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	<title>Le Hangar - Espace artistique &#187; Cinéma</title>
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		<title>Même la pluie, un film de Icíar Bollaín</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Mar 2011 11:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;était pour ma part une sortie scolaire dans le cadre du cours d&#8217;espagnol, avec beaucoup d&#8217;élèves de seconde perturbateurs qui criaient dans la salle avant que le film ne commence. J&#8217;avais choisi un place en plein milieu de la salle, au milieu d&#8217;une rangée, Shehneze s&#8217;était mise à coté de moi, nous avions enlevé nos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/03/affiche-meme-la-pluie_jpg_300x365_q951.jpg"><img class="size-full wp-image-2955 alignleft" style="margin: 5px;" title="affiche-meme-la-pluie_jpg_300x365_q95" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/03/affiche-meme-la-pluie_jpg_300x365_q951.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a>C&#8217;était pour ma part une sortie scolaire dans le cadre du cours d&#8217;espagnol, avec beaucoup d&#8217;élèves de seconde perturbateurs qui criaient dans la salle avant que le film ne commence. J&#8217;avais choisi un place en plein milieu de la salle, au milieu d&#8217;une rangée, Shehneze s&#8217;était mise à coté de moi, nous avions enlevé nos chaussures histoire de passer un agréable moment confortablement assises&#8230;</em></p>
<p><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/03/affiche-meme-la-pluie_jpg_300x365_q951.jpg"></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une petite équipe de tournage dirigée par Sebastain, un jeune réalisateur plein d&#8217;ambition &#8211; interprété par Gael Garcia Bernal &#8211; a pour ambition de tourner un film en Bolivie, sur la colonisation des indiens d&#8217;Amérique par Christophe Colomb. Ayant un budget serré, ils décident de faire un casting à Cochabamba, une ville anodine située non loin du décor somptueux qu&#8217;ils ont choisi pour leur film. Tous les habitants sont conviés, une file d&#8217;attente interminable apparait sous nos yeux avec des hommes et des femmes de tous ages pleins d&#8217;espoir. Ils ne peuvent pas tous passer, c&#8217;est évident&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous qui étions au cinéma, assis confortablement dans nos fauteuils, ayant payé nos places 3€40, prévoyant d&#8217;aller au MacDonalds se payer un menu à 7 ou 8€, voyions une foule de pauvres gens suppliant de figurer dans ce film, être prêts à se costumer en indiens, le corps peint en rouge, courir dans la forêt d&#8217;Amazonie pour deux malheureux dollars par jour, comment devions-nous nous sentir ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;acteur principal qu&#8217;ils choisirent avait un visage particulier : des pommettes grosses et saillantes, des lèvres larges, un regard méfiant très clair contrastant avec le brun de la peau ; il s&#8217;appelle Daniel. C&#8217;était lui qui a crié son indignation dans la file d&#8217;attente en disant que tout le monde avait droit à sa chance. C&#8217;était lui d&#8217;après le scénario qui se sentit en danger le premier face à ces grands hommes à la peau blanche vêtus de maille, se déplaçant à cheval, leur réclamant de l&#8217;or. C&#8217;était lui aussi qu&#8217;on vit à la tête de la première manifestation face à la montée du prix de l&#8217;eau dans leur ville. &laquo;&nbsp;il nous prennent l&#8217;eau, celle de nos enfants, ils nous prennent <em>même la pluie</em> !&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Face à la misère réelle d&#8217;un peuple privé d&#8217;eau, sur fond de décor somptueux des montagnes boliviennes vert émeraude, c&#8217;est entre fascination et indignation que la salle avait les yeux braqués sur l&#8217;écran. Quelques passages de documentaires de cet événement &#8211; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_l%27eau_%28Bolivie%29" target="_blank">la guerre de l&#8217;eau</a> &#8211; qui s&#8217;est passé il y a un peu plus d&#8217;une dizaine d&#8217;années saupoudraient la beauté du film d&#8217;une horreur perturbatrice.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>J&#8217;entendais Shehneze pleurer à côté de moi. Parce que ce n&#8217;était pas du cinéma, c&#8217;était une dénonciation, un appel au secours, à la fois poignant et privé de sens. A la sortie du film, je n&#8217;ai pas parlé. Shezhneze non plus.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut souligner que ce n&#8217;est pas un film humanitaire qui vous <em>oblige</em> à vous indigner un peu sur la misère et l&#8217;injustice du monde. C&#8217;est avant tout un film d&#8217;auteur, et comme tout film qui est le fruit d&#8217;un talent, il met l&#8217;accent sur ce qu&#8217;il veut mettre en valeur d&#8217;une manière avant tout artistique, plus <em>touchante</em>. Ce film m&#8217;a touchée, et a touché les cent autres élèves qui étaient dans la salle.</p>
<p style="text-align: justify;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/jX-X4hgbycw" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/jX-X4hgbycw"></embed></object></p>
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		<title>TRON, un film de Steven Lisberger</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Dec 2010 12:41:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Alors que la suite est attendue avec impatience et frénésie depuis deux ans déjà dans la sphère geek et affiliés, il fallait que je m&#8217;autorise une séance de rattrapage avec l&#8217;origine du mythe. C&#8217;est comme ça que je me suis retrouvé devant TRON &#8211; film américain réalisé par Steven Lisberger, sorti en 1982 -ne sachant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" src="http://www.chroniquedisney.fr/imgFilm/1980/1982-tron-01.jpg" alt="" width="280" height="429" />Alors que la suite est attendue avec impatience et frénésie depuis deux ans déjà dans la sphère geek et affiliés, il fallait que je m&#8217;autorise une séance de rattrapage avec l&#8217;origine du mythe. C&#8217;est comme ça que je me suis retrouvé devant TRON &#8211; film américain réalisé par Steven Lisberger, sorti en 1982 -ne sachant pas vraiment à quoi m&#8217;attendre si ce n&#8217;est à un monolithe de la SF ayant engendré des traumatismes divers et variés ; influançant ainsi des frères Wachowski (réalisateurs de Matrix) aux Daft Punk (signant la B.O. du deuxième opus &#8211; B.O. suscitant de vifs débats en ce moment sur internet, mais ne nous attardons pas sur le sujet).