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	<title>Le Hangar - Espace artistique &#187; Actualités</title>
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		<title>Sartre – Les Mains sales</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 13:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean-Paul Sartre s&#8217;est envolé le 15 avril 1970, il y a maintenant quarante ans. Tout au long de la semaine, le Hangar lui rend hommage en vous proposant de découvrir plusieurs de ses œuvres. Lorsqu&#8217;il fait paraître Les Mains sales, en 1948, Jean-Paul Sartre est déjà un homme de lettres mainte et mainte fois reconnu, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="border: 1px solid black; margin: 10px; float: left;" src="http://www.sbpress.com/wp-content/uploads/2009/11/Sartre.jpg" alt="" width="200" height="222" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jean-Paul Sartre s&#8217;est envolé le 15 avril 1970, il y a maintenant quarante ans. Tout au long de la semaine, le Hangar lui rend hommage en vous proposant de découvrir plusieurs de ses œuvres.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&#8217;il fait paraître <em>Les Mains sales</em>, en 1948, Jean-Paul Sartre est déjà un homme de lettres mainte et mainte fois reconnu, tant dans la littérature, que dans le théâtre et la philosophie. Cette pièce, mise en scène pour la première fois par Simone Berriau au Théâtre Antoine le 2 avril de cette même année, relate le questionnement politique de Sartre quant au communisme et notamment à l&#8217;idée de Parti et tout ce qui s&#8217;y lie irrémédiablement. Prenant dans ses réflexions l&#8217;apparence du personnage de Hugo, un jeune intellectuel issu du milieu bourgeois, il mêle dans la pièce réflexion existentialiste et questions sur l&#8217;intérêt et l&#8217;évolution du parti politique. Hugo, dans le premier tableau, vient à peine de sortir de prison pour bonne conduite, deux ans après avoir assassiné Hoederer, un des pontes du Parti prolétarien en Illyrie (pays inventé par Sartre) sur l&#8217;ordre de Louis et Olga, deux autres militants très actifs. L&#8217;histoire se passe pendant la seconde guerre mondiale, dans un contexte que l&#8217;on connaît où s&#8217;opposent force alliées, communistes et fascistes, au point de vue idéologique. Hugo se rend donc chez Olga, chez qui se tient le siège clandestin du Parti. Cette dernière lui fait passer un petit questionnaire sur les véritables raisons qui ont poussé Hugo à tuer Hoederer. Au Parti, il semblerait qu&#8217;on doute de lui désormais, malgré le grand sacrifice auquel il a consenti. Dans les tableaux suivants, on retrace l&#8217;histoire de Hugo : différentes questions d&#8217;ordre politique traverseront la pensée de Sartre. Tout d&#8217;abord, peut-on tuer un individu dans l&#8217;intérêt d&#8217;une idée politique ? L&#8217;intérêt d&#8217;une idée politique est-il d&#8217;ailleurs légitime ? Y&#8217;a-t-il une vérité politique ? Puis, viendront s&#8217;ajouter à ces questions le malaise existentialiste face à l&#8217;action, que l&#8217;on retrouve aussi dans <em>La Nausée</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il serait dommage de révéler tous les éléments de l&#8217;action. Cependant cette pièce est très prenante et on ne peut que conseiller de la lire car, même si on peut ne pas adhérer à l&#8217;engagement politique, et voire philosophique, dans le théâtre, ce n&#8217;est jamais du temps perdu. On ressent néanmoins toute la force de Sartre et son activité dans la vie de la pensée dans son époque, avec toujours la volonté de faire réagir son public.</p>
