Samedi 23 mai 2009 Par Novembre dans Vos oeuvres

Téloroscope, par Capharnahomme

Un titre en néologisme, des mots recherchés, aux sonorités soignées, l’homme nous emporte dans un capharnahomme organisé, au milieu des étoiles…

Téloroscope
Dans les étoiles

Étoiles si belles liées
En cristaux rotatifs,
Gemmes hautes en couleur
En décans serrés,
Brillent de folies ondulées.
Nos envies errent jetées au ciel,
Des ébats lents se déroulent,
Et ce corps, pion isolé, qui
S’agite, erre dans la voie lactée
De Capri, corne vers le ciel,
Se renverse aux yeux de la terre
Où les poids sont lourds à porter.

par Sebfou31.

Avis et critiques sont bienvenus.

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Lundi 18 mai 2009 Par Novembre dans Vos oeuvres

Amour céleste, par Fleurs du Sultan

Elle a commencé son mail par « me voila , je me lance , soyez indulgents , je suis souvent si différente des autres ». Cela m’avait paru étrange de clamer une différence, vis à vis des autres, quels autres ? de quoi parlait-elle ? Puis, j’ai lu. Et effectivement, il y avait une différence. Fleurs du Sultan nous offre un texte magnifique, à la fois très poétique et philosophique, dans un style soigné et qu’on rencontre rarement. J’ai tout de suite pensé au Coran, que j’ai pourtant lu il y a quelques temps déjà. La poésie du Coran est vive, céleste, elle arbore un style aux mille et une nuits, aux mille et une étoiles, une poésie du désert, des contes orientaux. J’ai aussi pensé à certaines de mes lectures mythologiques, particulièrement dans la mythologie du Moyen Orient, que l’on trouve souvent sous forme de vers bien plus poétiques que la prose d’Homère dans l’Iliade par exemple. Je vous laisse donc sur ce texte qui a gagné l’unanimité du jury du Hangar.

Amour céleste

La nuit tombée, sur un ciel étoilé, une brume d’un mois de juillet.
Un parfum de jasmin, une musique au loin.
La vie est un calme, un soudain accord entre les âmes est né.
A chaque avènement de la lune dans cette toile décorée, les souffles de la vie se rencontrent dans la quiétude de la nuit.
Voici un dialogue entre deux esprits virilité et sensualité rencontrés dans leurs sommeils de vie et leurs accords de destinée :
- La virilité :
C’est étrange, en te voyant j’ai l’impression de me regarder dans un miroir !
- La sensualité :
C’est de l’étrange qu’on soit assis sur la même étoile !
- La virilité :
Ta couleur est mienne, ta fragilité est sensuelle, ton sourire est allégresse.
- La sensualité :
Je suis comme toi dans ton regard je me vois, et je me trouve nue devant toi.
- La virilité :
Oh ! Pudeur tu deviens hyménée, je te reconnais dans ton sourire coquin et je me lie à toi.
Depuis si longtemps que je viens ici, comment n’avoir jamais pu te rencontrer ?
- La sensualité :
C’est vrai que cela fait un temps de vie que je viens me reposer chaque nuit sur cette toile étoilée.
- La virilité :
Tu es si douce au touché, j’ai envie de t’enlacer et ne plus jamais te quitter.
- La sensualité :
Je te trouve espiègle, vite dans tes avancées mais assuré dans ta destinée.
- La virilité :
Je ne cache pas ma frilosité devant ta nudité, tu es la beauté tant recherchée, tu combles ma puérilité, tu nourris mon appétit, tu remplis ma viduité.
- La sensualité :
Tu es un réconfort pour ma spiritualité, tu épouses si bien mon gabarit, tu me cajoles en amour dulcinée.
- La virilité :
Dis-moi- mais on vient de se rencontrer et j’ai dans l’idée de t’avoir toujours connue.
- La sensualité :
Je suis si bien en ta compagnie, que je me suis déshabillée, plus d’artifices, plus de feu et flamme pour me faire aimer, je suis endormie dans ton amativité.
- La virilité :
Repose-toi en moi et dis-moi ce que tu vois ?
- La sensualité :
Je vois le ciel sourire de notre amour, en or il se décore, il est sage devant nos déboires, il est attentif à nos regards et tapisse l’air pour nous revoir. Et toi que vois tu mon bien aimé ?
- La virilité :
Je vois une lune de toute beauté, elle égaye notre destinée, elle savoure nos baisers, et nous chante les plus savoureuses des mélodies, je te vois avec moi, toi en moi à tout jamais unis, faisant Un.
- La sensualité :
Je te sens vibrer dans mon cœur toi âme solitaire cherchant espoir, je sens le tonnerre passer par tes entrailles pour faire de toi un esprit rebelle et fier, je sens tes nuances avec la femme qui te sert de mer, ses vagues t’emportent dans les louanges d’un divin, tu plonges comme un chérubin pour retrouver l’innocence de cette âme.
- La virilité :
Je trouve ta main dans les fonds de mon immersion, sirène tu m’emportes vers le palais de ton univers, je découvre la folie et la sagesse de l’amour perpétuel, je m’habille en marin, en fou, en jobard, en malin pour te prendre dans mes mais et danser toute la vie avec toi, je me fais chaste pour être ton roi, je me mets à tes pieds ton sourire m’a donné la vie.
- La sensualité :
Inouïe est notre rencontre, on ne se lasse pas de se caresser, on dort dans notre nudité, frilosité est notre déhanchée, complicité est notre pensée.
- La virilité :
Est-ce vrai, que nous sommes faits l’un pour l’autre ?
- La sensualité :
Je dis un mot et dis moi à quoi tu penses.
- La virilité :
D’accord vas y :
- Amour
- Ivresse
- Confiance
- Forteresse
- Querelles
- Ténèbres
- A ton tour maintenant :
- Désir
- Fusion
- Union
- Doublement
- Dévouement
- Amoureusement
- La virilité :
Tu es bien mon portrait.
- La sensualité :
Je le pense aussi.
Et voila que le soleil reprend ses droits sur la toile et chaque âme doit retrouver son corps, nos deux amoureux avaient de la peine à se dire au revoir :
- Il est temps de revenir sur terre, mon corps m’appelle.
- Moi aussi, le réveil m’interpelle.
- On se verra la bas, dans le monde d’en bas, on est si bien ensemble.
- Je vais t’appeler chaque jour avec mon cœur et t’attendre chaque nuit sur notre étoile jusqu’à l’infinie du temps.
- Je te chercherai parmi toutes les autres, je sais que je vais te reconnaître par ton parfum, ton corps sera mon repère, ton sourire saura me ramener vers toi.
- Je t’aime autre moitié de mon âme.
- Je t’aime aussi épouse de mon esprit.
Et c’est ainsi que les grandes âmes se rencontrent dans leurs sommeils et passe la vie à chercher l’autre moitié, parfois on se trompe de voix et de partie et chacun dans sa frénésie tend l’oreille pour entendre le sourire de son aimé, et la vie est toute une destinée.