</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;apparition même du titre, ainsi que la transition vers le film (zoom à l&#8217;intérieur du O de TRON, et voyage vertigineux à l&#8217;intérieur du circuit imprimé qui rempli les lettrages) nous plongent directement dans le bain : nous sommes en présence d&#8217;une source d&#8217;inspiration inépuisable, le clin d&#8217;oeil n&#8217;ayant même pas été caché par les frères cité plus haut pour l&#8217;apparition du titre de Matrix 2.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire en elle-même est toutefois emmenée de manière un peu poussive. On se retrouve perdu entre deux mondes censéments parallèles : le monde réel et ce qui se passe à l&#8217;intérieur des bornes d&#8217;arcades. La compréhension se fera plus tard, dans une deuxième scène où le montage suggèrera que le monde virtuel est une création, une sorte de rêverie, du programmeur et que ce sont ses programmes sous forme humaine qui y évoluent. Cette rêverie sera présente durant tout le film, qui consiste dans l&#8217;épopée de ce programmeur, Flynn, à l&#8217;intérieur du monde virtuel, côtoyant ainsi les programmes qu&#8217;il a créé mais d&#8217;autres aussi représentant à chaque fois un programmeur dans le monde réel. Flynn aura pour mission de démanteler un programme vraiment méchant le Maître Contrôle Principal souhaitant prendre possession de la multinationale qui l&#8217;a créé et par extension du monde réel.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;histoire est quelque peu basique, elle pose le questionnement de la confiance que l&#8217;on peut accorder aux machines. L&#8217;allégorie d&#8217;une société totalitaire dans le monde virtuel est poussée, ainsi on assiste à la rébellion de programmes ayant foi en leur créateur, opprimés par ceux qui ont une dévotion envers le Maître Contrôle Principal qui bloque l&#8217;accès à toute communication entre le monde réel et le monde virtuel.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la vrai révolution est, avant tout, dans la modélisation du monde virtuel. Sorte d&#8217;espace vide, fond noir de rigueur, délimité seulement par des lignes et des textures plus que simplistes. Si cette modélisation simpliste et épurée est, certes, due au manque de moyens de l&#8217;époque, elle apporte toutefois un vrai plus esthétique. A noter que ces prouesses qui semblent bien désuettes de nos jours représentaient une prouesse technique en soi en 1982 alors que l&#8217;on commençait à peine à modéliser des dessins en 3 dimensions grâce aux images de synthèses. La scène course de moto n&#8217;en est que d&#8217;autant plus impressionnante par sa fluidité et l&#8217;impression de vitesse qu&#8217;elle procure.</p>
<p style="text-align: justify;">La réalisation oscille toutefois entre idées surprenantes et platitudes. La partie dans le monde réel est la plus significative de cette lacune qui n&#8217;est toutefois pas dérangeante, le manque d&#8217;inventivité n&#8217;étant visible que sur certains plans. On constate, de plus, et c&#8217;est ce qui sauve cette partie de l&#8217;histoire, l&#8217;effort placé dans les décors afin qu&#8217;ils se confondent le plus possible avec ceux du monde virtuel. Ainsi, l&#8217;ensemble des bureaux de la firme n&#8217;est pas sans rappeler le damier qui sert de sol au monde virtuel et d&#8217;autres détails tels que l&#8217;hélicoptère au début du film qui a l&#8217;air d&#8217;une ombre délimitée par des néons rouges, ou encore le bureau / écran tactile grâce auquel le patron de la firme, et connard notoire, Ed Dillinger communique avec Maître Contrôle Principal.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film en plus propose, enfin, une réflexion sur le pouvoir de celui qui crée, Flynn pouvant modeler le monde virtuel à sa manière tel que pourra le faire Néo avec la Matrice quelques années plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que le film s&#8217;achève on se plait à imaginer un monde en image de synthèses cheaps. On pourrait dire que le film n&#8217;a pas pris une ride, mais ce serait abusé, et il serait amusant d&#8217;essayer de trouver toutes les productions que ce film à influencer. C&#8217;est, donc, un réel plaisir cinématographique que je conseille en attendant le deuxième volée prévu pour Février.</p>
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		<title>Eternal Sunshine of the Spotless Mind, un film de Michel Gondry</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Nov 2010 08:20:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Si on m’avait demandé « tu veux le voir ? » J’aurais répondu : déjà fait, pas envie de le revoir. Peut-être sèchement, du moins excédé. On ne m’a pas demandé mon avis, je suis tombé dessus par hasard à la télé l’autre jour. J’ai laissé le film me prendre par la main comme le fait si bien Clémentine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin: 10px;" src="http://clemcineblog.files.wordpress.com/2009/11/eternal-sunshine.jpg" alt="" width="305" height="453" />Si on m’avait demandé « tu veux le voir ? » J’aurais répondu : déjà fait, pas envie de le revoir. Peut-être sèchement, du moins excédé. On ne m’a pas demandé mon avis, je suis tombé dessus par hasard à la télé l’autre jour. J’ai laissé le film me prendre par la main comme le fait si bien Clémentine à un moment du film avec le héros, Joel. C’était un peu comme être charmé par une musique. Pas que je me suis senti hypnotisé, mais, c’était simple de céder à la tentation. De toute façon, il fallait bien qu’un jour ou l’autre, je m’y recolle.</div>
<div style="text-align: justify;">Pourquoi tant de réserve ? Après tout, la première fois où je l’ai vu, je n’ai pas pu m’empêcher de le revoir une deuxième fois juste après. Et une troisième le lendemain. Peu de film ont eu cet effet sur moi, cette impression presque éprouvante que chaque vision conditionne la suivante. <em>Eternal Sunshine</em> fait peut-être parti de ces films dont on cherche la réponse puisque tout à fait interpelé.</div>
