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	<title>Le Hangar - Espace artistique &#187; Novembre</title>
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		<title>Sartre – La nausée</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2010 11:00:05 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img style="border: 1px solid black; margin: 10px; float: left;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/4/40/La_nausee.jpg" alt="" width="200" height="304" />La Nausée</em>, c&#8217;est en quelque sorte ce qui a permis à Sartre d&#8217;exploser dans le monde littéraire, et qui nous a fait observer les premiers prémices de la pensée existentialiste sartrien dans la littérature. Tout commence à Bouville, une petite ville portuaire imaginée par Sartre, où Antoine Roquentin, après avoir vécu de voyages dans sa jeunesse, s&#8217;est installé et s&#8217;adonne à des recherches sur le marquis de Rollebon, afin de rédiger un mémoire sur la vie de ce dernier. Jusque là tout va bien&#8230; Mais un jour, et c&#8217;est ainsi que démarre concrètement le roman, Roquentin va décider de commencer à écrire un journal, après s&#8217;être aperçu d&#8217;un net changement dans sa perception des objets de la vie courante. Il semble à Antoine que chaque objet lui est indifférent, comme mu par une vie propre, et malgré tout l&#8217;effort qu&#8217;il y met, chaque fois qu&#8217;il essaie de se représenter l&#8217;objet en question, son nom, ses caractéristiques, et son utilité, celui-ci dégage alors un étrange malaise, une Nausée, et disparaît jusqu&#8217;à son nom, dans l&#8217;esprit de Roquentin. Il y a en face de lui, un monde inanimé, inaccessible, incompréhensible, comme autre. Petit à petit, ce ne seront plus les objets, mais lui-même qui va perdre de son sens, et provoquera en lui cette Nausée caractéristique à sa vision imposée du monde&#8230; Face à l&#8217;amour, aux corps mêmes, Antoine ne peut plus rien. Face à lui même, à la vie, aux choses non plus. Il est sans arrêt baigné par le malaise et le dégoût. Jusqu&#8217;au jour où il comprend que le retour à la normale, et sa propre réalisation même, passeront peut-être par la création d&#8217;une œuvre romanesque, faite pour déranger et faire réfléchir ses lecteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;approche de la conscience et de la contingence dans <em>la Nausée</em> est particulière à Sartre, puisqu&#8217;elle sera au centre de son œuvre philosophique existentialiste. Pour élaborer son premier roman, après avoir publié plusieurs essais philosophiques sur l&#8217;imaginaire, Sartre étudiera tout particulièrement Husserl et sa phénoménologie. On peut penser que c&#8217;est en quelque sorte ce roman qui lui a donné l&#8217;occasion d&#8217;exprimer ses propres idées autour de l&#8217;énonciation brève d&#8217;un concept nouveau. Quoiqu&#8217;il en soit, Sartre aura incontestablement marqué la littérature et la philosophie de son temps. Même en dehors de toute culture philosophique, son roman est très largement ouvert et compréhensible, pour tous les esprits, en restant très clair sur les sentiments et ressentis du personnage. Comme on l&#8217;a vu précédemment avec <em>Les Mains sales</em>, Sartre est un pluridisciplinaire, et c&#8217;est sans doute cette capacité, ce talent, qui lui a permis d&#8217;exploser aux yeux de tous, comme un grand homme de lettres et d&#8217;esprit.