<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le Hangar - Espace artistique</title>
	<atom:link href="http://www.le-hangar.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.le-hangar.com</link>
	<description>(artistique)</description>
	<lastBuildDate>Tue, 25 May 2010 18:56:39 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0</generator>
		<item>
		<title>L&#8217;art de manier le rêve pour un romantique.</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/livres/lart-de-manier-le-reve-pour-un-romantique/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/livres/lart-de-manier-le-reve-pour-un-romantique/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 May 2010 18:44:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bloody Lucy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art pictural]]></category>
		<category><![CDATA[Concepts artistiques]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=1941</guid>
		<description><![CDATA[Au XIXe siècle, le courant romantique concerne aussi bien la littérature que l&#8217;art pictural. Grâce à ce mouvement, l&#8217;un comme l&#8217;autre sublime la part de rêve qui se trouve en chaque artiste, chaque écrivain, et est alors exacerbé dans les œuvres. En 1856, Victor Hugo publie Les Contemplations, un recueil de poèmes dont en voici [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au XIXe siècle, le courant romantique concerne aussi bien la littérature que l&#8217;art pictural. Grâce à ce mouvement, l&#8217;un comme l&#8217;autre sublime la part de rêve qui se trouve en chaque artiste, chaque écrivain, et est alors exacerbé dans les œuvres. En 1856, Victor Hugo publie <em>Les Contemplations</em>, un recueil de poèmes dont en voici un extrait :</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff6600;">L&#8217;homme est brumeux, le monde est noir, le ciel est sombre ;<br />
Les formes de la nuit vont et viennent dans l&#8217;ombre ;<br />
Et nous, pâles, nous contemplons.<br />
Nous contemplons l&#8217;obscur, l&#8217;inconnu, l&#8217;invisible.<br />
Nous sondons le réel, l&#8217;idéal, le possible,<br />
L&#8217;être, spectre toujours présent.<br />
Nous regardons trembler l&#8217;ombre indéterminée.<br />
Nous sommes accoudés sur notre destinée,<br />
L&#8217;œil fixe et l&#8217;esprit frémissant.<br />
Nous épions des bruits dans ces vides funèbres ;<br />
Nous écoutons le souffle, errant dans les ténèbres,<br />
Dont frissonne l&#8217;obscurité&#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;">Quelques dizaines d&#8217;années auparavant, et pourtant au siècle précédent, Johann Heinrich Füssli (1741-1825), fils cadet du portraitiste suisse Johann Caspar Füssli, quitte Zurich pour Londres et découvre cette société qui se détache peu à peu du néoclassicisme pour s&#8217;orienter vers le romantisme. Bien que son principal gagne-pain soit l&#8217;illustration des œuvres de ses auteurs préférés et principalement de William Shakespeare, Füssli s&#8217;accorde quatre versions de son œuvre la plus renommée, <em>Cauchemar</em>, dont la plus célèbre est conservé au musée Goethe à Francfort. Cette fois, le peintre ne s&#8217;est pas inspiré d&#8217;une œuvre particulière mais s&#8217;est notamment fasciné pour les histoires britanniques à base de revenants et autres spectres populaires. On pourrait alors facilement s&#8217;imaginer une telle illustration sur les couvertures des romans gothiques de cette époque.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est avec sa première version de 1782, exposée à la Royal Academy de Londres, que Füssli remporte un grand succès et décide de livrer trois autres variantes. Par la position exagérément courbée et révulsée de la jeune dormante et par la présence de l&#8217;horrible incube sur sa poitrine ainsi que de cette tête spectrale de cheval aveugle surgissant de nulle part, on devine aisément le contenu du rêve, ou plutôt du cauchemar, de la protagoniste. Il est à noter que l&#8217;équidé était vu ici comme un symbole sexuel pour les romantiques, un érotisme latent se dégage donc de cette toile bien qu&#8217;essentiellement terrifiante pour notre société actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rêve est l&#8217;un des chevaux de bataille du romantisme et il n&#8217;est certainement pas anodin que <em>Cauchemar</em> soit conservé au musée Goethe.</p>