<div style="text-align: justify;">Est-ce que ce film est un chef d’œuvre pour autant ? Personne ne peut en être sûr. Ce qui est sûr c’est que ce n’est pas une supercherie non plus, comme on aurait pu s’y attendre, Michel Gondry sachant comment être efficace et original par la simplicité et l’épuration (il n’y a qu’à voir le clip d’<em>Around the World</em> de Daft Punk pour se faire à l’idée). Il aurait était facile pour lui de draguer le spectateur par quelques effets tendant plus du bluff que du talent (j’ai encore en mémoire l’esbroufe ahurissante du film <em>Mr Nobody</em>, de Jaco Van Dormael en tête). Non, Eternal Sunshine est un film tout en poésie, beau, mais avant tout construit, bien ficelé et sans incohérence.</div>
<div style="text-align: justify;">C’est le genre de films qui posent à eux-seul le problème d’une « ligne éditoriale » pour un blog, un magazine critique : comment octroyer une note à un film ? Comment noter un film, une fable comme celle-ci ? Comment exprimer justement son ressenti sur une épreuve aussi laborieuse que la vision de ce film ? La peur de ne pas pouvoir dire quelque chose, en essayant ne serait-ce que de décrire un peu le choc émotionnel. Genre de problèmes que l’on ressent à l’heure de commenter, critiquer, une œuvre dont on a beaucoup trop parlé. Être objectif fasse à ces œuvres rentrant dans une espèce d’inconscient poétique.</div>
<div style="text-align: justify;">C’est la tête pleine de ces questions que je me laissais embarquer, encore une fois, dans le film. Le réveil de Joel, sa course pour attraper le train. Montauk, sa rencontre avec Clementine. Tout était réglé comme du papier à musique. Mais dorénavant, je savais à quoi m’attendre, alors, pour une fois je n’ai pas été happé par le film, me situant toujours un peu à l’extérieur, en bordure. J’ai apprécié le film avec beaucoup de recul et surtout avec quelques années en plus.</div>
<div style="text-align: justify;">L’histoire est simple, celle d’un chagrin d’amour, trempé de désespoir et de vengeance. L’incohérence chronologique que génère la narration est là pour souligner l’état de détresse du personnage principal. Au même titre que certaines aberrations visuelles, et les problèmes de raccord entre certains plans. Instantanément, il y a une association qui ne nous lâchera jamais tout au long du film entre le héros et nous. On se retrouve interpelé ainsi par des thèmes vus et revus, et le côté commun de l’histoire ne nous fait qu’entrer dans une empathie plus grande envers Joel. Et même si le film ne devient qu’un reflet dans lequel on essaye de trouver des ressemblances le film nous ramène sans cesse à notre état de spectateur n’essayant en aucun cas de clarifier les situations, en démontant les décors, et mettant à jour le côté factice de toute cette histoire. Malgré tout, on plonge dans l’intime, le plus intime. On plonge littéralement oui, comme si ces images étaient un habit dans lequel on voulait rentrer. Il serait tentant de tout arrêter mais on s’enfonce dans cette déchéance personnelle. Dans cette perte et cette chute. L’inhumanité même de l’idée de départ – celle de pouvoir vider totalement des personnes de sa mémoire – devrait rebuter, déranger. Mais elle est livrée avec tant de poésie qu’elle ne choque presque pas, elle devient presque une réponse évidente au désespoir. L’idée du libre arbitre semble remise en question dans un premier temps, autant pour Joel le héros qui se retrouve forcé de vider sa tête des souvenirs qu’il a de Clémentine, que pour le spectateur qui se retrouve mené en bateau, forcé d’être d’accord avec les décisions de Joel. Mais, la rébellion de Joel, ainsi que du personnage qu’incarne Kirsten Dunst, semble faire triompher l’Humain.</div>
<div style="text-align: justify;">L’issue du film reste vague, ouverte en tout cas. Les optimistes auront leur avis, les pessimistes le leur. Ce n’est pas vraiment le plus important : dans tous les cas le film est réussi, il force chacun à réfléchir sur l’oubli, sur sa nécessité.</div>
<div style="text-align: justify;">Cet énième visionnage ne m’a pas apporté de réponses sur le fait que ce soit un chef d’œuvre ou non, après tout tant pis. Il a pourtant était ma meilleure expérience avec ce film qui pour une fois ne m’a pas bouleversé. Pour une fois, je me suis laissé guider anticipant les obstacles, sachant quoi regarder, sur quoi me focaliser. Je n’en ai pas parlé, mais bien sûr, il faut féliciter le réalisateur pour la construction des plans, les efforts de montage, l’ingéniosité perpétuelle du film. Il faut saluer aussi les acteurs parfaits dans leurs rôles. Et ne pas hésiter quand même à pleurer à la fin : le cinéma est fait pour ça aussi.</div>
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		<title>La Rafle, un film de Rose Bosch</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 11:00:59 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Au pays de l’évènementiel, le cinéma doit sans doute être le président, si ce n’est le dictateur tant il sait effacer les autres formes d’art et d’expression dans ce domaine. L’association évènement cinématographique et seconde guerre mondiale on est sur de plus d’accéder à un respect de circonstance d’une part, et de l’autre faire couler [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin: 5px;" src="http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/70/61/48/19242914.jpg" alt="La rafle affiche" width="331" height="428" />Au pays de l’évènementiel, le cinéma doit sans doute être le président, si ce n’est le dictateur tant il sait effacer les autres formes d’art et d’expression dans ce domaine. L’association évènement cinématographique et seconde guerre mondiale on est sur de plus d’accéder à un respect de circonstance d’une part, et de l’autre faire couler de l’encre. Celui de ce début 2010 a un nom plus qu’évocateur – <em>La Rafle</em> – et a l’ambition de marier toile historique (la rafle du Vel d’hiv) et fiction. Présenté comme unique film traitant de ce fait de l’Histoire « peu connu » (pour les plus de 25 ans il semblerait car il est maintenant au programme d’Histoire en troisième et en terminale) mais aussi comme déchirant, puissant et j’en passe. Il est vrai que des films avec les mêmes ambitions ont rencontré un franc succès et sont restés gravés dans les mémoires comme des films d’une extrême finesse (l’exemple le plus évident étant <em>La Vie est Belle</em> de Benigni). Dans cette tâche difficile, une ligne de conduite à respecter est nécessaire. Ainsi, savoir où arrêter une simple énonciation de faits historiques et où insérer la fiction, dans quelle proportion et par quels procédés est l’essentiel du travail du réalisateur qui alors fait de son film une alchimie savante toujours à la limite du raté et du génie.