Mercredi 27 janvier 2010 Par Novembre dans Vos oeuvres

Crépuscule, par Fleur de Plume

Voici un petit texte sympathique et émouvant que nous envoie Fleur de Plume. Comme elle vous pouvez être publié sur le Hangar, en nous envoyant votre texte par la rubrique « Contact »… Nous vous rappelons que vous pouvez nous envoyer tout type d’œuvre d’art numérisée par ailleurs…

Crépuscule

Crépuscule,
pleine lune
ciel d’ancre,
Danse des étoiles
sur la toile de nuit

mythes merveilleux,
histoires d’enfants
rêve d’antan
espoirs présents

je pose un regard sur les astres
petite veilleuse de l’univers
douce lumière,
éclaire l’humanité

je sens, frôlement
caresse du vent
je perçois tes pas,
un mouvement
je sais
J’attends,
un parfum
entêtant,

un souffle au creux de mon oreille
mon éveil,

je ne te vois pas
mais te ressens

m’enlaçant tendrement,
Déposant de tes lèvres
un doux baiser au creux de mon poigné,

instant ensorcelant, désir naissant,
fantasme de mon esprit
d’un cœur bien en vie
espoir vivant …d’un amour veillant…

par Fleur de Plume.

Avis et critiques sont les bienvenus.

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Jeudi 21 janvier 2010 Par Novembre dans Littérature

Houellebecq – Les particules élémentaires

Photo de HouellebecqQuand on m’a proposé ce livre, j’ai grimacé, le personnage Houellebecq, c’est pas mon fort, et ses quelques apparitions télévisées ont suffit à me donner envie de ne pas le lire. On voit quelqu’un qui parle lentement, avec un certain air hautain, et une volonté irrépressible de développer dans leur perfection tous les détails de sa vie. Pourtant, je ne l’avoue même pas à contre-cœur, ce livre, je l’ai aimé. Voire, je crois même qu’il m’a mis une sacrée claque…

Les particules élémentaires, c’est l’histoire de Michel et Bruno, demi-frères, fils d’une libertine de la révolution sexuelle des années 60/70, et de pères différents mais semblables dans leur absence. Michel est incapable d’aimer, il est chercheur en biologie et trouve sa voie dans la recherche expérimentale de ce qui pourrait donner naissance à une nouvelle espèce bien particulière. Bruno, quant à lui, est un obsédé sexuel, frustré par son plaisir qui se limite souvent aux jeunes adolescentes. Pendant toute la première partie du livre, on observe ces personnages se mouvoir lentement dans une eau douteuse et franchement triste, Houellebecq dépeint avec brio les changements de la société pendant l’ère soixante-huitarde, en accusant la révolution sexuelle de la violence qu’on connait aujourd’hui, et de l’impossibilité de trouver un amour véritable, toujours obstrué par la sexualité dévergondée ou la timidité que celle-ci peut engendrer. On s’attache extrêmement vite à nos deux frères, ils ont en eux une certaine forme de pitié qu’on réserve en général aux animaux. Mais lorsque Houellebecq décide de donner une note de lumière, poussant petit à petit les deux personnages vers leur réalisation de soi, tout s’éteint subitement dans la mort, et on les voit sombrer petit à petit vers le néant.

Houellebecq est un nihiliste, il détruit tout type d’humanisme, expose une vision clairement sombre de l’homme. Les âmes sensibles peuvent et devraient s’abstenir de cette lecture, on y trouve des descriptions assez épouvantables de scènes d’une violence gratuite et très crue. De même, si vous ne vous sentez pas aptes à explorer de façon littéraire, les tréfonds de la sexualité de l’homme, vous pourriez être choqués par cette lecture. Au final, on trouve cependant ce livre unique, et très désespérant. On n’est pas forcé d’aimer, mais je pense qu’il est difficile de se passer de réactions après cette lecture.

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Mardi 29 décembre 2009 Par Novembre dans Edito

Edito – Janvier 2010

Chers lecteurs,

Comme vous l’avez sûrement remarqué, le Hangar a récemment fait peau neuve. Le design du site a été épuré, et nous avons décidé de prendre quelques mesures, en raison de la baisse croissante des participations au site.
Tout d’abord, nous avons estimé que le forum n’avait pas grande utilité et qu’il n’avait pas eu sur le site l’effet escompté. Nous avons donc décidé de l’écarter du fonctionnement du Hangar. D’autre part, nous avons aussi abandonné le système d’inscription, jugeant qu’il dispersait trop nos utilisateurs, au lieu de les rapprocher. La plateforme sur laquelle le blog fonctionne ne permet en fait pas énormément de possibilités sur le point de vue communautaire. De plus, beaucoup de nos lecteurs avaient été victimes de bugs et estimaient que cela les avait lassés.