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		<title>La Rafle, un film de Rose Bosch</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 11:00:59 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" style="margin: 5px;" src="http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/70/61/48/19242914.jpg" alt="La rafle affiche" width="331" height="428" />Au pays de l’évènementiel, le cinéma doit sans doute être le président, si ce n’est le dictateur tant il sait effacer les autres formes d’art et d’expression dans ce domaine. L’association évènement cinématographique et seconde guerre mondiale on est sur de plus d’accéder à un respect de circonstance d’une part, et de l’autre faire couler de l’encre. Celui de ce début 2010 a un nom plus qu’évocateur – <em>La Rafle</em> – et a l’ambition de marier toile historique (la rafle du Vel d’hiv) et fiction. Présenté comme unique film traitant de ce fait de l’Histoire « peu connu » (pour les plus de 25 ans il semblerait car il est maintenant au programme d’Histoire en troisième et en terminale) mais aussi comme déchirant, puissant et j’en passe. Il est vrai que des films avec les mêmes ambitions ont rencontré un franc succès et sont restés gravés dans les mémoires comme des films d’une extrême finesse (l’exemple le plus évident étant <em>La Vie est Belle</em> de Benigni). Dans cette tâche difficile, une ligne de conduite à respecter est nécessaire. Ainsi, savoir où arrêter une simple énonciation de faits historiques et où insérer la fiction, dans quelle proportion et par quels procédés est l’essentiel du travail du réalisateur qui alors fait de son film une alchimie savante toujours à la limite du raté et du génie.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La Rafle</em> est-il un exemple de cette alchimie ? Au risque de me faire traiter d’insensible : certainement pas. Il faut dire que sans être persuadé du raté de ce film, je partais avec un sérieux a priori. La bande annonce m’avait semblée chargée d’une émotion dérangeante, non pas par la brutalité des faits qui sont décrit mais par son côté factice.</p>
<p style="text-align: justify;">La vision du film amplifie cette sensation. On assiste à une surenchère de pathos. A la tragédie de la rafle – qui aurait sans nul doute suffit à elle-même – se rajoute les ficelles grossières de toutes les techniques (ou plutôt astuce) possible et imaginables ayant pour but de faire pleurer le quidam : que ce soit le petit garçon plein d’innocence et de phrases naïves, ou encore la gentille (vraiment gentille) infirmière qui se met au même régime que les détenus pour montrer au préfet que c’est très vilain ce qu’ils sont en train de faire les français… L’apothéose reste quand même lorsque le nounours du petit tombe sur le quai de gare alors qu’il est enfourné dans un wagon de déportation. Les acteurs livrent toutefois une prestation convenable. Mélanie Laurent, dans le rôle de l’infirmière, joue… Mélanie Laurent, Gad Elmaleh quant à lui est juste, Jean Réno aussi sans être transcendant et les gamins ne sont pas mauvais, même plutôt crédibles. Mais, cela ne fait rien, on perd le but premier par ces égarements narratifs à la fois faciles et extrêmement lourds.</p>
<p style="text-align: justify;">La rafle en elle-même ne constitue, d’ailleurs, pas l’essentiel du film. Après une longue introduction montrant une certaine douceur de vivre dans un Montmartre des plus pittoresques (dans lequel plane tout de même une certaine peur) entrecoupée de très (trop) courtes scènes de réunions entre le chef de la Gestapo et les Allemands d’un côté et Pétain et Laval de l’autre, planifiant la rafle ; la nuit du 16 au 17 juillet est vite résumée (presque bâclée). S’en suit la captivité dans le vélodrome d’hiver, un peu plus longue mais principalement centrée sur le personnage de Mélanie Laurent et le seul médecin autorisé à officier (Jean Réno). Au final, on ne ressent pas vraiment la longueur de cette captivité et si l’arrivée de l’eau avec les pompiers est montrée comme salutaire, on n’en saisit pas vraiment l’enjeu. Le reste du film se passera dans un camp de déportés dans le Loiret et, en termes de temps, sera aussi important que tous les évènements énumérés.