Jeudi 7 janvier 2010 Par Hazel dans Littérature

Bona – Argentina

Je me suis emparée d’un bouquin de Dominique Bona car une personne de mon entourage m’en a dit du bien. Étant plutôt axée sur des livres plus classiques, je me suis dit qu’il serait intéressant de lire pour une fois quelque chose de plus frais, qui n’est pas au programme scolaire et qui pourtant à l’air intéressant (Domique Bona fait tout de même partie du Jury du prix Renaudot, qu’elle a elle-même reçu en 1998).

Et je ne me suis pas trompée. Argentina est une saga merveilleuse publiée en 1984, qui retrace l’histoire de Jean Flamant, un jeune homme de 20 ans sans avenir qui s’échappe de la France détruite par la Première Guerre Mondiale, en Argentine, une terre de richesses de rêves et de promesses. Quelques dizaines d’années de sa vie sont contées dans ces pages à travers lesquelles Dominique Bona nous captive par sa façon originale de raconter l’avancée de Jean, tant sa vie privée que son élévation sociale : le livre est en effet truffé d’ellipses temporelles de quelques années qui ne gâchent en rien l’histoire. Bona nous dévoile souvent Jean à travers les personnages qui l’entourent, sa femme, ses maitresses, ses collègues d’affaires.

Rien à voir avec une simple récit de vie monotone, Argentina nous emmène aux quatre coins d’un pays en plein âge d’or, un pays aux mille paysages et aux mille nations, que l’on découvre et qu’on s’aproprie avec le même emerveillement que le héros. C’est un livre de voyages, d’evasions, d’aventures, de rêves et de sensations.

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Dimanche 20 décembre 2009 Par Hazel dans Littérature

Gautier – Arria Marcella

Arria Marcella de Théophile Gautier

Arria Marcella est une très courte nouvelle fantastique de Théophile Gautier, publiée en 1852. Elle raconte l’histoire de trois amis partis visiter les vestiges de Pompéi détruite par le volcan du Vésuve; le plus jeune des trois personnages, Octavien, tombe amoureux de l’empreinte d’une silhouette de femme laissée dans la lave du volcan. La nuit suivante il se retrouve dans le Pompéi d’il y a 2000 ans à la recherche de cette inconnue dont il est  devenu fou sans même la voir ni la connaître.

C’est une nouvelle très brève, qui se lit en à peu près une heure, remplie d’une certaine poésie et de douceur. Elle est également dotée d’une sorte de mysticité romaine, l’auteur nous contraint avec sa plume à nous souvenir d’une époque que l’on n’a pas connu en nous laissant une pointe de nostalgie dans le cœur… On s’attache avec facilité aux rêves irréalisables d’Octavien, et c’est ce qui nous donne envie de réaliser les nôtres.

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Dimanche 22 novembre 2009 Par Hazel dans Littérature

Le Clézio – Le Procès-Verbal

Ce livre m’a beaucoup plu mais cela faire très longtemps que je l’ai lu, donc si vous tenez à compléter cet article, n’hésitez pas à nous le faire savoir dans les commentaires.

C’est en 1963, à seulement 23 ans, que Le Clézio publie son premier roman intitulé Le Procès-verbal qui reçoit le Prix Renaudot la même année. Le héros, Adam Pollo, représente ce premier homme : le premier et dernier de son genre, un marginal s’étant perdu dans sa vie, ne sachant plus où il se trouve ni d’où il vient. Adam mène une vie tranquille sur la cote d’Azur dans une maison inhabitée, et il a pour seuls compagnons un chien passager, un rat joueur de billard et un cahier rempli de lettres d’amour pour Michelle, la jeune femme qu’il aime. A travers tout le roman nous suivons les pensées de ce personnage singulier et solitaire, qui nous mène avec lui dans le plus profond de son être, jusqu’à sombrer dans la folie. Adam nous fait penser à Meursault, L’Etranger de Camus.

Le Clézio se conforme à certaines recherches narratives et stylistiques du nouveau roman. Nous avons, dans le Procès-verbal, des articles de journal, ainsi que des paragraphes entiers barrés, qui retracent les écrits de ses cahiers. C’est le roman de l’errance, de la fatalité et de l’isolement et de la solitude.

Autres livres de cet auteur : Le chercheur d’Or.

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Jeudi 12 novembre 2009 Par Hazel dans Littérature

Perec – Les Choses

C’est en 1965 que Les Choses voient le jour. C’est le premier roman de Georges Perec, et l’ont peut dire que ce fut un premier roman à succès puisqu’il reçoit le Prix Renaudot la même année. Dans Les Choses, Perec nous dépeint avec une savante subtilité la société des années soixante à travers une couple, Jérôme et Sylvie, qui vit dans la quête perpétuelle du bonheur, de leur conception du bonheur : l’argent. Ne parvenant pas à vivre pleinement la vie libre qui leur est offerte, ils courent après la richesse sans toutefois décider à se trouver du travail stable, de peur de tomber dans la routine. Fuyant Paris, ils s’installent malgré eux à Sfax, en Tunisie, où il ne trouvent toujours pas un sens à leur vie.

Dans ce roman, les objets, les choses ont autant de valeur que les hommes, si ce n’est pas plus. Le livre ne comporte que deux courts dialogues, ce sont les descriptions des appartements, des vêtements qui sont mises au premier plan. Perec met en évidence à travers ce roman l’influence de la société de consommation; écrit dans les années soixante, ce livre est toujours d’actualité, peut être même plus qu’il y à cinquante ans.

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Jeudi 12 novembre 2009 Par Hazel dans Vos oeuvres

L’arret du coeur, par Isabelle Pin

Une poésie, proposée par Isabelle, rythmée sur nos battements de cœur, qui se lit en un souffle.

L’arrêt du cœur

Trouble pour troubles
Autant se jeter
A
Avancer
Près du bord

Le cœur
battait
Le cœur
- Ainsi donc vous n’étiez pas morte
Très chère ?
Ainsi donc
C’est curieux
- Fort curieux
Le cœur pourtant reposait
En son habitacle
De verre
Comme d’ordinaire

Le légiste
Avait signalé
L’arrêt
hier

Mais il
Battait encore
Un coup
Sur deux
Un coup
Sur trois
Un coup
Sur deux

Oui
Le cœur battait
En son habitacle de verre
Comme d’ordinaire.

Par Isabelle Pin.

Avis et critiques sont les bienvenus.

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