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	<title>Le Hangar - Espace artistique &#187; Hazel</title>
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		<title>Gombrich &#8211; Histoire de l&#8217;art</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Nov 2011 11:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je me souviens, en Mars, après avoir passé mon test probatoire pour rentrer à l&#8217;Ecole du Louvre où je suis cette année, je me suis posée une toute petite et siple question : &#171;&#160;c&#8217;ets quoi, en fait, l&#8217;histoire de l&#8217;art&#160;&#187; ? J&#8217;allais étudier ça pendant trois, cinq voire dix ans, et je ne savais pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/11/hida.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3488" title="hida" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/11/hida.jpg" alt="" width="352" height="500" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Je me souviens, en Mars, après avoir passé mon test probatoire pour rentrer à l&#8217;Ecole du Louvre où je suis cette année, je me suis posée une toute petite et siple question : &laquo;&nbsp;c&#8217;ets quoi, en fait, l&#8217;histoire de l&#8217;art&nbsp;&raquo; ? J&#8217;allais étudier ça pendant trois, cinq voire dix ans, et je ne savais pas ce que j&#8217;allais étudier exactement. Alors, je suis allée à Gibert, j&#8217;ai feuilleté des livres qui ont pour titre &laquo;&nbsp;Histoire de l&#8217;art&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Histoire générale de l&#8217;art&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;l&#8217;art&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;qu&#8217;est-ce que l&#8217;histoire de l&#8217;art ?&nbsp;&raquo;, etc. et je suis repartie avec <span style="text-decoration: underline;">Histoire de l&#8217;art</span> de E. Gombrich&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ernst Gombrich a vu défiler durant sa vie tout le vingtième siècle &#8211; né en 1909 et mort en 2001 &#8211; et par conséquent toutes les mutations artistiques qu&#8217;on s&#8217;imagine et qu&#8217;on ne s&#8217;imagine pas. Je ne sais pas ce qui l&#8217;a poussé à devenir historien de l&#8217;art &#8211; spécialisé dans le XXème siècle -, mais on peut peut-être s&#8217;imaginer que l&#8217;enchevêtrement de tous les courants artistiques né dès la fin du XIXème l&#8217;ont poussé à expliquer ce qui s&#8217;est passé depuis les origines au grand public. Le grand public, c&#8217;est moi, vous, votre cousine de 13 ans, et votre grand-père de 78, l&#8217;amateur et le passionné, l&#8217;érudit et le novice.</p>
<p style="text-align: justify;">Personne ne connaît et ne peut connaître sur le bout des doigts ce qui s&#8217;est passé non pas en vingt siècles mais avant même le Paléolithique, ces périodes à sept chiffres où l&#8217;homme n&#8217;était que singe. Dans son <span style="text-decoration: underline;">Histoire de l&#8217;art</span>, Gombrich nous y projette sommairement, dans ces &laquo;&nbsp;mystérieux début&nbsp;&raquo; comme il les appelle au premier chapitre ; peut être même trop sommairement, diraient ceux qui se sont déjà plus ou moins intéressés la préhistoire et l&#8217;archéologie, mais après tout, le &laquo;&nbsp;récent&nbsp;&raquo; intéresse toujours d&#8217;avantage, c’est un fait (et c&#8217;est bien dommage..!). Bien évidemment, plus on s&#8217;approche de notre époque &#8211; le livre s&#8217;achève globalement au troisième tiers du XXème siècle &#8211; plus les périodes étudiées sont détaillées mais l&#8217;auteur essaie vraiment, en moins de 700 pages et plus de 400 illustrations de nous faire faire le tour de l&#8217;intégralité de la création artistique. Un sommaire très clair, une bibliographie thématique, une chronologie assez détaillée et des cartes complètent l&#8217;ouvrage. Le texte les très bien lisible &#8211; le style est simple et accrocheur, les paragraphes jamais longs ; quant aux illustrations, elles sont toutes en couleur et de très bonne qualité. Seize rééditions ont été faites de ce livre sorti en 1950, et réédite pour la dernière fois en 2001, de manière à ce que le texte et les illustrations soient mis à jour de manière optimale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour chaque période, sont présentés les artistes, les courants et les oeuvres majeures, dans trois domaines : la sculpture, la peinture et l&#8217;architecture, mais parfois, Gombrich fait un détour par l&#8217;orfèvrerie et, quand celle-ci apparaît, la photographie. Bien évidemment, un ouvrage traitant l&#8217;intégralité de l&#8217;histoire de l&#8217;art ne peut être que partial et subjectif ; l&#8217;auteur y soutient évidemment des thèses parfois controversées. De très nombreux reproches peuvent être faits à Gombrich : &laquo;&nbsp;mais où sont les nymphéas de Monet ? Pourquoi avoir choisi cette oeuvre de Dali plutôt qu&#8217;une autre ? Pourquoi avoir autant insisté sur Cézanne ?