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Hesse – Le Loup des Steppes

Par Hazel, le 20 juin 2009

Le loup des steppes à été pour la première fois publié en 1927. Interdit sous le régime nazi, ce roman est un véritable chef-d’œuvre du XXème siècle. Le personnage principal, Harry Haller, est un homme d’une cinquantaine d’années à double facettes. En effet, il se considère comme possesseur de deux âmes complètement contradictoires, celle de l’homme et celle du loup des steppes, qui se haïssent et s’entretuent sans cesse dans son corps. C’est cette personnalité qui l’a rendu infréquentable et incapable de vivre en société; alors il vit seul. C’est le jour où il rencontre un vieil ami qui l’invite à diner le soir même que Harry songe sérieusement au suicide. Mais voulant retarder le moment où il rentre chez lui, il décide d’aller se réfugier dans un bar où il fait la connaissance d’une jeune femme, qui va le sauver de son désespoir… pour un temps.

A travers ce roman psychologique, très riche en réflexions sur la vision de la vie, nous découvrons aussi la personnalité de l’auteur. En effet, les noms semblables de Hermann Hesse et de Harry Haller, ainsi que l’age (Hesse avait environ 50 ans lorsqu’il écrivit ce livre) et des traits de caractère du personnage principal tels que les idées suicidaires, ou un état d’esprit dépressif sont autant de points communs entre l’auteur et son personnage. Hermann Hesse expose ici, dans son plus célèbre roman sa philosophie : son personnage maitrise la vie qu’il mène sans pour autant la vivre en tant que tel. C’est un roman riche d’enseignements qui nous montre à quel point la quête d’une harmonie entre l’esprit et le corps est importante pour l’intégralité d’un homme.

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6 réponses à “Hesse – Le Loup des Steppes”

  1. iougenaie dit :

    Oh, tu l’as lu :)
    Je suis assez d’accord avec ta critique. Je crois que le parallèle va plus loin, puisqu’il dit dans son livre que les auteurs quels qu’ils soient, mettent toujours une part de leur âme dans leurs œuvres. Ce livre est donc un des aspect d’H. Hesse. Puis, on peut voir aussi qu’Hermine et Hermann sont deux prénom très semblables. Ainsi dans ses personnages, il nous permet de vérifier sa thèse du pluralisme de l’âme opposé à l’unité du corps.

    D’ailleurs, le poème que je vous avais envoyé est un hommage à ce livre.

    Bises littéraires :D

  2. gazou dit :

    J’ai lu ce livre il y a de nombreuses années et il m’avait enchanté ainsi que la plupart des livres de Hermann Hesse…Merci de le rappeler à ma mémoire

  3. Hazel dit :

    @iougenaie – Oui, je suis d’accord il y a une multitude parallélismes dans cette œuvre, cependant j’allais pas toutes les mettre =).

    En tout cas je l’ai adoré le monde du théâtre magique, et la transcription des sensations de Harry… ah, vraiment, un très beau livre !! Merci de me l’avoir conseillé !

  4. iougenaie dit :

    @Hazel – Ah, je suis désolée, je n’avais pas vu que tu avais répondu ! D’autant, que par manque de temps je viens assez rarement ici, malgré les critiques vraiment intéressantes. Je songeais que tu devais vraiment bien te débrouiller en L. Enfin, c’est vrai qu’on commence tout juste ^^. Dis moi, est ce que l’idée du forum est toujours d’actualité ?
    Et c’est évident que tu ne pouvais pas tous les citer ! Je parlais de celui là surtout parce qu’il avait beaucoup aiguillé ma réflexion, et que j’ai beaucoup réfléchis à l’idée du pluralisme de l’âme. Voilà :)

  5. Novembre dit :

    @iougenaie – Oui, l’idée du forum est toujours d’actualité, mais nous attendons qu’il y ait un peu plus d’inscrits. Et puis au niveau de l’installation ca prendra du temps, mais pas énormément non plus. De toute façon on tiendra tout le monde au courant via la newsletter et la page Facebook.

  6. Silverthorn dit :

    Compte tenu de l’énorme influence qu’a eu Nietzsche sur cet auteur, du moins manifestement, il me semble approprié d’en parler : arriver tout près du suicide, la dernière étape du nihilisme selon Nietzsche : la volonté suicidaire. Un dernier stade d’autodestruction qui paradoxalement permet d’entrevoir le désir de surmonter ce nihilisme, d’entrevoir Midi alors qu’on se trouvait dans les ténèbres de Minuit (Ainsi parlait Zarathoustra).
    C’est un très bon livre qui eut une grande influence à partir des années 1960-1970, et c’est compréhensible : 1968 et la rébellion contre l’ordre moral bourgeois, Haller qui se complaît dans sa vie bourgeoise tout en l’exécrant au plus haut point, il finira par la rejeter dans cette sublime scène d’orgie infernale où il parviendra à rire à gorge déployer, à retrouver l’espace d’un instant la séduction du chaos identitaire originel. Et finalement l’épisode du théâtre magique :) .

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