
Arria Marcella est une très courte nouvelle fantastique de Théophile Gautier, publiée en 1852. Elle raconte l’histoire de trois amis partis visiter les vestiges de Pompéi, ville détruite par le volcan du Vésuve; le plus jeune des trois personnages, Octavien, tombe amoureux de l’empreinte d’une silhouette de femme laissée dans la lave du volcan. La nuit suivante il se retrouve dans le Pompéi d’il y a 2000 ans à la recherche de cette inconnue dont il est devenu fou sans même la voir ni la connaître. Le fantastique, ici, est mélangé très savamment à la réalité, on ne sait pas si Octavien, qui porte plusieurs traits de caractère d’un personnage romantique, noyé dans la mélancolie qui émane de son voyage énigmatique à la découverte de son amour.
C’est une nouvelle très brève, qui se lit en à peu près une heure, remplie d’une certaine poésie et de douceur. Elle est également dotée d’une sorte de mysticité romaine, l’auteur nous contraint avec sa plume à nous souvenir d’une époque que l’on n’a pas connu en nous laissant une pointe de nostalgie dans le cœur… On s’attache avec facilité aux rêves irréalisables d’Octavien, et c’est ce qui nous donne envie de réaliser les nôtres.
Malgré l’histoire brève improbable, cette nouvelle a eu un certain effet à la fois dérangeant et attrayant sur moi que je ne saurais expliquer plus que ça. Je suis rentrée dans l’histoire tout en sachant que celle-ci n’avait ni queue ni tête, peut être parce que l’écriture de Gauthier, remplie en elle même de fantastique, me l’a permis avec tant de facilité et tant d’attachement.
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