<p style="text-align: center;">Füssli, <em>Cauchemar</em>, 1781, Detroit Institute of Arts<br />
<img src="http://img230.imageshack.us/img230/3607/fussli2.jpg" alt="Füssli, version 1" width="500" height="399" /></p>
<p style="text-align: center;">Füssli, <em>Cauchemar</em>, 1790-91, musée Goethe à Francfort<br />
<img src="http://img299.imageshack.us/img299/9832/fussli1.jpg" alt="Füssli, version 2" width="500" height="628" /></p>
<p style="text-align: center;">En préférez-vous une ?</p>
<img src="http://www.le-hangar.com/?ak_action=api_record_view&id=1941&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/livres/lart-de-manier-le-reve-pour-un-romantique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ishiguro &#8211; Les vestiges du jour</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/livres/ishiguro-les-vestiges-du-jour/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/livres/ishiguro-les-vestiges-du-jour/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 May 2010 11:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=1936</guid>
		<description><![CDATA[S&#8217;il est un écrivain que j&#8217;aimerais vous donner envie de découvrir, c&#8217;est bien Kazuo Ishiguro. Qu&#8217;on ne s&#8217;y trompe pas, ce Japonais de naissance est en fait un auteur anglais &#8211; né en 1954, arrivé en Grande-Bretagne à l&#8217;âge de cinq ans. Je viens de terminer Les vestiges du jour et je suis encore tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="float: left; margin: 5px; border: 1px solid black;" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/05/9782264016195FS.jpg" alt="" width="200" height="331" />S&#8217;il est un écrivain que j&#8217;aimerais vous donner envie de découvrir,  c&#8217;est bien Kazuo Ishiguro. Qu&#8217;on ne s&#8217;y trompe pas, ce Japonais de  naissance est en fait un auteur anglais &#8211; né en 1954, arrivé en  Grande-Bretagne à l&#8217;âge de cinq ans.</p>
<p>Je viens de terminer <em>Les vestiges du jour </em>et je suis encore tout  émerveillée par la prouesse littéraire que présente ce roman : c&#8217;est  l&#8217;histoire d&#8217;un majordome d&#8217;une grande maison anglaise dans les années  1930 à 1956. Il part seul pour quelques jours au volant d&#8217;une belle  voiture (celle de son maître) et s&#8217;interroge sur sa carrière et sur sa  vie. A-t-il été un majordome parfait ? A-t-il réussi en toutes  circonstances à se comporter dignement ? N&#8217;est-il pas finalement passé à  côté de quelque chose de plus important, qu&#8217;il n&#8217;a même pas entrevu ?  Pour nous, lecteur, il semble bien que oui. Une femme l&#8217;aimait et a  plusieurs fois essayé de le lui dire, mais il n&#8217;était pas en mesure de  l&#8217;entendre et elle est partie, s&#8217;est mariée avec un autre. De longues  années après, ils se revoient brièvement et elle lui avoue cet amour.  Comme toujours, il reste digne, bien que cet aveu lui brise le coeur&#8230;  Je n&#8217;en révélerai pas davantage.</p>
<p>J&#8217;ai parlé plus haut de prouesse : le récit s&#8217;adresse à un  interlocuteur dont on ne sait pas qui il est &#8211; peut-être est-ce le  lecteur lui-même ; par ailleurs, l&#8217;auteur réussit à nous passionner avec  un propos qui, à première vue, peut sembler désuet et ne pas nous  concerner. Mais il s&#8217;agit avant tout d&#8217;une exploration de l&#8217;âme humaine,  un sujet toujours actuel&#8230;</p>
<p>Tous les livres d&#8217;Ishiguro sont magnifiques : <em>Auprès de moi  toujours</em>, <em>Quand nous étions orphelins</em>, <em>L&#8217;inconsolé</em>, <em>Lumière pâle  sur les colline</em>s et <em>Un artiste du monde flottant</em> : autant de facettes  d&#8217;un auteur à découvrir d&#8217;urgence, au rayon des écrivains de langue  anglaise&#8230;</p>
<p style="text-align: right;">Par <a href="http://phrasibuleuse.canalblog.com/" target="_blank">Danalyia</a>.</p>