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Cependant</span>, je n&#8217;ai pas fini. Certes, pour l&#8217;anniversaire de la mort de Sartre, j&#8217;aurais pu être hyper sympa et me contenter de lui jeter des fleurs, comme l&#8217;ont fait des milliers avant moi. Cependant, et je sais que je ne suis pas non plus le premier à le faire, malgré tout le respect que j&#8217;ai pour <em>la Nausée</em>, je me dois de mettre au point une petite critique. Il y a en effet plusieurs points sur lesquels on peut se permettre de petits reproches. Tout d&#8217;abord, la vraisemblance. La vraisemblance de la nausée en elle-même : il faut imaginer un bonhomme, qui ne fait à peu près rien du tout de sa vie, qui se met à réfléchir sur son existence malgré lui, car c&#8217;est effectivement un galet qui sert de déclic, et que la notion d&#8217;existence dans sa propre existence est existante, ce qui semble fondamentalement affreux et dégoutant. En fait, la réaction de Roquentin, son parcours, je le vois plus comme une prise de tête un peu personnelle, sur le fait d&#8217;exister; le tout autour de questions somme toute assez simplistes : qu&#8217;est-ce que tu fous là coco ? quel sens à ma vie ? est-ce que ce galet existe ? ce galet existe un galet ? est-ce que j&#8217;existe ? suis-je un galet ? Je pousse la critique dans la caricature, certes, et mes compétences en philosophie ne me permettent sûrement pas d&#8217;apprécier toutes les idées et la réflexion de Sartre. Cependant, en bon littéraire que je devrais être, je me dois de donner un point de vue de littéraire, c&#8217;est à dire de lecteur lambda, pas forcément fanatique d&#8217;existentialisme. Pour ma part, niveau questions sur l&#8217;existence, je me contenterai plus facilement de <a href="http://www.le-hangar.com/livres/la-chute-albert-camus/">la Chute</a>, de l&#8217;ami Camus.</p>
<p style="text-align: justify;">Bon, ceci dit, la Nausée reste un livre très intéressant, et comme je l&#8217;ai dit précédemment, accessible. Ce sera même parfois cette forme un peu fantaisiste, de la ville inventée, de la Nausée un peu retentissante, qui pourra plaire au lecteur. L&#8217;important est toujours de se faire son avis par soi-même, et en tant que classique, si vous ne l&#8217;avez pas chez vous, filez l&#8217;acheter !</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.feelingsurfer.net/garp/poesie/Sartre.LaNausee.html" target="_blank">Lire un extrait.</a></p>
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		<title>Sartre – Les Mains sales</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 13:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean-Paul Sartre s&#8217;est envolé le 15 avril 1970, il y a maintenant quarante ans. Tout au long de la semaine, le Hangar lui rend hommage en vous proposant de découvrir plusieurs de ses œuvres. Lorsqu&#8217;il fait paraître Les Mains sales, en 1948, Jean-Paul Sartre est déjà un homme de lettres mainte et mainte fois reconnu, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="border: 1px solid black; margin: 10px; float: left;" src="http://www.sbpress.com/wp-content/uploads/2009/11/Sartre.jpg" alt="" width="200" height="222" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jean-Paul Sartre s&#8217;est envolé le 15 avril 1970, il y a maintenant quarante ans. Tout au long de la semaine, le Hangar lui rend hommage en vous proposant de découvrir plusieurs de ses œuvres.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&#8217;il fait paraître <em>Les Mains sales</em>, en 1948, Jean-Paul Sartre est déjà un homme de lettres mainte et mainte fois reconnu, tant dans la littérature, que dans le théâtre et la philosophie. Cette pièce, mise en scène pour la première fois par Simone Berriau au Théâtre Antoine le 2 avril de cette même année, relate le questionnement politique de Sartre quant au communisme et notamment à l&#8217;idée de Parti et tout ce qui s&#8217;y lie irrémédiablement. Prenant dans ses réflexions l&#8217;apparence du personnage de Hugo, un jeune intellectuel issu du milieu bourgeois, il mêle dans la pièce réflexion existentialiste et questions sur l&#8217;intérêt et l&#8217;évolution du parti politique. Hugo, dans le premier tableau, vient à peine de sortir de prison pour bonne conduite, deux ans après avoir assassiné Hoederer, un des pontes du Parti prolétarien en Illyrie (pays inventé par Sartre) sur l&#8217;ordre de Louis et Olga, deux autres militants très actifs. L&#8217;histoire se passe pendant la seconde guerre mondiale, dans un contexte que