetée :
« Entrée réservée aux initiés »

Monsieur P.

Proposé par Martine le 10 mai 2011 0 Commentaires »

C’est l’initiale que je lui donnerai, outre que je ne connais pas son nom, pourquoi Monsieur P ? Parce que P comme Pigeon, celui qui nourrit ces oiseaux tous les jours, à peu près à la même heure. A 9h30, il arrive, son paquet de graines dans sa poche, habillé de sa chemise à carreaux et de sa casquette. Il laisse sa voiture sur le parking, en-dessous du château. Il est un peu sourd Monsieur P et quand on lui parle il faut lever la voix, sinon, presque crier. Les oiseaux l’attendent et, pendant que ces dames couvent, les mâles volètent autour des remparts, roucoulants et impatients. Il est donc 9H30, c’est le signal et tout le monde s’envole d’un seul élan pour planer au-dessus de Monsieur P qui, imperturbable, rejoint la place centrale. Les oiseaux n’en peuvent plus d’attendre et les plus hardis tentent de lui arracher des graines au passage. Certains, les timorés restent à l’écart de peur de se faire battre. C’est en effet la bagarre, on ne voit plus les têtes ni les queues, juste quelques paires d’ailes égarées. Les coups de bec pleuvent et on grappille le plus possible. Monsieur P leur parle, saluant chocolat ou blanc-blanc, ses préférés, ceux qui ont même découvert où il habite car, il ne se contente pas de nourrir cette bande là. Tous les pigeons de la ville connaissent Monsieur P Puis il repart, comme il est venu. Enfin pas tout à fait. Monsieur P va à sa voiture, c’est son point de départ, celui de sa marche sportive. Il regarde son chronomètre puis démarre, la tête dans les épaules, les jambes en action, les bras dynamiques, repliés sur son torse. Il me faudrait courir à côté pour le rattraper. 5 km, aller et retour jusqu’au Fenouillet. Plus tard, dans la matinée, Monsieur P ira passer quelques heures avec les copains, peut-être jouera-t-il à la pétanque. Mais je n’en connais pas plus de la vie de Monsieur P et c’est très bien ainsi !

Le Hangar au printemps

Proposé par tudi hily le 09 mai 2011 0 Commentaires »

c’est Agnès
qui a poussé la porte du Hangar
je l’y ai suivie
pour partager l’instinct grégaire des ovins
et satisfaire une petite faim
dans mon pays
les hangars regorgent de moissons de foin
vos râteliers débordent de fenaisons de mots
j’apporte de pleines brassées de coquelicots
dans vos récoltes de pâturins
mes herbes seront simples et sans ombre portée
juste le parfum de la goutte suintante
du souvenir des rosées.

Tudi

Nouvelle-Orléans

Proposé par François Fontaine le 09 mai 2011 0 Commentaires »
(par Rebelle Cohen)
 
Nouvelle-Orléans

Il pleut
y fait chaud
Elle mouille
et vous buvez
dans un bar
à Nouvelle-Orléans

Tu pleures
y fait frette
Elle essuie tes larmes

T’as toujours voulu
te perdre dans ses bras

T’as toujours voulu
te r’trouver
dans ses yeux noisette

Elle est le soleil
qui illumine
ton caractère

ténébreux
Et pourtant
les eaux montent
les eaux montent
ton coeur dans flotte

HAUMEA

Proposé par Ólöf Pétursdóttir le 09 mai 2011 0 Commentaires »

étoile dévoile
rosace véloce
vitrail cosmique
déesse océan
danse étrange
reflet de lune
songe soleil

Bonjour,

Proposé par Pomarède Christophe le 08 mai 2011 0 Commentaires »

Bonjour,

Vous êtes venu me voir, et je vous rends visite à présent, je suis civilisé et très courtois, enfin certains ne le pensent pas.
Il est sûrement préférable d’aller vers les autres plutôt que d’attendre que les autres viennent à vous. Et pourtant, je reste enfermé dans mon univers, en m’exposant (sans trop y croire) sur mon blog. J’aime écrire, j’aime cet indispensable besoin de m’éprouver dans l’écriture. Je suis démoli, et l’instant d’après je revis au détour d’une phrase, un plaisir aussi fort qu’une jouissance. L’écriture me trouble, m’obsède, me désarme.
J’ai ce fâcheux espoir- comme beaucoup de passionnés- de croire à cette folie que d’être édité.
J’ai écris deux romans, un que je n’ai pas voulu envoyer aux maisons d’éditions, puis j’ai enchaîné sur un second « Vous m’avez tuée », qui vient de commencer son chemin de croix, mais je suis déjà sur l’écriture de mon troisième.
Bref, je suis fou, mais une folie qui m’occupe.
Un texte suffirait-il à me comprendre ?
Je n’en suis pas sûr, j’essaye quand même.
Au fait, je m’appelle Christophe Pomarède, si ça intéresse.

Failli.

J’ai failli.

Failli mourir de cette vitesse suspendue à un câble qui s’était oublié de sa fonction primaire. Cette longue ligne droite où les maisons couraient plus vite que d’habitude. Mon pied abrutissait la pédale qui en retour ne lui renvoyait que des vents. A chaque percussion, mon talon bleuissait comme une fleur.

J’ai hurlé.

Hurlé à la vie dans tous les sens. Le nez du véhicule chassa comme un spasme que je lui transmettais.

Elle s’enroula.

S’enroula autour du nœud que j’avais dans le ventre. Comme une folle pirouette, qui fait rire les enfants, ce tourbillon magique chassa mes idées ainsi que les piétons. Cet amas de métal rencontra un amas de chair ; il fut aspiré par le haut, volant de son beau costume clair, sûrement un peu neuf. La mort le choppa, en plein vol, c’est sans douleur qu’il percuta le sol.

Le silence, petit.

Petit à petit se fit sentir un apaisement, la centrifugeuse m’endormit tendrement. Mon véhicule, pour ces quelques instants retrouva son indépendance de toujours. C’est peut-être pour cela qu’il se fâcha de moi de trop de maltraitance. Quand la lumière revint à mes yeux, c’est d’abord le sol, puis les pieds accrochés aux jambes folles qui couraient vers moi. La tête en bas. Des voitures criaient de leurs gommes pour ne rien manquer.

Quatre.

Quatre personnes ne couraient plus, ne criaient plus. Elles se mouraient quelque part sur le bitume, torturées de m’avoir croisé, aujourd’hui, à cet endroit-là. Quelle idiotie.

C’est dans l’ambulance qu’enfin je pu me reposer. Oubliant les folles girouettes. Le somnifère chassa mes dernières idées noires, j’avais sommeil à présent. Le soleil sur moi était agréable.

Bonjour

Proposé par jude le 08 mai 2011 0 Commentaires »

Bonjour ceci est un test pour le nouveau plugin du Hangar !

Vos textes...

Chroniques