<img src="http://www.le-hangar.com/?ak_action=api_record_view&id=1936&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/livres/ishiguro-les-vestiges-du-jour/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Superbe &#8211; Benjamin Biolay</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/musique/la-superbe-benjamin-biolay/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/musique/la-superbe-benjamin-biolay/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 08 May 2010 11:40:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>A.</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Biolay]]></category>
		<category><![CDATA[chanson]]></category>
		<category><![CDATA[chanson française]]></category>
		<category><![CDATA[La superbe]]></category>
		<category><![CDATA[victoire de la musique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=1928</guid>
		<description><![CDATA[L’idée, c’est de superposer les images tant et tant qu’il ne reste qu’un ensemble ; immense. De l’introduction aux airs de générique de fin, on revient encore et encore au même point. Avec un orgueil en bandoulière, assumé dans le titre. Un voyage, une bande dessinée, une bande son pour faire plus facile. La superbe, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>L’idée, c’est de superposer les images tant et tant qu’il ne reste qu’un ensemble ; immense. De l’introduction aux airs de générique de fin, on revient encore et encore au même point. Avec un orgueil en bandoulière, assumé dans le titre. Un voyage, une bande dessinée, une bande son pour faire plus facile. La superbe, superbe (la) – on saura contourner tous les jeux de mots un peu douteux sur le titre et la qualité du disque, la comparaison facile n’a que peu d’intérêt. Parlons d’un album qui commence à dater mais dont on se lasse pas de parler.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://aircoba.files.wordpress.com/2009/11/benjamin-biolay_la-superbe.jpg" alt="La superbe pochette" width="400" height="400" /></p>
<p style="text-align: justify;">Autant le dire, je n’aime pas la chanson française mis à part quelques rares exceptions, souvent tirées de l’enfance, souvent des chanteurs morts, ou, bien trop vieux. Non, la chanson française, pour moi, ça se résumait pendant des années aux morceaux de rap que j’écoutais (on pourra toujours discuter de la légitimité ou non de considérer ce mouvement comme héritier de cette scène, mais là n’est pas le propos). La chanson française ? Du « beurk », de la franche rigolade, souvent teintée de parodie pour, généralement, faire enrager ma mère. Au comble du dégoût, il suffisait d’accoler l’adjectif « nouvelle » pour qu’elle me fasse venir des boutons cette chanson française. Très peu pour moi les chansonnettes, les rimes un peu faciles de paroliers qui ont écrit tellement de chansons que tout devient pareil, et de faux poètes qui font des chansons sur des aires d’autoroute.</p>
<p style="text-align: justify;">Benjamin Biolay ? Il y a 6 mois, j’aurais juste dit que c’était un prétentieux. Oh, j’aurais ajouté qu’il ressemble à Benicio Del Toro avec un micro, oui, ça aurait été ça. J’avais tendance à zapper lorsque sur MCM il y avait son clip full black &amp; white Dans la Merco Benz. Non vraiment, Benjamin Biolay très peu pour moi. Puis, on a glissé un morceau comme ça, dans une playlist que j’avais demandé, et, finalement, j’ai trouvé ça accrocheur. Ca s’appelait <em>Ton héritage</em>. Ça murmurait, bien sur, mais bon, en fait, ça allait.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est assez difficile d’avouer que l’on s’est trompé. Surtout lorsque comme moi on passe son temps à se moquer d’une chose à laquelle finalement on adhère. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ? Peut-être… Mais ce serait trop simple de dire ça. Non, comme j’ai su le faire (à tort parfois si on prend l’exemple de mes visionnages de<em> Twilight</em> afin d’être sur que c’était vraiment nul), j’ai juste pris la peine d’écouter pour une fois. C’est vrai, c’était un après midi pourri, et puis quoi, j’avais plus rien à écouter.</p>