&nbsp;&raquo;, pour ne parler que du début du XXème&#8230; Mais si l&#8217;on accepte le fait que c’est un ouvrage non exhaustif, qui a pour seul but de nous donner un succinct mais large panorama de ce vaste sujet qu&#8217;est l&#8217;art, alors on peut accepter de ne pas rencontrer dans l&#8217;ouvrage un peintre qui nous tient à coeur, au profit d&#8217;un architecte qu&#8217;on ne connaissait pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous faites des études d&#8217;histoire de l&#8217;art, lisez Gombrich ; si vous n&#8217;en faites pas, lisez aussi ! Aussi peu de choses qu&#8217;il vous restera en tête, après avoir refermé ce lourd bouquin, vous aurez en fermant les yeux une image très grande ou se ménagerons Titien, Poussin, Magritte et Fra Angelico, des statues grecques, des peintures rupestres et des photographies conceptuelles, des coups de pinceaux précis ou des dégradés de couleurs informes, des visages ou des paysages, mais tout flottera ensemble et certains élément saurons s&#8217;associer à d&#8217;autres quand vous en sentirez le besoin.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>PS : espèrons que cette critique qui sort un peu du commun par rapport aux autres (qui concernent surtout des romans), ouvre un nouveau cycle sur le Hangar, celui des critiques concernant l&#8217;art : sculpture, peinture, etc. Nous verrons bien !</em></p>
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		<title>Collages, par Danielle A.-F.</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 11:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Danielle nous avait déjà écrit un article sur ses procédés de collages il y a quelques temps, que je vous invite à (re)découvrir ici. Aujourd&#8217;hui, elle nous offre sept de ses nouveaux collages, que nous partageons avec vous sur le Hangar avec joie ! Pour le bonheur de vos yeux : Sous la pluie Ecouter-voir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #999999;"><em>Danielle nous avait<a href="http://www.le-hangar.com/vos-oeuvres/le-collage-une-autre-facon-decrire-par-danielle-assaban-foulque/" target="_blank"> déjà écrit un article</a> sur ses procédés de collages il y a quelques temps, que je vous invite à (re)découvrir ici. Aujourd&#8217;hui, elle nous offre sept de ses nouveaux collages, que nous partageons avec vous sur le Hangar avec joie ! Pour le bonheur de vos yeux :</em></span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/coll126-21.jpg"><img class="size-full wp-image-3365 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="coll126 (2)" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/coll126-21.jpg" alt="" width="450" height="651" /></a><em>Sous la pluie</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/Ecouter-voir.jpg"><img class="size-full wp-image-3366 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Ecouter-voir" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/Ecouter-voir.jpg" alt="" width="450" height="556" /></a><em>Ecouter-voir</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/Rimbaud087.jpg"><img class="size-full wp-image-3368 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Rimbaud087" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/Rimbaud087.jpg" alt="" width="450" height="655" /></a><em>Rimbaud</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/vagues.jpg"><img class="size-full wp-image-3369 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="vagues" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/vagues.jpg" alt="" width="450" height="322" /></a><em>Vagues</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/Violette.jpg"><img class="size-full wp-image-3370 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="Violette" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/Violette.jpg" alt="" width="450" height="625" /></a><em>Violette<br />
</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/voyage.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3371" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="voyage" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/voyage.jpg" alt="" width="450" height="711" /></a><em>Voyage<br />
</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/fée.jpg"><img class="size-full wp-image-3367 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="fée" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/fée.jpg" alt="" width="450" height="656" /></a><em>Le baiser de la fée<br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;">Nous vous invitons à visiter <a href="http://phrasibuleuse.fr/WordPress3/" target="_blank">son (nouveau) blog</a> où on retrouve ses collages (notamment son carnet-journal), mais aussi des textes, des photos de voyage, sa playlist et une collection de photos anciennes. Un très beau blog !</p>
