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Je t’aime, Maman!

Proposé par Vaukaire le 14 déc 2011 0 Commentaires »

 

Je t’aime, Maman.

 

Le temps a passé,

Tu n’as pas changée,

Tu es toujours aussi jolie.

Malgré les années,

Les rides ont creusé

Les chagrins et les soucis.

Pourtant à présent, et malgré les ans,

Ton humeur reste inchangé ;

Je te remercie, car dans cette vie,

Tu es très belle maman chérie.

 

Tiens bon à présent,

Car nous tes enfants,

Nous avons le cœur confiant.

Soit toujours ainsi,

Même si dans la vie,

Tu n’as pas été servit.

Dieu reste avec toi,

Là où que tu sois,

Il a été le premier ;

Il t’a pris la main,

Pour tes lendemains,

Car Il t’aime, c’est certain.

 

Je t’aime Maman,

D’un grand sentiment,

Je t’aime tu sais, Je n’oublierai jamais :

Que c’est grâce à toi,

Et à mon Papa,

Que je suis ainsi ici-bas.

Je pris mon Seigneur,

D’être ton Sauveur,

Qu’Il soit présent pour t’aider ;

Car son grand Amour,

Est pour toi ce jour,

Demande-Lui de te pardonner.

 

30 juillet 2006

 

Daniel Vaukaire

 

Femme

Proposé par Jack aux lanternes le 11 déc 2011 0 Commentaires »

Femme

mire de cents rayons … d’un bronze
la lumière te forge
et t’aggrave

Femme

fruit charnu, dur
est ton arbre que le soleil plante ; haute
est la branche de tes rondeurs

Femme

comme une pèche salée par la lune

Femme

à la cheville d’un char
qui te promène par les villes d’étoiles
les boulevards à tes tonnerres éclosent

Femme

ta hanche est l’horizon
qui m’affame

Femme

ou crinière, tu ne décroches pas les cous
que le vent t’arrache, que le vent te couche

Femme

ta flèche dans mon œil est plantée
mon sang est pour toi
bois

Femme

c’est l’homme à l’écharpe rouge
c’est lui qui te fauchera
bois moi

Femme

bois l’homme qui t’adore
et crache sur celui qui t’aimera

La rose et le papillon

Proposé par Vaukaire le 09 déc 2011 0 Commentaires »

 

La rose et le papillon,

 

Un vieux papillon menait depuis le début de sa vie, une existence paisible. Il demeurait dans une prairie où les arbres étaient des maisons, l’herbe du gazon et les fleurs, des hommes, des femmes et des enfants.

Le papillon était heureux, volant de l’un à l’autre, portant le message de Dieu, donnant de l’amour et de l’amitié autour de lui. Les enfants courraient à son devant criants, pleurants, riants, le papillon les attendaient patiemment, la joie au cœur.

  Le vieux papillon avait à ses cotés une très grande amie, une petite compagne à quatre pattes. Elle était présente partout où le papillon se trouvait, tous la connaissait et elle aimait tous ceux qui s’en approchait.

   Puis vint le jour où sa petite compagne disparue de cette terre, le vieux papillon fut si triste qu’il pleura longuement et ses larmes arrosèrent toutes les fleurs sur lequel il se posait. 

     Dans son chagrin, le vieux papillon ne sut plus où se poser, son regard était voilé, son cœur tourmenté, il cherchait partout sa petite compagne sachant bien qu’il ne la reverrait plus. Dans son vole, il ne remarquait plus les arbres n’y les fleurs qui jalonnaient sa route, ses pensées étaient loin, il n’avait plus de joie en lui.

   Pourtant, à la croisée d’un chemin, il rencontra une jolie rose et lui raconta sa tristesse, il la connaissait pourtant, mais ne la reconnue pas. Mais ce jour, le papillon se posa sur sa main et la rose le serra très fort contre son cœur. Des gouttes de rosée s’échappèrent des yeux de la rose se maillent aux larmes qui roulaient sur les joues du vieux papillon.

    A cet instant, l’espérance et la joie se manifestèrent dans le cœur du vieux papillon et il reprit goût à la vie. Il regarda la rose et il fut heureux.

    Une grande amitié s’était installé dans son cœur pour la jolie rose, sachant qu’aucun autre sentiment ne pourrait le remplacer, car le papillon a fait serment de fidélité à s’elle qui partage sa vie depuis de nombreuses années  et que par ailleurs la jolie rose vivait elle, dans un jardin enchanté le jardinier étant le maître de son cœur.

   La rose et le papillon vivront encore des années de bonheur, chacun de son jardin en gardant le même souvenir, celui d’une amitié, qui a été scellée par un petit animal à quatre pattes, qui donna tellement d’amour.

 

                                                   

                                                          Daniel Vaukaire.

Et si j’avais raison

Proposé par Vaukaire le 07 déc 2011 1 Commentaire »

 

Pêcheur du temps

 

 

Libre à toi de lire ces lignes ;

Pêcheur du temps, indifférent :

Si un jour tu vois un signe

Ne te presse pas ; Tu as le temps.