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La Rafle</em> est-il un exemple de cette alchimie ? Au risque de me faire traiter d’insensible : certainement pas. Il faut dire que sans être persuadé du raté de ce film, je partais avec un sérieux a priori. La bande annonce m’avait semblée chargée d’une émotion dérangeante, non pas par la brutalité des faits qui sont décrit mais par son côté factice.</p>
<p style="text-align: justify;">La vision du film amplifie cette sensation. On assiste à une surenchère de pathos. A la tragédie de la rafle – qui aurait sans nul doute suffit à elle-même – se rajoute les ficelles grossières de toutes les techniques (ou plutôt astuce) possible et imaginables ayant pour but de faire pleurer le quidam : que ce soit le petit garçon plein d’innocence et de phrases naïves, ou encore la gentille (vraiment gentille) infirmière qui se met au même régime que les détenus pour montrer au préfet que c’est très vilain ce qu’ils sont en train de faire les français… L’apothéose reste quand même lorsque le nounours du petit tombe sur le quai de gare alors qu’il est enfourné dans un wagon de déportation. Les acteurs livrent toutefois une prestation convenable. Mélanie Laurent, dans le rôle de l’infirmière, joue… Mélanie Laurent, Gad Elmaleh quant à lui est juste, Jean Réno aussi sans être transcendant et les gamins ne sont pas mauvais, même plutôt crédibles. Mais, cela ne fait rien, on perd le but premier par ces égarements narratifs à la fois faciles et extrêmement lourds.</p>
<p style="text-align: justify;">La rafle en elle-même ne constitue, d’ailleurs, pas l’essentiel du film. Après une longue introduction montrant une certaine douceur de vivre dans un Montmartre des plus pittoresques (dans lequel plane tout de même une certaine peur) entrecoupée de très (trop) courtes scènes de réunions entre le chef de la Gestapo et les Allemands d’un côté et Pétain et Laval de l’autre, planifiant la rafle ; la nuit du 16 au 17 juillet est vite résumée (presque bâclée). S’en suit la captivité dans le vélodrome d’hiver, un peu plus longue mais principalement centrée sur le personnage de Mélanie Laurent et le seul médecin autorisé à officier (Jean Réno). Au final, on ne ressent pas vraiment la longueur de cette captivité et si l’arrivée de l’eau avec les pompiers est montrée comme salutaire, on n’en saisit pas vraiment l’enjeu. Le reste du film se passera dans un camp de déportés dans le Loiret et, en termes de temps, sera aussi important que tous les évènements énumérés.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Face à ce déséquilibre on se demande ce qui est privilégié : l’Histoire ou la portée dramatique que l’on peut en retirer. La légitimité du format film est d’autant plus discutable lorsque l’on ne comprend pas vraiment où la réalisatrice veut en venir montrant Pétain hésitant, même trahit par Laval qui prend la décision de son propre chef de livrer les enfants. Encore plus déroutant : dans les scènes suivantes, Pétain semble agir comme si tout était normalement, du moins sans tromperie. Ce changement d’attitude peu compréhensible, se retrouve dans l’attitude du policier en charge du camp des déportés qui affiche un air affecté, presque défait face à l’ampleur de ce qui se passe dans le vélodrome d’hiver pour se révéler froid, presque tyrannique, à la fin.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre point reprochable, les scènes avec Hitler qui sont simplement inutiles. Si l’on peut pressentir la volonté d’afficher son inhumanité (qui n’a aucun besoin d’être montrée) en opposant sa villégiature et la captivité du groupe de juifs que l’on suit, ces scènes sont totalement ratées, molles, vaines et font se perdre encore plus le film.</p>
<p style="text-align: justify;">A la sortie de la salle, et suite à la fin honteuse – dont je ne souhaite pas dévoiler le secret tellement elle vous fera bondir de votre fauteuil – je me suis demandé dans quelle mesure n’aurait-il pas été préférable, ou judicieux, d’adopter le format du documentaire, ou du moins du docu-fiction pour traiter d’un évènement tel ?</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque je vois en interview Sylvie Testud (qui joue un très court rôle) défendre le film en disant que c’est le premier film traitant de cet évènement, j’en suis tout à fait convaincu : ce film ne nous montre pas ce qu’à été la rafle du Vel d’hiv ; il en résume les tenants et les aboutissants, brosse très largement sa mise en application et noue le tout d’une fiction des plus caricaturales et ainsi ne réussi pas à livrer un témoignage de ce qu’a été cette rafle. Et, de fait, cette espèce de supercherie historique échoue précisément là où elle pense réussir.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-on romancer l’histoire ? La question est légitime. Il faudrait visionner à nouveau des films comme <em>La Vie est Belle</em> pour savoir. Mais si l’on reconsidère, avec du recul, le parti pris par Tarantino avec <em>Inglorious Basterds</em>, décidant d’ignorer toute trace historique dans son film, on peut l’estimer plus pertinent car ne se perdant pas à la recherche d’une ligne de conduite, ou, du moins, à la recherche de légitimité.</p>