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Face à ce déséquilibre on se demande ce qui est privilégié : l’Histoire ou la portée dramatique que l’on peut en retirer. La légitimité du format film est d’autant plus discutable lorsque l’on ne comprend pas vraiment où la réalisatrice veut en venir montrant Pétain hésitant, même trahit par Laval qui prend la décision de son propre chef de livrer les enfants. Encore plus déroutant : dans les scènes suivantes, Pétain semble agir comme si tout était normalement, du moins sans tromperie. Ce changement d’attitude peu compréhensible, se retrouve dans l’attitude du policier en charge du camp des déportés qui affiche un air affecté, presque défait face à l’ampleur de ce qui se passe dans le vélodrome d’hiver pour se révéler froid, presque tyrannique, à la fin.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre point reprochable, les scènes avec Hitler qui sont simplement inutiles. Si l’on peut pressentir la volonté d’afficher son inhumanité (qui n’a aucun besoin d’être montrée) en opposant sa villégiature et la captivité du groupe de juifs que l’on suit, ces scènes sont totalement ratées, molles, vaines et font se perdre encore plus le film.</p>
<p style="text-align: justify;">A la sortie de la salle, et suite à la fin honteuse – dont je ne souhaite pas dévoiler le secret tellement elle vous fera bondir de votre fauteuil – je me suis demandé dans quelle mesure n’aurait-il pas été préférable, ou judicieux, d’adopter le format du documentaire, ou du moins du docu-fiction pour traiter d’un évènement tel ?</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque je vois en interview Sylvie Testud (qui joue un très court rôle) défendre le film en disant que c’est le premier film traitant de cet évènement, j’en suis tout à fait convaincu : ce film ne nous montre pas ce qu’à été la rafle du Vel d’hiv ; il en résume les tenants et les aboutissants, brosse très largement sa mise en application et noue le tout d’une fiction des plus caricaturales et ainsi ne réussi pas à livrer un témoignage de ce qu’a été cette rafle. Et, de fait, cette espèce de supercherie historique échoue précisément là où elle pense réussir.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-on romancer l’histoire ? La question est légitime. Il faudrait visionner à nouveau des films comme <em>La Vie est Belle</em> pour savoir. Mais si l’on reconsidère, avec du recul, le parti pris par Tarantino avec <em>Inglorious Basterds</em>, décidant d’ignorer toute trace historique dans son film, on peut l’estimer plus pertinent car ne se perdant pas à la recherche d’une ligne de conduite, ou, du moins, à la recherche de légitimité.</p>
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		<title>Van Gogh, un film de Maurice Pialat</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 12:52:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il y a voilà quelques jours, nous avons décidé, avec Novembre et des amis, d&#8217;aller au cinéma où l&#8217;on repassait un vieux film sur Van Gogh. On s&#8217;est dit que cela pourrait être intéressant car nous aimons tous ce peintre. Van Gogh est sorti en 1991, c&#8217;est un film dont le scénario et la réalisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a voilà quelques jours, nous avons décidé, avec Novembre et des amis, d&#8217;aller au cinéma où l&#8217;on repassait un vieux film sur Van Gogh. On s&#8217;est dit que cela pourrait être intéressant car nous aimons tous ce peintre.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; vertical-align: middle;" src="http://www.mediafilm.ca/multimedias//1Van_Gogh.jpg" alt="" width="218" height="302" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Van Gogh</strong> est sorti en 1991, c&#8217;est un film dont le scénario et la réalisation ont été entièrement élaborés par Maurice Pialat. Ce réalisateur était un provocateur anticonformiste, qui avait la réputation de mettre parfois ses collaborateurs &#8211; que ce soit ses acteurs ou ses techniciens &#8211; à bout.  Mal-aimé en France, il a néanmoins reçu un César du meilleur film pour <em>A nos amours</em> (1983) et la Palme d&#8217;or pour <em>Sous le soleil de Satan</em> (1987). Bien qu&#8217;en vingt-huit ans de carrière il n&#8217;a réalisé que onze films son oeuvre reste très marquant dans l&#8217;historie du cinéma français.