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Baricco – Soie

Par Hazel, le 6 septembre 2009

En découvrant le mystérieux nom de Soie que porte le livre de Alessandro Baricco paru en 1996 avec un bel idéogramme sur la couverture, on s’imagine déjà voyager dans un mystérieux pays de l’orient, entouré de contes, de grâce, et de belles histoires. Dès les premières lignes de la première page nous apprenons que le héros, Hervé Joncour, achète et vend des vers à soie. Suite à une épidémie de ces petites larves, il décide de faire un voyage au Japon afin d’acheter des œufs sains. « Et il est où, exactement, ce Japon ? » l’entend-t-on demander à son ami Baldabiou. Je crois que là, est le summum de l’intrigue de l’histoire…

Car on se rend vite compte, lors des quatre voyages qu’il effectue au pays du soleil levant, que Hervé et ses vers à soie nous ennuient. En créant un personnage qui retrace le mortel ennui d’une vie répétitive et indifférente au dix-neuvième siècle, Baricco donne ce même ton monotone à la totalité du livre. Ces quatre voyages au Japon sont décrits avec mot pour mot, exactement le même paragraphe, tel un refrain dans une chanson que nul ne veut écouter. Ce style de description apparait à plusieurs reprises dans le livre, pour décrire la femme dont il tombe amoureux, ou bien les pensées de notre héros.

Ayant fondé en 1994 une école sur les techniques de la narration, Alessandro Baricco, avec son écriture fade et plaintive, nous navre : le début promettait un passage de vie ardent arraché et couché sur papier pour nous divertir pour deux heures de lecture. Mais on se retrouve au final à perdre notre temps sans actions, sans suspense, sans colère ni larmes.

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4 réponses à “Baricco – Soie”

  1. Cam dit :

    Après avoir lu l’article, je me suis rappelé du film « Soie »… Et bien, il me semble qu’il est exactement comme le livre (que je n’ai pas lu, et je fais bien apparemment): ennuyeux à souhait, long mais surtout lent et manquant d’un intérêt quelconque. Le film en lui même est plutôt joli à voir mais celà ne suffit pas à mes yeux à le rendre acceptable.

  2. Desperados dit :

    Et si sa beauté résidait dans sa simplicité ?
    Les mots coulent lorsqu’on les lit, et la monotonie évoquée dans la critique n’est en soi pas si déplaisante; bien une agréable manière de passer le temps que de se laisser porter par cette fable contemporaine, où la reprise en début de chapitre de cette même description nous berce, où le manque évident d’action ne fait que donner encore plus de saveur aux rares passages hauts en couleurs, à savoir l’acquisition de la soie à chaque voyage et la lettre à la fin de l’ouvrage.
    De toutes manières, comme souligné ci-dessus, la lecture ne prend que deux heures, et il faut concéder qu’il y a bien pire manière de perdre deux heures de son temps qu’en lisant.
    Je vous le conseille donc vivement :)

  3. Danalyia dit :

    Avec ce livre, je suis restée sur ma faim. Il m’a semblé manquer de consistance, de contenu. C’est simple : deux ans après sa lecture, je ne me souviens pas de ce qu’il raconte ! Je me rappelle juste ma déception, après l’avoir refermé…

  4. Frog dit :

    Baricco n’était peut-être pas dans sa meilleure forme. On l’a connu plus fou, plus éclaté avec City, ou Châteaux de la colère. Mais de là à dire que Soie est ennuyeux… Hé! On n’est pas en train de parler d’un film de guerre! Et je vois mal comment on peut avoir le temps de s’ennuyer en à peine 100 pages (si je me souviens bien, je crois qu’il y en a encore moins dans ce livre).
    Dans Soie, l’histoire est belle parce qu’elle est simple, ses lenteurs sont de très belles lenteurs et on ne tombe pas dans le contemplatif absolu (contrairement au film Soie, qui est tout de même assez couillon). Il n’y a rien d’autre à en dire.
    Soie est un bon livre, pas cher, qui se lit vite. Ce n’est pas le meilleur du monde, certes, mais il avait ce je ne sais quoi qui, en ce qui me concerne, m’a donné envie de lire d’autres textes de Baricco…
    Et Baricco est aujourd’hui mon sujet de thèse!

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