Le Hangar - Espace artistique » Chroniques » Littérature »

Perse – Amers

Par non-inscrit, le 5 juillet 2009


Saint-John Perse publie Amers en 1957 après avoir passé trois ans à l’écrire. Ce recueil sous forme de poème est une ode à la mer et à l’amour. Saint-John Perse fut lauréat du prix Nobel de littérature en 1960 (NDLR).

Extraordinaire. N’étant pas comme les autres ressort la différence nobélisable. Je dois le mettre à côté de Rimbaud, sinon au-dessus. Il sait écrire, et il a des visions époustouflantes. On lui doit sa couronne – et le prix Nobel mérité. Comme Paul Morand et Léon-Paul Fargue, il use du dictionnaire, qui n’a plus de secret pour lui, comme d’un stylet très précis. Et son souffle circule dans l’orbe qui couronne la tête de Dieu : solaire, céleste et impayable.

Pour lui, tout est songe et texte. La mer est songe; l’oiseau est texte, ainsi de suite. Il est le génie, et nous témoins, qui interprètent ce mystère qui fait de l’homme une divinité participante à la mer intercesseur de la patrie de Dieu, partout autour et en nous.

Je cite quelques mots, qui trouveraient leur émules ailleurs dans le livre:

« L’incorporelle et très-réelle, imprescriptible; l’irrécusable et l’indéniable et l’inappropriable; inhabitable, fréquentable; immémoriale et mémorable – et quelle et quelle, et quelle encore, inqualifiable? L’insaisissable et l’incessible, l’irréprochable irréprouvable, et celle encore que voici: Mer innocence du Solstice, ô Mer comme le vin des Rois!…»

par Frédéric Marcotte

Autres critiques de Frédéric Marcotte sur le Hangar : Baudelaire – Spleen de Paris

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?
Exprimez-vous !

Une réponse à “Perse – Amers”

  1. Lucas Butticè dit :

    Il est clair que notre lecteur éprouve une admiration sans faille pour cet auteur…La critique est personnel. Intéressant.

Laisser un commentaire