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est au début des années 80, dix ans avant sa sortie, que vient à Pialat l&#8217;idée de faire un film sur Van Gogh; lors d&#8217;un entretien avec Catherie Breillat (scénariste de son film <em>Police</em> sorti en 1985) il déclame :<em> «                        Ce soir j&#8217;ai trouvé le sujet de mon film sur Van                        Gogh : c&#8217;est un type, il est sur le quai d&#8217;une gare, il                        prend le train pour Auvers. il a cent tableaux à                        peindre, trois mois à vivre, il s&#8217;appelle Van Gogh                        et il n&#8217;en a rien à foutre.</em> »</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; border: 1px solid black;" src="http://img34.imageshack.us/img34/3947/vangogh199112g.jpg" alt="" width="431" height="306" /></p>
<p style="text-align: justify;">Vincent Van Gogh est un peintre néerlandais peu connu de son vivant; mélangeant dans ses œuvres l&#8217;impressionnisme, le pointillisme et le naturalisme, il fut le prédécesseur du cubisme, de l&#8217;expressionnisme et même du fauvisme. Très solitaire, Vincent vécut de nombreux échecs dans sa vie sentimentale ainsi que dans les relations humaines. Souffrant de maux intérieurs, il se tire le 27 juillet 1890 une balle dans le ventre et meurt deux jours plus tard à la suite de ses blessures. Incompris de son vivant, il est aujourd&#8217;hui exposé dans les plus grands musées du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons eu droit, avant la séance, à une demi-heure de discours d&#8217;un proffesseur de CAv de la fac de la ville. Il nous a dit que ceci est un film unique en son genre, et je me souviens avoir rigolé, parce que je n&#8217;y croyais pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Pialat a cherché, à travers ce film, à retracer les deux derniers mois de la vie de Van Gogh en négligeant complètement son oeuvre et en insistant sur la personnalité du peintre et ses relations avec l&#8217;entourage. Van Gogh arrive à Auvers-sur-Oise et se retrouve sous la surveillance de Paul Gachet, un docteur collectionneur d&#8217;art et peintre qui sympathise vite avec lui. Vincent, lui, se rapproche de sa fille, ou plutôt, c&#8217;est elle qui en tombe amoureuse. Je ne saurais décrire la suite. Ce n&#8217;est tout simplement pas une historie d&#8217;amour. C&#8217;est une douce et mélancolique déchéance.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; border: 1px solid black;" src="http://www.dvdbeaver.com/film2/DVDReviews27/a%20van%20gogh%20region%201/van%20gogh%20r1Van_Gogh-2.jpg" alt="" width="353" height="213" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs incarnent leur rôle à merveille, mieux ! ils ne jouent pas : il vivent. Pialat n&#8217;a pas fait de son film un beau tableau plein d&#8217;esthétisme, il a, au contraire, voulu faire un film supernaturaliste. Il n&#8217;a pas cherché à remplacer les voix nasillardes des jeunes filles, il n&#8217;a pas cherché des dialogues débordants de belles paroles, il n&#8217;a pas cherché à montrer les personnages sous leurs meilleurs angles : toutes les fillettes du film sont des cruches aux voix niaises, Vincent les remballe à coups de répliques dignes d&#8217;une cour d&#8217;école :<em> &laquo;&nbsp;j&#8217;m'en fous&nbsp;&raquo;</em>. Quant aux paysages, ce sont ceux qu&#8217;a peint Cézanne et Van Gogh lui-même, leur beauté et leur simplicité nous transportent.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un film sur Van Gogh et on n&#8217;y voit pourtant presque aucun de ses tableaux, alors on se dit que c&#8217;est un film psychologique et on ne comprend même pas le personnage, alors on se dit que finalement il n&#8217;y a à comprendre que ce que nous cherchons à savoir sur cet homme. C&#8217;est un hommage à la vie de celui dont ne connait que l&#8217;œuvre. Peut-être, est-ce mon film préféré.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px; border: 1px solid black;" src="http://img34.imageshack.us/img34/3653/vangogh199113g.jpg" alt="" width="325" height="452" /></p>
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		<title>Ghost Writer, un film de Roman Polanski</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 22:07:42 +0000</pubDate>
