Vendredi 8 janvier 2010 Par A. dans Art pictural, Concepts artistiques

L’Art Urbain, Part 1 – JR, Photographe Urbain

Un appareil photo abandonné dans un métro. C’est comme ça que tout a commencé en 2001 pour JR. Alors loin de toutes connaissances en photographie, il semble toutefois que le jeune homme avait dès le début des idées larges, et surtout une idée fixe : celle d’exposer sur les murs de Paris. En grand. En très grand.

C’est ainsi que naît le projet 28 millimètres dont le nom vient de l’objectif utilisé par le photographe tout au long de cette série de portraits mettant en scène des jeunes de cité en train de faire des grimaces toutes de plus en plus ridicules. Affichées illégalement la nuit sur des façades, ce projet a pour but évident de caricaturer la peur du français moyen. Petit à petit, JR commence se construit une solide notoriété, étant notamment très proche avec le collectif indépendant Kourtrajmé qui commence lui aussi à faire parler de lui. Il commence alors à voyager, ne se limitant plus aux murs de Paris, allant afficher ses photos dans à peu près toutes les villes d’Europe. Afin de clore cette première étape, un premier livre parait quelque temps après, reprenant tous les portraits, agrémentés des témoignages des jeunes ayant posé et se voit convié au festival de la photographie à Arles.

JR, Photo braquage

JR, grimace

Jr, grimace rue

Mais déjà, JR est sur un autre projet. Visant plus grand encore, il réunie un Imam, un Rabin et un Prêtre afin de les faire poser, toujours sur le ton de la grimace et de la caricature dans un projet nommé Face 2 Face. L’objectif ? Affiché sur une large partie du mur encerclant la bande de Gaza ces photos. Afin d’agrémenter ces quelques portraits, il invite des jeunes Israéliens et Palestiniens dans des diptyques. Cette exposition rencontre un vif succès et surtout une forte médiatisation.

Jr face 2 face

Jr bande de gaza

Depuis, JR parcourt le monde. Son troisième projet nommé « Women are heroes » photographie les yeux de femmes du tiers monde. Ayant retapissé une favela de Rio de Janeiro de ces regards, mais aussi des bidonvilles Africains entre autre, il s’applique à ouvrir des centres culturels à l’intérieur de bidonvilles.

Jr brésil

Les sillons de la ville, son projet le plus récent mets en avant des personnes âgées, la plupart des expositions sur ce thème ont été faîtes en Espagne.

JR continue à afficher la nuit de moins en moins clandestinement ses œuvres mais toujours avec la volonté de toucher la plus grande partie de la population et d’apporter l’art dans la rue, et, en quelques sortes, le désacraliser. N’ayant pas quitté son objectif de 28 millimètres, ses portraits semblent toujours aussi palpable et puissant

La totalité de son travail est disponible sur son site web : JR-Art.

Autres articles sur l’art urbain :
- L’Art Urbain, Part 2 – Banksy Wall and Piece
- L’Art Urbain, Part 3 – Musique et rue : du Slam au Rap en passant par la chanson française

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Dimanche 13 septembre 2009 Par Chadagova dans Art pictural, Concepts artistiques

Le Terrorisme Poétique

Chers lecteurs, vous avez surement été victimes d’attentats, plusieurs fois. Des attentats pas comme les autres, certes, des attentats poétiques. Vous avez probablement, habitant ou visitant simplement une métropole, croisé des vers de Baudelaire tagués sur un mur, ou un portrait de Rimbaud fait au pochoir. Tel est le terrorisme poétique, s’imposer dans la vie des citoyens, leur imposer la poésie, la littérature, les sensibiliser aux mots, en direct. Je me permets de poster ici un texte de Hakim Bey, personnage assez mystérieux en outre, mais grand théoricien du terrorisme poétique


Hakim Bey :