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		<title>La Fontaine &#8211; Fables</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 11:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Je me sers d&#8217;animaux pour instruire les hommes.&#160;&#187; A part la Cigale et la Fourmi, le Loup et L&#8217;agneau, la Laitière et le Pot au lait, que connaissons-nous véritablement des Fables de La Fontaine ? Il y en a en fait 243, dispersées en 12 livres que Jean de La Fontaine a écrit entre 1668 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/le-corbeau-et-le-renard.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-3358" style="margin: 5px;" title="le corbeau et le renard" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/le-corbeau-et-le-renard.jpg" alt="" width="260" height="409" /></a>&laquo;&nbsp;Je me sers d&#8217;animaux pour instruire les hommes.&nbsp;&raquo;</em></span> A part la Cigale et la Fourmi, le Loup et L&#8217;agneau, la Laitière et le Pot au lait, que connaissons-nous véritablement des Fables de La Fontaine ? Il y en a en fait 243, dispersées en 12 livres que Jean de La Fontaine a écrit entre 1668 et 1678 (sauf le XIIème, publié en 1693 ou 1694). C&#8217;est donc le fruit d&#8217;un travail colossal étalé sur plus de dix ans, durant lesquels l&#8217;auteur a rassemblé, traduit et remanié les fables des philosophes connus &#8211; et moins connus &#8211; de l&#8217;antiquité et du moyen âge. Et ne nous y trompons pas ! Les futiles fables qu&#8217;on connait, citées au début de cet article sont peut être les plus simplistes. La plupart, bien que dépassant rarement une page, sont gorgées de mépris envers la société de l&#8217;époque et de mises en gardes savamment illustrées par des animaux ou des hommes, qui représentent une partie caricaturée de la société (<em>La Fermes de Animaux</em> de Orwell a du puiser ses racines là-dedans !).</p>
<p style="text-align: justify;">Ces petites histoires sont donc bien souvent assez complexes, d&#8217;autant plus qu&#8217;elles regorgent de termes en vieux françois, ce qui ne facilite pas la lecture : si on a la chance d&#8217;avoir une édition bien annotée, il faudra parfois retourner les pages une dizaine de fois pour une seule et même fable afin de bien comprendre toutes ses subtilités. C&#8217;est d&#8217;autant plus impressionnant que les six premiers livres ont été destinés à l&#8217;éducation du Dauphin (qui deviendra plus tard Louis de France), fils de Louis XIV, alors que celui-ci venait d&#8217;avoir huit ans ! Moi, du haut de mes 19 ans, il y en a que je ne comprends toujours pas&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">En bref, la lecture de ce long et savant recueil est à étaler dans le temps pour mieux l&#8217;apprécier, car beaucoup de morfales se répètent, bien que sous une forme différente. Gardez-le quelques temps comme livre de chevet, rien ne sert de les engloutir en une fois, au contraire, les leçons qui en résultent auront beaucoup moins de portée.</p>
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		<title>Giraudoux &#8211; La Guerre de Troie n&#8217;aura pas lieu</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 11:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La guerre de Troie n&#8217;aura pas lieu est un pièce de Jean Giraudoux d&#8217;une petite centaine de pages. Je devais la lire il y a un an et demi pour mes cours de littérature, chose que je n&#8217;ai jamais faite. Et aujourd&#8217;hui, n&#8217;ayant rien à faire chez moi, je me suis allongée dans mon lit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/guerretroie.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-3355" style="margin: 5px;" title="guerretroie" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/guerretroie.jpg" alt="" width="250" height="404" /></a><em>La guerre de Troie n&#8217;aura pas lieu</em> est un pièce de Jean Giraudoux d&#8217;une petite centaine de pages. Je devais la lire il y a un an et demi pour mes cours de littérature, chose que je n&#8217;ai jamais faite. Et aujourd&#8217;hui, n&#8217;ayant rien à faire chez moi, je me suis allongée dans mon lit et j&#8217;ai sorti ce bouquin&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Me voilà plongée dans l&#8217;histoire hilarante et anachronique qui raconte le début de la guerre de Troie. Tous y sont : Hector, Pâris et sa belle Hélène, Andromaque, priam et tous les autres. Mais dès les premières répliques nous comprenons vite que nous avons à faire à tout le contraire d&#8217;une pièce classique. Les dialogues sont rocambolesques et moqueurs, Hélène est ridiculisée puisque l&#8217;auteur la fait passer pour une véritable idiote, la gloire de Troie se joue sur des gifles, des citations célèbres sont écorchées&#8230; C&#8217;est un régal !</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le plus intéressant, je pense, est de savoir que cette oeuvre a été écrite en 1935, et, à travers ses lignes qui font sourire, Jean Giraudoux nous dresse une véritable critique de la future Seconde Guerre Mondiale, avec de nombreuses références aux attentats et conférences de l&#8217;époque, ainsi qu&#8217;à la guerre de 14-18. C&#8217;est donc sur un large tapis de cynisme que l&#8217;auteur nous donne une version plus drôle des origines de la guerre de Troie. A dévorer en une ou deux heures, sous la couette avec un thé à la menthe !