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<div id="allocine_blog" style="margin: auto; width: 420px; height: 335px; text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100%" height="100%" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.allocine.fr/blogvision/18945885" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="100%" src="http://www.allocine.fr/blogvision/18945885" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<div style="margin: auto; text-align: center;"><em>A voir en VO, les voix françaises sont dignes d&#8217;une série B&#8230;</em></div>
<div style="margin: auto; text-align: center;"><em><br />
</em></div>
<div>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est le 3 mars 2010 qu&#8217;est sorti en France le dernier film de <strong>Roman Polanski</strong>, tiré du roman de Robert Harris (The Ghost) :  <strong>Ghost Writer</strong>. L&#8217;histoire est intéressante : un ancien Premier ministre britannique, Adam Lang (<strong>Pierce Brosnan</strong>) veut publier son autobiographie. Mais naturellement, comme tout bon homme politique, il n&#8217;a pas un passé totalement blanc et fait appel à un nègre littéraire (<strong>Ewan McGregor</strong>) pour enjoliver son passé et son parcours politique. Ce dernier, découvre avec stupeur les tréfonds de tout personnage politique et s&#8217;aperçoit vite qu&#8217;il s&#8217;est engagé dans plus compliqué qu&#8217;il ne le pensait, malgré la belle prime de 250 000£ promise. En effet, le manuscrit semble vouloir sans cesse échapper à ses mains, et il marche sur les pas de son prédécesseur, Mike McAra, mystérieusement suicidé en laissant un mauvais texte. S&#8217;ensuivent des scènes d&#8217;action et d&#8217;investigation poussées pour notre héros, qui se fera à vite à l&#8217;idée que son chemin compliqué va vite tourner au vinaigre&#8230;</p>
</div>
<div>
<p>Polanski nous livre <strong>une réalisation parfaite</strong>, de très beaux plans filmés sur une île américaine, dans des lieux privilégiés comme cette maison magnifique posée quelque part sur la plage où vont loger les personnages pendant une bonne partie de l&#8217;histoire. Pas de grand défaut pour ce très bon film, sinon une intrigue un peu tirée par les cheveux, une naïveté du personnage principal parfois un peu excessive, et surtout l&#8217;enchaînement de six coïncidences qui vont brusquer le déroulement de l&#8217;histoire (je ne révèle pas lesquelles pour ne pas vous gâcher le plaisir du film) mais que l&#8217;on doit sans douter plus au texte de base qu&#8217;au choix de Polanski.</p>
<p>On découvre un <strong>Pierce Brosnan</strong> parfait dans le rôle de l&#8217;homme politique bellâtre mais un peu idiot, dont la femme, Ruth (jouée par <strong>Olivia Williams</strong>) se fait la manipulatrice caractérielle, maîtresse de son cheminement politique à sa propre insu. Le personnage principal joué par <strong>Ewan McGregor</strong> reste néanmoins le plus intéressant. L&#8217;acteur nous livre un bon jeu, ni excessif ni pauvre, simplement bien ancré dans son rôle et conservant une bonne crédibilité.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">Un film à voir, car je pense important dans la fin de carrière imposée de Roman Polanski, malgré ses deux heures qui peuvent parfois paraître longues dans les moments d&#8217;inactivité de l&#8217;intrigue.</div>
</div>
<p></p>
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		<title>Shutter Island, un film de Martin Scorsese</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 23:45:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Shutter Island est le dernier film de Martin Scorsese, sorti en France fin février. On y voit se dérouler l&#8217;histoire du marshal Teddy Daniels, porté volontaire, tout comme son nouveau coéquipier Chuck Aule, pour enquêter sur la disparition d&#8217;une dangereuse psychopathe, de l&#8217;île-asile sur laquelle elle était enfermée : Shutter Island. Comment cette meurtrière