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	<title>Le Hangar - Espace artistique &#187; Bloody Lucy</title>
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		<title>L’art de manier le rêve pour un romantique.</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 18:44:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bloody Lucy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au XIXe siècle, le courant romantique concerne aussi bien la littérature que l&#8217;art pictural. Grâce à ce mouvement, l&#8217;un comme l&#8217;autre sublime la part de rêve qui se trouve en chaque artiste, chaque écrivain, et est alors exacerbé dans les œuvres. En 1856, Victor Hugo publie Les Contemplations, un recueil de poèmes dont en voici [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au XIXe siècle, le courant romantique concerne aussi bien la littérature que l&#8217;art pictural. Grâce à ce mouvement, l&#8217;un comme l&#8217;autre sublime la part de rêve qui se trouve en chaque artiste, chaque écrivain, et est alors exacerbé dans les œuvres. En 1856, Victor Hugo publie <span style="text-decoration: underline;">Les Contemplations</span>, un recueil de poèmes dont en voici un extrait :</p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #993300;">L&#8217;homme est brumeux, le monde est noir, le ciel est sombre ;<br />
Les formes de la nuit vont et viennent dans l&#8217;ombre ;<br />
Et nous, pâles, nous contemplons.<br />
Nous contemplons l&#8217;obscur, l&#8217;inconnu, l&#8217;invisible.<br />
Nous sondons le réel, l&#8217;idéal, le possible,<br />
L&#8217;être, spectre toujours présent.<br />
Nous regardons trembler l&#8217;ombre indéterminée.<br />
Nous sommes accoudés sur notre destinée,<br />
L&#8217;œil fixe et l&#8217;esprit frémissant.<br />
Nous épions des bruits dans ces vides funèbres ;<br />
Nous écoutons le souffle, errant dans les ténèbres,<br />
Dont frissonne l&#8217;obscurité&#8230;</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Q</em>uelques dizaines d&#8217;années auparavant, et pourtant au siècle précédent, Johann Heinrich Füssli (1741-1825), fils cadet du portraitiste suisse Johann Caspar Füssli, quitte Zurich pour Londres et découvre cette société qui se détache peu à peu du néoclassicisme pour s&#8217;orienter vers le romantisme. Bien que son principal gagne-pain soit l&#8217;illustration des œuvres de ses auteurs préférés et principalement de William Shakespeare, Füssli s&#8217;accorde quatre versions de son œuvre la plus renommée, <em>Cauchemar</em>, dont la plus célèbre est conservé au musée Goethe à Francfort. Cette fois, le peintre ne s&#8217;est pas inspiré d&#8217;une œuvre particulière mais s&#8217;est notamment fasciné pour les histoires britanniques à base de revenants et autres spectres populaires. On pourrait alors facilement s&#8217;imaginer une telle illustration sur les couvertures des romans gothiques de cette époque.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est avec sa première version de 1782, exposée à la Royal Academy de Londres, que Füssli remporte un grand succès et décide de livrer trois autres variantes. Par la position exagérément courbée et révulsée de la jeune dormante et par la présence de l&#8217;horrible incube sur sa poitrine ainsi que de cette tête spectrale de cheval aveugle surgissant de nulle part, on devine aisément le contenu du rêve, ou plutôt du cauchemar, de la protagoniste. Il est à noter que l&#8217;équidé était vu ici comme un symbole sexuel pour les romantiques, un érotisme latent se dégage donc de cette toile bien qu&#8217;essentiellement terrifiante pour notre société actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rêve est l&#8217;un des chevaux de bataille du romantisme et il n&#8217;est certainement pas anodin que <em>Cauchemar</em> soit conservé au musée Goethe.</p>
<p style="text-align: center;">Füssli, <em>Cauchemar</em>, 1781, Detroit Institute of Arts :<br />
<img src="http://img230.imageshack.us/img230/3607/fussli2.jpg" alt="Füssli, version 1" width="500" height="399" /></p>
<p style="text-align: center;">Füssli, <em>Cauchemar</em>, 1790-91, musée Goethe à Francfort :<br />
<img src="http://img299.imageshack.us/img299/9832/fussli1.jpg" alt="Füssli, version 2" width="500" height="628" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>En préférez-vous une ?</strong></p>