C’est une danse étrange et nocturne dans les guichets automatiques des banques. Des feux d’artifice tirés illégalement. L’art-paysager, des travaux de terrassement, ou des objets bizarres dans les Parcs Publics. Rentrez par effractions dans des maisons, mais au lieu de les cambrioler, laissez y des objets de terrorisme poétique. Kidnappez quelqu’un et rendez-le heureux. Prenez une personne au hasard et persuadez la qu’elle vient d’hériter d’une fortune colossale, inutile et surprenante – 1000 hectares en Antarctique, un éléphant de cirque trop vieux, un orphelinat à Bombay, ou une collection de vieux manuscrits alchimiques. Cette personne réalisera plus tard que durant un moment, elle a cru en quelque chose d’extraordinaire, et elle sera peut-être amenée à rechercher un autre mode de vie, plus intense.

Erigez des plaques commémoratives en cuivre dans les endroits (publics ou privés) où vous avez connu une révélation ou une expérience sexuelle particulièrement satisfaisante…

Go naked for a sign.

Organisez une grève dans votre école ou sur votre lieu de travail sous prétexte que vos besoins en indolence et en beauté spirituelle n’y sont pas satisfaits.

Les graffitis apportent une certaine grâce aux métros si laids et aux monuments publics si rigides – le Terrorisme Poétique peut également servir dans les endroits publiques : des poèmes gribouillés dans les toilettes des palais de justice, de petits fétiches abandonnés dans les parcs et les restaurants, des photocopies artistiques placées sous les essuie-glaces des pare-brise des voitures en stationnement, des Slogans écrits en Caractères Enormes collés sur les murs des cours de récréations ou des aires de jeux, des lettres anonymes postées au hasard ou à des destinataires sélectionnés (fraude postale), des émissions radio pirates, du ciment humide….

La réaction du public ou le choc esthétique produit par le Terrorisme Poétique devra être au moins aussi intense que le sentiment de terreur – de dégoût puissant, de stimulation sexuelle, de crainte superstitieuse, d’une découverte intuitive subite, d’une peur dadaesque – il n’est pas important que le Terrorisme Poétique soit destiné à une ou plusieurs personnes, qu’il soit « signé » ou anonyme, car s’il ne change pas la vie de quelqu’un (hormis celle de l’artiste), il échoue.

Le Terrorisme Poétique n’est qu’un acte dans un Théâtre de la Cruauté qui n’a ni scène, ni rangées, ni sièges, ni tickets, ni murs. Pour fonctionner, le Terrorisme Poétique doit absolument se séparer de toutes les structures conventionnelles de consommation d’art (galeries, publications, médias). Même les tactiques de guérillas Situationnistes comme le théâtre de rue sont peut-être actuellement trop connues et trop attendues.

Une séduction raffinée, menée non seulement dans l’optique d’une satisfaction mutuelle, mais également comme un acte conscient dans une existence délibérément belle – pourrait être l’acte ultime de Terrorisme Poétique.

Le Poète Terroriste se comporte comme un farceur de l’ombre dont le but n’est pas l’argent mais le changement.

Ne pratiquez pas le Terrorisme Poétique pour d’autres artistes, faites le pour des gens qui ne réaliseront pas (du moins durant quelques temps) que ce que vous avez fait est de l’art. Evitez les catégories artistiques identifiables, évitez la politique, ne traînez pas pour éviter de raisonner, ne soyez pas sentimentaux ; soyez sans pitié, prenez des risques, pratiquez le vandalisme uniquement sur ce qui doit être défiguré, faites quelque chose dont les enfants se souviendront toute leur vie – mais ne soyez pas spontanés à moins que la Muse du Terrorisme Poétique ne vous possède.

Déguisez-vous. Laissez un faux nom. Soyez mythique. Le meilleur Terrorisme Poétique va contre la loi, mais ne vous faites pas prendre. L’art est un crime ; le crime est un art.