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		<title>Van Gogh, un film de Maurice Pialat</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 12:52:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a voilà quelques jours, nous avons décidé, avec Novembre et des amis, d&#8217;aller au cinéma où l&#8217;on repassait un vieux film sur Van Gogh. On s&#8217;est dit que cela pourrait être intéressant car nous aimons tous ce peintre. Van Gogh est sorti en 1991, c&#8217;est un film dont le scénario et la réalisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a voilà quelques jours, nous avons décidé, avec Novembre et des amis, d&#8217;aller au cinéma où l&#8217;on repassait un vieux film sur Van Gogh. On s&#8217;est dit que cela pourrait être intéressant car nous aimons tous ce peintre.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; vertical-align: middle;" src="http://www.mediafilm.ca/multimedias//1Van_Gogh.jpg" alt="" width="218" height="302" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Van Gogh</strong> est sorti en 1991, c&#8217;est un film dont le scénario et la réalisation ont été entièrement élaborés par Maurice Pialat. Ce réalisateur était un provocateur anticonformiste, qui avait la réputation de mettre parfois ses collaborateurs &#8211; que ce soit ses acteurs ou ses techniciens &#8211; à bout.  Mal-aimé en France, il a néanmoins reçu un César du meilleur film pour <em>A nos amours</em> (1983) et la Palme d&#8217;or pour <em>Sous le soleil de Satan</em> (1987). Bien qu&#8217;en vingt-huit ans de carrière il n&#8217;a réalisé que onze films son oeuvre reste très marquant dans l&#8217;historie du cinéma français.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est au début des années 80, dix ans avant sa sortie, que vient à Pialat l&#8217;idée de faire un film sur Van Gogh; lors d&#8217;un entretien avec Catherie Breillat (scénariste de son film <em>Police</em> sorti en 1985) il déclame :<em> «                        Ce soir j&#8217;ai trouvé le sujet de mon film sur Van                        Gogh : c&#8217;est un type, il est sur le quai d&#8217;une gare, il                        prend le train pour Auvers. il a cent tableaux à                        peindre, trois mois à vivre, il s&#8217;appelle Van Gogh                        et il n&#8217;en a rien à foutre.</em> »</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; border: 1px solid black;" src="http://img34.imageshack.us/img34/3947/vangogh199112g.jpg" alt="" width="431" height="306" /></p>
<p style="text-align: justify;">Vincent Van Gogh est un peintre néerlandais peu connu de son vivant; mélangeant dans ses œuvres l&#8217;impressionnisme, le pointillisme et le naturalisme, il fut le prédécesseur du cubisme, de l&#8217;expressionnisme et même du fauvisme. Très solitaire, Vincent vécut de nombreux échecs dans sa vie sentimentale ainsi que dans les relations humaines. Souffrant de maux intérieurs, il se tire le 27 juillet 1890 une balle dans le ventre et meurt deux jours plus tard à la suite de ses blessures. Incompris de son vivant, il est aujourd&#8217;hui exposé dans les plus grands musées du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons eu droit, avant la séance, à une demi-heure de discours d&#8217;un proffesseur de CAv de la fac de la ville. Il nous a dit que ceci est un film unique en son genre, et je me souviens avoir rigolé, parce que je n&#8217;y croyais pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Pialat a cherché, à travers ce film, à retracer les deux derniers mois de la vie de Van Gogh en négligeant complètement son oeuvre et en insistant sur la personnalité du peintre et ses relations avec l&#8217;entourage. Van Gogh arrive à Auvers-sur-Oise et se retrouve sous la surveillance de Paul Gachet, un docteur collectionneur d&#8217;art et peintre qui sympathise vite avec lui. Vincent, lui, se rapproche de sa fille, ou plutôt, c&#8217;est elle qui en tombe amoureuse. Je ne saurais décrire la suite. Ce n&#8217;est tout simplement pas une historie d&#8217;amour. C&#8217;est une douce et mélancolique déchéance.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; border: 1px solid black;" src="http://www.dvdbeaver.com/film2/DVDReviews27/a%20van%20gogh%20region%201/van%20gogh%20r1Van_Gogh-2.jpg" alt="" width="353" height="213" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs incarnent leur rôle à merveille, mieux ! ils ne jouent pas : il vivent. Pialat n&#8217;a pas fait de son film un beau tableau plein d&#8217;esthétisme, il a, au contraire, voulu faire un film supernaturaliste. Il n&#8217;a pas cherché à remplacer les voix nasillardes des jeunes filles, il n&#8217;a pas cherché des dialogues débordants de belles paroles, il n&#8217;a pas cherché à montrer les personnages sous leurs meilleurs angles : toutes les fillettes du film sont des cruches aux voix niaises, Vincent les remballe à coups de répliques dignes d&#8217;une cour d&#8217;école :<em> &laquo;&nbsp;j&#8217;m'en fous&nbsp;&raquo;</em>. Quant aux paysages, ce sont ceux qu&#8217;a peint Cézanne et Van Gogh lui-même, leur beauté et leur simplicité nous transportent.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un film sur Van Gogh et on n&#8217;y voit pourtant presque aucun de ses tableaux, alors on se dit que c&#8217;est un film psychologique et on ne comprend même pas le personnage, alors on se dit que finalement il n&#8217;y a à comprendre que ce que nous cherchons à savoir sur cet homme. C&#8217;est un hommage à la vie de celui dont ne connait que l&#8217;œuvre. Peut-être, est-ce mon film préféré.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; border: 1px solid black;" src="http://img34.imageshack.us/img34/3653/vangogh199113g.jpg" alt="" width="325" height="452" /></p>
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		<title>Ghost Writer, un film de Roman Polanski</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 22:07:42 +0000</pubDate>
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<div id="allocine_blog" style="margin: auto; width: 420px; height: 335px; text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100%" height="100%" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.allocine.fr/blogvision/18945885" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="100%" src="http://www.allocine.fr/blogvision/18945885" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<div style="margin: auto; text-align: center;"><em>A voir en VO, les voix françaises sont dignes d&#8217;une série B&#8230;</em></div>
<div style="margin: auto; text-align: center;"><em><br />
</em></div>