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		<title>Edgar Degas – La Classe de Danse (1871 – 1876)</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Apr 2010 11:13:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bloody Lucy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hilaire Germain Edgar De Gas dit Edgar Degas était un peintre français appartenant au mouvement impressionniste. Je vous présente l&#8217;une de ses plus célèbres œuvres, La classe de danse, huile sur toile de 85&#215;75 cm peinte entre 1871 et 1876 et conservée au musée d&#8217;Orsay, à Paris, depuis 1986 après être passée de collection en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Hilaire Germain Edgar De Gas dit <strong>Edgar Degas</strong> était un peintre français appartenant au mouvement impressionniste. Je vous présente l&#8217;une de ses plus célèbres œuvres, <em>La classe de danse</em>, huile sur toile de 85&#215;75 cm peinte entre 1871 et 1876 et conservée au musée d&#8217;Orsay, à Paris, depuis 1986 après être passée de collection en collection (elle fut par ailleurs conservée au musée du Louvre de 1911 à 1947 et dans la galerie du Jeu de Paume de 1947 à 1986).</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://img36.imageshack.us/img36/3503/degasclassedanse.jpg" alt="La classe de danse (Degas)" width="600" height="681" /></p>
<p style="text-align: justify;">En plus d&#8217;avoir grandi dans une famille de mélomanes, Degas était un grand admirateur des spectacles de danse. Il se rendait très régulièrement à l&#8217;Opéra de Paris qui se trouvait à l&#8217;époque rue Le Peletier, avant la construction de l&#8217;Opéra Garnier. Grâce à un ami musicien de l&#8217;orchestre, Désiré Dehau, Degas fréquentait également les coulisses de l&#8217;établissement où il assistait aux répétitions des ballerines. Celles-ci devinrent son sujet de prédilection, étudiant ainsi leurs gestes et leurs différentes postures. Degas est cependant davantage intéressé au travail préparatoire plutôt qu&#8217;aux spectacles à proprement parler. Dans <em>La classe de danse</em>, la leçon s&#8217;achève. Les ballerines sont fatiguées, elles s&#8217;étirent, se grattent le dos, rajustent leur coiffure, elles ne sont pas vraiment attentives aux directives du professeur qui est représenté sous les traits de Jules Perrot, authentique maître de ballet.</p>
<p style="text-align: justify;">Paul Valéry, philosophe français contemporain de Degas, a écrit : &laquo;&nbsp;<em>Degas est l&#8217;un des rares peintres qui aient donné au sol son importance. Il a des planchers admirables.</em>&nbsp;&raquo; On peut d&#8217;ailleurs remarquer la présence d&#8217;un arrosoir en bas à gauche, élément indispensable dans une telle discipline puisque le parquet était humidifié afin que les danseuses ne glissent pas. C&#8217;est également ce même plancher que le maître de ballet frappe de son bâton pour maquer la mesure. Le parquet est donc un outil indispensable !</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne ferai pas d&#8217;analyse de cette œuvre, je vous laisse le soin de tirer les informations nécessaires et n&#8217;hésitez pas à partager vos trouvailles en commentaires, ça peut être intéressant !</p>
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		<title>Jean-Auguste Dominique Ingres – Œdipe et le Sphinx</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 17:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bloody Lucy</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour ce premier article que je poste ici, je vais vous parler de ce que j&#8217;étudie au quotidien et plus particulièrement aujourd&#8217;hui de Jean-Auguste Dominique Ingres. Qui peut bien être cet homme au nom si long ? Et bien M. Ingres était un peintre dont l&#8217;appartenance à un mouvement est soumis à l&#8217;hésitation. Il fut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Pour ce premier article que je poste ici, je vais vous parler de ce que j&#8217;étudie au quotidien et plus particulièrement aujourd&#8217;hui de <strong>Jean-Auguste Dominique Ingres</strong>.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Qui peut bien être cet homme au nom si long ? Et bien M. Ingres était un peintre dont l&#8217;appartenance à un mouvement est soumis à l&#8217;hésitation. Il fut l&#8217;élève du <em>maître</em> de l&#8217;école néo-classique, Jacques-Louis David, mais il a finalement cherché à s&#8217;éloigner du travail de celui-ci, inscrivant ses toiles dans le courant romantique.<br />
Ingres est né à Montauban en 1780. Son père, Jean-Marie-Joseph Ingres, était également un artiste dont il suit les traces. Il étudie à l&#8217;Académie de Toulouse, puis apprend son métier en reproduisant les formes du corps humain grâce à David. Il obtient le prix de Rome en 1801 avec <a title="Achille recevant les ambassadeurs d'Agamemnon" href="http://www.repro-tableaux.com/kunst/jean_auguste_dominique_ingres_30/xir128674.jpg" target="_blank"><em>Achille recevant les ambassadeurs d&#8217;Agamemnon</em></a> (conservé à l&#8217;Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris) seulement cette même année, la villa Médicis étant fermée, Ingres ne peut pas se rendre à la capitale italienne pour recevoir son dû. En compensation, il reçoit toutefois un certain nombre de commandes et c&#8217;est le portrait de <a title="Napoléon Bonaparte en premier consul" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/43/Jean_Auguste_Dominique_Ingres,_Portrait_de_Napol%C3%A9on_Bonaparte_en_premier_consul.jpg" target="_blank"><em>Napoléon Bonaparte en premier consul</em></a> de 1804 (musée d&#8217;Art Moderne) qui anime la critique.  