Nous pouvons aussi vous annoncer que l’équipe a été élargie ! En effet, pour fournir des articles toujours plus réguliers, nous avons recruté cinq nouveaux membres : Bloody Lucy, Lady Dylan, Gouttesdo, Distantwaves, et A. Vous pouvez trouver un petit résumé sur eux dans la rubrique « L’Equipe ».

Nous avons aussi pris sérieusement la résolution de tourner le Hangar vers tous les domaines de l’art. C’est pourquoi les blogueurs que nous avons accueilli dans l’équipe sont aussi divers. Vous pouvez désormais nous envoyer tout type de création afin de les publier sur le site ! Pour cela rendez-vous dans la rubrique « Contact ».

Toute l’équipe espère que notre travail en 2010 vous plaira, et que vous resterez nos plus fidèles lecteurs.

Novembre.

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Lundi 28 décembre 2009 Par Novembre dans Littérature

Zola – La Fortune des Rougon

Premier volume de l’immense série des Rougon-Macquart de Zola, la Fortune des Rougon est publié en 1871. Cette œuvre nous plonge dans l’ambiance de la première moitié du XIXème siècle, et notamment du coup d’état de Napoléon III en 1851, qui préfacera la période étudiée par Zola, le Second Empire. La trame de l’histoire, comme dans beaucoup de romans de notre naturaliste préféré, est menée par plusieurs personnages à la fois. Ainsi, on suivra l’évolution généalogique de la famille, minutieusement décrite de façon scientifique par Emile Zola, cherchant dans l’hérédité naturelle l’explication à des faits (ir)rationnels. L’amour, le sang, l’avidité, la modestie, tout autant de valeurs contradictoires se mêlent et opposent chacun des personnages à un ou plusieurs autres. Antoine Macquart et Pierre Rougon, demi-frères, divergent sur tous les points : politique, réussite, situation, intelligence, bon sens, prudence…

La Fortune des Rougon, c’est la première pierre d’une série incroyablement riche, c’est le tome qui pose les bases des trois familles qui descendent d’Adélaïde Fouque, et que l’on suivra tout au long des vingt volumes des Rougon-Macquart : les Rougon, caractérisés par leur faim d’argent et de reconnaissance; les Mouret, chez qui on pourra observer des séquelles de la folie d’Adélaïde; et les Macquart, la branche la plus bâtarde, où alcool et violence se mêleront à la folie et en décupleront la puissance.

Sur ce fond d’opposition familiale et politique, on suit aussi l’histoire d’amour désillusionnée de deux jeunes gens, Silvère Mouret et Miette, qui participeront aux tentatives de soulèvement des campagnes, qui ont eu lieu lors du coup d’état de Napoléon III. Tous deux finiront tragiquement dans la mort, à cause de la violence de la répression organisée par le souverain.

Au final, un ouvrage dont le style est entraînant et riche, sans être lourd. On peut facilement se laisser emporter sur quelques centaines de pages sans s’en rendre compte, les intrigues sont extrêmement bien ficelées et on remarque immédiatement toute la justesse et l’intelligence de Zola. A lire, pour la culture et le plaisir.

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Mercredi 18 novembre 2009 Par Novembre dans Littérature

Le Clézio – Le chercheur d’or

C’est le premier livre de Le Clézio que je lis et je crois que c’est la première fois que je ressens à ce point cette envie de me farcir sa biographie complète. Dans le chercheur d’or, Le Clézio, prix Nobel de littérature l’an passé, nous emmène sur les traces d’Alexis, sur l’île Maurice. Le jeune garçon baigne dans le rêve, passe ses journées dans les champs de cannes à sucre, à courir après le soleil en compagnie de son ami Noir, Denis. Puis, il y a l’amour de la mer et de son doux bruit, l’admiration de la nature, les jeux, et surtout : le Corsaire inconnu, un pirate qui laissa voilà plus d’un siècle un fameux trésor sur une île alentour, que le père d’Alexis convoite. Mais le bonheur ne peut durer indéfiniment, et Alexis grandit, son père meurt, et il décide de partir à la recherche du trésor du Corsaire inconnu. Il connaitra l’amour, avec Ouma, le désespoir, la folie, la nature, et même la guerre, sur le chemin de sa vie. Au final, notre héros aura mis trente ans à comprendre qu’il n’y a de trésor qu’au fond de soi, dans l’amour et l’amour de la vie, dans la beauté du monde.

Avec ce roman, écrit dans un style extrêmement pur et envolé, très poétique, Le Clézio nous fait voyager dans le milieu toujours peu connu de l’insularité, il nous transporte dans cet univers plein d’une nature splendide, baigné par cette mer magnifique et infinie, si bien qu’il est difficile de lâcher le livre pour se résoudre à dormir.

Autres livres de cet auteur : Le Procès-verbal.

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