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Vendredi 11 septembre 2009 Par Hazel dans Art pictural

Alfons Mucha

D’origine tchèque, Alfons Mucha (1860 – 1939) est un artiste de la Belle Époque  qui est considéré comme le maître de l’Art nouveau. Refusé à l’age de dix-huit ans à l’Académie des Beaux-Arts de Prague, il est pris sous l’aile d’un compte qui le charge de décorer les murs d’un château et qui, impressionné par le talent évident de l’artiste, lui paye des études à l’Académie des Beaux-Art de Munich. C’est après avoir fini ses études en 1890, à 30 ans, que Mucha  s’installe à Paris et commence à travailler en tant qu’illustrateur et à graver son nom sur la grande muraille de l’histoire de l’Art.


Alfons Mucha – Affiche publicitaire pour le papier à cigarettes Job

La majorité de ses œuvres ce sont des affiches de théâtre (qu’il réalise pour Sarah Bernhardt, grande comédienne française, ce qui assure sa réputation) ou publicitaires (notamment pour le papier à cigarettes Job, mais aussi pour le champagne Moët, Nestlé…), mais il peint également des tableaux, dont une série connue intitulée L’épopée des Slaves, comportant 20 tableaux de 6m sur 8 représentant des scènes religieuses mystiques qu’il mit 18 ans à réaliser. Alfons Mucha, à travers ces tableaux, exprime son fort attachement à ses origines et met son talent au service de sa dévotion à la gloire des peuples slaves.

Alfons Mucha – L’apothéose des Slaves
(dernier tableau de la série L’Epopée des Slaves)

Il reçoit en 1900 la médaille d’argent pour le décor du pavillon de la Bosnie-Herzegovine pour l’Exposition Universelle. Il s’occupe aussi de l’illustration de livres, de la création de bijoux et de meubles et objets d’art ainsi que de billets de banque. Il est également engagé pour la cause religieuse, il crée notamment un vitrail (en 1931 pour une cathédrale de Prague) et illustre Notre Père.

Alfons Mucha, cet artiste au talent multiforme à marqué l’histoire de l’Art avec l’originalité, la diversité et l’engagement de ses œuvres.

Alfons Mucha – The Emerald

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Lundi 7 septembre 2009 Par Novembre dans Art pictural

Jan Saudek

La première fois que vous apercevez une œuvre de Jan Saudek, vous vous demandez si c’est une photo ou un tableau. En effet, ce photographe tchèque né en 1935, fait usage, pour la plupart de ses photos, d’un rituel technique très précis : reproduction en grand de ses clichés, coloriage à la main, puis nouvelle reproduction pour la version finale. Les photos de Saudek ne sont pas seulement des chefs d’œuvres de technique, ce sont aussi des images troublantes qui vous plongeront dans la gêne ou le dégoût, elles sont là pour choquer, pour vous provoquer, vous procurer une mixture de désir et de répugnance.

Alors bien sûr, la nudité est là, et bien souvent dans sa forme la plus dégueulasse : pleine d’aumônes sexuelles et de symboles religieux. Saudek, c’est presque du scandaleux, avec ses couleurs ternes, ses murs salis et ses saintes vierges en extase. C’est surtout une esthétique très soignée. Le book de Saudek est effroyable, deux centaines de pages à dormir les yeux ouverts, des photos qui choquent, qui vous prennent par les tripes, dont la nudité affreuse est entièrement révélée : ne le montrez pas à vos grands parents (j’ai fait cette erreur là).

Mais évidemment, provoquer une réaction, c’est un peu le but de l’Art; vous verrez que chez Saudek vous n’en manquerez pas. Pour tous ceux qui n’ont jamais vraiment été intéressés par la photographie, vous pouvez trouver chez cet artiste une alternative à la simple image, vous pourrez détourner votre regard de l’image en général, pour vous focaliser sur le symbole, mais vous pourrez aussi à l’inverse, omettre la symbolique pour vous concentrer sur le détail artistique, sur l’esthétique soignée. Mais il ne faut pas avoir peur d’être entre deux eaux : entre le tableau et la photo, le gênant et l’exaltant, le beau et l’ignoble.