<p style="text-align: justify;">Je dois dire que, je n’étais pas vraiment rassuré face au disque… Une pochette à l’écriture moche et ultra kitsch, façon nuage ayant rencontré une tapisserie baroque, la photo de la tête du Benjamin de profil – genre je me la raconte – collée par dessus, noir et blanc de surcroit… Ça sentait la supercherie pour midinette. Ça sentait la drague facile. Puis, plus terrorisant, c’était un double album. J’ai un léger problème face à ce concept, j’estime que, la plupart du temps, un choix plus restrictif de chansons aboutirait sur un album simple plus facile à digérer pour l’auditeur : il ne faut pas se leurrer, rester concentré sur un album pendant plus d’une heure relève de l’exploit, même pour les plus grands mélomanes, même lors d’un après midi d’ennui intense.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, je me décidais tout de même à sauter le pas, ne pas me raviser en si bon chemin. Je me lançais, donc, installé dans mon lit ou je ne sais où. C’était peut-être novembre ou décembre. Je m’attendais à tout, pourtant, cet album a eu la gentillesse de me surprendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout commence par des violons, et puis le murmure (« oui, mais ça va » comme je l’ai dit). C’est vrai, ça fait sucré, et puis en tant que garçon parfois on pourra trouver cela lassant. Mais de toute façon il faudra faire abstraction. Les paroles sont douces. 6 minutes et quelques d’introduction. Un morceau éponyme. Oui, une introduction qui sent ces génériques de fin quand la caméra s’enfuit des héros, et puis survole la scène, et que tout s’envole, quand il y a un fondu au noir. C’est osé, c’est surtout réussi ; Peut-être au point de se demander l’intérêt du reste de l’album à la première écoute, tant la sensation procurée par ce premier morceau est intense. Tant tout semble brossé et plus, sublimé.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis le rythme s’accélère un peu, ralentit. Les fluctuations musicales restent toutefois dans un même thème, une espèce de réflexion sur l’amour avec quelques rares écarts – salutaires – pour ce qui est de la première partie donnant naissance à d’excellents morceaux tel que <em>Ton héritage</em>, <em>Night shop</em>… Fluctuations entre clair et obscur ; sans être dancefloor le rythme sait se faire pesant, et les sons un peu plus disco comme dans le morceau <em>Si tu suis mon regard</em>, permettant ainsi de ne pas sombrer dans l’ennui. Les paroles sont travaillées, un peu dépressives mais sans faire dans l’abus. Il semblerait qu’on recolle quelque part avec ce bonheur d’être triste si propre au romantisme sans pour autant s’abandonner à du nian nian. Volontairement érotisées, on pourra noter un besoin lassant, parfois, de parler un peu sexe là où ce n’est pas forcément nécessaire. Malgré ces quelques défauts qui tiennent plus du tic d’écriture que de vrais lacunes, une espèce d’imagerie se tisse au fil des morceaux. Bande son ou bande dessinées comme je l’ai dit en introduction, on ne sait pas vraiment choisir. Les descriptions légères mais précises laissent le cerveau libre d’interprétations, développent l’imagination. Benjamin Biolay décrit un univers parisien un peu gris souvent arrosé, sûrement camé plus que raison les nuits d’ennuis : un panorama romantique au sens littéraire du terme : pas trash, juste touchant, dans lequel il est facile de voyager.</p>
<p style="text-align: justify;">Si cela réussi souvent, on pourra noter quelques longueurs qui sont tout à fait subjective. <em>La toxicomanie</em>, ou <em>Miss Catastrophe</em> sont un peu monotones même si le texte de cette dernière sauve les meubles. Cependant, on peut reconnaître la première partie comme extrêmement dense et parfaitement calibrée avec comme acmé l’envoutant <em>Brandt Rhapsodie</em>, sorte de dialogue sur post-it d’un couple de sa naissance à sa mort. La partie se conclut avec ironie par le morceau <em>L’espoir fait vivre</em>, soulignant toutefois cette volonté de ne pas faire du sombre à tout prix. Cette partie évoque la demi-teinte : le gris plutôt que de l’excès. Les nuances que l’on peut retrouver dans <em>Night Shop</em> notamment – espèce d’hommage à Bashung, sous couvert de description nocturne et vision d’un Biolay plus oui moins sobre où l’illumination mélodique du refrain, et les élancements de la voix sauront réveiller l’auditeur – est le parfait exemple de cette sensation de musique grise.