l&#8217;on connaît où s&#8217;opposent force alliées, communistes et fascistes, au point de vue idéologique. Hugo se rend donc chez Olga, chez qui se tient le siège clandestin du Parti. Cette dernière lui fait passer un petit questionnaire sur les véritables raisons qui ont poussé Hugo à tuer Hoederer. Au Parti, il semblerait qu&#8217;on doute de lui désormais, malgré le grand sacrifice auquel il a consenti. Dans les tableaux suivants, on retrace l&#8217;histoire de Hugo : différentes questions d&#8217;ordre politique traverseront la pensée de Sartre. Tout d&#8217;abord, peut-on tuer un individu dans l&#8217;intérêt d&#8217;une idée politique ? L&#8217;intérêt d&#8217;une idée politique est-il d&#8217;ailleurs légitime ? Y&#8217;a-t-il une vérité politique ? Puis, viendront s&#8217;ajouter à ces questions le malaise existentialiste face à l&#8217;action, que l&#8217;on retrouve aussi dans <em>La Nausée</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il serait dommage de révéler tous les éléments de l&#8217;action. Cependant cette pièce est très prenante et on ne peut que conseiller de la lire car, même si on peut ne pas adhérer à l&#8217;engagement politique, et voire philosophique, dans le théâtre, ce n&#8217;est jamais du temps perdu. On ressent néanmoins toute la force de Sartre et son activité dans la vie de la pensée dans son époque, avec toujours la volonté de faire réagir son public.</p>
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		<title>Steinbeck &#8211; Rue de la Sardine</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 18:49:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Toujours sur ma bonne lancée, je suis allé me fournir en romans de Steinbeck, et je dois avouer à tous que je ne suis vraiment pas déçu. Là, il s&#8217;agit de Rue de la Sardine, un roman qui expose à son lecteur la petite vie peu banale d&#8217;une rue  à Monterey, en Californie. On y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="border: 1px solid black; margin: 10px; float: right;" src="http://www.images-chapitre.com/ima2/original/553/750553_2878488.jpg" alt="" width="190" />Toujours sur ma bonne lancée, je suis allé me fournir en romans de Steinbeck, et je dois avouer à tous que je ne suis vraiment pas déçu. Là, il s&#8217;agit de <em>Rue de la Sardine</em>, un roman qui expose à son lecteur la petite vie peu banale d&#8217;une rue  à Monterey, en Californie. On y retrouve de ces personnages à la fois normaux et étranges, typiques de Steinbeck, avec quelque chose d&#8217;attachant, de sensible : Dora et son lupanar, Lee Chong et son épicerie, Doc et son laboratoire, Mack et ses copains, qui résident libres et heureux au <span style="text-decoration: underline;">Palais des Coups</span>. Pas vraiment d&#8217;intrigue principale, comme à l&#8217;habitude, sinon la vie du quartier. La force du livre réside dans l&#8217;entremêlement de dizaines de courts récits, des petites histoires relatives au quartier ou aux personnages principaux. On suit tout de même l&#8217;incroyable motivation de Mack et ses amis à organiser quelque chose de grand pour Doc, car &laquo;&nbsp;c&#8217;est un chic type&nbsp;&raquo;. Mais l&#8217;idée se solde bien souvent par un cuisant échec.</p>
<p style="text-align: justify;">Le style Steinbeck est extraordinaire. Il est à lui seul reconnaissable entre tous. Non seulement au niveau de la plume, qui n&#8217;a rien à se reprocher, glissant de somptueuses descriptions à des formulations d&#8217;un humour sans équivoque, mais aussi dans le scénario : le lieu et la description que Steinbeck en fait, même chose pour les personnages, tout baigne dans une innocence extraordinairement soufflante et attachante. Steinbeck nous montre que les rapports humains, tout comme l&#8217;authenticité des caractères ne sont pas tant à déplorer que cela dans ce monde et qu&#8217;une alternative à l&#8217;empoisonnement de la société est toujours possible en chacun de nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Un livre pas comme les autres, donc forcément à lire. Du très bon.</p>