<div>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est le 3 mars 2010 qu&#8217;est sorti en France le dernier film de <strong>Roman Polanski</strong>, tiré du roman de Robert Harris (The Ghost) :  <strong>Ghost Writer</strong>. L&#8217;histoire est intéressante : un ancien Premier ministre britannique, Adam Lang (<strong>Pierce Brosnan</strong>) veut publier son autobiographie. Mais naturellement, comme tout bon homme politique, il n&#8217;a pas un passé totalement blanc et fait appel à un nègre littéraire (<strong>Ewan McGregor</strong>) pour enjoliver son passé et son parcours politique. Ce dernier, découvre avec stupeur les tréfonds de tout personnage politique et s&#8217;aperçoit vite qu&#8217;il s&#8217;est engagé dans plus compliqué qu&#8217;il ne le pensait, malgré la belle prime de 250 000£ promise. En effet, le manuscrit semble vouloir sans cesse échapper à ses mains, et il marche sur les pas de son prédécesseur, Mike McAra, mystérieusement suicidé en laissant un mauvais texte. S&#8217;ensuivent des scènes d&#8217;action et d&#8217;investigation poussées pour notre héros, qui se fera à vite à l&#8217;idée que son chemin compliqué va vite tourner au vinaigre&#8230;</p>
</div>
<div>
<p>Polanski nous livre <strong>une réalisation parfaite</strong>, de très beaux plans filmés sur une île américaine, dans des lieux privilégiés comme cette maison magnifique posée quelque part sur la plage où vont loger les personnages pendant une bonne partie de l&#8217;histoire. Pas de grand défaut pour ce très bon film, sinon une intrigue un peu tirée par les cheveux, une naïveté du personnage principal parfois un peu excessive, et surtout l&#8217;enchaînement de six coïncidences qui vont brusquer le déroulement de l&#8217;histoire (je ne révèle pas lesquelles pour ne pas vous gâcher le plaisir du film) mais que l&#8217;on doit sans douter plus au texte de base qu&#8217;au choix de Polanski.</p>
<p>On découvre un <strong>Pierce Brosnan</strong> parfait dans le rôle de l&#8217;homme politique bellâtre mais un peu idiot, dont la femme, Ruth (jouée par <strong>Olivia Williams</strong>) se fait la manipulatrice caractérielle, maîtresse de son cheminement politique à sa propre insu. Le personnage principal joué par <strong>Ewan McGregor</strong> reste néanmoins le plus intéressant. L&#8217;acteur nous livre un bon jeu, ni excessif ni pauvre, simplement bien ancré dans son rôle et conservant une bonne crédibilité.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">Un film à voir, car je pense important dans la fin de carrière imposée de Roman Polanski, malgré ses deux heures qui peuvent parfois paraître longues dans les moments d&#8217;inactivité de l&#8217;intrigue.</div>
</div>
<p></p>
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		<title>Shutter Island, un film de Martin Scorsese</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 23:45:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Shutter Island est le dernier film de Martin Scorsese, sorti en France fin février. On y voit se dérouler l&#8217;histoire du marshal Teddy Daniels, porté volontaire, tout comme son nouveau coéquipier Chuck Aule, pour enquêter sur la disparition d&#8217;une dangereuse psychopathe, de l&#8217;île-asile sur laquelle elle était enfermée : Shutter Island. Comment cette meurtrière a-t-elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="211" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xaf2yn" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="211" src="http://www.dailymotion.com/swf/xaf2yn" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xaf2yn_shutter-island-bande-annonce-traile_shortfilms"></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shutter Island </strong>est le dernier film de Martin Scorsese, sorti en France fin février. On y voit se dérouler l&#8217;histoire du marshal Teddy Daniels, porté volontaire, tout comme son nouveau coéquipier Chuck Aule, pour enquêter sur la disparition d&#8217;une dangereuse psychopathe, de l&#8217;île-asile sur laquelle elle était enfermée : Shutter Island. Comment cette meurtrière a-t-elle pu déjouer tous les systèmes de sécurité du centre, sortir pieds nus en pleine tempête et s&#8217;enfuir dans les reliefs escarpés de l&#8217;île ? Nul ne le sait&#8230; Entre l&#8217;idée plausible d&#8217;un piège organisé par les autorités contre lui, et la quête de secrète vengeance qu&#8217;il s&#8217;est fixé, Teddy Daniels oscille pendant tout le film, pénétrant, petit à petit les longs chemins de la paranoïa&#8230; jusqu&#8217;à un final déroutant.</p>
<p style="text-align: justify;">Du point de vue du scénario, le film tient la route, sans être toute fois exceptionnel. Si la fin reste surprenante et bien construite, il est aussi possible de l&#8217;envisager dès que l&#8217;intrigue se fait un peu plus intéressante. Mais le texte fait appel à des symboles intéressants de l&#8217;univers de la folie et du rêve, et si les dialogues ne sont pas vraiment tirés d&#8217;un talent littéraire pur, malgré le fait que notre histoire est adaptée d&#8217;un livre du même nom (Denis Lehane en 2003), ils ont malheureusement tendance à surtout s&#8217;imprimer dans le thriller psychologique américain de base, avec toujours une petite dose d&#8217;action vraisemblablement à ne pas négliger. Du genre : &laquo;&nbsp;Continue sans moi Johnny, ma femme, en rêve me conseille de&#8230; euhan, je ne peux rien te dire&#8230; oublie&#8230; non, oublie sérieusement.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs sont plaisants : les rôles secondaires corrects, et Di Caprio pas transcendant. Si dans les scènes d&#8217;action son jeu passe crème, il est irréfutable que le pauvre &laquo;&nbsp;Leo&nbsp;&raquo; conserve une dose de ridicule considérable lors des scènes sentimentales, voire lacrymales; sans doute un des effets irrévocables de Titanic. Mais avec le temps, je trouve qu&#8217;on a tout de même moins l&#8217;impression qu&#8217;il pleure à cause de sa colite, et qu&#8217;il commence à être crédible.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau de la stricte réalisation, Scorsese n&#8217;éblouit pas, même si les images restent belles, agréables, sans doute grâce au joli cadre choisi pour tourner le film. C&#8217;est bien léché, pas de bavures, une caméra extrêmement fluide, mais on sent l&#8217;habitude et on ne croise plus de petits clins d&#8217;oeil expérimentaux dans la réalisation du maître.