par Fleurs du Sultan.

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Lundi 18 mai 2009 Par Hazel dans Vos oeuvres

Églantine.. )et l’adonis_., par Arlie Caelan Poe

C’est son « bouquet de pensées pour commencer un printemps qui tarde cependant à arriver », nous confie-t-elle. Elle aime jouer dans ses courts textes sur les pauses, la ponctuation. Sa poésie est facile, et ces fleurs qu’elle nous offre de bon cœur sentent la légèreté.

Églantine.. )et l’adonis_.

Quand tu t’absinthes je chrysanthème.
Quand tu hellébores je me mauves dans mes ancolies,
au liseron de tes traits orchidées.
Quand tu es lys mon sourire
tu me trouves si amarante.
Alors je centaurée d’un bois
J’aster aussi à tes regards et ne me bourrache plus le cœur
J’ai mimosa dans tes deux bras et
magnolia dans ton jardin
Oui et mélisse attendent toujours
jacinthe encore les gentianes.
Je fritillaire mais personne vient

par Arlie Caelan Poe.

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Mardi 5 mai 2009 Par Kapitolina dans Vos oeuvres

Mon Léviathan domestique, par Kapitolina

Cette reine des oiseaux, longtemps anonyme, nous offre un aperçu de son esprit d’artiste.

Mon Léviathan domestique
(Poème introspectif solidaire à la situation de A. aux environs de 14H ou 14H30.)

Peur sourde au bourdonnement silencieux
Niche le long de mon échine
Et les mains moites,
Dont les vapeurs dessinent
Les premiers hexagones ovoïdes
Secousses que l’on étouffe
Entre deux bouffées de chaleur
Tout se décolle comme, les timbres des lettres que l’on poste
J’ai des collections sérieuses des osselets dans les poches
Et des poches, trouées
Des jours, désarticulés
Prononcez : ster-no-cla-vi-cu-laire.
Mobile de membres démantelés
Carillon d’os grelottants
Du vent, du vent
Les chevilles des portes centenaires grinçant…
CLAC.

Autre texte de cet auteur : Prologue


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Dimanche 3 mai 2009 Par A. dans Vos oeuvres

Sans titre, par A.

A. comme Alexis, poète, philosophe à ses heures, écrivain, photographe et fin mélomane nous propose ce poème en prose riche en jeux de mots, de sonorités, de sens, toute l’expression d’une virtuosité à la Mozart, facile appropriation du texte, A. dévoile ses talents de poètes pour notre plus grand plaisir…Que penserez-vous de la folie libertine teintée de fin du monde qu’il nous offre ?

I. Folie

Libido libertine louvoyant les limites lubriques de la littérature ludique. Liqueur libre dans larynx ivre. Lueur lyrique entre lignes, laideur maligne. Lymphatique, l’intelligence lâchera sa rime : au loin l’idée s’animera. Lasso lent : l’assaut plus long. Lourd litre d’huile sans lipides et lances liquides longeant le ciel vide. Brûlures, luxures et larges débats métalliques : simple flics de l’idée et de l’envie. L’ivoire large louant les mérite de l’ivraie. Violons violents et l’acouphène en enclise.

II. Apocalypse

Accolés aux litanies maladives des lions qu’ils sont, elle est lui, lui en elle ; rien : il l’est sans elle. Ailes de l’ange léchant ses hanches. Lisant, de fait, les préceptes qui nous lient à la vie — Ainsi nul l’ignore : la loi du plus faible est celle que l’on arbore. L’animal qui l’habite tremble blanc dans son pelage noir. L’orange éclair de l’orage sombre, simple lanterne ; triste retour à la terre.

Autre texte de cet auteur : The Jimmy Jim’s rise and fall


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