</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">&laquo;&nbsp;<strong>Acte I, Scène 7<br />
</strong></span></em><em><strong><span style="color: #993300;">HÉLÈNE, PÂRIS, HECTOR.</span></strong></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">PÂRIS.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">Hélêne chérie, voici Hector. Il a des projets sur toi, des projets tout simples. Il veut te rendre aux Grecs et te prouver que tu ne m’aimes pas&#8230; Dis-moi que tu m’aimes, avant que je te laisse avec lui&#8230; Dis-le moi comme tu le penses.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">HÉLÈNE.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">Je t’adore, chéri.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">PÂRIS.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">Dis-moi qu’elle était belle, la vague qui t’emporta de Grèce !</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">HÉLÈNE.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">Magnifique! Une vague magnifique !&#8230; Où as-tu vu une vague ? La mer était si calme&#8230;</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">PÂRIS.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">Dis-moi que tu hais Ménélas&#8230;</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">HÉLÈNE.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">Ménélas ? Je le hais.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">PÂRIS.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">Tu n’as pas fini&#8230; Je ne retournerai jamais en Grèce. Répéte.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">HÉLÈNE.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">Tu ne retourneras jamais en Grèce.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">PÂRIS.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">Non, c’est de toi qu’il s’agit.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">HÉLÈNE.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">Bien sûr ! Que je suis sotte !&#8230; Jamais je ne retournerai en Grèce.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">PÂRIS.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">Je ne le lui fais pas dire&#8230; À toi maintenant.</span></em><br />
<em><span style="color: #993300;"> Il s’en va.&nbsp;&raquo;</span></em></p>
<p>à lire en entier<a href="http://www.wikilivres.info/wiki/La_guerre_de_Troie_n%E2%80%99aura_pas_lieu" target="_blank"> ici</a> !</p>
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		<title>Sagan &#8211; Un certain sourire</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 11:00:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un certain sourire est le deuxième roman de F. Sagan, et, à vrai dire, il ressemble beaucoup à son premier, Bonjour Tristesse. L&#8217;écrivaine nous confronte à une légère histoire amoureuse vécue par Dominique, une jeune étudiante à la Sorbonne qui ne sait pas trop ce qu&#8217;elle veut et qui profite de la vie en passant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/un-certain-sourires-couv-jpg.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3350" style="margin: 5px;" title="un-certain-sourires-couv-jpg" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/un-certain-sourires-couv-jpg.jpg" alt="" width="205" height="320" /></a>Un certain sourire est le deuxième roman de F. Sagan, et, à vrai dire, il ressemble beaucoup à son premier, Bonjour Tristesse. L&#8217;écrivaine nous confronte à une légère histoire amoureuse vécue par Dominique, une jeune étudiante à la Sorbonne qui ne sait pas trop ce qu&#8217;elle veut et qui profite de la vie en passant de belles vacances en plongeant dans ses bouqins. Un apparent dilemme cornélien s&#8217;installe dès les premiers chapitres : Bertrand, son petit ami, lui présente son oncle Luc. S&#8217;en suit une histoirette amoureuse, écrite avec beaucoup de légéreté.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un roman simple sur lequel il y aurait peu de choses à dire. C&#8217;est le genre de livres qu&#8217;on doit lire l&#8217;été sur un hamac ; nous nous sommes éloignés de la poignante énérgie desespérée qui pouvait se lire entre les lignes de Bonjour tristesse, ne reste dans Un certain sourire, que la frivolité de la jeunesse.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>&laquo;&nbsp;Nous en arrivames tout naturellement à parler de l&#8217;amour. Il me dit que c&#8217;était une bonne chose, moins importante qu&#8217;on ne le prétendait, mais qu&#8217;il fallait être aimé et aimer soi-même assez chaudement pour être heureux. J&#8217;opinai de la tête. Il me dit qu&#8217;il était très heureux parce qu&#8217;il aimait beaucoup Françoise qui l&#8217;aimait beaucoup lui-même. je le félicitai, assurant que ça ne m&#8217;étonne pas, que Françoise et lui étaient des gens treès, très bien. Je sombrais dans l&#8217;attendrissement.</em></span><br />
<span style="color: #993300;"><em> &#8211; Sur ce, dit Luc, si je pouvais avoir une aventure avec vous, ça me plairait beaucoup.&nbsp;&raquo;</em></span><br />
<em><span style="color: #993300;">Je me mis à rire sottement. je me sentais dépourvue de réactions.</span></em></p>