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><em>50% de l&#8217;esthétique du film réside dans ce regard.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Au final, c&#8217;est un assez bon Scorsese, et même si il semble qu&#8217;il batte tous les records du réalisateur depuis sa sortie, je ne pense pas qu&#8217;il se fera une place dans les annales, car le thème de la folie n&#8217;y est, à mon sens, abordé que de façon superficielle et reste très largement analysable au moment du visionnage. Mais comme la réalisation reste bien faite, et que l&#8217;intrigue se base sur de bons petits moments d&#8217;action, on ne s&#8217;ennuie pas et on sort du ciné avec l&#8217;impression d&#8217;avoir passé un bon moment.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Gainsbourg vie héroique, un film de Joann Sfar</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 10:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Novembre : J&#8217;ai découvert Gainsbourg vers 13 ou 14 ans. Au départ, c&#8217;était plutôt le Gainsbarre des années 80 qui prédominait dans mon esprit, celui qu&#8217;on voyait en train de brûler son billet de 100 balles à la télévision. Puis, j&#8217;ai peu à peu appris sa vie, son parcours. Je me suis intéressé à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1498" style="border: 1px solid black; margin: 5px;" title="gainsbourg" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2010/02/gainsbourg-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /><strong><em>Par Novembre :</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai découvert Gainsbourg vers 13 ou 14 ans. Au départ, c&#8217;était plutôt le Gainsbarre des années 80 qui prédominait dans mon esprit, celui qu&#8217;on voyait en train de brûler son billet de 100 balles à la télévision. Puis, j&#8217;ai peu à peu appris sa vie, son parcours. Je me suis intéressé à ses travaux de paroliers, de poète. Enfin, je suis allé voir le film dont on vante les mérites partout : <em>Gainsbourg, vie héroïque</em>, réalisé par Joann Sfar.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;intéressant dans ce film, et c&#8217;est ce que rappelle le réalisateur, c&#8217;est l&#8217;exposition d&#8217;un point de vue personnel sur l&#8217;œuvre et le personnage de Serge Gainsbourg. On le suit dans son périple, jeune garçon juif parti pour être peintre, puis que la musique a détourné, un peu par hasard, au fil des rencontres, vers la voie du succès. L&#8217;intrigue se tourne aussi vers les femmes : Levitsky, Bardot, Birkin, Bambou. On redécouvre à travers elles les plus grands succès de Gainsbourg, mais aussi son personnage poétique, mêlé à une double personnalité démoniaque, formidablement imaginée par Joann Sfar.</p>
<p style="text-align: justify;">Le casting est tout simplement surprenant : Eric Elmosnino dans le rôle de Gainsbourg est absolument excellent, dans toutes les périodes de l&#8217;artiste il a su adopter un jeu extrêmement fidèle et réaliste. On trouve aussi une Brigitte Bardot éblouissante à travers Lætitia Casta, une Jane Birkin amusante jouée par Lucy Gordon, et une Gréco quasi-ressemblante, dont la voix grave est très fidèlement reproduite. Même la petite Charlotte Gainsbourg a été judicieusement choisie. On peut voir apparaître brièvement un Georges Brassens encore jeune et très ressemblant. Le seul petit reproche, et il ne tient qu&#8217;à moi, à faire au niveau du casting, est le choix de Philippe Katerine, dans le rôle de Boris Vian, qui était pourtant très grand et très maigre, et sans doute un peu moins &laquo;&nbsp;fofolle&nbsp;&raquo; que celui qui <em>adooooore</em> faire danser les gens.</p>
<p style="text-align: justify;">Je crois qu&#8217;on a avec ce film, une excellente occasion de redécouvrir un des maîtres de la chanson française, un véritable poète, dont la vie, tantôt héroïque, poétique, érotique, n&#8217;a cessé d&#8217;obséder ses contemporains. Un très bon film, très agréable à voir, dans lequel on se plonge très rapidement et dont seule la fin peut nous sortir avec regret. A voir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Par Hazel :</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne connaissais ce personnage que de nom.<strong><em> </em></strong>Gainsbourg était pour moi comme tous ces artistes de la chansons française donc on n&#8217;entend plus parler depuis des années, de plus n&#8217;étant arrivée en France qu&#8217;en 1999 je n&#8217;ai jamais eu l&#8217;occasion d&#8217;être bercée par certaines de ses chansons que tout le monde connait par coeur et que j&#8217;ai du entendre seulement une ou deux fois. En deux mots, je ne connaissais rien de Gainsbourg. Ce biopic, qui m&#8217;a énormément appris sur la vie de ce chanteur, a une particularité : le réalisateur nous a livré dans ce film une vision du personnage qui lui est propre, il ne s&#8217;est pas fidèlement référé à toutes les étapes de sa vie année par année, mais surtout il a donné à ce film une touche de fantaisie tout à fait nouvelle&#8230; Lorsqu&#8217;on observe l&#8217;affiche  plus attentivement, avant de rentrer dans la salle de cinéma, on voit marqué en bas &laquo;&nbsp;un <strong><em>conte</em></strong> de Joann Sfar&nbsp;&raquo;&#8230; Un conte ? A quoi devons nous nous attendre ? Eh bien Sfar nous a livré une dimension originale et poétique de la vie de Gainsbourg en lui créant un double imaginaire antipathique qui le poursuit partout en lui rappelant sans cesse ses origines juives et en lui dictant ce qu&#8217;il doit faire&#8230; Cette entreprise de la part du réalisateur donne au film ce coté attachant puisque nous nous retrouvons confrontés avec Gainsbourg à ce monstre intérieur duquel il veut sans cesse se décharger. Cela permet, selon moi, de rentrer dans la peau du personnage plus que dans tous les autres films biographiques que j&#8217;ai vu.</p>
<p style="text-align: right;">Site officiel du film <a href="http://www.gainsbourg-lefilm.com/" target="_blank">ici</a>.</p>