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre détail, les sons souvent kitsch comme annoncés par la pochette, à base de synthés vieillots, de cuivres sentant bon les bandes originales américaines des films des années 90 renforcent à la fois le côté bande son et lumineux. Les dérives du côté sud américain sont appréciables et donnent cette douce impression de voyage. Parfois la musique peut sembler dissonante d’un texte tout en image, pourtant elle participe à la création nuançant les textes, ou plus précisément en les ambiançant plutôt qu’en les accompagnant.</p>
<p style="text-align: justify;">La deuxième partie, quant à elle, s’ouvre sur <em>Prenons le large</em>, comme s’il fallait dépasser la vision d’un album clos sur lui-même que donne la première partie. S’ouvre un volet plus osé moins en demi-teinte. Ici les morceaux clairs s’expriment puissamment, notamment <em>Lyon Presqu’île</em>, <em>Prenons le large</em>, <em>Reviens mon amour</em> (qui trouve la force d’être entrainant dans une thématique dépressive), et comme pendant naturel, la noirceur désespérée d’un morceau tel que <em>Tout ça me tourmente</em> ou <em>Jaloux de tout</em> ne fait que renforcer le côté sombre évident de cette partie. Moins structuré en tant qu’un ensemble, la seconde partie livre une ouverture possible, une suite envisageable du premier volet. <em>15 septembre</em> qui clos l’album (si on ne compte pas le morceau caché) est un écho au morceau<em> 15 Août</em> présent dans le premier album, le morceau s’achevant par une variation des paroles du morceau <em>La superbe</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">La prise de risque au niveau musical est évidente, du très rock<em> Buenos Aires</em> à l’électro de <em>Jaloux de tout</em> ; Biolay force les traits d’ambiances et d’inspirations qui l’habitent. Naturellement, j’ai très peu écouté cette partie en premier lieu avant de m’intéresser de plus en plus. Il faut dire que je n’en voyais pas l’intérêt, tout d’abord, tant je la trouvais caricaturale de la première. Pourtant, on ne peut que reconnaître la puissance des morceaux qui au contraire de la première partie se découpent de l’ensemble, prennent de l’importance et dépassent l’entité de l’album.</p>
<p style="text-align: justify;">A la fin de ce long – très long, périple – on pourra toujours dire qu’on a été largué en route. Je dois avouer qu’il m’a fallu deux mois d’écoutes avant d’écouter tous les morceaux suffisamment pour en avoir un avis. Les morceaux peuvent paraître longs mais on notera cette qualité rare qu’à Benjamin Biolay de trouver au moins une idée originale par morceau.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais que si je me suis laissé convaincre, beaucoup de gens resteront réfractaire à sa musique car il faut l’avouer, certains de ses tics peuvent se révéler agaçant – que ce soit le murmure, ou cette impression d’essoufflement tel qu’il en oublie le rythme… Mais, si l’on arrive à passer outre, alors il y a cette sensation douce, cette impression de planer qui s’empare de nous. On pourra tenter de comparer Biolay à des milliers d’artistes, mais je ne pense pas que le rapprocher à Gainsbourg, pour n’en citer qu’un, soit pertinent. Inspiré par lui, certes, cela ne reste, cependant, pas une bonne entrée en matière ni une vraie piste d’écoute</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La superbe</em> ne fait pas forcément partie de ces albums qu’on se presse de remettre une fois terminé. Trop long et éprouvant sans doute. Toutefois, il a les capacités hypnotiques de ces albums sortis de nulle part, qui nous tombent au coin de la tête sans qu’on sache comment et auxquels on s’attache. Moment de grâce, moment d’orgueil surtout ; pour le titre, pour la défense un peut vaine de Biolay souvent dans ses paroles. Orgueilleux, et juste magnétique.