
Le premier recueil de l’un des Princes des Poètes – titre officieux qu’on a décerné aux plus grand poètes français – a été publié en 1866, lorsque celui-ci avait 22 ans. Il s’intitule Poème Saturniens en référence à Saturne, planète de la mélancolie, sentiment qui se rencontre tout au long du recueil et voile ses poèmes de tristesse et de douceur. Le recueil est séparé en six parties ayant chacune un nom à la manière des recueils de Charles Baudelaire; la majorité de son contenu a été écrite quand Paul Verlaine était au lycée, âgé de 16 ans. Les Poèmes Saturniens ont longtemps été critiqués à cause de la simplicité de certains poèmes (vu le jeune âge de Verlaine lorsqu’il les a écrit), ils s’inspirent beaucoup des Fleurs du Mal de notre cher Charles : des annotations dans le livre font référence à tel ou tel vers de Baudelaire.
Mais malgré le strict respect des règles de poésie que s’imposait alors le jeune Verlaine, et quelques naïves idées, le recueil se lit d’un trait, et nous laisse une douce sensation de légèreté dans la tête. Je vous laisse apprécier un extrait ci-dessous.
Soleils couchants
Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon cœur qui s’oublie
Aux soleils couchants.
Et d’étranges rêves
Comme des soleils
Couchants sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
À des grands soleils
Couchants sur les grèves.
L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?
Exprimez-vous !


J’ai adoré. La poésie décadente du XIXème a toujours des chances de succès avec moi, mais j’avoue que là, je suis séduite. Digne héritier de Baudelaire!
Voici mon avis sur mon blog: http://mabouquinerie.canalblog.com/archives/2009/06/22/14169866.html