Mon Léviathan domestique, par Kapitolina
Cette reine des oiseaux, longtemps anonyme, nous offre un aperçu de son esprit d’artiste.
Mon Léviathan domestique
(Poème introspectif solidaire à la situation de A. aux environs de 14H ou 14H30.)
Peur sourde au bourdonnement silencieux
Niche le long de mon échine
Et les mains moites,
Dont les vapeurs dessinent
Les premiers hexagones ovoïdes
Secousses que l’on étouffe
Entre deux bouffées de chaleur
Tout se décolle comme, les timbres des lettres que l’on poste
J’ai des collections sérieuses des osselets dans les poches
Et des poches, trouées
Des jours, désarticulés
Prononcez : ster-no-cla-vi-cu-laire.
Mobile de membres démantelés
Carillon d’os grelottants
Du vent, du vent
Les chevilles des portes centenaires grinçant…
CLAC.
Autre texte de cet auteur : Prologue


Depuis plus de vingt ans, Fred Vargas passionne tous les lecteurs assidus de romans policiers, mais aussi les plus sceptiques, qui sont bien souvent conquis par le style ou l’originalité des histoires. Car ici, nous ne sommes pas dans les interminables épisodes du commissaire Maigret de Simenon, nous ne sommes pas non plus dans la littérature début XXème encore plongée dans le mystère et le surnaturel… Les romans de Vargas arrivent à lier ces deux choses, en opposant bien souvent le monde moderne à des crimes marqués par la tradition historique (voir Pars vite et reviens tard et Dans les bois éternels).