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		<title>Marc-Edouard Nabe, écrivain anti-éditeur</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 19:08:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[1/ Nabe &#8211; Ce Soir ou Jamais (22/03/2010) Doué d&#8217;un talent exceptionnel, d&#8217;un franc-parler peu commun et d&#8217;un gros sens de la provoc&#8217;, Marc-Edouard Nabe fait son retour dans le milieu littéraire après quatre ans d&#8217;absences, mais d&#8217;une façon un peu particulière&#8230; En effet, son retour sur la scène littéraire fait grand bruit : Nabe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="267" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xcoea2" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="267" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xcoea2" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xcogiu_1-nabe-ce-soir-ou-jamais-22-03-2010_news" class="broken_link" >1/ Nabe &#8211;  Ce Soir ou Jamais (22/03/2010)</a></strong><br />
<em><a href="http://www.dailymotion.com/fr/channel/news"><br />
</a></em></p>
<p style="text-align: justify;">Doué d&#8217;un talent exceptionnel, d&#8217;un franc-parler peu commun et d&#8217;un gros sens de la provoc&#8217;, Marc-Edouard Nabe fait son retour dans le milieu littéraire après quatre ans d&#8217;absences, mais d&#8217;une façon un peu particulière&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, son retour sur la scène littéraire fait grand bruit : Nabe a récupéré les droits d&#8217;auteur d&#8217;une grande partie de ses œuvres (22 sur 28 ouvrages), et a décidé de s&#8217;auto-éditer en invoquant plusieurs raisons pour se justifier&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&#8217;abord, Nabe se dit scandalisé par la main mise des éditeurs sur leurs auteurs. Ce qu&#8217;il faut savoir, c&#8217;est que pour un livre publié, un auteur qui vend assez bien ne touche que 10% du prix de vente de son livre. C&#8217;est exactement le même ratio que celui attribué aux producteurs de lait. Ainsi, un auteur touchera 2€ par livre, le reste se partageant entre l&#8217;éditeur (60%) et le distributeur (les grandes librairies majoritairement, à hauteur de 30%). Depuis la crise économique qui frappe le monde, les éditeurs se sont d&#8217;ailleurs permis plus de liberté envers leurs auteurs qui vendent un peu moins bien que les Lévy et autres Gavalda : ils ne donnent plus que 8% à leurs auteurs. Rappelons à nos lecteurs que le marché des livres a généré plus de 4 milliards d&#8217;euros de chiffre d&#8217;affaire en 2009, contre 900 millions pour la musique. La crise ne touche pas le marché du livre qui a vu ses revenus augmenter de 4% de 2008 à 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxièmement, Nabe s&#8217;insurge contre les libertés prises par les éditeurs sur les textes mêmes de leurs auteurs : tels ou tels passages des livres peuvent être détournés, réécrits, car politiquement incorrects ou alors tout simplement peu vendeurs pour le livre. Marc-Edouard Nabe crie donc à la prise de liberté des écrivains, dénonçant les attitudes de &laquo;&nbsp;petits toutous&nbsp;&raquo; aux pieds des maisons d&#8217;éditions.</p>
<p style="text-align: justify;">Les livres de Nabe sont aujourd&#8217;hui disponibles en vente sur son site internet seulement, il explique pouvoir ainsi gagner autant qu&#8217;avant en vendant 10 fois moins. Les questions sur la réelle motivation des écrivains peuvent venir, seulement, il faut rappeler qu&#8217;un écrivain comme tout homme a besoin de vivre. Aujourd&#8217;hui, nombreux sont les écrivains (surtout dans le milieu de la poésie) à cotiser au RMI. Il faut s&#8217;éloigner des gros poissons de l&#8217;édition, comme Marc Lévy ou Amélie Nothomb pour s&#8217;en rendre compte. Un écrivain est un moteur de la société, il fournit du divertissement, de la réflexion à tout le peuple intéressé. Il travaille sur une œuvre pendant plusieurs mois, parfois des années, sans avoir la certitude de la vendre et de toucher assez de ses 10% pour pouvoir vivre. Le métier d&#8217;écrivain reste discutable, mais pour ma part, je pense que la position de Nabe est légitime.