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"> </span><span style="color: #993300;"><em>« J</em></span><span style="color: #993300;"><em><span style="color: #993300;">e sa</span>vais bien, bébé, que c&#8217;était pas simple, que j&#8217;étais couard, c&#8217;est vrai, et plein d&#8217;absinthe. Qu&#8217;il était tard, je sais, quand vint ta plainte, mais, qu&#8217;à moi comparée, t&#8217;étais une sainte. Je savais bien, bébé, que t&#8217;étais trop belle lorsque tu t&#8217;effeuillais dans la nuit pâle ; jaloux du moindre pédé, du moindre cheval que tu montais, bébé, j&#8217;avais trop mal. Kétamine et cachets de Gardénal, je te mens pas, bébé, je te trouvais sale. J&#8217;étais noué, j&#8217;avais un goût de sel : le bonheur s&#8217;use, c&#8217;est vrai, dès qu&#8217;on l&#8217;appelle<span style="color: #993300;">. </span></em></span><span style="color: #993300;"><em>»</em></span> Jaloux de tout.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>« </em><em>J’ai même pas vu que j’étais nul, que j’étais plus que ridicule : crétin crâneur, cassant crédule. J’ai même pas vu que t’étais braque, que t’étais comme une porte qui claque. Que ce soir là, sur le tarmac tu voulais tant vider ton sac. »</em></span> Tout ça me tourmente.</p>
</blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>« </em><em>On Reste Dieu Merci à la merci d&#8217;un engrenage, d&#8217;un verre de Campari, du bon vouloir de l&#8217;équipage. Paris est si petit quand on le regagne à la nage : quelle aventure, quelle aventure… »</em></span> La superbe.</p>
</blockquote>
<img src="http://www.le-hangar.com/?ak_action=api_record_view&id=1928&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/musique/la-superbe-benjamin-biolay/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dumas – Les Trois Mousquetaires</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/livres/les-trois-mousquetaires-alexandre-dumas/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/livres/les-trois-mousquetaires-alexandre-dumas/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 17:17:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélusine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[alexandre]]></category>
		<category><![CDATA[commentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[d'artagnan]]></category>
		<category><![CDATA[dumas]]></category>
		<category><![CDATA[Les]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[minos]]></category>
		<category><![CDATA[mousquetaires]]></category>
		<category><![CDATA[nègre]]></category>
		<category><![CDATA[portos]]></category>
		<category><![CDATA[trois]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=1919</guid>
		<description><![CDATA[La culture populaire a toujours un fondement classique. Les fameux trois mousquetaires, qui sont en fait quatre, sont connus à peu près de tous, mais lorsque j’ai découvert une vieille édition du roman d’Alexandre Dumas, je me suis dit que c’était l’occasion pour moi de revenir aux sources, comme j’aime à le faire. Alexandre Dumas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="border: 1px solid black; margin: 5px;" src="http://imados.fr/history/15/les-trois-mousquetaires_couv.jpg" alt="3 mousquetaires" width="251" height="406" />La culture populaire a toujours un fondement classique. Les fameux trois mousquetaires, qui sont en fait quatre, sont connus à peu près de tous, mais lorsque j’ai découvert une vieille édition du roman d’Alexandre Dumas, je me suis dit que c’était l’occasion pour moi de revenir aux sources, comme j’aime à le faire.</p>