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		<title>Lawrence &#8211; L&#8217;amant de Lady Chatterley</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Sep 2011 11:00:14 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/AmantDeLadyChatterley.gif"><img class="alignright size-full wp-image-3345" style="border-style: initial; border-color: initial; margin: 5px;" title="AmantDeLadyChatterley" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/AmantDeLadyChatterley.gif" alt="" width="260" height="433" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un livre qui m&#8217;intriguait depuis longtemps, il trônait sur mon étagère parmi tant d&#8217;autres, je l&#8217;avais trouvé à moitié prix dans un magasin de destockage alors qu&#8217;il était neuf et je me demandais bien comment ce roman assez connu a bien pu atterir là, oublié de tous. Et en même temps, c&#8217;était un roman beaucoup apprécié par S. (une amie), à tel point qu&#8217;elle a nommé son chat Lady Chatterley, et ça, ça m&#8217;intriguait encore plus. Que pouvait-il y avoir dans ce livre d&#8217;un demi-milliers de pages &#8211; connu de nom par tous mais si peu lu de nos jours ?</p>
<p style="text-align: justify;">En parcourant des yeux la quatrième de couverture, je fus surprise de découvrir qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un roman érotique&#8230; Parce que, à vrai dire, de l&#8217;érotisme, il y en a peu. Non pas que je sois une assoiffée sexuelle qui attendait des détails croustillants sur les coucheries des deux héros à chaque page, mais ce que j&#8217;ai lu me semble plus s&#8217;apparenter à de l&#8217;amour, l&#8217;expression sensuelle, physique, brutale et douce à la fois de l&#8217;amour simple et pur. Les scènes de sexe peuvent se compter sur les doigts d&#8217;une main et ce fut presque un choc pour moi de savoir que le Lawrence a enduré un procès qui interdit la publication de ce roman en Angleterre jusqu&#8217;en 1960.</p>
<div>
<p style="text-align: justify;">Hormis ce petit malentendu entre les moeurs de l&#8217;époque et ma vision des choses &laquo;&nbsp;érotiques&nbsp;&raquo;, ce roman m&#8217;a&#8230; plu, et je ne saurais expliquer pouquoi en détails. On se retrouve dans un autre monde, les mille références aux déesses grecques et aux Evangiles font de ce livre une sorte d&#8217;absolu, l&#8217;écriture un peu défraichie accentue la singularité de cet univers morne et sauvage de l&#8217;Angleterre profonde. On s&#8217;imagine en détail les tristes et ennuyeuses mines de charbon, si repoussantes, telles que les a connu Lady Catterley. On comprend tout de son ennui, de son envie d&#8217;amour, de sexe, au lieu des innombrables thés auprès de son mari estropié et impuissant sexuellement. Ce livre montre un peu la nécessité du sexe dans l&#8217;amour, mais au-delà, il montre l&#8217;amour lui-même.</p>
<div>
<div>
<p style="text-align: justify;">Elle et son garde-chasse qui parle en patois sont l&#8217;Adam et l&#8217;Eve du siècle passé, peut être les derniers Adam et Eve qui ont existé. Ils sont la nature et ne veulent rien d&#8217;autre que se fondre à la nature. Qu&#8217;a-t-elle a faire, Constance, de son titre de Lady qui sonne si faux pour elle, alors qu&#8217;elle a près d&#8217;elle son amant qui lui rèpete qu&#8217;elle a le cul le plus beau du monde ? Que faut-il de plus à une femme que de se sentir aimée, vivante et aimée toute une nuit, dans une cabane perdue dans la fôret alors que la pluie bat son plein et noie ses cris d&#8217;extase ? Cela me choque que ce romain ait été interdit, parce que c&#8217;est choquant de savoir que tant de gens se cachent les yeux avec les deux mains lorsqu&#8217;on les met en face du sexe. Qu&#8217;y a-t-il de honteux à la procréation et à la prise de plaisir dans cette procréation ? C&#8217;est la Bible qui en serait choquée.</p>
</div>
</div>
</div>
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		<title>Buten &#8211; Le coeur sous le rouleau compresseur</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 11:00:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le coeur sur le rouleau compresseur est un livre difficile à lire si l&#8217;on a vécu une malheureuse histoire d&#8217;amour. Parce que ses pages regorgent de sincérité, l&#8217;écriture franche et brute &#8211; parfois brtuale &#8211; nous va droit au coeur. L&#8217;histoire est une histoire d&#8217;amour, qui existe depuis toujours et dont les plaies sont enfouies [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/9782020826396FS.png"><img class="size-full wp-image-3338 alignleft" style="margin: 5px;" title="lecoeursouslerouleau" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/09/9782020826396FS.png" alt="" width="283" height="475" /></a>Le coeur sur le rouleau compresseur</em> est un livre difficile à lire si l&#8217;on a vécu une malheureuse histoire d&#8217;amour. Parce que ses pages regorgent de sincérité, l&#8217;écriture franche et brute &#8211; parfois brtuale &#8211; nous va droit au coeur. L&#8217;histoire est une histoire d&#8217;amour, qui existe depuis toujours et dont les plaies sont enfouies et irrefermables. Même lors des quelques dizaines de pages de bonheur on sent la mélancolie, le &laquo;&nbsp;truc&nbsp;&raquo; qui cloche, on apréhende la fin. Non, je ne vous dévoilerai rien mais dès les premières pages vous pourez vous faire votre propre idée sur ce que peut être la dernière page.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est triste et beau à lire. Le narrateur nous livre son journal, tenu par bribes : quelques pages à neuf ans, puis la suivante quand il en a dix sept. Seulement, on n&#8217;a pas l&#8217;impression de lire un journal, mais d&#8217;entendre un aveu qui nous est raconté, comme on raconte tout à un meilleur ami. A tel point qu&#8217;on se lie rapidement d&#8217;affinités avec le personnage, et l&#8217;on endure son histoire avec lui. Parfois c&#8217;est pénible, car il ne se passe rien ; parfois c&#8217;est pénible car les aveux poignants auxquels on a droit nous destabilisent. Au début, c&#8217;est un enfant qui nous parle d&#8217;amour, et on rit un peu car on trouve ça mignon, mais très vite cet enfant devient adulte et il est toujours le même, à aimer la même personne, du coup, on rigole moins, on ne rit même plus du tout, on imagine que cela pourrait nous arriver et alors, on a peur.