 

Met toi bien à l’ombre,

Il fait trop chaud ;

Dans un coin sombre,

Tout au bord de l’eau.

 

Veille sur ton bouchon tranquille,

Le poisson passe frissonnant ;

Au fond de toi jubile,

L’âme du pêcheur indifférent.

 

Une feuille tombe en silence,

C’est le symbole d’une saison

Ou le poisson, en abondance

Arrivera à la maison.

 

Il est tard ; Range tes lignes !

Pêcheur du temps, indifférent ;

En t’endormant, tu fais un signe

Tu n’as rien pris ; Que du bon temps.

 

1988

 

Daniel Vaukaire

Le soufre & le silence…

Proposé par les alluvions le 27 nov 2011 3 Commentaires »

La faute à qui si tu as mal à l’âme ?

 

Tu as beau te frapper le cœur à grands coups de poing,

La racine de cette douleur ne se trouve pas là où tu le crois,

 

Mais juste au-dessus de tes yeux, de tes pleurs.

On l’appelle aussi le chakra, le troisième œil, le crachat de ton cœur en deuil.

La faute à qui si tu respires le soufre et le silence ?

Dès que l’on tente de t’approcher, tu te dresse une potence,

Et nous flingue de ton œil oblique et larmoyant.

Faut-il que l’on se taise pour que tu ne te pende ?

Ou que l’on vilipende ton acte ? Et laisser tes larmes provoquer un ennoiement ?

La faute à qui si tu as mal au cœur,

Sont-ce les réminiscences d’une autre vie ou bien celle-ci n’écoutant plus ses sens…

Désolée

Proposé par Eléa Periand le 29 oct 2011 0 Commentaires »

J’ai cassé
Beaucoup de belles œuvres,
J’ai renversé
Trop de verres d’eau fraîche,
Jeté plein d’or
Par-dessus bord,
J’ai souvent donné
De traîtres objets
Et des cadeaux piégés.

Mais je jure,
Je ne savais pas
Cette œuvre si belle et cette eau si fraîche,
Je ne croyais pas
Que ces cailloux valaient tant.
Et je pensais
Que ces objets étaient précieux
Et les cadeaux, tous les cadeaux
Etaient sincères.

Mais ces cailloux
Dites-vous,
Sont-ils perdus par qu’ils appartiennent désormais à l’immense océan,
Ou parce que personne ne sait plus qu’ils y sont ?

Je sais, certains de mes mots
Ont servi, pour moi,
Ont terni, jusqu’à
L’âme,
Fleur qui fane…
Et tant de fois,
Ont inversé
Le sens des lames
Et jusqu’à toi
Ont tranché.

J’ai menti
Mais je croyais que c’était ça,
J’ai pris ça pour,
La vie.
Je déteste ce qui est là
Pour toujours.

Je supplie
Aujourd’hui
Pour que demain
Vous me croyez encore.

Je vous en prie,
Ce que j’ai pris
Etait vain
Et je vous aimerai plus fort.

Mais mon âme,
Sentez-vous
Quelque réponse qu’elle aurait dû vous donner
Ou pardonnerez-vous parce qu’elle est par-dessus tout, mienne ?

Je n’ai pas toujours voulu
Le mal que j’ai fait,
Je n’ai pas toujours su
Ce qu’il vous fallait.

Je me suis souvent éloignée
De l’image que je donnais
Et j’ai consommé
Des poisons de passion,
Des passions en prison,
Tenté de briser
Des murs, des cloisons
Qui n’étaient que des attentions
Pour m’endormir à leur façon,
J’ai voulu m’enfuir d’un cocon
Parce que je n’ai pas compris,
Je ne l’avais pas vu si…
Bon.

Je me suis haï
D’avoir été moi,
Et parfois,
Je me suis senti
Comme la proie
De tout ça.

Est-ce que tu m’as vu dans cet état ?
Avez-vous cru que j’étais tombée si bas ?
M’as-tu prise pour une autre,
Ou t’es-tu contenté de fermer ta porte ?

A moi et à vous,
J’essaye de dire
Avec nos Mots
Qui seuls peuvent essayer,
Que partout
Même dans le pire,
Sans atteindre le beau,
J’ai voulu le sublime désiré.

décisions

Proposé par alexandre le 03 oct 2011 1 Commentaire »