Beaucoup de thèmes sociétaux sont abordés très clairement (pour une fois haha) par Saudek : l’homosexualité, le sexe, l’exhibitionnisme, le sadomasochisme, les rapports de couples, la mort et le suicide bien sur, l’adolescence sexuelle, la maternité et la paternité, mais on peut aussi voir des illustrations de la domination de l’URSS sur les pays de l’est, dont faisait partie l’actuelle République Tchèque (il faut garder en tête que Saudek avait déjà 55 ans lors de la chute du mur de Berlin). Souvenons-nous des idées conventionnelles de Staline à propos de l’art et nous comprendrons sous quel degré de désobéissance s’affirment les images de Jan Saudek.

Ne vous inquiétez pas ! On peut aussi voir de très belles images chez Saudek, beaucoup plus softs vers le début de ses recherches photographiques, pleine d’émotions et pas si choquantes que cela. Mais pour mieux vous en rendre compte, je vous invite à visiter son site officiel : www.saudek.com.

Pour ceux qui deviendraient rapidement amoureux de son art, vous pouvez acheter un de ses books que vous devriez trouver dans une bonne librairie.

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Lundi 24 août 2009 Par Hazel dans Art pictural

L’Art Brut

L’Art Brut est un terme inventé par le peintre français Jean Dubuffet, désignant les œuvres produites par des personnes « indemnes de culture artistique ». Dubuffet recherche ce genre d’artistes dans des hôpitaux psychiatriques ou des prisons, et regroupe leurs oeuvres dans La Collection de l’Art Brut qui est rassemblée dans un musée en Suisse, à Lausanne.

http://hazel.cowblog.fr/images/1gillmadgevisagemisterieux2.jpgMadge Gill – Visage Mystèrieux

Enfant illégitime née à Londres en 1882, Madge Gill est placée à l’orphelinat à 9 ans. Après le Canada, où elle travaille dans une ferme, à 19 ans elle revient travailler à Londres où elle habite avec sa tante qui l’initie au spiritisme. En 1907, elle épouse son cousin avec qui elle aura trois fils et une fille mort-née, ce qui manque de l’emporter elle aussi : elle reste alitée plusieurs mois et perd l’usage de son oeil gauche. A la fin de sa convalescence, elle se plonge dans une oeuvre médiumnique remarquable. En 1958, à la mort de son premier fils, elle se met à boire et arrête totalement le dessin.
Ce n’est qu’après son décès en 1961, que l’on découvre l’ampleur de son travail : des centaines de dessins (dont certains de plusieurs mètres de long) sont retrouvés dans sa maison. Madge Gill se disait guidée par un esprit du nom de « Myrninerest » (transcription probable de « My Inner Rest » [Self] : Mon Moi Profond). Elle travaillait la nuit, très faiblement éclairée, rapidement, de manière quasiment hallucinée, au crayon noir ou de couleur. Sa manière consiste en un enchevêtrement vertigineux d’ornementations instinctives et proliférantes parsemé de visages féminins (que l’on a pu interpréter comme des autoportraits ou des représentations de sa fille disparue).

http://hazel.cowblog.fr/images/darger6.jpgHenry Darger – ?

Henry J. Darger. (1892 – 1973) est un écrivain et peintre américain. Sa principale œuvre, composée tout au long de sa vie solitaire, est un récit épique illustré (15 143 pages) appelé « The Story of the Vivian Girls, in What is known as the Realms of the Unreal, of the Glandeco-Angelinnian War Storm, Caused by the Child Slave Rebellion ». Il y raconte la violente guerre glandéco-angelinienne. Plus de 300 compositions (aquarelle, dessins, collages) l’accompagnent et le complètent, donnant naissance à une œuvre graphique unique et originale.
Son œuvre raconte les aventures des royaumes Abbieannia et Glandelia qui se font la guerre. Ses personnages sont des jeunes filles souvent nues et pourvues d’organes génitaux masculins. Elles sont souvent éviscérées, étranglées ou pendues.Certains passages descriptifs de son livre sont très crus. Ses capacités de dessinateur étant limitées, Darger s’inspire et copie les comics américains qu’il découpe, et fait agrandir et démultiplier. Après ça, il les décalque pour former des compositions souvent très complexes qu’il colorie ensuite. Il manie les contrastes, sachant rehausser des palettes de tons fades, à certains endroits, par des couleurs éclatantes, des rouges sang ou des jaunes vifs.
http://hazel.cowblog.fr/images/CarloZinellisanstitre19041968.jpgCarlo Zinelli – Sans titre