<p style="text-align: justify;">Alexandre Dumas commence sa carrière littéraire par le théâtre et le vaudeville, et développe très tôt un grand intérêt pour l’histoire. En bon romantique, il délaisse la grandiose histoire antique pour se consacrer à des événements plus récents, plus proches de ses lecteurs de 1844. Il met donc en scène les mousquetaires du roi Louis XIII et les intrigues de cour qui gravitent autour de lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jeune D’Artagan, fraichement débarqué de sa Gascogne natale, s’arrête à Meung dans son voyage pour Paris. Il transporte fièrement une lettre de recommandation de son père, adressé à M. de Tréville, capitaine des mousquetaires du roi. Mais il est humilié par deux inconnus qui lui confisquent ladite lettre : il ignore qu’il s’agit de Milady de Winter et de Rochefort, deux agents du cardinal de Richelieu dont l’influence grandit chaque jour et se pose ouvertement comme un contre-pouvoir à celui du Roi. Mais il en faut plus arrêter ce sang bouillonnant de Gascon : il se rend quand même à Paris. C’est alors qu’il aperçoit Rochefort : furieux, il se précipite à sa poursuite, bousculant au passage trois gentilshommes qui n’acceptent pas d’être rudoyés de la sorte. D’Artagnan est un homme d’honneur : ils règleront leurs comptes dès le lendemain, en duel, les uns à la suite des autres (et oui, pour le moment, il doit poursuivre Rochefort pour lui faire sa fête, vous suivez ?). Et voici comment D’Artagnan, sans le savoir, provoque en duel les trois meilleurs mousquetaires du Roi, chacun à quinze minutes d’intervalle.</p>
<p style="text-align: justify;">Surprenant début, non ? J’ai pris une véritable claque. Je pensais découvrir un livre de cape et d’épée au goût un peu suranné, du vu et du revu. Mais ce D’Artagnan est, dès les premières pages, un petit garnement qui collectionne les problèmes et provoque de véritables émeutes partout où il passe, bien malgré lui parfois. Loin du noble mousquetaire raffiné dont on peut en garder l’image, c’est davantage un adolescent impulsif et borné que l’on nous présente. C’est délicieux. Ce qui prime dans ce roman, c’est l’action, la bonne humeur, les situations rocambolesque, les tours de passe-passe, et l’on ne se refuse pas un peu de grivoiserie : les mousquetaires eux-mêmes sont des piliers de bars indisciplinés, toujours sans le sou puisqu’ils passent leur temps à jouer aux cartes et à boire. Leurs principales qualités : leur sens de l’honneur, leur fidélité à leurs amis et surtout à leur Roi. Ainsi ils affrontent volontiers les soldats du cardinal, quitte à provoquer une bagarre générale. Et c’est un vrai plaisir de voir le Roi lui-même les réprimander publiquement  (« Les duels sont interdits par la loi, messieurs, votre travail est de faire régner l’ordre ») et, dès que le cardinal a le dos tourné, de les féliciter à voix basse (« Vous avez gagné au moins ? »).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais que serait un roman romantique sans son histoire d’amour ? Les Mousquetaires sont aussi les serviteurs de la Reine, et celle-ci ne sait que faire pour ne pas décourager le duc de Buckingham qui ne cache plus son amour pour elle, sans perdre la dignité qui sied à une Reine de France. Voici donc des missions bien moins officielles pour nos mousquetaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, ça part dans tous les sens, on ne s’ennuie pas une minute, il y en a pour absolument tous les goûts. J’ai dévoré ce gentil pavé en deux jours. Et vous ?</p>
<img src="http://www.le-hangar.com/?ak_action=api_record_view&id=1919&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/livres/les-trois-mousquetaires-alexandre-dumas/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Edgar Degas &#8211; La Classe de Danse (1871 – 1876)</title>
		<link>http://www.le-hangar.com/art-pictural/edgar-degas-la-classe-de-danse-1871-1876/</link>
		<comments>http://www.le-hangar.com/art-pictural/edgar-degas-la-classe-de-danse-1871-1876/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 25 Apr 2010 11:13:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bloody Lucy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art pictural]]></category>
		<category><![CDATA[1871]]></category>
		<category><![CDATA[1876]]></category>
		<category><![CDATA[classe]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[de]]></category>
		<category><![CDATA[degas]]></category>
		<category><![CDATA[edgar]]></category>