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #993300;"><em>&laquo;&nbsp;Il m&#8217;arrive de penser que mon cerveau est comme un œuf cru. Tant qu&#8217;il est dans mon crâne bien au sommet, tout va bien. Et puis il se met à couler, à rouler lentement de côté. Je peux bouger la tête juste à temps pour le remettre en place et bientôt il se met à couler vers l&#8217;autre côté. Il faut que je le remette en place à chaque seconde, que je l&#8217;aie perpétuellement à l&#8217;oeil. SI je relâche mon attention et que je laisse couler je serait fou. Je ne suis tranquille que quand je dors. Et le matin, ça recommence.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
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		<title>Malaparte &#8211; La Peau</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2011 11:47:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si la Seconde Guerre était véritablement mondiale&#8230; alors dans ce livre il y a toute l&#8217;horreur et toute la beauté du monde. C&#8217;est dur à lire. Non pas à cause du vocabulaire difficile, de l&#8217;histoire impossible à suivre, non, rien de tout cela. Ce livre est dur à lire car c&#8217;est un scandale, c&#8217;est tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/05/peau.jpg"><img class="size-full wp-image-3156 alignleft" style="margin: 5px;" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/05/peau.jpg" alt="" width="260" height="427" /></a>Si la Seconde Guerre était véritablement mondiale&#8230; alors dans ce livre il y a toute l&#8217;horreur et toute la beauté du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dur à lire. Non pas à cause du vocabulaire difficile, de l&#8217;histoire impossible à suivre, non, rien de tout cela. Ce livre est dur à lire car c&#8217;est un scandale, c&#8217;est tout simplement un scandale de parler des cadavres de la guerre en putréfaction, des enfants napolitains de huit ans qui se prostituent pour du chocolat, du marché des esclaves noirs, des Italiens qui se font tuer par des Italiens, des vierges qui exposent leur virginité aux soldats américains pour un malheureux dollar, des hommes crucifiés en Ukraine sur des troncs d&#8217;arbres, de l&#8217;explosion du Vésuve dont les laves engloutissent des hordes entières d&#8217;hommes, d&#8217;enfants et de femmes. C&#8217;est un scandale d&#8217;en parler avec une telle&#8230; beauté.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai englouti les pages, chaque page. J&#8217;ai lu avec un désir avide le malheur de tout un peuple dont l&#8217;âme était morte, un peuple qui mourrait sous les bombardement, d&#8217;un peuple qui se vend pour des cigarettes, d&#8217;un peuple qui a eu le malheur de se voir exterminer par à la fois les fascistes, les nazis, les américains et le volcan. J&#8217;ai lu tout ceci avec un plaisir atroce et immense, parce que c&#8217;était aussi répugnant, honteux, désolant que splendide.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus horrible c&#8217;est que <em>La Peau</em> est un roman autobiographique. Et on se demande comment peut-on vivre à mi-chemin entre l&#8217;abomination de la guerre et ces magnifiques paysages italiens qu&#8217;il ne se lasse jamais de décrire, dans toute leur rage et dans toute leur majesté. Curzio Malaparte est né en 1898 et à seize ans, fuyant son collège, il s&#8217;engagea volontairement dans l&#8217;armée française. Il a vu et subi les deux guerres, et a eu une vie tumultueuse et remplie de fantaisie et d&#8217;épouvante, je vous invite vivement à ce sujet à lire<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Curzio_Malaparte" target="_blank"> l&#8217;article le concernant sur la page Wikipédia</a> qui est relativement court mais qui donne une très bonne vision de ce personnage aux multiples facettes, toutes brillantes les unes plus que les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour en revenir à <em>La Peau</em>, je ne saurais pas vraiment quoi dire. Organisé en une douzaine de chapitres qui ne peuvent former qu&#8217;un puzzle complet dans leur totalité &#8211; bien que pouvant être prises à part, l&#8217;image n&#8217;est complète que lorsqu&#8217;on achève la dernière page &#8211; , le livre raconte à travers des prodigieuses images et métaphores ce que les gens ne voulaient pas entendre de la guerre. Le livre fut publié en 1949, dérangea, indigna et dérange et indigne encore. Parce qu&#8217;on y mange des sirènes, parce que les femmes se font belles et blondes pour se vendre aux soldats noirs des USA, parce que des communistes homosexuels organisent des rituels mimant l&#8217;accouchement.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais conseiller ce roman à tout le monde car il se situe à la frontière de l&#8217;indicible et du merveilleux. C&#8217;est laid et magnifique en même temps et la sensation qui nous est laissée au fil des pages et tout simplement inexprimable, c&#8217;est pour cela donc qu&#8217;il faut le lire à chacun.</p>
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		<title>Maupassant &#8211; Contes de la Bécasse</title>