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		<title>The Reader, un film de Stephen Daldry</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 09:48:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Scenario adapté du Best Seller de l&#8217;allemand Bernhard Schlink, paru en 1995. (réalisé par Stephen Daldry avec Kate Winslet et Ralph Fiennes) L&#8217;histoire d&#8217;amour bouleversante d&#8217;un garçon et d&#8217;une femme plus agée dans les années 50. L&#8217;envers du décor nous apprend que  celle-ci est une ancienne garde nazie d&#8217;Auschwitz. On ne connaissait alors que la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" src="http://faussesvaleurs.unblog.fr/files/2009/03/thereader.jpg" alt="" width="233" height="345" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Scenario adapté du Best Seller de l&#8217;allemand Bernhard Schlink, paru en 1995.<br />
(réalisé par Stephen Daldry<br />
avec Kate Winslet et Ralph Fiennes</strong>)</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire d&#8217;amour bouleversante d&#8217;un garçon et d&#8217;une femme plus agée dans les années 50. L&#8217;envers du décor nous apprend que  celle-ci est une ancienne garde nazie d&#8217;Auschwitz. On ne connaissait alors que la partie sensible de son être. Poignant. Comment a-t-elle pu transmettre autant de bonheur par la suite ? Autant de bonheur à un jeune garçon, hanté toute sa vie par un sublime été avec l&#8217; ex-meurtrière.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" src="http://blogues.cyberpresse.ca/moncinema/lussier/wp-content/uploads/2009/04/the-reader-1.jpg" alt="" width="360" height="241" /></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;opposition scénaristique: &laquo;&nbsp;The reader&nbsp;&raquo;(le lecteur), passionné de lecture, à l&#8217;illettrée nazie, symbolise la frontière entre deux mondes, deux morales différentes. C&#8217;est une rencontre amoureuse au fondement littéraire (&laquo;&nbsp;L&#8217;Odyssée&nbsp;&raquo; de Homère, &laquo;&nbsp;La dame au petit chien&nbsp;&raquo; d&#8217;Anton Tchekhov&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Au delà de l&#8217;univers sentimental, restreint et parfois gênant par son impudeur sont traité les &laquo;&nbsp;procès exemples&nbsp;&raquo; de l&#8217;Allemagne d&#8217;après guerre. La mise en scène est classique et efficace.</p>
<p style="text-align: justify;">Après tant de film sur la shoah, comment tourner la caméra vers l&#8217;autre camp, comment tout simplement filmer l&#8217;ennemi ? En oubliant les défauts techniques et scénaristiques: a échelle humaine ce film bouleverse par son audace, notre aperçu de l&#8217;amour.</p>
<p style="text-align: right;">par Lucas Butticè.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>L&#8217;avez-vous vu ? Qu&#8217;en avez-vous pensé ?<br />
Exprimez-vous !</strong></p>
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		<title>Etreintes Brisées, un film de Pédro Almodovar</title>
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		<pubDate>Mon, 25 May 2009 23:04:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Los Ambrazos Rotos (les Etreintes Brisées), est le nouveau film de Pedro Almodovar sorti en France le 20 mai. Il a été présenté au festival de Cannes 2009. Acteurs : Penelope Cruz (Lena), Lluis Homar (Matheo Blanco alias Harry Caine), Blanca Portillo (Judit Garcia), Tamar Novas (Diego). Durée : 2h07 Synopsis : C&#8217;est un homme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" src="http://le-hangar.cowblog.fr/images/etreintesbrisees1.jpg" alt="" width="260" height="347" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Los Ambrazos Rotos</strong> (les Etreintes Brisées), est le nouveau film de Pedro Almodovar sorti en France le 20 mai. Il a été présenté au festival de Cannes 2009.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Acteurs :</span> Penelope Cruz (Lena), Lluis Homar (Matheo Blanco alias Harry Caine), Blanca Portillo (Judit Garcia), Tamar Novas (Diego).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Durée : </span>2h07</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Synopsis :</span> C&#8217;est un homme aveugle qui se présente à l&#8217;écran : un écrivain de scénarios et romans, qui publie ses œuvres sous le nom de Harry Caine, un pseudonyme qu&#8217;il a adopté depuis quatorze ans. Il y a quatorze ans, cet homme s&#8217;appelait encore Mateo Blanco, réalisateur de films. C&#8217;est lors d&#8217;un casting pour sa première comédie qu&#8217;il rencontre la sublime Lena, une femme mariée à un homme jaloux et possessif, de laquelle il tomba amoureux. Il la perd dans un accident de voiture, où il se sépare aussi de sa vue. C&#8217;est cet amour passionné et pur que raconte Harry-Mateo à Diego, le fils de Judit, sa directrice de production qui est une amie très proche.<br />
Ce n&#8217;est pas une simple histoire d&#8217;amour que nous offre cette fois-ci Almodovar, c&#8217;est un éventail de couleurs et de sentiments, une histoire facile a comprendre mais profonde, et remplie de passion inouïe, dont la flamme n&#8217;est toujours pas éteinte.</p>
<p>Pedro Almodovar, grand cinéaste espagnol reconnu mondialement, a utilisé dans ce magnifique film le thème de la vision, les premières secondes sont un gros plan sur un œil, l&#8217;œil d&#8217;une inconnue qui ne restera par plus de cinq minutes à l&#8217;écran. mais cet œil n&#8217;est qu&#8217;un bref aperçu de cette histoire qui va vivre et danses dans les pupilles pendant un peu plus de deux heures, entre l&#8217;objectif d&#8217;une caméra perverse, le héros non voyant, et la beauté incontestable de Penelope Cruz.</p>
<p>Malheureusement ce film n&#8217;a pas eu beaucoup de succès au festival de Cannes 2009, et cependant, débarrassé de la plupart de ses clichés (mis à part sa muse, Penelope), Almodovar nous fait découvrir une histoire bien plus vraisemblable que dans ses autres films, et à mon avis, l&#8217;une des meilleures.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.losabrazosrotos.com/?lang=fr#">Ici, le site officiel du film.</a></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" src="http://le-hangar.cowblog.fr/images/PenelopeCruzdansLesEtreintesbrisees.jpg" alt="" width="375" height="250" /></p>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><strong>Votre avis est le bienvenu.</strong></span></div>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><strong><br />
</strong></span></div>
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