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut aussi noter que ce sont les éditeurs et non pas les écrivains qui conservent les droits d&#8217;auteurs de ces derniers, même après leur propre mort. Ainsi, pour l&#8217;utilisation d&#8217;un livre afin de faire un film, l&#8217;auteur ne touchera quasiment rien, sinon la promotion qu&#8217;il pourra éventuellement faire pour aider à la vente du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Nabe est aujourd&#8217;hui détenteur de ses propres droits d&#8217;auteur, et propre vendeur de ses livres, une démarche, qu&#8217;en mon propre nom, je soutiens totalement. Son dernier livre, <em>L&#8217;homme qui arrêta d&#8217;écrire</em>, est sorti le 14 janvier 2010.<br />
Son site web :<cite> <a href="http://www.marcedouardnabe.com">www.<strong>marcedouardnabe</strong>.com</a></cite></p>
<p style="text-align: justify;">Quel est votre avis ?</p>
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		<title>Steinbeck &#8211; Des souris et des hommes</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 19:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Novembre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est Raspoutine qui m&#8217;a amené ce bouquin l&#8217;autre jour. &#171;&#160;C&#8217;est pas mal, me dit-il. Tu peux le lire dans le tram, à l&#8217;aller et au retour&#160;&#187;. Bon, moi j&#8217;ai préféré le dévorer dans mon lit, bien au chaud. Mais alors, je l&#8217;ai vraiment dévoré. Des souris et des hommes, c&#8217;est le septième roman de John [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 10px; float: right; width: 200px;" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/7/3/9782070360376.jpg" alt="" />C&#8217;est <a href="http://www.le-hangar.com/vos-oeuvres/echos-le-hangar-par-raspoutine/" target="_blank">Raspoutine</a> qui m&#8217;a amené ce bouquin l&#8217;autre jour. &laquo;&nbsp;C&#8217;est pas mal, me dit-il. Tu peux le lire dans le tram, à l&#8217;aller et au retour&nbsp;&raquo;. Bon, moi j&#8217;ai préféré le dévorer dans mon lit, bien au chaud. Mais alors, je l&#8217;ai vraiment dévoré.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Des souris et des hommes</em>, c&#8217;est le septième roman de John Steinbeck. Publié en 1937 c&#8217;est aussi un de ceux qui ont fait sa renommée mondiale et sont devenus des œuvres de références de la littérature américaine du 20ème siècle. L&#8217;histoire nous parle de deux types : un maigre et petit, George, assez vif d&#8217;esprit, un peu hargneux, et un gros et grand, Lennie, puissant comme un remorqueur, mais aussi sensible qu&#8217;une fillette et idiot comme pas deux. Leur point commun : ils voyagent ensemble. Notre point commun avec eux : comme eux, on ne sait pas ce qu&#8217;ils foutent là. Ils cherchent un travail, dans les grands ranches américains, dans le but d&#8217;économiser de l&#8217;argent. Ils ne sont pas des types comme les autres, parce que leur argent, ce n&#8217;est pas au bordel qu&#8217;ils iront le dépenser, mais pour un projet secret, rien qu&#8217;à eux&#8230; Problème, la sensibilité de Lennie et son incapacité à savoir quoi faire quand George n&#8217;est pas là&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Steinbeck nous livre une histoire peu commune, sans trop de but ni d&#8217;intérêt réel, elle nous emmène et nous transporte sur les hauts plateaux de maïs de l&#8217;Arizona avec ses deux héros au comportement si drôle et atypique. Un roman assez court, qui se dévore sur une ou deux nuits, qui prend aux tripes par un je ne sais quoi d&#8217;espérance en les croyances de ses personnages.</p>
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