On reproche à Ingres de régresser :  ce tableau est politique, il est destiné aux Pays-Bas et Ingres prend donc exemple sur le travail de Van Eyck, peintre flamand du XVe siècle. De plus, ce portrait a un problème chromatique, le rouge de la tenue de Napoléon est éclatant alors que dans la formation classique, la couleur doit être strictement subordonnée au dessin.<br />
Ingres trace sa route mais lorsqu&#8217;il expose au Salon, les critiques le traitent de <em>chinois égaré dans Athènes</em>, on dit de lui qu&#8217;il veut retarder la peinture de quatre siècles. Au même moment, il entretient une rivalité avec Eugène Delacroix. Ingres doit attendre l&#8217;âge de 40 ans pour être vraiment reconnu en tant que tel.  L&#8217;incompris devient alors professeur à l&#8217;école des Beaux-Arts et membre de l&#8217;Académie des Beaux-Arts, il est couvert de décorations.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><span style="background-color: #ffff99;"><strong>Etude rapide d&#8217;oeuvre :</strong></span><br />
<em>Œdipe et le Sphinx</em>, 1808, musée du Louvre, Paris.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">Cette œuvre existe en deux versions. La première, soit celle-ci, date de 1808 puis Ingres a repris ce même thème en 1864. Cette toile est destinée à l&#8217;Académie des Beaux-Arts qui a souvent été féroce vis-à-vis des envois du peintre. Ici, Œdipe est représenté comme un beau jeune homme athlétique (comme le veulent les représentations classiques à cette époque) <em> </em>en pleine réflexion placé en pleine lumière. On remarque en arrière-plan la ville de Thèbes. Le sphinx, d&#8217;allure féminine, est tapi dans l&#8217;ombre, il représente les forces obscures. Ces deux choix ont une signification relativement simple : l&#8217;homme est du côté de la lumière, donc de la raison, tandis que la femme est du côté sombre. Cependant, ce corps humain ne respecte ni la vérité anatomique, le corps d&#8217;Œdipe est &laquo;&nbsp;bancal&nbsp;&raquo;, ni la beauté idéale, il n&#8217;y a pas cette fiction d&#8217;une vérité autonome et on reproche à Ingres la physionomie pas suffisamment idéaliste d&#8217;Œdipe. Le peintre préfère sa propre logique pour sa beauté. Ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas un modèle de héros antique qui est utilisé mais un jeune homme italien venu poser dans l&#8217;atelier d&#8217;Ingres.<br />
Ainsi, Ingres teste ses professeurs en soumettant un nouvel idéal.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Point mythologique :</strong><br />
Le mythe d&#8217;Œdipe est avant tout conté dans la tradition orale.<br />
Œdipe est le fils de Laïos et Jocaste, roi et reine de Thèbes, une cité grecque, qui, après avoir consulté la Pythie (l&#8217;oracle d&#8217;Apollon), apprennent que leur fils tuerait son père et épouserait sa mère. A la naissance dudit Œdipe, on abandonne l&#8217;enfant sur une montagne, pieds liés. Il est cependant retrouvé et confié au roi de Corinthe qui l&#8217;élève comme son propre fils. En grandissant, Œdipe apprend qu&#8217;il est victime d&#8217;une malédiction et veut alors échapper à son destin en s&#8217;enfuyant. Sur la route, Œdipe tue Laïos, le prenant pour un voleur alors qu&#8217;il s&#8217;agit en réalité de son père biologique. Une fois à Thèbes, Œdipe se trouve confronté au Sphinx qui assiège la ville. Il lui pose une énigme : &laquo;&nbsp;<em>Qu&#8217;est-ce qui marche à quatre pattes le matin, à deux le midi et à trois le soir ?</em>&nbsp;&raquo; Œdipe répond juste : &laquo;&nbsp;<em>C&#8217;est l&#8217;homme qui au matin de sa vie se déplace à quatre pattes, qui au midi de sa vie se déplace sur ses deux jambes et qui au soir de sa vie s&#8217;aide d&#8217;une canne, marchant ainsi sur trois pattes.</em>&nbsp;&raquo; C&#8217;est ainsi qu&#8217;Œdipe se débarrasse du Sphinx et pour le remercier, les habitants de Thèbes le nomme roi et lui donnent la main de la reine veuve. La prédiction de l&#8217;oracle s&#8217;accomplit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour en savoir plus, quelques lectures :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>*</strong><em>Œdipe</em>, de Corneille (1659)<br />
<strong>*</strong><em>Œdipe</em>, de Voltaire (1718)<br />
<strong>*</strong><em>Œdipe</em>, d&#8217;André Gide (1930)<br />
<strong>*</strong><em>La Machine Infernale</em>, de Jean Cocteau (1934)</p>
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