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Steinbeck – Rue de la Sardine

Par Novembre, le 26 mars 2010

Toujours sur ma bonne lancée, je suis allé me fournir en romans de Steinbeck, et je dois avouer à tous que je ne suis vraiment pas déçu. Là, il s’agit de Rue de la Sardine, un roman qui expose à son lecteur la petite vie peu banale d’une rue  à Monterey, en Californie. On y retrouve de ces personnages à la fois normaux et étranges, typiques de Steinbeck, avec quelque chose d’attachant, de sensible : Dora et son lupanar, Lee Chong et son épicerie, Doc et son laboratoire, Mack et ses copains, qui résident libres et heureux au Palais des Coups. Pas vraiment d’intrigue principale, comme à l’habitude, sinon la vie du quartier. La force du livre réside dans l’entremêlement de dizaines de courts récits, des petites histoires relatives au quartier ou aux personnages principaux. On suit tout de même l’incroyable motivation de Mack et ses amis à organiser quelque chose de grand pour Doc, car « c’est un chic type ». Mais l’idée se solde bien souvent par un cuisant échec.

Le style Steinbeck est extraordinaire. Il est à lui seul reconnaissable entre tous. Non seulement au niveau de la plume, qui n’a rien à se reprocher, glissant de somptueuses descriptions à des formulations d’un humour sans équivoque, mais aussi dans le scénario : le lieu et la description que Steinbeck en fait, même chose pour les personnages, tout baigne dans une innocence extraordinairement soufflante et attachante. Steinbeck nous montre que les rapports humains, tout comme l’authenticité des caractères ne sont pas tant à déplorer que cela dans ce monde et qu’une alternative à l’empoisonnement de la société est toujours possible en chacun de nous.

Un livre pas comme les autres, donc forcément à lire. Du très bon.

Autres livres de Steinbeck sur le Hangar : Des souris et des Hommes

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Une réponse à “Steinbeck – Rue de la Sardine”

  1. ... dit :

    Steinbeck a grandi dans une ville à proximité de Monterey, il s’en dégage une sorte de bienveillance de l’auteur à l’égard de ses personnages, un profond respect de leur condition qui relève bien souvent du choix de vie. a la différence des raisins de la colère où l’auteur construit un témoignage à portée historique, il s’agit plus dans la rue de la sardine d’une oeuvre romanesque élaborée autour de personnages fictifs. je trouve que l’écriture de steinbeck est sublimée par ces saillies poétiques qui composent les descriptions.

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