		<category><![CDATA[edgar degas]]></category>
		<category><![CDATA[Gas]]></category>
		<category><![CDATA[Germain]]></category>
		<category><![CDATA[Hilaire]]></category>
		<category><![CDATA[Hilaire Germain Edgar De Gas]]></category>
		<category><![CDATA[impressionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[impressionniste]]></category>
		<category><![CDATA[la]]></category>
		<category><![CDATA[la classe de danse]]></category>
		<category><![CDATA[louvre]]></category>
		<category><![CDATA[orsay]]></category>
		<category><![CDATA[paul valéry degas]]></category>
		<category><![CDATA[peintre]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>
		<category><![CDATA[peul]]></category>
		<category><![CDATA[tableau]]></category>
		<category><![CDATA[valéry]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.le-hangar.com/?p=1914</guid>
		<description><![CDATA[Hilaire Germain Edgar De Gas dit Edgar Degas était un peintre français appartenant au mouvement impressionniste. Je vous présente l&#8217;une de ses plus célèbres œuvres, La classe de danse, huile sur toile de 85&#215;75 cm peinte entre 1871 et 1876 et conservée au musée d&#8217;Orsay, à Paris, depuis 1986 après être passée de collection en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Hilaire Germain Edgar De Gas dit <strong>Edgar Degas</strong> était un peintre français appartenant au mouvement impressionniste. Je vous présente l&#8217;une de ses plus célèbres œuvres, <em>La classe de danse</em>, huile sur toile de 85&#215;75 cm peinte entre 1871 et 1876 et conservée au musée d&#8217;Orsay, à Paris, depuis 1986 après être passée de collection en collection (elle fut par ailleurs conservée au musée du Louvre de 1911 à 1947 et dans la galerie du Jeu de Paume de 1947 à 1986).</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://img36.imageshack.us/img36/3503/degasclassedanse.jpg" alt="La classe de danse (Degas)" width="600" height="681" /></p>
<p style="text-align: justify;">En plus d&#8217;avoir grandi dans une famille de mélomanes, Degas était un grand admirateur des spectacles de danse. Il se rendait très régulièrement à l&#8217;Opéra de Paris qui se trouvait à l&#8217;époque rue Le Peletier, avant la construction de l&#8217;Opéra Garnier. Grâce à un ami musicien de l&#8217;orchestre, Désiré Dehau, Degas fréquentait également les coulisses de l&#8217;établissement où il assistait aux répétitions des ballerines. Celles-ci devinrent son sujet de prédilection, étudiant ainsi leurs gestes et leurs différentes postures. Degas est cependant davantage intéressé au travail préparatoire plutôt qu&#8217;aux spectacles à proprement parler. Dans <em>La classe de danse</em>, la leçon s&#8217;achève. Les ballerines sont fatiguées, elles s&#8217;étirent, se grattent le dos, rajustent leur coiffure, elles ne sont pas vraiment attentives aux directives du professeur qui est représenté sous les traits de Jules Perrot, authentique maître de ballet.</p>
<p style="text-align: justify;">Paul Valéry, philosophe français contemporain de Degas, a écrit : &laquo;&nbsp;<em>Degas est l&#8217;un des rares peintres qui aient donné au sol son importance. Il a des planchers admirables.</em>&nbsp;&raquo; On peut d&#8217;ailleurs remarquer la présence d&#8217;un arrosoir en bas à gauche, élément indispensable dans une telle discipline puisque le parquet était humidifié afin que les danseuses ne glissent pas. C&#8217;est également ce même plancher que le maître de ballet frappe de son bâton pour maquer la mesure. Le parquet est donc un outil indispensable !</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne ferai pas d&#8217;analyse de cette œuvre, je vous laisse le soin de tirer les informations nécessaires et n&#8217;hésitez pas à partager vos trouvailles en commentaires, ça peut être intéressant !</p>
<img src="http://www.le-hangar.com/?ak_action=api_record_view&id=1914&type=feed" alt="" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.le-hangar.com/art-pictural/edgar-degas-la-classe-de-danse-1871-1876/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
