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Barbey d’Aurevilly – Les Diaboliques

Par Hazel, le 29 octobre 2009

Parues en 1874, Les Diaboliques de Barbey d’Aurevilly sont le fruit de plus de 25 ans de travail. C’est un recueil de six nouvelles (dans l’ordre : Le rideau cramoisi, Le plus bel amour de Don Juan, Le bonheur dans le crime, Le dessous de cartes d’une partie de whist, A un diner d’athées, La vengeance d’une femme), qui nous racontent chacune une incroyable histoire où la femme tient le rôle de Diable, où l’amour est le fruit voire la victime de la vengeance, de l’adultère ou bien du meurtre. Toutes ces histoires diaboliques, sont racontées par un autre personnage que le principal de l’histoire (exceptée la dernière, La vengeance d’une femme), ce qui les rend encore plus enivrantes. Chaque fin, est inattendue et brusque; les femmes de ces nouvelles – contées comme à voix basse, telles des secrets – ont soif d’aimer pour le meilleur et surtout pour le pire. Le monde de la noblesse, qui règne dans ces récits est décadent, inactuel, ce qui les place dans un contexte passé de mode. Ce sont des mythes, des légendes, savamment écrit par une plume qui fait durer le suspens jusqu’à la dernière phrase tout en vous plongeant dans le magnifiquement sombre langage du romantisme noir.

Ce recueil, son plus célèbre, lui à valu de se voir accusé d’immoraliste, cependant Barbey d’Aurevilly s’est défendu en disant que c’est un roman catholique (en effet, il se considère comme romancier catholique, voir préface d’Une vieille maitresse, 1866), que «le catholicisme est la science du bien et du mal» et qu’il a tenté de montrer dans Les Diaboliques «non seulement les ivresses de la passion mais ses esclavages». Pourtant, quatre jours après la parution de ce recueil, il a été retiré de la ventre pour cause d’atteinte à la morale publique.

Ce recueil de nouvelles devait avoir une suite, nous pouvons lire dans sa préface : « Voici les six premières ! Si le public y mord, et les trouve à son goût, on publiera prochainement les six autres ; car elles sont douze, comme une douzaine de pêches, — ces pécheresses ! », mais ce projet n’a pas abouti – et nous en sommes bien malheureux ! – et les six nouvelles devant faire partie du deuxième recueil n’ont jamais vu le jour.

Le style à la fois impeccable et macabre, l’imagination fantastique et effrayante de l’auteur, ont fait de ce livre un de mes préférés.

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5 réponses à “Barbey d’Aurevilly – Les Diaboliques”

  1. Fifi dit :

    Oh ça me donne envie de le lire :) (Fais gaffe aux lapsus et aux fautes de frappe bananou !)

  2. Hazel dit :

    @Fifi – Merci! c’est vrai que je ne me relis jamais.

  3. Hazel dit :

    Léger « étoffement » de la critique ;-) .

  4. MeL dit :

    Je l’ai lu la semaine dernière. Toutes les nouvelles ne m’ont pas également plu, mais j’ai vraiment adoré Le Bonheur dans le crime.

    • Hazel dit :

      J’ai étudié le Bonheur dans le crime en seconde, et j’avais adoré. Je n’ai lu l’ouvrage en entier que deux années après, et même si, comme toi, je n’ai pas également aimé toutes les nouvelles, l’ambiance générale m’a accroché aux trippes.

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