Carlo Zinelli (1916 – 1974) était un artiste-peintre italien. Il élabora son œuvre, riche de quelques 2000 peintures, les 15 dernières années de sa vie, interné en hôpital psychiatrique pour schizophrénie.
Ses peintures sont immédiatement reconnaissables, avec leurs silhouettes humaines ou animales percées de trous ou d’étoiles se détachant sur un fond uni. Elles font inévitablement penser aux dessins d’enfants par leur apparente naïveté, les perspectives et les détails. Les spécialistes en psychiatrie ne manquent pas d’y relever nombre d’éléments qu’ils estiment propres à la schizophrénie. Mais il est également intéressant de noter la parenté des peintures de Carlo avec les dessins préhistoriques. Elles peuvent même aller parfois jusqu’à l’abstraction et on peut aussi les voir comme une tentative audacieuse de retranscrire un langage « musical » sur le plan pictural.
http://hazel.cowblog.fr/images/thumbnailNx600AugustinLesage19501182962800.jpgAugustin Lesage – ?

Les tableaux d’Augustin Lesage lui furent dictés par une voix spirituelle qui lui dit « un jour tu seras peintre ». Un an après cette apparition, Augustin prend des cours de spiritisme, et la voix lui revient. Il l’écoute et commande une petite toile, mais en reçois une de trois mètres sur trois. Toujours guidé par sa voix, il ne se décourage pas par la taille et comment sa première œuvre monumentale qu’il peindra pendant deux ans.
Ses tableaux son caractérisés par un symétrie parfaite tant au niveau des formes que des couleurs. À partir de 1913, Augustin interrompt son travail à la mine pour se consacrer à des activités de guérisseur. Des dizaines de malades affirment avoir été guéris par lui. Il est ensuite mobilisé pour la guerre entre 1914 et 1916, où il continue à dessiner des cartes postales. Dès son retour, il reprend la peinture qui ne la quittera désormais plus jusqu’à sa mort.

http://hazel.cowblog.fr/images/AdolfWolfliGeneralviewoftheislandNeveranger1911.jpgAdolf – Wölfli

Adolf Wölfli (1864 – 1930) est un artiste suisse. Son père alcoolique devient malfaiteur et finit en prison, puis retourne dans son pays natal où il meurt en abandonnant sa famille. Adolf Wölfli prétend, dans sa biographie imaginaire, que ses parents eurent sept fils dont il était le cadet.
En 1872, la famille installée à Bern meurt de faim. En octobre, après que tout ait été vendu, la famille arrive dans sa commune d’origine. L’assemblée communale, place Adolf et sa mère chez un paysan, ils seront séparés en janvier 1873, et sa mère mourra. Adolf vit de ferme en ferme.
Après plusieurs tentatives de viol sur de très jeunes filles, il est emprisonné en 1890, puis, après une dernière récidive, il est déclaré irresponsable et interné en 1895 à l’asile d’aliénés de la Waldau, près de Bern où il demeure jusqu’à sa mort. En 1899, il commence à dessiner, écrire et composer de la musique. Pendant trente ans, Adolf Wölfli accumule 1 300 dessins, 44 cahiers où sont exposées ses nombreuses théories scientifiques et religieuses, au travers de longues anaphases où les mots sont déformés ou créés, l’orthographe transformée, les voyelles et les consonnes doublées ou triplées pour accentuer le rythme des phrases et sa biographie imaginaire de 25 000 pages, « La Légende de Saint Adolf », dans laquelle il affirme une connaissance nouvelle, quasi encyclopédique.

Collection de l’Art Brut
Lausanne, Suisse.
www.artbrut.ch/

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