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		<pubDate>Sat, 07 May 2011 11:00:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Maupassant, c&#8217;était pour moi ce gros cliché de la vieillotte littérature française, qu&#8217;on ressort à l&#8217;étranger. Je me souviens de ma grand-mère, ukrainienne, qui me vantait Maupassant et Zola, Balzac et Flaubert, des auteurs avec lesquels je ne me sentais pas capable de lier même de très fins liens. Car moi, je préfère éternellement cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/05/contes.gif"><img class="size-full wp-image-2995 aligncenter" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 5px;" title="contes" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/05/contes.gif" alt="" width="285" height="430" /></a>Maupassant, c&#8217;était pour moi ce gros cliché de la vieillotte littérature française, qu&#8217;on ressort à l&#8217;étranger. Je me souviens de ma grand-mère, ukrainienne, qui me vantait Maupassant et Zola, Balzac et Flaubert, des auteurs avec lesquels je ne me sentais pas capable de lier même de très fins liens. Car moi, je préfère éternellement cette littérature légère de mots, lourde de sens, ou bien celle qui ressemble à une fête foraine : dans les magasins de livres je file du côté de Camus ou de Beckett, de Queneau ou de Vian. Alors, quand on me parlait de ces réalistes pompeux et ennuyants, je me taisais après avoir dit &laquo;&nbsp;j&#8217;aime pas&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf que dans ma bibliothèque, j&#8217;ai déniché un vieux bouquin, <span style="text-decoration: underline;">Les Contes de la Bécasse</span> de Guy de Maupassant, que j&#8217;avais vaguement survolé au collège, lorsque je découvrais la littérature. Bien évidemment, à l&#8217;époque je m&#8217;en fichais de l&#8217;exquis de l&#8217;écriture, je m&#8217;ennuyais à mourir devant les deux malheureuses nouvelles de cinq pages que nous avions à lire en sixième. Mais n&#8217;ayant rien à lire je l&#8217;ai sorti. Et je me suis plongée dedans tant et si bien que pour la première fois de ma vie j&#8217;ai raté mon arrêt de bus à force d&#8217;avoir le nez dans les lignes.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce recueil de nouvelles est constitué de 17 courtes histoires aucunement liées si ce n&#8217;est que par la première, que je me permets de vous livrer en version écourtée (par moi) :</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #993300;">&laquo;&nbsp;Le vieux baron des Ravots avait été pendant quarante ans le roi des  chasseurs de sa province. [...]<br />
À l’automne, au moment des chasses, il invitait, comme à l’ancien  temps, ses amis, et il aimait entendre au loin les détonations. Il les  comptait, heureux quand elles se précipitaient. Et, le soir, il exigeait  de chacun le récit fidèle de sa journée.<br />
Et on restait trois heures à table en racontant des coups de fusil. [...]<br />
Mais il existait dans la maison une vieille coutume, appelée le « conte de la Bécasse ».<br />
Au moment du passage de cette reine des gibiers, la même cérémonie recommençait à chaque dîner.<br />
Comme ils adoraient l’incomparable oiseau, on en mangeait tous les  soirs un par convive ; mais on avait soin de laisser dans un plat toutes  les têtes.<br />
Alors le baron, officiant comme un évêque, se faisait apporter sur  une assiette un peu de graisse, oignait avec soin les têtes précieuses  en les tenant par le bout de la mince aiguille qui leur sert le bec. Une  chandelle allumée était posée près de lui, et tout le monde se taisait, dans l’anxiété de l’attente.<br />
Puis il saisissait un des crânes ainsi préparés, le fixait sur une  épingle, piquait l’épingle sur un bouchon, maintenait le tout en  équilibre au moyen de petits bâtons croisés comme des balanciers, et  plantait délicatement cet appareil sur un goulot de bouteille en manière  de tourniquet.<br />
Tous les convives comptaient ensemble, d’une voix forte :<br />
— Une, — deux, — trois.<br />
Et le baron, d’un coup de doigt, faisait vivement pivoter ce joujou.<br />
Celui des invités que désignait, en s’arrêtant, le long bec pointu  devenait maître de toutes les têtes, régal exquis qui faisait loucher  ses voisins. [...]<br />
Puis, quand il avait achevé le dernier, il devait, sur l’ordre du baron, conter une histoire pour indemniser les déshérités.<br />
Voici quelques-uns de ces récits :&nbsp;&raquo;</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S</em>&#8216;en suivent seize histoires, qu&#8217;on imagine racontées au coin du feu après un délicieux et abondant repas. Nous avons affaire dans ce recueil au style réaliste de l&#8217;auteur, qui nous dépeint, à travers ces courts bouts de vie qui s&#8217;enchaînent, un paysage, celui de la Normandie natale de Guy de Maupassant, avec un décor tout à fait paysan, complété par des dialogues incompréhensibles qui nous dévoilent ce qu&#8217;était l&#8217;accent des gens simples de l&#8217;époque.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #993300;">&laquo;&nbsp;Charlot, debout sur le seuil de sa chaumière,le regardait passer.<br />
Le soir, au souper, il dit aux vieux :<br />
- Faut-i qu&#8217;vous ayez été sots pour laisser prendre le p&#8217;tit aux Vallin !<br />
Sa mère répondit obstinément :<br />
- J&#8217;voulions point vendre not&#8217; éfant !&nbsp;&raquo;</span></em></p>