a-t-elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="211" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/xaf2yn" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="211" src="http://www.dailymotion.com/swf/xaf2yn" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xaf2yn_shutter-island-bande-annonce-traile_shortfilms"></a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Shutter Island </strong>est le dernier film de Martin Scorsese, sorti en France fin février. On y voit se dérouler l&#8217;histoire du marshal Teddy Daniels, porté volontaire, tout comme son nouveau coéquipier Chuck Aule, pour enquêter sur la disparition d&#8217;une dangereuse psychopathe, de l&#8217;île-asile sur laquelle elle était enfermée : Shutter Island. Comment cette meurtrière a-t-elle pu déjouer tous les systèmes de sécurité du centre, sortir pieds nus en pleine tempête et s&#8217;enfuir dans les reliefs escarpés de l&#8217;île ? Nul ne le sait&#8230; Entre l&#8217;idée plausible d&#8217;un piège organisé par les autorités contre lui, et la quête de secrète vengeance qu&#8217;il s&#8217;est fixé, Teddy Daniels oscille pendant tout le film, pénétrant, petit à petit les longs chemins de la paranoïa&#8230; jusqu&#8217;à un final déroutant.</p>
<p style="text-align: justify;">Du point de vue du scénario, le film tient la route, sans être toute fois exceptionnel. Si la fin reste surprenante et bien construite, il est aussi possible de l&#8217;envisager dès que l&#8217;intrigue se fait un peu plus intéressante. Mais le texte fait appel à des symboles intéressants de l&#8217;univers de la folie et du rêve, et si les dialogues ne sont pas vraiment tirés d&#8217;un talent littéraire pur, malgré le fait que notre histoire est adaptée d&#8217;un livre du même nom (Denis Lehane en 2003), ils ont malheureusement tendance à surtout s&#8217;imprimer dans le thriller psychologique américain de base, avec toujours une petite dose d&#8217;action vraisemblablement à ne pas négliger. Du genre : &laquo;&nbsp;Continue sans moi Johnny, ma femme, en rêve me conseille de&#8230; euhan, je ne peux rien te dire&#8230; oublie&#8230; non, oublie sérieusement.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Les acteurs sont plaisants : les rôles secondaires corrects, et Di Caprio pas transcendant. Si dans les scènes d&#8217;action son jeu passe crème, il est irréfutable que le pauvre &laquo;&nbsp;Leo&nbsp;&raquo; conserve une dose de ridicule considérable lors des scènes sentimentales, voire lacrymales; sans doute un des effets irrévocables de Titanic. Mais avec le temps, je trouve qu&#8217;on a tout de même moins l&#8217;impression qu&#8217;il pleure à cause de sa colite, et qu&#8217;il commence à être crédible.</p>
<p style="text-align: justify;">Au niveau de la stricte réalisation, Scorsese n&#8217;éblouit pas, même si les images restent belles, agréables, sans doute grâce au joli cadre choisi pour tourner le film. C&#8217;est bien léché, pas de bavures, une caméra extrêmement fluide, mais on sent l&#8217;habitude et on ne croise plus de petits clins d&#8217;oeil expérimentaux dans la réalisation du maître.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 1px solid black; margin: auto;" src="http://mos.totalfilm.com/images/l/leonardo-dicaprio-on-shutter-island-05-420-75.jpg" alt="" width="250" height="167" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>50% de l&#8217;esthétique du film réside dans ce regard.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Au final, c&#8217;est un assez bon Scorsese, et même si il semble qu&#8217;il batte tous les records du réalisateur depuis sa sortie, je ne pense pas qu&#8217;il se fera une place dans les annales, car le thème de la folie n&#8217;y est, à mon sens, abordé que de façon superficielle et reste très largement analysable au moment du visionnage. Mais comme la réalisation reste bien faite, et que l&#8217;intrigue se base sur de bons petits moments d&#8217;action, on ne s&#8217;ennuie pas et on sort du ciné avec l&#8217;impression d&#8217;avoir passé un bon moment.</p>
<p style="text-align: justify;">
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