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Steinbeck – Des souris et des hommes

Par Novembre, le 20 mars 2010

C’est Raspoutine, un des membres du Hangar – qui m’a amené ce bouquin l’autre jour. « C’est pas mal, me dit-il. Tu peux le lire dans le tram, à l’aller et au retour ». Bon, moi j’ai préféré le dévorer dans mon lit, bien au chaud. Mais alors, je l’ai vraiment dévoré.

Des souris et des hommes, c’est le septième roman de John Steinbeck. Publié en 1937 c’est aussi un de ceux qui ont fait sa renommée mondiale et sont devenus des œuvres de références de la littérature américaine du 20ème siècle. L’histoire nous parle de deux types : un maigre et petit, George, assez vif d’esprit, un peu hargneux, et un gros et grand, Lennie, puissant comme un remorqueur, mais aussi sensible qu’une fillette et idiot comme pas deux. Leur point commun : ils voyagent ensemble. Notre point commun avec eux : comme eux, on ne sait pas ce qu’ils foutent là. Ils cherchent un travail, dans les grands ranches américains, dans le but d’économiser de l’argent. Ils ne sont pas des types comme les autres, parce que leur argent, ce n’est pas au bordel qu’ils iront le dépenser, mais pour un projet secret, rien qu’à eux… Problème, la sensibilité de Lennie et son incapacité à savoir quoi faire quand George n’est pas là…

Steinbeck nous livre une histoire peu commune, sans trop de but ni d’intérêt réel, elle nous emmène et nous transporte sur les hauts plateaux de maïs de l’Arizona avec ses deux héros au comportement si drôle et atypique. Un roman assez court, qui se dévore sur une ou deux nuits, qui prend aux tripes par un je ne sais quoi d’espérance en les croyances de ses personnages.

Autres livres de Steinbeck sur le Hangar : Rue de la Sardine

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3 réponses à “Steinbeck – Des souris et des hommes”

  1. Melusine dit :

    J’ai essayé de le lire récemment, mais je n’ai pas dépassé les premières pages. Ce n’était visiblement pas le bon moment.

  2. Mak dit :

    Steinbeck est mon auteur américain préféré, j’aime sa simplicité, ses écrits respirent la joie et nous font beaucoup réfléchir sur la condition humaine.
    Des souris et des hommes, je l’ai lu évidemment, vu que j’ai lu toute sa bibliographie, des souris et des hommes est spécial pour moi, j’ai vu la pièce de théâtre avant de lire le livre. Cette histoire de ce géant assez simple d’esprit m’a beaucoup toucher, je pense que c’est l’un des plus grands romans de Steinbeck. Le reste est bien résumé.

    je conseille aux lecteurs, « les raisins de la colère » « rue de la sardine » et « en un combat douteux. Ou sinon William Faulkner l’autre grand auteur américain qui peint cette fois le sud des Etats-Unis.

  3. Raspoutine dit :

    Mais… Mais… MAIS JE M’INSURGE ! Cet odieux chroniqueur me prête des propos scandaleux ! C’était également mon premier Steinbeck et moi itou je l’ai dévoré, il n’est pas « pas mal » c’est une vraie merveille ! ( Il est vrai en revanche que je l’ai lu dans le tram ) Je suis d’accord avec tout ce qui a été dit, ce qui fait voyager ce n’est pas une histoire à suspens ni des scènes d’actions hautes en couleur, c’est la simplicité, la fraîcheur et l’authenticité, ce sont des espoirs très forts auxquels on finit par croire et des descriptions magnifiques, loin d’être ennuyeuses.
    Je recommande moi aussi Rue de la sardine et je m’attaque pas plus tard que ce soir aux Raisins de la colère dont on m’a également dit beaucoup de bien.

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