<p style="text-align: justify;">La chasse, l&#8217;argent, la beuverie, l&#8217;amour, sont le train-train quotidien de ce monde à la fois lugubre et tumultueux que Maupassant parvient à poétiser en quelques paragraphes. Leur vie si banale nous semble presque exotique. On s&#8217;étonne de trouver que la majorité des contes, publiés entre 1882 et 1883 dans &laquo;&nbsp;Gil Blas&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Le Gaulois&nbsp;&raquo; (deux quotidiens de l&#8217;époque), comporte des liens, des ressemblances avec la vie campagnarde de nos jours. Certes, toutes ces histoires de trahison et de crime ne sont plus d&#8217;actualité mais l&#8217;atmosphère qui y règne nous rend parfois nostalgique de la petite maison de village où certains passaient leurs étés enfantins et où nos parents, au coin du feu nous racontaient des histories après le repas&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
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		<title>Même la pluie, un film de Icíar Bollaín</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Mar 2011 11:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hazel</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/03/affiche-meme-la-pluie_jpg_300x365_q951.jpg"><img class="size-full wp-image-2955 alignleft" style="margin: 5px;" title="affiche-meme-la-pluie_jpg_300x365_q95" src="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/03/affiche-meme-la-pluie_jpg_300x365_q951.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a>C&#8217;était pour ma part une sortie scolaire dans le cadre du cours d&#8217;espagnol, avec beaucoup d&#8217;élèves de seconde perturbateurs qui criaient dans la salle avant que le film ne commence. J&#8217;avais choisi un place en plein milieu de la salle, au milieu d&#8217;une rangée, Shehneze s&#8217;était mise à coté de moi, nous avions enlevé nos chaussures histoire de passer un agréable moment confortablement assises&#8230;</em></p>
<p><a href="http://www.le-hangar.com/wp-content/uploads/2011/03/affiche-meme-la-pluie_jpg_300x365_q951.jpg"></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une petite équipe de tournage dirigée par Sebastain, un jeune réalisateur plein d&#8217;ambition &#8211; interprété par Gael Garcia Bernal &#8211; a pour ambition de tourner un film en Bolivie, sur la colonisation des indiens d&#8217;Amérique par Christophe Colomb. Ayant un budget serré, ils décident de faire un casting à Cochabamba, une ville anodine située non loin du décor somptueux qu&#8217;ils ont choisi pour leur film. Tous les habitants sont conviés, une file d&#8217;attente interminable apparait sous nos yeux avec des hommes et des femmes de tous ages pleins d&#8217;espoir. Ils ne peuvent pas tous passer, c&#8217;est évident&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous qui étions au cinéma, assis confortablement dans nos fauteuils, ayant payé nos places 3€40, prévoyant d&#8217;aller au MacDonalds se payer un menu à 7 ou 8€, voyions une foule de pauvres gens suppliant de figurer dans ce film, être prêts à se costumer en indiens, le corps peint en rouge, courir dans la forêt d&#8217;Amazonie pour deux malheureux dollars par jour, comment devions-nous nous sentir ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;acteur principal qu&#8217;ils choisirent avait un visage particulier : des pommettes grosses et saillantes, des lèvres larges, un regard méfiant très clair contrastant avec le brun de la peau ; il s&#8217;appelle Daniel. C&#8217;était lui qui a crié son indignation dans la file d&#8217;attente en disant que tout le monde avait droit à sa chance. C&#8217;était lui d&#8217;après le scénario qui se sentit en danger le premier face à ces grands hommes à la peau blanche vêtus de maille, se déplaçant à cheval, leur réclamant de l&#8217;or. C&#8217;était lui aussi qu&#8217;on vit à la tête de la première manifestation face à la montée du prix de l&#8217;eau dans leur ville. &laquo;&nbsp;il nous prennent l&#8217;eau, celle de nos enfants, ils nous prennent <em>même la pluie</em> !&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Face à la misère réelle d&#8217;un peuple privé d&#8217;eau, sur fond de décor somptueux des montagnes boliviennes vert émeraude, c&#8217;est entre fascination et indignation que la salle avait les yeux braqués sur l&#8217;écran. Quelques passages de documentaires de cet événement &#8211; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_l%27eau_%28Bolivie%29" target="_blank">la guerre de l&#8217;eau</a> &#8211; qui s&#8217;est passé il y a un peu plus d&#8217;une dizaine d&#8217;années saupoudraient la beauté du film d&#8217;une horreur perturbatrice.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>J&#8217;entendais Shehneze pleurer à côté de moi. Parce que ce n&#8217;était pas du cinéma, c&#8217;était une dénonciation, un appel au secours, à la fois poignant et privé de sens. A la sortie du film, je n&#8217;ai pas parlé. Shezhneze non plus.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut souligner que ce n&#8217;est pas un film humanitaire qui vous <em>oblige</em> à vous indigner un peu sur la misère et l&#8217;injustice du monde. C&#8217;est avant tout un film d&#8217;auteur, et comme tout film qui est le fruit d&#8217;un talent, il met l&#8217;accent sur ce qu&#8217;il veut mettre en valeur d&#8217;une manière avant tout artistique, plus <em>touchante</em>. Ce film m&#8217;a touchée, et a touché les cent autres élèves qui étaient dans la salle.</p>
<p style="text-align: justify;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/jX-X4hgbycw" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/jX-X4hgbycw"></embed></object></p>
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