« Alors comme ça on part sans rien me dire ? » me demanda Valeria furieuse. Elle m’avait surpris dans le couloir de l’entrée, j’avais réussi à me retirer silencieusement, sûr du brio de ma sortie de chat de gouttière. Je prenais un malin plaisir à me rhabiller lentement, tout en contournant son regard, ainsi que l’étreinte de sa colère. Finalement elle lâcha mon bras et n’insista plus. Evidemment je n’avais aucun compte à lui rendre… et devant le visage dans reflet de la nymphe obscure je ne trouvai rien à dire. Elle écarta les rideaux, diffusa sur le matelas de vagues vaporeuses de tabac et de parfum, des senteurs oniriques, des griffures du passé, de la repentance assumée ; le soleil irradiait lui aussi les contours de la pièce moite, les murs comme du papier disparaîtraient dans la lumière et les secrets. Les restes de ma vie passée, des choses sans importance, des instruments, du bois et des cordes. De la couleur un peu partout, de l’optimiste en trop dans mes valises.  Je n’avais pas beaucoup d’argent, cependant cela ne serait pas vraiment un problème avec le temps, je trouverais sans doute du travail comme livreur ou simplement en jouant dans la rue. Dans l’ascenseur je me rendis compte  de mon incommensurable connerie, de ma petitesse dans la société en général, du peu qu’importait mes propos, du vide comblé par toute cette musique qui ne s’arrête jamais, du mouvement continu de l’océan et de l’air. L’odeur de la rue ce soir là était subtile, rousse et tremblante, éphémère, victime de la routine, agressée par l’optique du futur. Fertile aussi d’idée et de bruits, des gens alertes et sûr d’eux, d’un lieu vers l’autre.

Le désir vrai

Proposé par Eléa PERIAND le 26 juil 2011 0 Commentaires »

J’essayais de lutter

De toutes mes forces

De tenir ma tête levée

Sans que la houle ne m’emporte

J’essayais de capter

Des bulles d’air,

De regarder le ciel, de le viser

Mais la terre

Etait bien trop loin sous mes pieds

 

J’avais

De plus en plus peur

De moins en moins de souffle

De force

J’étais

Frappée par la grandeur

Des milles vagues qui étouffent

Avec force

Le moindre espoir

L’envie d’y croire…

 

Tellement que,

J’ai cessé de m’agiter

Je les ai laissé m’emporter

Me recouvrir,

Assez vite, mais délicatement,


Elles, elles ne font pas semblant;


Elles ont refroidi mon sang,

Réchauffé mon esprit en même temps.

 

Et tout à coup

Une fois dessous,

J’ai senti

Le calme

Sans bruit

La douceur de l’eau

Qui recouvrait toute ma peau

Jusqu’en haut des cheveux

Jusqu’au bout de mes mains

Et maintenant je peux

Juger la beauté qui m’étreint,

Qui m’éteint

 

L’immensité de la vérité

Du bonheur

De l’honnêteté exposée,

De l’honneur

Personnel,

L’unité du silence

Belle

Adoucit la violence

De votre vieux vacarme

Avec vous, qui s’acharne.

 

Sans moi

Votre ego à tue-tête

Sans moi

Vos cris, vos fausses fêtes

 

Je me repose…

Ne plus demander

N’être plus exigée

Je me repose.

Fragiles

Proposé par Eléa PERIAND le 26 juil 2011 0 Commentaires »

 

A la lumière je brûlais,

A l’ombre je gelais.

La lumière trop forte dans les yeux,

Et l’ombre trop froide dans les cieux

M’avaient fait peur;

Je restais là au milieu

Immobile, dans ma stupeur,

Les éléments toujours autour, pieux,

Indifférents, respect et couleur,

Ne m’ont sûrement pas vue,

Car ils restent immuables

Dans leurs mouvements, nus

De questions, de cailloux, de sable.

Et je suis là,

Et nous sommes là,

Immobiles mais instables…

Par ce qu’elle sait…

Proposé par eve-lisa le 23 juil 2011 1 Commentaire »

Y a des parents qui vous abandonnent au virtuel bien avant l’âge. Certains par indifférence, d’autres par un excés d’autorité. Elle avait pas de bol elle cumulait, la loterie lui avait donné les deux, jackpot !

Ce genre de père et mère qui vous poussaient hors de l ‘enfance, tout au bord, trés tôt, bien trop tôt.

Alors elle s’est vite créée son imaginaire avec de vrais amis, ses livres. A 10 ans elle dévorait les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë, j’ irai cracher sur vos tombes de Boris Vian et puis l’étranger de Camus et tous les autres. Bref, elle étonnait son père par ses lectures et courait à la librairie ou la bibliothèque comme d’autres jouaient à la poupée ou aux billes.

Elle se réfugiait dans le dessin ou la peinture, des moments d’oubli de soi et de la réalité trop pesante d’un couple qui se détestait en silence…

Un enfant ça rebondit, ça se protège sans le savoir, justement, les mécanismes se mettent en place inconsciemment, sournoisement, ceux la même qu’on dégainera quand les ressentis seront trop forts…

Tout se mettait en place, la façon de vivre les autres. Bien plus tard, sa mère lui fit remarquer :  »comme tu as changé, tu es tellement indépendante ! Avant tu ne pouvais faire un pas sans moi. »

Comment ne pas ressentir une petite pointe d’amertume cachée derrière un sentiment de culpabilité. Pour toute réponse, le silence. La gorge serrée des mots contenus, elle est partie vers sa vie, comme vers un combat, avec l’énergie des fêlures.

Et puis le temps, les autres et certains de lui dire admiratifs : « Mais où trouves tu cette belle énergie cet optimisme, quel charisme ! »

Elle sourit doucement et regarde par dessus son épaule légèrement en arrière, pour revenir dans le regard de l’autre, droit et franc.

- Je sais… dit-elle.